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                                <title><![CDATA[www.credoc.fr - Publications | Consommation et Modes de vie]]></title>
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                                <description>Consommation et Modes de vie.</description>
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                                <updated>2026-04-16T12:37:01+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Des recommandations bien connues…  mais peu suivies]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Marianne Bléhaut, Nolwenn Paquet, Franck Lehuédé]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">En France, la progression de l'obésité et des maladies chroniques est liée à plusieurs facteurs environnementaux et comportementaux dans lesquels l’alimentation joue un rôle clé. C'est pourquoi la stratégie nationale de santé publique repose, entre autres, sur les messages d’éducation et de sensibilisation aux enjeux de santé liés à nos habitudes alimentaires. Malheureusement, si les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) en matière de consommation de fruits et légumes ou de produits laitiers sont désormais bien connues, elles restent encore peu suivies.</p><p class="ql-align-justify">Le CRÉDOC a souhaité approfondir ce paradoxe en mobilisant la dernière vague de son enquête annuelle sur les "Comportements et Attitudes alimentaires en France", réalisée en juin 2025. Nous avons cherché à répondre aux questions suivantes&nbsp;: qui sont les personnes qui respectent mieux les recommandations alimentaires&nbsp;? Et, inversement, qu'est-ce qui explique que l'on ne suive pas des recommandations que l'on connaît pourtant&nbsp;? </p><p class="ql-align-justify">Il apparaît que, d'une manière générale, les femmes respectent plus souvent les repères nutritionnels que les hommes. De même, les plus âgés ont des pratiques plus vertueuses que les plus jeunes et que les diplômés du supérieur sont plus nombreux à suivre les recommandations en fruits et légumes. </p><p class="ql-align-justify">La connaissance des repères nutritionnels contribue bien sûr à leur observance, mais il importe de prendre en considération les éventuels freins économiques ou culturels, notamment les représentations que chacun se fait de l’alimentation. Par exemple, une faible appétence à faire la cuisine ou la méconnaissance du lien entre l'alimentation et la santé sont liées à un moindre respect des repères nutritionnels.</p><h2><strong>Seul un Français sur six consomme plusieurs fruits et légumes par jour</strong></h2><p>Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a été mis en place en 2001 pour faire face à la hausse des maladies chroniques pour lesquelles l'alimentation peut jouer un rôle. Il ambitionne notamment d'aider chacun d'entre nous à modifier ses comportements en diffusant plusieurs repères alimentaires. </p><p>Ces repères sont assez bien connus : par exemple, la très grande majorité des adultes (87&nbsp;%) savent qu'il est recommandé de consommer plusieurs fruits et légumes chaque jour, la cible étant au moins 5 portions. Mais seuls 16&nbsp;% de nos concitoyens consomment effectivement plusieurs fruits et légumes par jour, une proportion qui chute à 9&nbsp;% parmi les personnes qui ne connaissent pas cette recommandation. </p><p>La recommandation du PNNS de consommer deux produits laitiers par jour est beaucoup moins connue (42&nbsp;% des consommateurs la connaissent) et encore moins suivie&nbsp;(12&nbsp;% seulement de la population consomment plusieurs produits laitiers quotidiennement). </p><h2><strong>Les femmes, les plus âgés et les diplômés respectent mieux les recommandations</strong></h2><p>Les femmes sont plus enclines à respecter les recommandations que les hommes, qu'il s'agisse des fruits et légumes ou des produits laitiers. De même, les plus âgés suivent davantage les consignes relatives aux fruits et légumes et les plus jeunes sont moins nombreux à adopter celles concernant les produits laitiers. La recommandation en matière de fruits et légumes est par ailleurs plus suivie par les plus diplômés et les habitants des communes dites centres (c'est-à-dire les communes qui sont les peuplées au sein d'un pôle urbain plus vaste) que dans les communes situées en couronne urbaine, à la périphérie des pôles.</p><h2>Des contraintes budgétaires </h2><p class="ql-align-justify">Celles et ceux qui connaissent des difficultés économiques ont plus souvent une alimentation insuffisante en fruits et légumes ou en produits laitiers. Rappelons qu'aujourd'hui 21&nbsp;% des consommateurs déclarent devoir s'imposer des restrictions budgétaires en matière d'alimentation, et 7&nbsp;% de nos concitoyens se trouvent en situation de précarité alimentaire dans le sens où il leur arrive "parfois" ou "souvent" de ne pas avoir assez à manger. Parmi ces derniers, seuls 12&nbsp;% consomment plusieurs fruits et légumes chaque jour et seulement 9% disent pouvoir manger des produits laitiers plusieurs fois par jour. La forte inflation de ces dernières années a renforcé cette problématique : aujourd'hui, 80&nbsp;% des consommateurs déclarent être sensibles au prix, contre 75&nbsp;% en 2023. Il faut dire qu'entre 2019 et 2025, les prix des fruits ont augmenté de +31&nbsp;% et ceux des légumes ont crû de +29&nbsp;%.</p><h2>Ne pas aimer cuisiner </h2><p class="ql-align-justify">Depuis une dizaine d'année, de plus en plus de Français indiquent vouloir passer le moins de temps possible à cuisiner (ils étaient 34&nbsp;% en 2018, et sont 45&nbsp;% en 2025). Corrélativement, la proportion de ceux qui disent aimer cuisiner au quotidien a diminué : elle est passée de 70&nbsp;% en 2023 à 63&nbsp;% en 2025. Or un moindre intérêt pour la cuisine est lié à une moins bonne atteinte des repères du PNNS : les personnes trouvant pénible de préparer leur repas sont moins nombreuses à respecter les recommandations en fruits et légumes que celles qui aiment cuisiner. </p><p>Par ailleurs, les personnes ayant un profil de consommation que l'on qualifiera de «&nbsp;traditionnel&nbsp;» (attachées à la cuisine maison et à la qualité des produits), sont plus nombreuses à atteindre les repères nutritionnels que les personnes que nous avons appelées «&nbsp;contraintes&nbsp;» ou «&nbsp;détachées&nbsp;», pour qui l’alimentation répond avant tout à une fonction de subsistance.</p><h2>Les Français font moins souvent le lien entre alimentation et santé </h2><p class="ql-align-justify">Les dernières années ont aussi vu un changement du regard porté sur l'alimentation, qui est de moins en moins associée à la prévention santé. En 2016, 85&nbsp;% considéraient que le meilleur moyen de prévenir les problèmes de santé consistait à faire attention à ce que l'on mange ; aujourd'hui, la proportion a chuté à 70&nbsp;%.&nbsp;Depuis dix ans, on se réfère plus souvent à un suivi médical pour prendre soin de soi. L'importance des professionnels de santé a d'ailleurs également augmenté pour identifier ce que constitue une alimentation saine. En 2025, ils sont les acteurs jugés les plus fiables pour informer sur l’alimentation saine (47&nbsp;%). Leur niveau de confiance augmente de cinq5 points depuis 2023, les plaçant devant les associations de consommateurs.&nbsp;</p><h2>Nutri-Score, un outil désormais bien connu </h2><p>Le Nutri-Score est un outil précieux pour aider les consommateurs à faire leurs choix alimentaires. Il permet de comparer la qualité nutritionnelle des produits de manière plus pratique et synthétique que les tableaux décomposant dans le détail la composition nutritionnelle de ce que l'on achète. La notoriété du logo a progressé depuis sa mise en œuvre depuis 2017&nbsp;: moins d’un Français sur deux le connaissait en 2018, presque tout le monde le connaît désormais (96 %). Pour ces consommateurs, il est très largement jugé utile (78&nbsp;%). De fait, aujourd'hui, 58&nbsp;% des personnes qui le connaissent disent qu'il contribue à modifier leurs comportements d'achat. Ces consommateurs sont aussi plus nombreux à consommer plusieurs fruits et légumes par jour, mais ce n’est pas le cas pour la consommation de produits laitiers.</p>]]>
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                                    <updated>2026-03-04T14:07:14+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Changements de comportement chez les autoconsommateurs photovoltaïques]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/changements-de-comportement-chez-les-autoconsommateurs-photovoltaiques" />
            <id>https://www.credoc.fr/5085</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[ROCHE Audrey, ADEME, MILLOT Charlotte, BLAKE Hélène, Crédoc]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong style="color: rgb(33, 33, 33);">Cette revue de littérature dresse un état des connaissances internationales sur les comportements des ménages après l’installation de photovoltaïque résidentiel. Elle examine la diversité des trajectoires observées, les liens entre autoconsommation et évolution des usages de l’électricité, ainsi que les facteurs susceptibles d’influencer ces pratiques.</strong></p><p><span class="ql-cursor">﻿﻿﻿﻿﻿</span>La revue des travaux internationaux disponibles met en évidence une forte hétérogénéité des trajectoires comportementales observées après l’installation de photovoltaïque résidentiel. Aucun effet uniforme n’apparaît sur la consommation électrique&nbsp;des ménages : selon les études, celle-ci diminue, augmente ou reste stable. Cette diversité ne s’explique pas uniquement par les caractéristiques des ménages, mais également par la variété des contextes dans lesquels s’inscrivent les dispositifs d’autoconsommation — cadres réglementaires et tarifaires, cultures énergétiques nationales, conditions climatiques — ainsi que par les choix méthodologiques opérés dans les travaux existants (données déclaratives ou mesurées, indicateurs mobilisés, contrôle des variables socio-démographiques, groupes de comparaison).</p><p>La synthèse des études analysées fait également apparaître un écart entre perceptions, intentions déclarées et comportements observés. Si les autoconsommateurs expriment généralement une conscience énergétique accrue et des intentions pro-environnementales renforcées, celles-ci ne se traduisent pas systématiquement par des changements mesurables dans les pratiques effectives. Les routines quotidiennes, la présence au domicile en journée et la flexibilité différenciée des usages constituent des contraintes majeures au pilotage de la demande, tandis que les dispositifs de suivi et d’automatisation restent souvent sous-utilisés.</p><p>Enfin, l’examen des trajectoires post-installation décrites dans la littérature montre que l’adoption du photovoltaïque s’inscrit fréquemment dans des dynamiques de co-adoption technologique (véhicules électriques, pompes à chaleur, batteries), qui modifient les profils de consommation. Ces évolutions relèvent à la fois de processus d’électrification des usages et d’intensification de la consommation.</p><p>L’ensemble des travaux souligne enfin le rôle structurant des cadres institutionnels, économiques et symboliques dans l’orientation des comportements post-installation.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-03-16T07:26:27+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Sensibilité à l&#039;environnement, action publique et fiscalité environnementale : l&#039;opinion des Français en 2025 - Rapport]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/sensibilite-a-lenvironnement-action-publique-et-fiscalite-environnementale-lopinion-des-francais-en-2025-rapport" />
            <id>https://www.credoc.fr/5086</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Hélène Blake, Sandra Hoibian]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Pour la 6ème année consécutive, l’ADEME a inséré des questions dans le dispositif d’enquête «&nbsp;Conditions de vie et aspirations&nbsp;» du CREDOC (vague de janvier 2025) concernant notamment l’action publique vis-à-vis du changement climatique et la fiscalité environnementale.</p><p>Les résultats montrent que, dans un contexte où les sujets d’inquiétude se multiplient, les préoccupations environnementales se font dépasser par d’autres préoccupations, malgré une conscience très partagée des enjeux.&nbsp;La population souhaite largement que les pouvoirs publics agissent en investissant massivement dans les moyens permettant de faire face au défi climatique, même si l’adhésion est en recul.</p><p>L’acceptabilité de l’impôt marque une nette augmentation cette année. Pour financer la transition, un accroissement de l’impôt sur les patrimoines des plus fortunés et sur les bénéfices des entreprises est privilégié.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-03-16T07:43:30+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Sensibilité à l&#039;environnement, action publique et fiscalité environnementale : l&#039;opinion des Français en 2025 - Graphiques]]></title>
