Pour les ménages, la recherche du confort prime encore sur les économies d’'énergie

Guy Poquet - Anne Dujin

Consommation & Modes de Vie N°CMV210

Résumé

Depuis le premier choc pétrolier de 1973, les économies d'énergie ont été importantes dans le secteur industriel, mais faibles dans les immeubles d'habitation et de bureaux. Les tendances à consommer moins sont essentiellement le résultat de facteurs structurels de l'économie française et non l'effet d'une transformation des comportements de consommation. En dépit d'une sensibilité écologique croissante, les comportements des ménages ne sont pas encore orientés vers des pratiques économes.
Le succès inégal des politiques de maîtrise de la demande d'énergie vis-à-vis des différents types d'usagers (réussite auprès des industriels, échec relatif auprès des ménages) montre qu'elles n'intègrent pas encore véritablement la logique de comportement des consommateurs et que les instruments de politique publique (fiscaux, réglementaires, de sensibilisation), ne sont pas toujours en phase avec la diversité des comportements des usagers, notamment ceux des ménages.
Comment les politiques publiques peuvent-elles se positionner à l'égard des comportements de consommation des différents agents économiques pour les orienter vers des pratiques plus économes ? Les analyses engagées par le CRÉDOC depuis le début des années 1970 dans différents domaines de consommation à fort impact environnemental (énergie,eau, déchets ménagers) conduisent à penser que la promotion des économies d'énergie passe par des politiques qui prennent en compte les comportements des usagers et structurent leurs pratiques (exemple du tri sélectif des déchets). En revanche, les incitations purement financières ont, sur ces questions, un impact assez faible.


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