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Consommation & Modes de Vie

Le coût du logement pèse sur la mobilité professionnelle
Housing costs hinder occupational mobility

R. Bigot - S. Hoibian

N° 240 - Juin 2011

Thème(s) :
Conditions de vie / Société > Valeurs / Croyances / Modes de vie
Conditions de vie / Société > Habitat / Logement
Aménagement / Environnement > Transport / Mobilité
Politiques sociales / Emploi > Travail / Métiers / Formation professionnelle

Résumé :

Ces dernières années ont vu se multiplier les études sur la hausse du coût du logement,avec des angles d’approche très divers : difficultés des classes moyennes à accéder à la propriété, risques systémiques pour le système financier en raison de l’endettement des ménages, perte de pouvoir d’achat lié au poids croissant des dépenses de logement,etc. Les conséquences sur le marché de l’emploi sont, en revanche, plus rarement évoquées. Or, de plus en plus d’entreprises signalent des difficultés à pourvoir certains postes dans les zones géographiques où le coût du logement est trop élevé.
Face à cette situation nouvelle, le MEDEF a commandé une étude au CRÉDOC sur les conséquences de la crise du logement sur l’emploi et, en particulier, sur la mobilité professionnelle. Une enquête spécifique a alors été menée auprès de 2006 personnes représentatives de la population afin de comprendre les mécanismes à l’oeuvre.
L’enquête révèle l’ampleur des interactions entre le marché du logement et le marché de l’emploi: aujourd’hui, 70 % des actifs déclarent qu’ils refuseraient un emploi meilleur que celui qu’ils occupent actuellement si cela devait les obliger à déménager en occasionnant un surcoût financier; au cours des cinq dernières années, environ 500 000 personnes en recherche d’emploi ont effectivement renoncé à un poste parce que cela les aurait contraintes à accroître leurs dépenses de logement ; 56 % des personnes interrogées indiquent que ne pas être obligé de déménager est un critère « très important » dans le choix d’un nouvel emploi (à titre de comparaison, seulement 48 % estiment qu’être bien rémunéré est « très important »).

Abstract :

Over the last few years, many studies on the increase of housing costs have been published from many different angles: the difficult situation for middle classes willing to buy a house, systemic difficulties for the banking system because of the household debt, the decrease of the purchasing power due to increasing spending in housing, etc. On the contrary, the consequences on the job market have seldom been considered. Actually, more and more companies have problems to find employees for positions in areas where housing is tooo expensive. Facing this new situation, the MEDEF (the French Business Confederation) commissioned the CREDOC to study the consequences of the housing crisis on occupational mobility. A specific inquiry has been implemented among a representative sampling frame of 2006 people to understand how these mechanisms act. This inquiry has revealed how interactive both markets (housing and job) are: today, 70% of working people declare they would refuse a better job if they had to move out and then increase their housing costs. Over the last five years about 500.000 people looking for a job have actually refused one because they would have been obliged to increase their housing spending, 56% of surveyed people have declared that «not having to move out» is a very important requirement to choose a new job, whereas only 48% have stated that being well paid is «very important».

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4 pages - 4.57 €

Mots-clés : logement - mobilité professionnelle - dépenses des ménages - chômage - mobilité - conditions de vie - niveau de vie - catégories sociales - crise

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