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            <id>https://www.credoc.fr/5087</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Hélène Blake, Sandra Hoibian]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Graphiques relatives à l'ouvrage "Sensibilité à l'environnement, action publique et fiscalité environnementale : l'opinion des Français en 2025"</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-03-16T07:45:35+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre du numérique 2026 - Rapport]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/barometre-du-numerique-2026-rapport" />
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            <author>
                <name> <![CDATA[Sandra Hoibian, Lucie Brice Mansencal, Patricia Croutte, Sarah Nedjar Calvet, Morgane Brenon (pôle Société du CRÉDOC) et Arthur Thomas (Pôle Data et Économie)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Ce document présente les résultats de l'édition 2026 du Baromètre du numérique conduit à la demande de l’Arcep, de l’Arcom, du CGE et de l’ANCT.</p><p>Les résultats du Baromètre du numérique s’appuient sur une enquête menée auprès de 4 145 personnes, grâce à différents échantillons et modes de recueil qui ont été assemblés afin de fournir une représentation de la société française de 12 ans et plus. Le présent document en tire les principaux enseignements sur les thématiques suivantes :</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’intelligence artificielle et son déploiement, dans la sphère privée comme professionnelle et pour un ensemble d’usages ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les modes de connexion de la population ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les réseaux sociaux, s’agissant des usages, de l’exposition à des contenus problématiques, de la connaissance des conditions générales d’utilisation et des dispositifs de signalement ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les pratiques numériques environnementales, notamment en lien avec la réparation des objets et la connaissance du bonus réparation ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les équipements (téléphones, ordinateurs) et usages (achats, e-administration, recherche d’emploi, jeux en ligne) fortement répandus et ayant atteint des paliers hauts, en particulier l’équipement en smartphone et les usages et préférences en termes de messagerie instantanée ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les enjeux d’inclusion numérique, de manière générale et appliquée aux démarches administratives en ligne.</p><p><strong>Tour d'horizon des grands enseignements de cette édition</strong></p><p>L’édition 2026 du <em>Baromètre du numérique</em>&nbsp;dévoile une société désormais largement équipée et connectée, mais dont les dynamiques varient encore au gré des usages, générations et positions sociales.&nbsp;Un premier enseignement majeur tient à la <strong>diffusion extrêmement rapide de l’intelligence artificielle générative</strong>. Près d’une personne sur deux (48%) déclare aujourd’hui y avoir recours. Au cours des vingt-cinq années d'existence de ce baromètre, jamais une technologie numérique n'avait été adoptée aussi vite.&nbsp;&nbsp;</p><p class="ql-align-center"><strong>Trajectoires de diffusion des grandes innovations numériques</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus, en&nbsp;% - effectif total pondéré 2025 n : 4&nbsp;145 –</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image1.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p><br></p><p>La pratique de l'IA est d'abord une pratique personnelle (42% de la population). Elle est néanmoins encouragée par la sphère professionnelle et est parfois intégrée à des plateformes utilisées. Les usages se concentre vers une poignée d'IA génératives (dont ChatGPT arrive en tête, suivie de Gemini) et vers la recherche d'informations (73%). L'adoption de l'IA générative, bien que prompte, demeure socialement marquée : les publics technophiles habituels (les jeunes, les diplômés du supérieur et les cadres) en sont les plus utilisateurs, ceux plus âgés et moins diplômés restant en retrait.&nbsp;Les personnes n'utilisant pas l'IA générative évoquent avant tout un manque de compétences, des habitudes d’usage bien ancrées autour des moteurs de recherche. Une attitude précautionneuse et des inquiétudes sociétales et environnementales sur les conséquences de l'Ia générative prévalent en outre plus généralement dans l'ensemble de la population. Un deuxième enseignement de cette édition est la <strong>poursuite de la fréquentation massive des réseaux sociaux et plateformes vidéo.</strong>&nbsp;Près de la moitié des internautes les consultent quotidiennement. Cette intensité d’usage s’accompagne d’une exposition élevée à des contenus problématiques, qu’il s’agisse de fausses informations, de contenus violents ou haineux : 64% des utilisateurs déclarent y être souvent ou temps en temps confrontés. Et cette proposition atteint 92% des 18-24 ans.</p><p class="ql-align-center"><strong>Taux d’exposition à des contenus inappropriés ou inadaptés sur les réseaux sociaux et plateformes de partage de vidéo chez les jeunes adultes</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : Ensemble de la population française de 12 ans et plus qui consulte les réseaux sociaux ou les plateformes de partage de vidéos, sauf les éloignés du numérique, en % - effectif total pondéré n&nbsp;: 3 350 -</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image2.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p>Si une part importante de la population déclare mobiliser des moyens de protection (blocage de comptes, désactivation de la géolocalisation, paramétrage de la confidentialité), le signalement des contenus reste freiné par un sentiment d’inefficacité, un manque d’information sur les suites données et une compréhension encore imparfaite des règles et des algorithmes qui structurent les plateformes.</p><p>Un troisième enseignement du baromètre réside dans la confirmation de la <strong>montée en puissance de la connectivité</strong>, tant fixe que mobile. Huit abonnés à internet fixe sur dix disposent désormais d’une connexion par fibre ou câble, et près de six personnes sur dix possèdent un smartphone compatible avec la 5G. Dans le même temps, les volumes de données mobiles inclus dans les forfaits continuent d’augmenter, sans être toujours pleinement utilisés. Les objets connectés poursuivent leur diffusion, notamment dans les domaines de la santé, de la sécurité et de la domotique, même si leur présence reste inégale selon les catégories sociodémograhiques, portée par les plus jeunes, les plus diplômés et les plus aisés.</p><p class="ql-align-center"><strong>Taux de connexion par fibre ou câble</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : Ensemble de la population française de 12 ans et plus, disposant d’une une connexion fixe à internet à domicile en %</p><p class="ql-align-center"> effectif total pondéré en 2025 n&nbsp;: 3 569 -</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image3.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p>Un quatrième enseignement concerne les <strong>pratiques numériques environnementales</strong>. L’édition 2026 montre que les arbitrages sont avant tout guidés par des considérations économiques. La possession d’équipements d’occasion est stable, mais le nombre total d’équipements numériques détenus bondit. Dans le même ordre d'idées, la réparation progresse, mais principalement lorsque le coût ou l’impact environnemental est perçu comme significatif. Et le bonus réparation, bien que relativement connu, reste encore peu mobilisé.</p><p class="ql-align-center"><strong>Moyenne des équipements possédés par les foyers</strong></p><p class="ql-align-center"><strong> disposant d’une connexion à internet fixe, de 2022 à 2025</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus disposant d’une connexion fixe à internet à domicile, en nombre d’équipements - effectif total pondéré n&nbsp;: 3 256 –</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image4.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p><br></p><p>Le rapport souligne par ailleurs que le numérique est entré dans une <strong>phase de maturité</strong>&nbsp;: l’immense majorité de la population est désormais internaute, les équipements emblématiques comme le smartphone sont quasi universels, et les grands usages (commerce en ligne, e-administration, messageries instantanées, jeux en ligne) ont atteint des niveaux élevés et stables. Au rang des usages mobiles, l'usage de messageries instantanées et même de plusieurs messageries instantanées, est particulièrement développé au sein de la population : 86% de la population y a recours pour échanger des messages textes et 80% pour téléphoner.</p><p class="ql-align-center"><strong>Utilisation quotidienne et globale du téléphone mobile selon différents types d’usages</strong></p><p class="ql-align-center"><strong>- Champ : Ensemble de la population française de 12 ans et plus, en % - effectif total pondéré 2025 n&nbsp;: 4 145 -</strong></p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image5.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p>Un autre enseignement du rapport est celui de la<strong>&nbsp;persistance des</strong> <strong>enjeux d’inclusion numérique, </strong>y compris dans cette société fortement numérisée. Quatre Français sur dix déclarent encore rencontrer des freins dans leurs usages, liés en premier lieu à un sentiment de manque de maîtrise des outils, particulièrement marqué parmi les moins diplômés. Le numérique et son impact sur la vie quotidienne reste en effet perçu différemment selon le contexte socioculturel : une partie de la population exprime le souhait de pouvoir choisir de recourir ou non au numérique, tandis qu’une autre aspire avant tout à une navigation plus sécurisée.&nbsp;</p><p>Dans ce contexte, les pratiques d’aidance numérique occupent une place centrale. Près de six Français sur dix ont déjà aidé un proche dans ses usages numériques.</p><p class="ql-align-center"><strong>Catégories de la population apportant plus souvent une aide au numérique</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus, en&nbsp;% - effectif total pondéré 2025 n : 4&nbsp;145 –</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image6.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p>Cette aide intervient également en matière de démarches administratives en ligne. Un Français sur deux a déjà aidé un membre de sa famille à les réaliser. En cas de difficultés avec l'e-administration, l'accompagnement humain est plébiscité par la population, les chatbots peinant encore à convaincre.</p><p>Pour retrouver l'ensemble des résultats du rapport, nous vous invitons à le télécharger sur cette page ou à consulter les bases de données accessibles en open data sur data.gouv.fr</p><p><br></p>]]>
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                                    <updated>2026-02-09T09:26:20+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre du numérique - édition 2026 - Infographie]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/barometre-du-numerique-edition-2026-infographie" />
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            <author>
                <name> <![CDATA[Sandra Hoibian, Lucie Brice Mansencal, Patricia Croutte, Sarah Nedjar Calvet, Morgane Brenon (pôle Société du CRÉDOC) et Arthur Thomas (Pôle Data et Économie)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Infographie du baromètre du numérique 2026 - Equipements et usages</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-02-09T09:26:47+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Quatre internautes sur dix ont été victimes d&#039;une arnaque en ligne au cours des douze derniers mois]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/quatre-internautes-sur-dix-ont-ete-victimes-dune-arnaque-en-ligne-au-cours-des-douze-derniers-mois" />
