Résumé
Principaux résultats
· Une exposition massive et en progression aux arnaques numériques.
73 % des internautes ont été exposés à des arnaques et fraudes en ligne au cours de l’année écoulée. (Réception d’e-mails ou d’appels frauduleux pour récupérer des informations personnelles, logiciel malveillant ou d’un virus sur un de vos appareils, piratage d’un compte de réseau social ou d’une boîte mail, escroquerie en ligne concernant l’achat d’un produit (non livré, contrefait ou non conforme), escroquerie en ligne concernant l’achat d’un service ou d’une prestation (location, voyage, etc.), escroquerie bancaire sur internet, demande de paiement ou demande de rançon en échange de la récupération de données, de photos ou de contrôle de votre appareil, usurpation d’identité). Parmi lesquels 34 % en ont été la cible mais les ont repérés à temps et ont réussi à y échapper, tandis que 4 internautes sur 10 (39 %) déclarent en avoir été victimes. Seuls 26 % des internautes dit ne pas avoir été victimes ni avoir repéré des tentatives de cyberattaques sur la période.
La plupart des faits frauduleux étudiés semblent concerner une part de la population en hausse par rapport à 2019.
· Les e-mails et appels frauduleux, de loin les pratiques les plus répandues.
La situation de loin la plus fréquente est la réception d’e-mails ou appels frauduleux, avec 63 % d’internautes exposés à ces pratiques, et 21 % qui en ont été victimes. Suivi par les escroqueries en ligne concernant l’achat de produits (non livré, contrefait ou non conforme) avec 32 % d’internautes exposés et 15 % de victimes.
· Les jeunes adultes sont les plus exposés.
Les moins de 40 ans sont plus fréquemment victimes de cyberattaques, et plus encore les moins de 25 ans. Il s’agit des publics qui sont les plus présents sur la toile et y multiplient les usages. Ils sont ainsi 59 % des 15 à 24 ans à déclarer avoir déjà été victimes de cyberattaques contre 35 % de leurs congénères de 40 à 59 ans. Et cette spécificité des jeunes de moins de 25 ans perdure quand on réalise une analyse toutes choses égales par ailleurs.
· Des pratiques de précaution largement adoptées qui n’empêchent pas la diffusion des arnaques
La fréquence de ces actes malveillants est d’autant plus notable que, pourtant, 88 % des internautes ont adopté des pratiques de précaution en ligne. Le recours aux outils destinés à se protéger sur internet se diffuse et se diversifie dans la population. La part de la population qui ne se protège pas du tout en ligne diminue (-5 points en 5 ans).
La cybercriminalité se développe et se perfectionne, nécessitant une formation continue de la population pour la déjouer.
· Moins d’une personne sur deux engage des démarches après avoir été la cible d’une arnaque en ligne.
Parmi les personnes ciblées ou victimes d’une arnaque numérique, 48 % des internautes entament une démarche de recouvrement ou de plainte.
Le niveau des réactions est plus élevé (66 % des cas) dès lors que l’internaute est tombé dans le piège et en a été victime. Alors que ceux qui n’ont subi que des tentatives (et qui ont pu intervenir avant qu’il y ait préjudice) ne réagissent « que » dans 27 % des cas.
· Des répercussions psychologiques fréquentes et socialement marquées
41 % des victimes et des cibles d’arnaques ou fraudes en ligne déclarent avoir été affectées psychologiquement à la suite de ces événements. Les personnes effectivement victimes sont davantage impactées (56 %) que celles qui ont réussi à parer l’attaque (22 %). Mais, même chez celles-ci, une sur cinq témoigne d’un contrecoup psychologique.
Parmi les victimes d’arnaques et fraudes en ligne, on observe que ceux ayant des séquelles psychologiques sont aussi plus fréquemment ceux qui se sentent exclus et ceux qui présentent des souffrances quotidiennes, du type : maux de tête et migraines, mal de dos, nervosité, état dépressif, insomnie.
