L'étiquetage des produits chimiques dangereux à usage ménager Phase quantitative

T. Racaud

Sourcing Crédoc N°Sou1993-800

Résumé

1. Perception des produits dangereux

=> Les produits dangereux connus de tous : l’eau de Javel et le débouche-lavabo

La mort aux rats et les bombes insecticides, peu présentes dans les foyers, sont également reconnues dangereuses par une grande majorité.

=> Certains produits provoquent l’indécision :

- les produits pour lave-vaisselle ;

- le lave-glace et l’antigel pour automobile ;

- l’antirouille pour le linge.

=> En moyenne, sept catégories différentes de produits dangereux sont présentes dans chaque foyer

Ce sont des personnes âgées en retraite, sans enfant et vivant en appartement qui en possèdent le moins.

Les enquêtés résidant en maisons individuelles avec jardin et âgées de 35 à 49 ans sont ceux qui en possèdent le plus. Ils sont souvent artisans, commerçants ou chefs d’entreprise.

2. Les accidents corporels

=> 7 % des foyers sont touchés par un accident corporel provoqué par un produit domestique dangereux au cours des cinq dernières années.

=> Les enfants de moins de 6 ans et les jeunes de 26 à 35 ans sont les plus touchés.

Le produit est mis en contact avec la peau ou est avalé parce qu’il n’était pas dans son récipient d’origine.

=> Un accident sur trois est dû à l’eau de Javel.

L’ingestion involontaire par les enfants et la mise en contact du produit avec la peau par les jeunes remettent en cause la présentation sous forme de berlingots de l’eau de Javel concentrée.

=> Typologie de l’accidenté

Il vit dans un foyer avec enfants où l’on range mal les produits et où l’on lit peu les étiquettes. Le chef de famille est artisan, commerçant ou chef d’entreprise.

3. Lecture des étiquettes

=> En général l’étiquetage n’est lu qu’à la première utilisation.

Seulement 14 % des personnes interrogées déclarent lire les risques et précautions à chaque utilisation.

=> Les personnes âgées très vigilantes lisent les risques et précautions d’emploi à chaque utilisation.

Par contre les jeunes de 26 à 35 ans, ouvriers ou employés les lisent peu ou pas du tout.

=> 23% des personnes interrogées sont insatisfaites de l’étiquetage.

Les étiquettes ne sont pas à la portée de tous. Les ouvriers les critiquent alors que les cadres ne s’en plaignent pas.

Très vigilants et très ordonnés, les enquêtés critiques ressentent le besoin d’être mieux informés par l’intermédiaire des étiquettes ou même d’une campagne d’information.

4. Comportements avec les produits dangereux

=> Deux critères discriminent la population en matière de produits dangereux :

- la sensibilité à la mention danger ;

- le degré de prudence.

=> Presque un tiers des personnes interrogées refusent toute représentation de danger sur les produits.

Possédant peu de produits dangereux et les identifiant mal, elles sont plus attirées par les produits respectant l’environnement.

Ce sont généralement des femmes peu diplômées et âgées de 65 ans et plus.

=> Comment se traduit concrètement la prudence avec les produits dangereux ?

Stockage raisonné pour les hommes cadres ayant un enfant de moins de cinq ans. Par contre en appartement, le lieu de stockage est fonction de la place disponible.

Les très vigilants appréhendent le danger et préfèrent se fier à leur expérience plutôt qu’aux indications figurant sur les produits.


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