            <id>https://www.credoc.fr/5082</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Morgane Brenon, Sandra Hoibian, Lucie Brice-Mansencal, Patricia Croutte]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">En France, le ministère de l’Intérieur recense 348 000 atteintes numériques au cours de l'année 2024, soit une augmentation de 74 % par rapport à 2019. Cette hausse s’inscrit dans un contexte où le numérique occupe une place centrale dans la vie quotidienne en termes de communication, de travail, d’information, de consommation ou d’e-administration. La cybercriminalité s’est industrialisée, notamment grâce au déploiement fulgurant de l'Intelligence Artificielle qui permet de démultiplier les attaques et de les rendre moins discernables aux yeux des internautes. </p><p class="ql-align-justify">L’enquête annuelle du CREDOC Conditions de vie et aspirations,&nbsp;réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 3 000 personnes, apporte un éclairage complémentaire en documentant l’expérience des internautes. Les résultats montrent qu’en 2025, 73 % ont été confrontés à la cybercriminalité et 39 % en ont été victimes. Les jeunes adultes (moins de 25 ans) qui sont aussi les plus adeptes de la vie en ligne, sont les plus touchés. Les Français se montrent pourtant de plus en plus vigilants dans leurs pratiques, mais les escrocs inventent sans cesse de nouvelles façons de piéger leurs victimes. Ce qui soulève un besoin général de formation continue de la population pour les déjouer. Au-delà des atteintes matérielles ou financières, l’étude mesure des conséquences psychologiques pour 41 % des internautes concernés. Ces vulnérabilités peuvent accentuer les inégalités face au numérique selon l’âge, les diplômes, les types d’usages et les ressources des internautes principalement.</p><h1>Principales victimes&nbsp;: les jeunes, les diplômés, les personnes seules et celles aux revenus modestes </h1><p class="ql-align-justify">La numérisation accrue des usages d’internet, qu’il s’agisse de communication, de divertissement, de services économiques et administratifs ou de stockage et exploitation de données, a été la porte d’entrée à la massification des cyberattaques ces dernières années. L’enquête Conditions de vie et aspirations du CREDOC montre que trois quarts des internautes ont été confronté en 2025 au moins une fois à une cyber-arnaque parmi une liste de huit cyberattaques proposées (voir encadré page X). &nbsp;Près de quatre internautes sur dix déclarent en avoir été victimes, un tiers ayant réussi à éviter le piège qui leur était tendu. </p><p class="ql-align-justify">La réception d’e-mails ou appels frauduleux est l’attaque la plus fréquente&nbsp;: elle touche 63 % d’internautes et 21 % ont été lésées par ce biais. 32% ont été exposés à des escroqueries en ligne à l’achat d’un produit, 15 % en ont été victimes.&nbsp;</p><p>Les internautes avec une forte diversité des pratiques digitales&nbsp;: loisirs (lectures, réseaux sociaux, plateformes vidéo…), démarches administratives (achats, suivi et recherche d’informations, e-administration) ou économiques (télétravail, études) sont plus nombreux que les autres à tomber dans le piège tendu par les escrocs sur la toile. C’est probablement pourquoi les moins de 25 ans sont plus facilement la proie de la cyber malveillance&nbsp;: 81 % ont été confrontés à des cyber attaques dans l’année écoulée et 59 % en ont été victimes. Considérés fréquemment comme des experts en numérique, les jeunes sont plus vigilants que la moyenne (voir plus loin) mais sont plus souvent en difficulté quand il s’agit de faire des démarches administratives en ligne&nbsp;: 34 % déclarent manquer de compétences pour ces démarches contre 19 % de l’ensemble des internautes. Or de nombreuses arnaques utilisent des faux sites ou mails d’administration.</p><p class="ql-align-justify">Au-delà des jeunes adultes, les victimes de cybercriminalité sont plus souvent des diplômés du supérieur, eux aussi grands utilisateurs de la toile, ainsi que les internautes qui se sentent souvent seuls (cf. page 4) et ceux aux revenus modestes.</p><h1>Près de neuf internautes sur dix prennent pourtant des précautions</h1><p>La quasi-totalité des internautes (88 %) déclarent pourtant adopter des précautions face aux risques de cyberattaques parmi une liste de huit propositions (voir encadré), et ces méthodes se diffusent et se diversifient&nbsp;: la part de la population qui ne se protège pas du tout a diminué de cinq points en cinq ans. </p><p class="ql-align-justify">Mais la vigilance ne suffit pas à éviter les escroqueries. Les résultats de l’enquête du CRÉDOC montrent que les internautes les plus vigilants ont une probabilité plus importante d’être victimes de cyber-arnaques, probablement car ils ont des usages plus fréquents du web et sont donc mécaniquement aussi plus exposés. Il est cependant difficile de conclure sur un lien de causalité entre ces deux événements&nbsp;puisque, lors de l’enquête, on ne sait pas si les mesures de vigilance ont précédé ou succédé à la victimisation.</p><p class="ql-align-justify">Les plus précautionneux semblent toutefois plus attentifs à la protection de leur anonymat et données personnelles. Ainsi, 94 % déclarent avoir déjà renoncé à installer une application par crainte pour leurs données personnelles. En revanche, ils semblent moins inquiets quant aux risques liés aux achats en ligne&nbsp;: 62 % seulement déclarent avoir déjà souscrit à un service de sécurisation des paiements en ligne (comme une carte virtuelle) afin d’éviter de communiquer le numéro de carte habituelle. </p><p>Pour leur part, les moins de 25 ans semblent avoir conscience de leur plus grande vulnérabilité et sont les premiers à s’armer contre les arnaques en ligne&nbsp;: 87 % adoptent au moins une pratique de vigilance contre 81 % de l’ensemble des internautes et ils sont ceux qui parviennent le mieux à éviter les attaques, excepté la réception d’e-mails et d’appels frauduleux.</p><h1 class="ql-align-justify">Moins d’une victime sur deux entame des démarches</h1><p class="ql-align-justify">Parmi la population confrontée à la cybercriminalité, à peine la moitié (48 %) a réalisé des démarches auprès de différents acteurs publics ou privés. C’est plus souvent le cas des personnes qui ont perdu des plumes suite aux attaques (66 %). Ceux qui ont réussi à éviter l’arnaque sont beaucoup moins nombreux à faire un signalement (27 %). </p><p class="ql-align-justify">Les démarches se font à peu près dans les mêmes proportions auprès des banques, assurances ou entreprises (32 %), des sites internet officiels (29 %) et des plaintes et mains courantes en gendarmerie ou commissariat (22 %). Les jeunes adultes, les femmes et les personnes avec des revenus modestes s’engagent davantage dans des démarches. </p><p class="ql-align-justify">Le Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure a mis en avant le fatalisme de la population face aux arnaques frauduleuses en ligne&nbsp;en 2023 : la déclaration est jugée «&nbsp;inutile&nbsp;» par 67&nbsp;% des Français, probablement parce que les auteurs de cyberattaques sont souvent anonymes et qu’il est difficile de les identifier. En comparaison, seuls 37 % des individus n’ayant pas signalé les faits dans le cas de vols et tentatives de vol avec effraction dans les logements considèrent que cela n’aurait servi à rien. La méconnaissance des sites officiels, un manque de compétences dans les démarches administratives, la procrastination ou une estimation de coûts perçus comme trop élevés en temps et en efforts par rapport aux chances de succès peuvent expliquer qu’une personne sur deux confrontée aux cyber malveillances laisse filer.</p><p class="ql-align-justify">Les moins de 40 ans (62&nbsp;% des moins de 25 ans et 54 % des 25 à 39 ans) sont plus proactifs et entament au moins une démarche ou un recours après avoir été victimes ou cibles d’arnaques ou fraudes en ligne, contre seulement 43&nbsp;% des 40-59 ans. Les moins de 25 ans ont plutôt tendance à signaler les faits sur internet (42&nbsp;%) alors que les 25-39 ans sont plus nombreux à demander réparation auprès de leur banque, entreprise ou assurance (37&nbsp;%). </p><h1>Des conséquences psychologiques pour quatre internautes sur dix</h1><p class="ql-align-justify">Les cyberattaques n’ont pas que des incidences financières ou administratives&nbsp;: 41 % des internautes confrontés à ces attaques (les victimes ainsi que ceux ayant réussi à y échapper) déclarent avoir subi des conséquences psychologiques à la suite de cet événement. Il s’agit plus souvent de personnes aux revenus modestes (50 %), de jeunes adultes (49 %) et de femmes (43 %). On retrouve ici les profils des personnes qui sont en moyenne, selon les enquêtes en santé publique, plus sujets à une santé mentale dégradée.</p><p class="ql-align-justify">Entamer des recours semble s’inscrire dans une démarche de reconstruction personnelle après une cyberattaque&nbsp;: les internautes ayant eu des séquelles psychologiques suite à l’épisode de malveillance ont plus souvent effectué des démarches de recouvrement.</p><p class="ql-align-justify">Les données de l’enquête du CRÉDOC pointent aussi un enjeu autour du lien social. En effet, la propension à tomber dans les filets des escrocs en ligne est d’autant plus forte que la personne interrogée exprime un sentiment de solitude. Le lien social, les discussions avec les amis, la famille, les collègues sont autant l’occasion d’échanger de mauvaises expériences qu’un moyen d’être alerté à temps. La solitude peut également inciter certaines personnes à s’aventurer dans des liens avec des inconnus, malheureusement parfois malhonnêtes ou fictifs.</p><p><br></p>]]>
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                                    <updated>2026-02-20T05:56:54+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Malgré leurs précautions, quatre Français sur dix ont été victimes de cyber malveillance au cours de l’année écoulée - Cahier de recherche C360]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/malgre-leurs-precautions-quatre-francais-sur-dix-ont-ete-victimes-de-cyber-malveillance-au-cours-de-lannee-ecoulee-cahier-de-recherche-c360" />
            <id>https://www.credoc.fr/5083</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Morgane Brenon, Sandra Hoibian, Lucie Brice-Mansencal, Patricia Croutte]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong style="color: rgb(0, 41, 102);">Principaux résultats</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Une exposition massive et en progression aux arnaques numériques.</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">73&nbsp;% des internautes ont été exposés à des arnaques et fraudes en ligne au cours de l’année écoulée.</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);"> </strong><span style="color: rgb(0, 48, 100);">(Réception d’e-mails ou d’appels frauduleux pour récupérer des informations personnelles, logiciel malveillant ou d’un virus sur un de vos appareils, piratage d’un compte de réseau social ou d’une boîte mail, escroquerie en ligne concernant l’achat d’un produit (non livré, contrefait ou non conforme), escroquerie en ligne concernant l’achat d’un service ou d’une prestation (location, voyage, etc.), escroquerie bancaire sur internet, demande de paiement ou demande de rançon en échange de la récupération de données, de photos ou de contrôle de votre appareil, usurpation d’identité)</span>. <span style="color: rgb(0, 48, 100);">Parmi lesquels 34</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">&nbsp;</strong><span style="color: rgb(0, 48, 100);">% en ont été la cible mais les ont repérés à temps et ont réussi à y échapper, tandis que 4 internautes sur 10 (39&nbsp;%) déclarent en avoir été victimes. Seuls 26 % des internautes dit ne pas avoir été victimes ni avoir repéré des tentatives de cyberattaques sur la période.</span></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">La plupart des faits frauduleux étudiés semblent concerner une part de la population en hausse par rapport à 2019.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Les e-mails et appels frauduleux, de loin les pratiques les plus répandues.</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">La situation de loin la plus fréquente est la réception d’e-mails ou appels frauduleux, avec 63&nbsp;% d’internautes exposés à ces pratiques, et 21&nbsp;% qui en ont été victimes. Suivi par les escroqueries en ligne concernant l’achat de produits (non livré, contrefait ou non conforme) avec 32&nbsp;% d’internautes exposés et 15&nbsp;% de victimes. </span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Les jeunes adultes sont les plus exposés.