La préretraite : une cessation d'activité au moindre mal

A-L. Aucouturier - M-O. Simon

Sourcing Crédoc N°Sou1996-957

Résumé

Ce programme d'étude commencé en 1993 et terminé en 1995 avait pour objectif d'évaluer les mesures de préretraite mises en place entre 1984 et 1992. L'intérêt de cette démarche résidait essentiellement dans la confrontation des informations apportées par les principaux acteurs de ce dispositif : l'état, l'administration, les entreprises et les bénéficiaires eux-mêmes. Le premier a été appréhendé par une analyse des textes et des circulaires publiés sur la période, les trois autres se sont directement exprimés dans des entretiens en face-à-face ou au téléphone : enquête téléphonique auprès des Directeurs Départementaux du Travail et de l'Emploi ou d'un de leurs collaborateurs, enquête téléphonique auprès de 422 membres de la direction d'entreprises ayant signé une convention ASFNE entre 1990 et 1992, entretiens en face-à-face avec 730 salariés partis en préretraite.
Cette étude montre d'abord l'oscillation d'usages de la mesure au cours de la période considérée entre une préretraite proche du chômage et vécue sur le mode de l'exclusion et une retraite anticipée, relativement attendue, elle montre aussi la différence entre la conception des années 80 et celle des années 90 qui fait de la préretraite un outil de gestion de la crise économique et de ses répercussions sur l'emploi.
Il apparaît nettement que si l'ASFNE est une mesure satisfaisante pour l'administration et les entreprises, elle n'est pas toujours bien vécue par les salariés. La Préretraite progressive apparaît de ce point de vue comme une solution beaucoup plus consensuelle.


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