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Collection des Rapports

Baromètre de la cohésion sociale 2012
La peur du chacun pour soi
The fear of “everyone for himself”

S. Hoibian

N° R282 - Octobre 2012

Thème(s) :
Conditions de vie / Société > Valeurs / Croyances / Modes de vie
Conditions de vie / Société > Éducation / Jeunes
Conditions de vie / Société > Habitat / Logement
Politiques sociales / Emploi > Chômage / Publics en difficulté / Dispositifs sociaux

Résumé :

La cohésion sociale évoque, dans l’esprit de la population, des relations empreintes de respect, qui reposent beaucoup sur l’attitude de chacun. Les individus se sentent au premier chef responsables et acteurs de la cohésion sociale. En particulier, le respect de l’autre et la tolérance sont, pour la population, bien plus indispensable au vivre ensemble qu’un éventuel consensus autour de « valeurs communes » ou d’un « projet commun ». Mais, pour l’opinion, les comportements individuels peuvent tout aussi bien servir la cohésion sociale que lui nuire : l’individualisme apparaît ainsi comme la première menace du vivre ensemble (33%, +2 points cette année). La crise ravive cette année la peur du « chacun pour soi » et le sentiment de ne pouvoir compter que sur soi-même se diffuse. Le contraste est saisissant entre d’un côté la vision d’une société peu unie (8 personnes sur dix déplorent une cohésion sociale faible) et un fort sentiment personnel d’intégration (88% de la population ont le sentiment d’être bien intégrés dans la société française, 51% disent même être « très bien » intégrés). Cet apparent paradoxe tient beaucoup à une grande disparité d’intégration selon les catégories sociales et au sentiment que la situation des uns et des autres a finalement peu à voir avec le mérite. Pour renforcer la cohésion sociale, la population s’en remet aux initiatives individuelles pour maintenir le lien social, et attend des pouvoirs publics qu’ils offrent à chacun des conditions de vie minimales (un emploi, un logement, une éducation de qualité), tremplins vers un vivre ensemble apaisé.

Abstract :

Social cohesion refers, in public opinion, to respectful relationships which depend mostly on individual attitudes. Individuals consider themselves as active players of social cohesion. In particular, respect for others and tolerance are, for most people, far more essential for living together than any kind of  consensus on "shared values" or a "national project". Nevertheless, for French people, individual behaviors can either preserve social cohesion or harm it. In this perspective individualism appears as the main threat to living together in a society (33%, +2 points this year). This year, the economic crisis enhances the fear of "it’s everyone for himself" and the feeling that one can rely on nobody else but on its own. The contrast is striking between a vision of a non-cohesive society (eight out of ten people complain about a weak social cohesion) and a strong feeling of personal integration (88% of the population have the feeling of being well integrated in French society, 51% even say they are "very well" integrated). This apparent paradox is due to a large disparity of integration between social categories and the feeling that the individual situations have finally little to do with personal merits. To strengthen social cohesion, the population relies on individual initiatives in order to maintain social ties, and expect the government to guarantee basic living conditions to everyone (employment, housing, quality standards in education); these are considered the stepping stones to a more harmonious society.

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91 pages - 20 €

Mots-clés : solidarité familiale - action sociale - solitude - protection sociale - conditions de vie - logement - inégalités

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