</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">Les moins de 40 ans sont plus fréquemment victimes de cyberattaques, et plus encore les moins de 25 ans. Il s’agit des publics qui sont les plus présents sur la toile et y multiplient les usages. Ils sont ainsi 59&nbsp;% des 15 à 24 ans à déclarer avoir déjà été victimes de cyberattaques contre 35&nbsp;% de leurs congénères de 40 à 59 ans. Et cette spécificité des jeunes de moins de 25 ans perdure quand on réalise une analyse toutes choses égales par ailleurs.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Des pratiques de précaution largement adoptées qui n’empêchent pas la diffusion des arnaques</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">La fréquence de ces actes malveillants est d’autant plus notable que, pourtant, 88 % des internautes ont adopté des pratiques de précaution en ligne. Le recours aux outils destinés à se protéger sur internet se diffuse et se diversifie dans la population. La part de la population qui ne se protège pas du tout</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);"> </strong><span style="color: rgb(0, 48, 100);">en ligne diminue (-5 points en 5 ans).</span></p><p><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">La cybercriminalité se développe et se perfectionne, nécessitant une formation continue de la population pour la déjouer.</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Moins d’une personne sur deux engage des démarches après avoir été la cible d’une arnaque en ligne.</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">Parmi les personnes ciblées ou victimes d’une arnaque numérique, 48 % des internautes entament une démarche de recouvrement ou de plainte.</span></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">Le niveau des réactions est plus élevé (66&nbsp;% des cas) dès lors que l’internaute est tombé dans le piège et en a été victime. Alors que ceux qui n’ont subi que des tentatives (et qui ont pu intervenir avant qu’il y ait préjudice) ne réagissent «&nbsp;que&nbsp;» dans 27&nbsp;% des cas.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Des répercussions psychologiques fréquentes et socialement marquées</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">41&nbsp;% des victimes et des cibles d’arnaques ou fraudes en ligne déclarent avoir été affectées psychologiquement à la suite de ces événements. Les personnes effectivement victimes sont davantage impactées (56&nbsp;%) que celles qui ont réussi à parer l’attaque (22&nbsp;%). Mais, même chez celles-ci, une sur cinq témoigne d’un contrecoup psychologique.</span></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">Parmi les victimes d’arnaques et fraudes en ligne, on observe que ceux ayant des séquelles psychologiques sont aussi plus fréquemment ceux qui se sentent exclus et ceux qui présentent des souffrances quotidiennes, du type&nbsp;: maux de tête et migraines, mal de dos, nervosité, état dépressif, insomnie.</span></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-04-16T09:45:52+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Etude solitudes 2025 - Les liens de proximité: pivots de la sociabilité - Synthèse]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/etude-solitudes-2025-les-liens-de-proximite-pivots-de-la-sociabilite-synthese" />
            <id>https://www.credoc.fr/5076</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Hadrien RIFFAUT (CERLIS),  Séverine DESSAJAN (CERLIS), Solen BERHUET, Sandra HOIBIAN]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Cette nouvelle édition de l’étude Solitudes met l’accent sur les liens de proximité à partir d’une pluralité de méthodes, quantitatives et qualitatives, et d’échelles d’observation. Une enquête statistique conduite par le Crédoc en juillet 2025 a permis d’interroger plus de 3&nbsp;000 personnes résidant en France. En parallèle, une enquête ethnographique a été menée par une équipe de recherche en sociologie et en anthropologie auprès de personnes seules ou isolées, accompagnées ou non par des structures associatives, ainsi qu’auprès d’acteurs et d’actrices engagés sur le terrain. L’enquête couvre ainsi trois grandes catégories de personnes : la population générale, les professionnels et bénévoles associatifs investis dans la lutte contre l’isolement, et les personnes directement exposées à la solitude ou à l’isolement. Le terrain ethnographique s’est déroulé sur le territoire français, en milieu rural, urbain et périurbain, dans les régions Île-de-France, Grand Est et Normandie. L’ensemble des résultats présentés repose sur une analyse croisée de ces différentes approches</p><p><strong>Une solitude urbaine et un isolement rural en France </strong></p><p><strong>Un taux d’isolement plus prononcé en milieu rural </strong></p><p>Sur la période 2024 – 2025, le taux de personnes isolées reste stable, passant de 12&nbsp;% en juillet 2024 à 11&nbsp;% en juillet 2025. Derrière cette stabilité se cachent pourtant des formes importantes de repli sur soi et de sociabilités peu actives. En regroupant les personnes isolées et celles dont la sociabilité se limite à un seul réseau de sociabilité1 c’est près d’un tiers de la population (32&nbsp;%) qui se trouve en situation d’isolement ou proche de l’isolement.</p><p>Si l’on s’intéresse aux disparités territoriales, on observe que l’isolement est plus fort dans les campagnes que dans les grandes agglomérations. En juillet 2025, 14&nbsp;% des habitants des communes rurales sont isolés contre 9&nbsp;% des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants.</p><p><strong>Un sentiment de solitude toujours élevé, en particulier en milieu urbain </strong></p><p>Si l’isolement est davantage marqué en milieu rural, le sentiment de solitude apparaît, quant à lui, plus prononcé dans les grandes agglomérations. En juillet 2025, près d’un quart de la population (24&nbsp;%) se sent seul (« tous les jours ou presque » ou « souvent »). La solitude, exprimée dans les différentes catégories d’agglomération révèle que 28&nbsp;% des personnes vivant dans une agglomération de plus de 100 000 habitants se sentent seules contre 21&nbsp;% des personnes vivant en milieu rural.</p><p><strong>Précarité et isolement&nbsp;: des phénomènes qui vont toujours de pair </strong></p><p>D’années en année, on observe la persistance d’un lien étroit entre précarité économique et isolement relationnel. Les personnes disposant des ressources les plus modestes et dont le statut d’emploi les situe dans les strates les plus précaires sont toujours celles qui sont les plus exposées à l’isolement relationnel. En matière de revenus, 16&nbsp;% des personnes disposant de faibles ressources sont isolées en juillet 2025 contre 5% des hauts revenus. Du point de vue du statut d’emploi, 20&nbsp;% des personnes au chômage se trouvent en situation d’isolement relationnel contre 9 % des actifs occupés.</p><p><strong>Les amis et les voisins, en tête des réseaux de sociabilité en population générale </strong></p><p>Tous les réseaux de sociabilité ne jouent pas le même rôle dans la vie des personnes interrogées. Certains cercles sont, du point de vue de la fréquence des contacts établis, plus investis que d’autres. Parmi eux, deux réseaux se distinguent nettement : les amis et les voisins. En juillet 2025, 58 % des personnes voient régulièrement leurs amis et 54&nbsp;% leurs voisins (Figure 5). La famille se situe en troisième position en termes de fréquence des contacts (52&nbsp;%), bien qu’elle conserve une place symbolique plus centrale que le voisinage</p><p><strong>Plus de contacts réguliers avec sa famille dans le nord de la France que dans le sud</strong></p><p>&nbsp;Les habitants du nord de la France entretiennent plus souvent des contacts réguliers avec leur famille que ceux du sud : 61 % dans le nord contre 48&nbsp;% dans les régions méditerranéennes. Cette différence s’explique, en partie, par un ancrage territorial plus fort dans le nord, où une part importante de la population est née et vit dans le même département. Cette moindre mobilité résidentielle favorise la proximité géographique et, par conséquent, des relations familiales plus fréquentes. </p><p><strong>Les liens de proximité&nbsp;: pivots de la sociabilité des personnes seules et/ou isolées</strong></p><p><strong>Le voisinage : une ressource pour les personnes seules et isolées </strong></p><p>Dans l’ensemble, les personnes seules et isolées rencontrées soulignent l’importance des petits gestes entre voisins, perçus comme un élément structurant de leur vie quotidienne. Même lorsque l’entretien de liens plus étroits se révèle difficile, le voisinage demeure un pilier important de leur sociabilité. Il constitue une présence rassurante, faite d’interactions régulières, parfois très brèves, mais qui contribuent à les maintenir dans la vie sociale. Ces relations restent le plus souvent cordiales et limitées à des échanges ponctuels de services, sans toutefois aboutir à de véritables relations interpersonnelles.</p><p><strong>Les associations : un espace majeur d’ancrage social pour les personnes seules et isolées </strong></p><p>Des espaces de reconstruction et de sociabilités régulières D’une année sur l’autre, les données recueillies confirment le lien fort que les associations entretiennent avec les personnes qu’elles accompagnent. Pour de nombreuses personnes interrogées ces structures apparaissent d’abord comme des espaces de reconstruction. Au-delà de leur fonction réparatrice, les associations assurent également une sociabilité, stable et régulière, essentielle au maintien dans la vie sociale des personnes seules et isolées. Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent. Du soutien reçu à l’action bénévole : un passage structurant Lorsque les personnes accompagnées parviennent à trouver leur place au sein de l’association, un engagement bénévole peut émerger, qu’il soit proposé par la structure ou issu de leur propre initiative. Ce moment constitue un véritable point de bascule dans les parcours d’accompagnement. Il marque le passage d’une position d’usager à celle d’acteur participant. Ce changement de statut reconfigure la nature des relations au sein de l’association, en permettant à la personne accompagnée de retrouver une capacité d’action et d’être reconnue pour l’activité qu’elle propose. Le bénévolat devient alors un espace de valorisation et de retour vers une sociabilité active et positive qui reconfigure le rapport à soi et aux autres. Des actions associatives façonnées par les spécificités de chaque territoire Intervenir dans une grande métropole, dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), dans une zone rurale enclavée ou dans un quartier populaire en voie de gentrification, suppose de s’adapter à des problématiques spécifiques liées à la fois au cadre de vie et aux contraintes propres rencontrées par les habitants. L’étude de cas d’associations met en lumière que&nbsp;: </p><p>• Dans les grandes métropoles, la proximité géographique et les infrastructures urbaines permettent de créer des rencontres et du lien social, mais peinent à transformer ces interactions en relations durables en raison de la mobilité et de l’anonymat. </p><p>• Dans les QPV, s’appuyer sur une proximité sociale et territoriale, avec des médiations assurées par des habitants permet de recréer du lien, informer et faciliter l’accès aux droits face aux vulnérabilités et à l’éloignement des institutions.</p><p>• Dans les quartiers urbains en voie de gentrification, l’enjeu principal est de maintenir des espaces de rencontres accessibles pour des populations fragilisées, confrontées à la hausse du coût de la vie, au renouvellement des commerces de proximité et au réaménagement de l’espace urbain peu compatible avec la mobilité des plus fragiles. </p><p>• Dans les espaces ruraux enclavés, l’usage de dispositifs mobiles permet de compenser l’éloignement des services et la dispersion de l’habitat. Ils cherchent à recréer des espaces de sociabilité, tout en faisant face à des freins liés au contrôle social des habitants eux-mêmes et aux stigmates associés au recours à l’aide</p><p><br></p><p><strong>Le potentiel sous-estimé des petits commerces pour créer du lien </strong></p><p>En complément du voisinage et des associations, les petits commerces de quartier jouent un rôle important au quotidien. Ils offrent des occasions de rencontres, permettant aux habitants, y compris aux personnes seules ou isolées, de maintenir des contacts réguliers et informels au sein de leur quartier. En particulier, dans les grandes agglomérations, les commerces constituent un facteur de lien social où 23 % des habitants déclarent échanger sur des sujets personnels avec des commerçants de leur quartier. À l’inverse, les personnes en zone rurale privilégient les espaces naturels (forêts, montagnes, bord de mer) pour rompre leur isolement.</p><p><strong>Quelques enseignements&nbsp;: agir sur les réseaux de sociabilité en fonction des territoires pour encourager le lien social </strong></p><p>Les enseignements qui suivent sont la synthèse croisée des données recueillies auprès des acteurs et des actrices de terrain et du matériau collecté auprès des personnes seules ou isolées. Ils rendent compte de cinq principaux enseignements : Prendre en compte les différences entre isolement en milieu rural et solitude dans les grandes agglomérations L’isolement relationnel apparait plus prononcé en zone rurale alors que le sentiment de solitude est plus élevé dans les grandes agglomérations. Cette dualité indique que, en milieu rural, les obstacles sont majoritairement structurels&nbsp;: manque de services, transports limités et espaces de sociabilité rares. En grande agglomération, la densité de population crée pourtant un paradoxe : malgré la proximité géographique, les individus ressentent davantage la solitude. Ainsi, toute démarche de lutte contre l’isolement et la solitude doit tenir compte de ces spécificités&nbsp;: renforcer les points de contact physiques et la mobilité dans les zones rurales, et favoriser la cohésion locale et le sentiment d’appartenance dans les grandes agglomérations</p><p><strong>Encourager les familles, amis ainsi que les professionnels de santé à repérer des situations de fragilités relationnelles </strong></p><p>Familles, proches et acteurs de santé peuvent être essentiels pour repérer les situations de fragilités relationnelles. La famille et les amis peuvent remarquer des changements dans le comportement ou d’humeur : diminution des visites, retrait des activités habituelles, expressions de découragement ou de perte d’intérêt. Les professionnels de santé, quant à eux, apparaissent comme les premiers interlocuteurs des personnes isolées pour se confier et sont donc en première ligne pour détecter ces situations. Une sensibilisation ciblée pourrait leur permettre d’identifier ces signaux précoces et de déclencher, le cas échéant, un accompagnement adapté.</p><p><strong>Valoriser le rôle des voisins comme vecteur de lien social </strong></p><p>Encourager les initiatives de voisinage (café-rencontres mensuels, jardins partagés, groupes d’entraide pour les courses ou le bricolage). Former les habitants à devenir des repères de proximité&nbsp;—&nbsp;par exemple, via des ateliers de sensibilisation à l’écoute. Sachant que les personnes les plus reliées sont souvent celles qui participent le plus à ce type de dispositifs, des actions de parrainage peuvent permettre aux personnes les plus isolées à s’impliquer. Ces actions renforcent le sentiment d’appartenance, offrent des opportunités de rencontres informelles et permettent aux personnes isolées de se sentir intégrées dans un réseau de proximité.</p><p><strong>Renforcer les démarches d’aller-vers, en particulier dans les zones enclavées </strong></p><p>Si les démarches d’aller-vers sont largement mises en place par les associations, celles-ci se heurtent toujours à la difficulté de toucher les personnes les plus isolées et seules, en particulier dans les zones très enclavées. Alors que dans les grandes agglomérations, la densité de la population rend le recours à l’aide plus anonyme, dans les zones rurales isolées, la crainte d’être identifiée comme une personne dans le besoin peut rendre d’autant plus difficile de toucher les personnes les plus isolées. Il est donc essentiel de renforcer les démarches d’aller-vers par des actions visant à déconstruire les représentations négatives de recourir à un accompagnement associatif, en particulier dans les zones rurales. Renouveler ces dispositifs nécessite des expérimentations qui pourraient faire l’objet de soutiens par les différentes parties prenantes de l’intérêt général. </p><p><strong>Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social </strong></p><p>Les associations constituent des «&nbsp;tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel. L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion&nbsp;: les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude. Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-01-22T09:44:03+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Etude solitudes 2025 - Les liens de proximité : pivots de la sociabilité - Rapport]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/etude-solitudes-2025-les-liens-de-proximite-pivots-de-la-sociabilite-rapport" />
            <id>https://www.credoc.fr/5077</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Hadrien RIFFAUT (CERLIS),  Séverine DESSAJAN (CERLIS), Solen BERHUET, Sandra HOIBIAN]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Cette nouvelle édition de l’étude Solitudes met l’accent sur les liens de proximité à partir d’une pluralité de méthodes, quantitatives et qualitatives, et d’échelles d’observation. Une enquête statistique conduite par le Crédoc en juillet 2025 a permis d’interroger plus de 3&nbsp;000 personnes résidant en France. En parallèle, une enquête ethnographique a été menée par une équipe de recherche en sociologie et en anthropologie auprès de personnes seules ou isolées, accompagnées ou non par des structures associatives, ainsi qu’auprès d’acteurs et d’actrices engagés sur le terrain. L’enquête couvre ainsi trois grandes catégories de personnes : la population générale, les professionnels et bénévoles associatifs investis dans la lutte contre l’isolement, et les personnes directement exposées à la solitude ou à l’isolement. Le terrain ethnographique s’est déroulé sur le territoire français, en milieu rural, urbain et périurbain, dans les régions Île-de-France, Grand Est et Normandie. L’ensemble des résultats présentés repose sur une analyse croisée de ces différentes approches</p><p><strong>Une solitude urbaine et un isolement rural en France </strong></p><p><strong>Un taux d’isolement plus prononcé en milieu rural </strong></p><p>Sur la période 2024 – 2025, le taux de personnes isolées reste stable, passant de 12&nbsp;% en juillet 2024 à 11&nbsp;% en juillet 2025. Derrière cette stabilité se cachent pourtant des formes importantes de repli sur soi et de sociabilités peu actives. En regroupant les personnes isolées et celles dont la sociabilité se limite à un seul réseau de sociabilité1 c’est près d’un tiers de la population (32&nbsp;%) qui se trouve en situation d’isolement ou proche de l’isolement.</p><p>Si l’on s’intéresse aux disparités territoriales, on observe que l’isolement est plus fort dans les campagnes que dans les grandes agglomérations. En juillet 2025, 14&nbsp;% des habitants des communes rurales sont isolés contre 9&nbsp;% des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants.</p><p><strong>Un sentiment de solitude toujours élevé, en particulier en milieu urbain </strong></p><p>Si l’isolement est davantage marqué en milieu rural, le sentiment de solitude apparaît, quant à lui, plus prononcé dans les grandes agglomérations. En juillet 2025, près d’un quart de la population (24&nbsp;%) se sent seul (« tous les jours ou presque » ou « souvent »). La solitude, exprimée dans les différentes catégories d’agglomération révèle que 28&nbsp;% des personnes vivant dans une agglomération de plus de 100 000 habitants se sentent seules contre 21&nbsp;% des personnes vivant en milieu rural.</p><p><strong>Précarité et isolement&nbsp;: des phénomènes qui vont toujours de pair </strong></p><p>D’années en année, on observe la persistance d’un lien étroit entre précarité économique et isolement relationnel. Les personnes disposant des ressources les plus modestes et dont le statut d’emploi les situe dans les strates les plus précaires sont toujours celles qui sont les plus exposées à l’isolement relationnel. En matière de revenus, 16&nbsp;% des personnes disposant de faibles ressources sont isolées en juillet 2025 contre 5% des hauts revenus. Du point de vue du statut d’emploi, 20&nbsp;% des personnes au chômage se trouvent en situation d’isolement relationnel contre 9 % des actifs occupés.</p><p><strong>Les amis et les voisins, en tête des réseaux de sociabilité en population générale </strong></p><p>Tous les réseaux de sociabilité ne jouent pas le même rôle dans la vie des personnes interrogées. Certains cercles sont, du point de vue de la fréquence des contacts établis, plus investis que d’autres. Parmi eux, deux réseaux se distinguent nettement : les amis et les voisins. En juillet 2025, 58 % des personnes voient régulièrement leurs amis et 54&nbsp;% leurs voisins (Figure 5). La famille se situe en troisième position en termes de fréquence des contacts (52&nbsp;%), bien qu’elle conserve une place symbolique plus centrale que le voisinage</p><p><strong>Plus de contacts réguliers avec sa famille dans le nord de la France que dans le sud</strong></p><p>&nbsp;Les habitants du nord de la France entretiennent plus souvent des contacts réguliers avec leur famille que ceux du sud : 61 % dans le nord contre 48&nbsp;% dans les régions méditerranéennes. Cette différence s’explique, en partie, par un ancrage territorial plus fort dans le nord, où une part importante de la population est née et vit dans le même département. Cette moindre mobilité résidentielle favorise la proximité géographique et, par conséquent, des relations familiales plus fréquentes. </p><p><strong>Les liens de proximité&nbsp;: pivots de la sociabilité des personnes seules et/ou isolées</strong></p><p><strong>Le voisinage : une ressource pour les personnes seules et isolées </strong></p><p>Dans l’ensemble, les personnes seules et isolées rencontrées soulignent l’importance des petits gestes entre voisins, perçus comme un élément structurant de leur vie quotidienne. Même lorsque l’entretien de liens plus étroits se révèle difficile, le voisinage demeure un pilier important de leur sociabilité. Il constitue une présence rassurante, faite d’interactions régulières, parfois très brèves, mais qui contribuent à les maintenir dans la vie sociale. Ces relations restent le plus souvent cordiales et limitées à des échanges ponctuels de services, sans toutefois aboutir à de véritables relations interpersonnelles.</p><p><strong>Les associations : un espace majeur d’ancrage social pour les personnes seules et isolées </strong></p><p>Des espaces de reconstruction et de sociabilités régulières D’une année sur l’autre, les données recueillies confirment le lien fort que les associations entretiennent avec les personnes qu’elles accompagnent. Pour de nombreuses personnes interrogées ces structures apparaissent d’abord comme des espaces de reconstruction. Au-delà de leur fonction réparatrice, les associations assurent également une sociabilité, stable et régulière, essentielle au maintien dans la vie sociale des personnes seules et isolées. Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent. Du soutien reçu à l’action bénévole : un passage structurant Lorsque les personnes accompagnées parviennent à trouver leur place au sein de l’association, un engagement bénévole peut émerger, qu’il soit proposé par la structure ou issu de leur propre initiative. Ce moment constitue un véritable point de bascule dans les parcours d’accompagnement. Il marque le passage d’une position d’usager à celle d’acteur participant. Ce changement de statut reconfigure la nature des relations au sein de l’association, en permettant à la personne accompagnée de retrouver une capacité d’action et d’être reconnue pour l’activité qu’elle propose. Le bénévolat devient alors un espace de valorisation et de retour vers une sociabilité active et positive qui reconfigure le rapport à soi et aux autres. Des actions associatives façonnées par les spécificités de chaque territoire Intervenir dans une grande métropole, dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), dans une zone rurale enclavée ou dans un quartier populaire en voie de gentrification, suppose de s’adapter à des problématiques spécifiques liées à la fois au cadre de vie et aux contraintes propres rencontrées par les habitants. L’étude de cas d’associations met en lumière que&nbsp;: </p><p>• Dans les grandes métropoles, la proximité géographique et les infrastructures urbaines permettent de créer des rencontres et du lien social, mais peinent à transformer ces interactions en relations durables en raison de la mobilité et de l’anonymat. </p><p>• Dans les QPV, s’appuyer sur une proximité sociale et territoriale, avec des médiations assurées par des habitants permet de recréer du lien, informer et faciliter l’accès aux droits face aux vulnérabilités et à l’éloignement des institutions.</p><p>• Dans les quartiers urbains en voie de gentrification, l’enjeu principal est de maintenir des espaces de rencontres accessibles pour des populations fragilisées, confrontées à la hausse du coût de la vie, au renouvellement des commerces de proximité et au réaménagement de l’espace urbain peu compatible avec la mobilité des plus fragiles. </p><p>• Dans les espaces ruraux enclavés, l’usage de dispositifs mobiles permet de compenser l’éloignement des services et la dispersion de l’habitat. Ils cherchent à recréer des espaces de sociabilité, tout en faisant face à des freins liés au contrôle social des habitants eux-mêmes et aux stigmates associés au recours à l’aide</p><p><br></p><p><strong>Le potentiel sous-estimé des petits commerces pour créer du lien </strong></p><p>En complément du voisinage et des associations, les petits commerces de quartier jouent un rôle important au quotidien. Ils offrent des occasions de rencontres, permettant aux habitants, y compris aux personnes seules ou isolées, de maintenir des contacts réguliers et informels au sein de leur quartier. En particulier, dans les grandes agglomérations, les commerces constituent un facteur de lien social où 23 % des habitants déclarent échanger sur des sujets personnels avec des commerçants de leur quartier. À l’inverse, les personnes en zone rurale privilégient les espaces naturels (forêts, montagnes, bord de mer) pour rompre leur isolement.</p><p><strong>Quelques enseignements&nbsp;: agir sur les réseaux de sociabilité en fonction des territoires pour encourager le lien social </strong></p><p>Les enseignements qui suivent sont la synthèse croisée des données recueillies auprès des acteurs et des actrices de terrain et du matériau collecté auprès des personnes seules ou isolées. Ils rendent compte de cinq principaux enseignements : Prendre en compte les différences entre isolement en milieu rural et solitude dans les grandes agglomérations L’isolement relationnel apparait plus prononcé en zone rurale alors que le sentiment de solitude est plus élevé dans les grandes agglomérations. Cette dualité indique que, en milieu rural, les obstacles sont majoritairement structurels&nbsp;: manque de services, transports limités et espaces de sociabilité rares. En grande agglomération, la densité de population crée pourtant un paradoxe : malgré la proximité géographique, les individus ressentent davantage la solitude. Ainsi, toute démarche de lutte contre l’isolement et la solitude doit tenir compte de ces spécificités&nbsp;: renforcer les points de contact physiques et la mobilité dans les zones rurales, et favoriser la cohésion locale et le sentiment d’appartenance dans les grandes agglomérations</p><p><strong>Encourager les familles, amis ainsi que les professionnels de santé à repérer des situations de fragilités relationnelles </strong></p><p>Familles, proches et acteurs de santé peuvent être essentiels pour repérer les situations de fragilités relationnelles. La famille et les amis peuvent remarquer des changements dans le comportement ou d’humeur : diminution des visites, retrait des activités habituelles, expressions de découragement ou de perte d’intérêt. Les professionnels de santé, quant à eux, apparaissent comme les premiers interlocuteurs des personnes isolées pour se confier et sont donc en première ligne pour détecter ces situations. Une sensibilisation ciblée pourrait leur permettre d’identifier ces signaux précoces et de déclencher, le cas échéant, un accompagnement adapté.</p><p><strong>Valoriser le rôle des voisins comme vecteur de lien social </strong></p><p>Encourager les initiatives de voisinage (café-rencontres mensuels, jardins partagés, groupes d’entraide pour les courses ou le bricolage). Former les habitants à devenir des repères de proximité&nbsp;—&nbsp;par exemple, via des ateliers de sensibilisation à l’écoute. Sachant que les personnes les plus reliées sont souvent celles qui participent le plus à ce type de dispositifs, des actions de parrainage peuvent permettre aux personnes les plus isolées à s’impliquer. Ces actions renforcent le sentiment d’appartenance, offrent des opportunités de rencontres informelles et permettent aux personnes isolées de se sentir intégrées dans un réseau de proximité.</p><p><strong>Renforcer les démarches d’aller-vers, en particulier dans les zones enclavées </strong></p><p>Si les démarches d’aller-vers sont largement mises en place par les associations, celles-ci se heurtent toujours à la difficulté de toucher les personnes les plus isolées et seules, en particulier dans les zones très enclavées. Alors que dans les grandes agglomérations, la densité de la population rend le recours à l’aide plus anonyme, dans les zones rurales isolées, la crainte d’être identifiée comme une personne dans le besoin peut rendre d’autant plus difficile de toucher les personnes les plus isolées. Il est donc essentiel de renforcer les démarches d’aller-vers par des actions visant à déconstruire les représentations négatives de recourir à un accompagnement associatif, en particulier dans les zones rurales. Renouveler ces dispositifs nécessite des expérimentations qui pourraient faire l’objet de soutiens par les différentes parties prenantes de l’intérêt général. </p><p><strong>Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social </strong></p><p>Les associations constituent des «&nbsp;tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel. L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion&nbsp;: les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude. Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-01-22T09:43:55+00:00</updated>
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            <entry>
            <title><![CDATA[Echanges et pratiques des diasporas africaines avec leur pays d&#039;origine - Synthèse]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/echanges-et-pratiques-des-diasporas-africaines-avec-leur-pays-dorigine-synthese" />
            <id>https://www.credoc.fr/5078</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Yaël Baronbensoussan (Orange), Jörg Müller (CREDOC)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong>La vie des diasporas africaines vivant en France, Belgique et Espagne</strong></p><p><strong>Pratiques culturelles dans le pays de résidence</strong></p><p>Les pratiques culturelles en lien avec le pays d’origine restent centrales dans la vie quotidienne des diasporas, même si des différences apparaissent. En France, célébrer les fêtes et cuisiner les plats traditionnels est privilégié. En Belgique, il s’agit avant tout de suivre les actualités économiques et politiques du pays d’origine. En Espagne, l’activité culturelle la plus souvent partagée par les personnes interrogées est de regarder des films et des séries, d’écouter de la musique, et de lire des livres liés à la culture du pays d’Afrique d’origine.</p><p><strong>Visites et déplacements transnationaux des diasporas africaines</strong></p><p>Si les visites vers les pays d’origine sont fréquentes, elles restent de courtes durée, le plus souvent : 56 % des personnes interrogées qui se sont rendues dans leur pays d’origine y restent moins de deux semaines. Toutefois il y a tout de même un tiers des répondants qui passent au moins cinq mois par an dans leur pays d’origine. Cette habitude est beaucoup plus courante pour les diasporas de deuxième génération originaires d’Afrique subsaharienne qui résident le reste de l’année en Belgique. Les produits les plus fréquemment rapportés lors des voyages vers le pays d’origine sont les cadeaux, les denrées alimentaires, et surtout les médicaments. Ce dernier poste s’explique probablement par le fait que les médicaments sont souvent moins chers, plus facilement disponibles et perçus comme plus fiables dans le pays de résidence où ils sont acquis. Lors de leurs déplacements vers leur pays d’origine, 32 % des répondants déclarent emporter de l’argent liquide, contre 22 % lorsqu’ils reviennent en Europe. Ce phénomène s’explique probablement par un besoin de liquidités ou de devises sur place, la recherche de taux de change plus avantageux dans les deux pays, ou encore par la pratique fréquente de transporter de l’argent pour un proche, un ami ou un membre de la famille. (...)</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-01-27T09:23:48+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les résidences autonomie : avenir du bien  vieillir et de l’accompagnement des fragilités ?]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-residences-autonomie-avenir-du-bien-vieillir-et-de-laccompagnement-des-fragilites" />
            <id>https://www.credoc.fr/5091</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Elodie Alberola, Colette Maes]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Les résidences autonomie, ex foyers-logement, structurent fortement l’offre d’habitat intermédiaire. Ces 2 260 établissements médico-sociaux proposent 120&nbsp;000 places d’hébergement et accueillent aujourd’hui près de 100&nbsp;000 personnes âgées fragiles dont une minorité en perte d’autonomie. Les résidences autonomie constituent ainsi la première offre d’un habitat dit intermédiaire entre le domicile et l’établissement, à côté des résidences services seniors, estimées à 972 en 2022, des établissements privés commerciaux qui relèvent du code de la construction et de l’habitation.</p><p>Les résidences autonomie, très souvent gérées par des structures publiques (collectivités, CCAS, associations à but non lucratif) proposent la jouissance d’un logement individuel et privatif en location (petits studios, F1/F2), l’accès à des équipements communs et des services facultatifs. Elles ont une mission de prévention de la perte d’autonomie et d’accompagnement des fragilités liées à l’âge, financée notamment par un «&nbsp;forfait autonomie&nbsp;» pour l’organisation d’ateliers dédiés, de temps d’animation de la vie sociale.</p><p>Méconnues du grand public et des retraités, les résidences autonomies pâtissent d’une confusion avec les établissements d’hébergement médicalisés (EHPAD) et de leur image fortement dégradée, et avec les résidences services seniors, estimées peu accessibles financièrement. Leur faible attractivité est renforcée par un parc vieillissant en cours de rénovation pour un accueil qui corresponde aux standards de qualité et de modernité attendus par les résidents et leurs proches aidants.</p><p>Sur la base de la littérature, des données existantes et d’un travail original, quantitatif et qualitatif mené pour la Cnav auprès de retraités, de résidents, de proches aidants et d’observations de deux résidences aux caractéristiques contrastées, le présent cahier de recherche propose une lecture du modèle de ce mode d’habitat intermédiaire, par la valorisation de ses atouts et manques par rapport aux enjeux présents et à venir du vieillissement de la population française. Il offre également quelques pistes de réflexion sur l’étayage et le devenir de cette alternative à un domicile inadapté à l’âge et à «&nbsp;l’institutionnalisation&nbsp;» qui n’est envisagée qu’en dernier recours par nos concitoyens. </p><p>Les différents dispositifs d’enquête auprès des retraités et notamment ce temps d’immersion, limité et sans ambition de mesure objective de l’effet de l’environnement sur l’état physique et moral des résidents, permettent toutefois de rendre compte d’éléments en faveur d’un accompagnement pertinent des fragilités, voire des vulnérabilités liées à l’âge. Constats en résonnance avec la littérature de référence.</p><p>Ces observations et les interactions avec les équipes et résidents rendent compte de la <strong>resocialisation de publics le plus souvent isolés</strong>, du fait de l’appauvrissement de leur réseau amical, de la perte du conjoint, du possible éloignement des enfants, principaux aidants et du bénéfice ressenti sur la santé mentale. Les activités partagées, les ateliers de prévention animés par le personnel ou des intervenants extérieurs participent largement de cette appétence retrouvée pour les échanges et la vie en société. Une <strong>vie en société élargie, qui permet par ailleurs un accompagnement des fragilités</strong> ou, pour le moins, une attention à l’évolution des situations personnelles des résidents. La solidarité relative des co-résidents, le regard averti des professionnels relevant du médico-social permettent une <strong>alerte</strong> sur les possibles dégradations de la situation, de mettre en place des aides ou de réajuster les plans d’aides existants. </p><p>Ce suivi et ce soutien sont d’autant plus rendus possibles par le caractère médico-social des résidences autonomies qui s’inscrivent dans un réseau de prévention et de santé de territoire, et nouent des conventions avec les acteurs pertinents en matière de vulnérabilités de l’âge (réseau de santé, offre de santé de ville, SSIAD, EHPAD…). Capacité renforcée lorsqu’un des membres de l’encadrement, notamment le ou la responsable est issu.e du secteur médico-social ou du soin. </p><p>Cet <strong>accompagnement est particulièrement apprécié des résidents, qui se sentent sécurisés</strong> dans cet environnement adapté à leur avancée en âge, et de leurs proches aidants, rassurés de voir leurs parents dans un lieu avec une équipe d’intervenants resserrée mais qualifiée et attentive. L’habitat intermédiaire se présente ainsi, pour les aidé.e.s et les aidants, conjoints ou proches aidants, comme un <strong>lieu de vie et de répit</strong>. Les <strong>résidents déclarent se sentir chez eux, </strong>loin des représentations qu’ils pouvaient en avoir avant d’y emménager. Certains regrettent de ne pas avoir franchi le pas plus tôt et espèrent y rester le plus longtemps possible. </p><p><strong>Les résidences autonomie sont dédiées à des publics fragiles mais considérés comme non dépendants</strong>. Encore faut-il s’entendre sur la notion de fragilités. Les observations menées dans les deux résidences tendent à illustrer la possibilité d’un accueil de fragilités relativement avancées avec le transfert du domicile de plans d’aide conséquents (SSIAD, aide-ménagère), voire d’un accompagnement de maladie grave avec la mise en place d’une hospitalisation à domicile (HAD).<span style="color: windowtext;"> En 2019, en résidence autonomie, un résident sur cinq (21%) est classé en GIR 1 à 4 (EHPA, DREES 2019). </span>Les fins de vie y sont possibles et le transfert vers les EHPAD n’est pas systématique. </p><p>Les résidences autonomie répondent ainsi aux principales inquiétudes des retraités et des aidants. Les retraités qui n’envisagent pas de mobilité, pensant qu’on ne peut les accompagner dans leurs vulnérabilités et qu’ils devront nécessairement déménager en EHPAD. Des retraités qui redoutent par ailleurs d’intégrer un lieu collectif les privant de leur libre arbitre, de leur indépendance. Les aidants qui ne souhaitent pas «&nbsp;institutionnaliser&nbsp;» leur proche mais leur proposer un lieu de vie adapté, sécurisé et resocialisant.</p><p>Les résidences autonomie semblent répondre à ces souhaits et ces besoins avec toutefois des <strong>difficultés grandissantes d’équilibre économique en partie dues à un déficit d’attractivité</strong>. Leur manque de visibilité et les représentations erronées du public concerné,&nbsp;les freins particulièrement forts des seniors à la mobilité, restreignent l’accès à cette offre qui peut être estimée à tort inaccessible financièrement. Par ailleurs, <strong>le parc vieillissant nécessite des investissements conséquents pour une rénovation</strong> indispensable à la modernisation des lieux et de leur image auprès du public. </p><p>Quelques pistes sont évoquées par différents acteurs pour soutenir le déploiement de cette offre d’habitat (élargissement du forfait autonomie, réattribution du forfait soins, aide à la pierre…) qui répond aux préoccupations des retraités de rester dans un chez soi indépendant, personnel tout en étant entourés, et plus largement aux enjeux de vieillissement de la population. La nature de l’offre et l’accompagnement des fragilités, la couverture territoriale et leur potentiel d’accueil font des résidences autonomie un maillon essentiel de la prise en charge de l’autonomie aujourd’hui et dans les années à venir.&nbsp;</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-04-16T12:37:01+00:00</updated>
        </entry>
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            <title><![CDATA[Noël 2025 : privilégier l’expérience pour sortir de la routine du cadeau standardisé]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/noel-2025-privilegier-lexperience-pour-sortir-de-la-routine-du-cadeau-standardise" />
            <id>https://www.credoc.fr/5063</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Franck Lehuédé, Claire Martin, Thierry Mathé]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Au printemps dernier, le CRÉDOC révélait que près de trois Français sur dix avaient eu recours, lors des douze derniers mois, à des prestations de loisirs haut de gamme : concerts et spectacles premium, événements sportifs majeurs, séjours exclusifs, parcs à thème ou encore restaurants d’exception. Ces achats répondaient à une double aspiration : bénéficier d’un confort supérieur et vivre une expérience singulière, capable de rompre avec la routine quotidienne. Les Français expriment ainsi leur envie de vivre des émotions au lieu de détenir de plus en plus d’objets.</p><p>Dans la continuité de ces analyses, le CRÉDOC s’est intéressé à la place qu’occupe cette quête d’expériences dans les cadeaux échangés pour les fêtes de fin d’année. L’enquête Conditions de vie et aspirations des Français montre que les expériences s’imposent comme une composante importante des cadeaux de fin d’année. Une large majorité de Français (57 %) envisagent d’offrir une activité, un repas, un séjour ou une sortie culturelle, signe d’une attention portée à vivre des émotions plutôt qu’à détenir des objets. Ce phénomène est plus souvent porté par les jeunes, les cadres et les urbains. Il s’explique d’abord par la volonté d’échapper à la routine des cadeaux matériels standardisés. Il tient également au désir de proposer un présent plus personnel, capable de renforcer le lien entre l’offreur et le receveur. Enfin, il repose sur la recherche de simplicité, ces cadeaux étant considérés comme pratiques à acheter, faciles à transporter et d’un bon rapport plaisir budget.</p><p><img src="/storage/Graphe-1-Type-cadeaux.png"></p><p><strong>Près de six Français sur dix prévoient d’acheter des « cadeaux expérientiels »</strong></p><p>Offrir un repas dans un restaurant gastronomique, un moment de détente au spa, une escapade dans une ville d’art… à l’approche des fêtes, les Français confirment leur attrait pour des présents dits « expérientiels ». Ces cadeaux prennent la forme d’activités, de découvertes ou de moments partagés permettant de vivre une expérience culturelle, de bien-être ou récréative, procurant des émotions positives et parfois fortes. Cette tendance est aujourd’hui largement ancrée : 57 % des Français prévoient d’offrir au moins un « cadeau expérientiel » à Noël parmi les dix proposés.</p><p>Les repas au restaurant s’imposent comme le choix privilégié, cités par 33 % des Français. Ils sont suivis de près par les soins bien-être (29 %). Viennent ensuite les voyages et séjours en hôtel (18 %) tandis que les expériences culturelles (visiter une exposition, un musée, un salon, assister à un spectacle) sont choisies par 10 à 20 % des enquêtés. La diversité de ces propositions est notable. Près d’un Français sur cinq (19 %) prévoit d’offrir au moins quatre types de « cadeaux expérientiels ».</p><p>Ces présents viennent enrichir la palette des cadeaux placés sous les sapins. 55 % des Français prévoient ainsi d’offrir à la fois des « cadeaux expérientiels » et d’autres types de cadeaux, en premier lieu des objets mais aussi des abonnements à des plateformes vidéo, musicales, de la presse ou des livres numériques, contre 27 % qui optent uniquement pour des objets. Ces derniers demeurent un pilier essentiel des cadeaux de fin d’année : plus de la moitié des Français prévoient d’offrir un produit de beauté ou un parfum (54 %), des jeux ou jouets hors consoles (52 %), des articles de mode (50 %) ou encore des produits culturels tels que des livres, BD ou CD (50 %).</p><p><strong>Des jeunes, des ménages aisés et des urbains</strong></p><p>Les personnes envisageant d’offrir des « cadeaux expérientiels » ont des profils proches de ceux des consommateurs de loisirs premium, activités pratiquées justement pour vivre une expérience singulière, à même de rompre avec la routine quotidienne.</p><p>Il s’agit plus souvent de jeunes. Issus de générations privilégiant l’usage plutôt que la possession d’objets, ils appliquent aux cadeaux les principes qu’ils adoptent pour leurs propres pratiques.</p><p>Les catégories socioprofessionnelles supérieures sont également plus nombreuses à offrir de telles expériences, en cohérence avec leurs propres habitudes de consommation de loisirs et de services premium.</p><p>Les Franciliens recourent aussi plus fréquemment à ce type de présents, même en tenant compte d’autres facteurs pouvant influencer l’achat de « cadeaux expérientiels » comme les différences d’âge, de revenus et de catégories socioprofessionnelles. Ils bénéficient d’un accès plus large aux offres culturelles et de loisirs propres aux grands centres urbains. Enfin, les hommes envisagent plus d’offrir ce type de cadeaux.</p><p>À l’inverse, les ouvriers et employés privilégient davantage les objets, à la fois pour des raisons de nécessité (profiter des fêtes de fin d’année pour offrir des cadeaux utiles, dont le besoin se fait sentir) et en raison d’une conception de la consommation valorisant la possession d’un objet plus que son usage.</p><p><strong>Sortir de la routine des objets standardisés</strong></p><p>Pourquoi offrir une expérience plutôt qu’un objet pour les fêtes de fin d’année ? Pour 40 % des Français, il s’agit principalement de sortir de la routine des cadeaux traditionnels. Le rituel qui consiste à offrir des objets standardisés, solidement ancré depuis le milieu du</p><p>XIXe siècle avec l’essor des grands magasins, s’est diffusé au gré du développement de la société de consommation, d’abord aux États-Unis dans l’entre-deux-guerres, puis en Europe à partir des années 1950-1960. Comme l’a montré la sociologue Martyne Perrot, le cadeau est ainsi devenu un objet marchand, d’abord modestement, avant que ce phénomène ne prenne l’ampleur que l’on connaît aujourd’hui. Une étude de l’ADEME évalue que chaque personne offre en moyenne sept cadeaux lors des fêtes de fin d’année. 77 % d’entre elles optent pour des produits neufs. Dans ce contexte très codifié, les cadeaux expérientiels apparaissent comme une manière de renouveler ce rituel, en proposant une offre différente et plus personnelle.</p><p>Car offrir un cadeau est un acte fortement symbolique. Il sert à renforcer le lien entre celui qui donne et celui qui reçoit. Il témoigne d’une attention particulière à l’autre. C’est aussi le cas pour les « cadeaux expérientiels ». 36 % des Français offrent d’abord une expérience parce que la personne en a formulé le souhait ou parce qu’ils savent que cela lui plaira. C’est l’une des deux motivations les plus répandues pour offrir ce type de présents. Le fait de se conformer aux souhaits de la personne évite d’offrir un cadeau trop impersonnel. Il empêche aussi de franchir certaines frontières morales comme offrir un cadeau trop intime ou trop coûteux. Il matérialise l’importance que l’on accorde à la personne à qui est destiné le cadeau.</p><p>Les présents expérientiels portent une charge symbolique plus forte que des objets standardisés. Plus personnels, moins interchangeables, leur valeur apparaît élevée aux yeux de la personne à qui ils sont offerts, comme pourrait l’être un objet fabriqué par soi-même. Offrir une expérience contribue ainsi à créer ce que Viviana Zelizer nomme un registre d’affection spécifique : un temps vécu ensemble, un souvenir commun, un « marquage » durable de la relation. L’expérience est alors déjà contenue dans l’acte même d’offrir.</p><p><img src="/storage/graphique-3-motivations.png"></p><p><strong>Vivre une expérience unique plutôt que détenir un objet supplémentaire</strong></p><p>Au-delà de cet acte, la valeur d’un cadeau expérientiel réside dans l’émotion ressentie lorsque l’expérience sera vécue, un moment qui renforce d’autant plus le lien entre le donneur et le receveur s’il est partagé. Ainsi, 22 % des acheteurs citent pour offrir un tel cadeau en premier lieu la possibilité de vivre un moment unique ensemble.</p><p>Cet attrait pour l’expérience plutôt que la détention d’objets est typique d’une société d’abondance, où les biens matériels sont largement diffusés et ne constituent plus les seuls éléments distinctifs. Les Français se différencient désormais davantage par ce qu’ils vivent que par ce qu’ils possèdent. Interrogés par le CRÉDOC sur leurs représentations du bonheur, nos concitoyens déclarent investir aujourd’hui le registre de l’émotion, du vécu et de l’accomplissement, là où, 30 ans plus tôt, ils mettaient en avant celui de la possession d’objets.</p><p>Dans cet esprit, 22 % affirment qu’offrir une expérience permet surtout de faire plaisir à quelqu’un qui possède déjà tout le nécessaire. Offrir des cadeaux expérientiels s’inscrit ainsi dans une logique de sobriété et de désencombrement. 16 % des Français souhaitent éviter l’accumulation d’objets chez la personne à qui ils offrent cette expérience. Un tel cadeau permet de s’affranchir du cycle de vie matériel des biens (recevoir, stocker, jeter). Le vieillissement de la population renforce ce sentiment de disposer de tout ce dont on a besoin, les plus âgés ayant eu davantage de temps pour accumuler des objets au fil des années.</p><p><strong>Simplifier les achats de Noël</strong></p><p>Les cadeaux expérientiels sont aussi recherchés parce qu’ils simplifient le processus d’achat : 18 % des acheteurs estiment qu’ils sont rapides à acquérir, évitent les déplacements et n’encombrent pas leur domicile, un argument plus souvent porté par les jeunes et les urbains, davantage concernés par des logements exigus et par des déplacements en transport en commun pendant les fêtes.</p><p>L’attractivité de ces présents tient aussi à leur équilibre coût/plaisir : 17 % estiment qu’il s’agit du cadeau qui fera le plus plaisir compte tenu de leur budget. Enfin, pour 17 % des acheteurs, ils permettent de réduire le risque d’erreur lorsqu’on connaît mal les préférences du destinataire.</p><p>Seuls 8 % des consommateurs déclarent envisager d’offrir des cadeaux expérientiels parce qu’ils sont meilleurs pour l’environnement, alors même que 66 % des Français se disent préoccupés par l’avenir de la planète. Sans doute, les informations manquent-elles pour déterminer si un « cadeau expérientiel » est réellement plus écologique qu’un objet. De plus, les fêtes de fin d’année ne constituent pas un moment propice à la prise en compte des enjeux environnementaux. Selon l’ADEME, plus de la moitié des Français n’ont jamais réfléchi aux impacts environnementaux des fêtes, et 39 % y ont pensé ponctuellement. Pour un quart des personnes interrogées, cette période est même synonyme de relâchement, où elles s’autorisent à déroger momentanément à leurs principes environnementaux. Faire plaisir prime alors sur une consommation exemplaire. Dans l’enquête de l’ADEME, seuls 10 % des répondants déclarent que les enjeux environnementaux influencent réellement leurs choix de consommation ou de mobilité à Noël. Une proportion que l’on retrouve ici dans les motivations pour acheter une expérience. Les cadeaux restent souvent associés à une logique de superflu. Ils s’accordent mal avec l’idée de sobriété.</p>]]>
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                                    <updated>2025-12-08T10:33:00+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Des clivages sociétaux qui s’apaisent  plus vite, une plus grande médiatisation  de la colère]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Sandra Hoibian, Arthur Thomas, Sarah Nedjar Calvet, Nolwenn Paquet, Claire Martin,]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">Les altercations au sein du personnel politique, les diatribes sur les réseaux sociaux et les invectives dans l’audiovisuel peuvent donner le sentiment que la société est de plus en plus polarisée. Les enquêtes en sciences sociales montrent plutôt, pour ce qui est des opinions sur les mœurs, un mouvement de convergence dans le temps autour de questions autrefois clivantes (travail des femmes, avortement, euthanasie, mariage et adoption par des couples de même sexe). De nouvelles controverses apparaissent, comme la possibilité d’introduire un genre « autre » sur les papiers d’identité ou la gestation pour autrui. Mais, même sur ces sujets, les opinions ont tendance à être moins radicales.</p><p class="ql-align-justify">Comment expliquer dès lors le sentiment présent chez neuf personnes sur dix que les débats sont de plus en plus agressifs ? L’enquête Conditions de vie et aspirations du CRÉDOC et l’analyse des émotions sur les chaînes d’information en continu suggèrent trois pistes d’explication. Depuis deux ans, on observe un phénomène de backlash, dans certaines catégories (jeunes hommes, peu diplômés). La médiatisation des opinions par les chaînes d’information en continu mobilise de plus en plus le registre de l’émotion, notamment la colère. Enfin, la digitalisation des mobilisations via les réseaux sociaux et pétitions en ligne rend davantage visible la contestation. Ces évolutions invitent à penser et organiser des espaces de dialogue et de compromis ainsi que des politiques de renforcement des liens sociaux.</p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Des avis moins tranchés aujourd’hui qu’hier sur les questions sociétales </strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Une société est dite polarisée dans trois cas de figure. Premier cas : les convictions sont très fortement divergentes, avec peu d’opinions au centre, et beaucoup d’avis extrêmes. Deuxième cas : une expression des opinions très véhémente, empreinte de colère. Enfin, la polarisation désigne aussi des inégalités fortes de positions sociales. Le CRÉDOC s’est ici intéressé plus particulièrement aux deux premières dimensions en se concentrant sur des sujets sociétaux.Sur le long terme, on observe un mouvement quasi-continu de progression de la tolérance. Par exemple, selon l’enquête du CRÉDOC, 77 % de la population sont aujourd’hui favorables au mariage de couples de même sexe et 67 % à la possibilité qu’ils ou elles adoptent un enfant. Il y a presque deux décennies (en 2007), les taux étaient respectivement de 55 % et 40 %.</span></p><p class="ql-align-justify"><img src="/storage/CMV352-2.png"></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Une bascule similaire est observée par l’enquête European Value Survey où seuls 42 % trouvaient « justifié » l’avortement en 1981, 43 % le divorce et 40 % l’euthanasie. En quatre décennies, l’opinion est devenue franchement favorable à ces quatre sujets avec aujourd’hui respectivement 67 %, 73 % et 70 % d’opinions favorables. On constate même une forme d’accélération des évolutions : il a fallu environ 30 ans pour que les opinions sur l’avortement passent de 40 % d’avis favorables à 60 %, 27 ans pour le divorce, 21 ans concernant le travail des femmes, 18 ans pour l’euthanasie, 12 ans pour l’adoption couples de même sexe.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Dans la plupart des cas, les opinions des séniors, les plus réticents à ces changements sociétaux, rejoignent petit à petit ceux de leurs puînés. C’est le cas par exemple de l’adhésion à l’idée que les personnes de même sexe puissent se marier, aux opinions concernant l’avortement, le divorce, l’euthanasie.</span></p><p class="ql-align-justify"><img src="/storage/CMV352-3.png"></p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Les nouveaux clivages génèrent moins d’opinions radicales</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">La société de 2025 n’est pas devenue consensuelle pour autant. De nouveaux clivages sur des questions sociétales sont apparus. Ainsi l’opinion est divisée aujourd’hui concernant la gestation pour autrui (58 % d’avis favorables et 42 % d’avis défavorables en 2025) ou sur l’introduction d’un genre autre sur les papiers d’identité (44 % favorables, 56 % défavorables).Toutefois, même sur ces sujets aujourd’hui clivants, à niveau d’adhésion comparable, on dénombre moins d’opinions extrêmes que sur les controverses vingt ans auparavant.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Ainsi, le mariage de couples de même sexe provoquait de forts taux d’opinions extrêmes : 32 % de réponses « tout à fait d’accord », et 32 % « pas du tout d’accord » en 2007. Tandis que la gestation pour autrui en nourrit moins aujourd’hui, respectivement 19 % et 21 %. L’introduction d’un genre « autre » sur les papiers d’identité soulève l’opposition franche d’un tiers de nos concitoyens aujourd’hui, mais recueille moins de rejet radical (34 %) que l’adoption de couples de même sexe en 2007 (41 %). </span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">D’un côté on observe donc des opinions plutôt moins radicales que par le passé dans différentes enquêtes, et de l’autre domine dans la population l’impression d’une société qui se polarise de plus en plus. En 2019, Destin Commun montrait que 9 Français sur 10 jugeaient le débat public de plus en plus agressif. En 2023, l’Edelman Trust barometer décomptait 70 % des Français considérant que leur pays était plus divisé que par le passé, loin devant les Espagnols (53 %) ou les Japonais (35 %) par exemple.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Pour expliquer ce décalage, il convient de rappeler que la perception dominante de tensions entre groupes sociaux n’est pas nouvelle dans l’Hexagone et était déjà de mise en 2016 (Fondation de Dublin). Cette forte inquiétude par rapport à la cohésion sociale pourrait dénoter une attente particulièrement forte d’un débat apaisé, d’autres thématiques que les questions de mœurs pouvant diviser l’opinion (environnement, redistribution fiscale, etc.). Mais d’autres explications peuvent être proposées.</span></p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Un mouvement de backlash perceptible depuis deux ans</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Le sentiment d’une polarisation grandissante provient possiblement du mouvement de « retour de bâton » (backlash) observé depuis deux ans. La notion de backlash a été introduite par une journaliste américaine, Susan Faludi, en 1991, dans son livre, Backlash : la guerre froide contre les femmes, récompensé par le prix Pulitzer. Dans cet essai, Susan Faludi explique que les avancées des droits des femmes et d’autres minorités se trouvent systématiquement suivies d’une vague de résistance, et de retour en arrière.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Dans les enquêtes du CRÉDOC, ce mouvement est perceptible : la progression des opinions favorables à différentes évolutions sociétales est freinée, voire inversée de manière imperceptible (par exemple -4 points de personnes tout à fait ou assez d’accord entre 2023 et 2025 pour le mariage entre personnes de même sexe).</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Dans le détail, il n’y a pas vraiment de levée de boucliers : la frange très réfractaire reste stable. On constate davantage un affadissement des positions très nettement favorables. Ainsi 53 % des Français étaient « tout à fait d’accord » avec le mariage entre personnes de même sexe en 2023, ils ne sont plus que 43 % en 2025, - 10 points en 2 ans, à rebours de la tendance de long terme. Ce mouvement de backlash est très net chez les jeunes hommes et les peu diplômés.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;"><span class="ql-cursor">﻿﻿﻿﻿</span></span><img src="/storage/CMV352-4.png"></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Sur des questions arrivées plus récemment dans le débat public comme l’introduction d’un genre autre sur les papiers d’identité, ce backlash est encore plus net. Les personnes fondamentalement opposées à cette possibilité sont aujourd’hui 34 %, soit + 5 points par rapport 2022. Le rejet franc augmente notamment chez les jeunes (31 %, + 9 points en 3 ans), qu’il s’agisse de jeunes hommes (33 %) ou de jeunes femmes (31 %).</span></p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Davantage de passions tristes dans les chaînes d’information en continu</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Depuis une dizaine d’années, l’espace public français semble s’être chargé d’une intensité émotionnelle nouvelle. Les chaînes d’information en continu, observées à travers les données du site data.ina.fr, offrent une illustration de cette transformation. En analysant les mots associés à six émotions principales au travers de la présence 18 notions dans leurs programmes depuis 2015 (cf. encadré méthodologie), on observe une progression du langage affectif de 10 % au total des trois chaînes étudiées BFM TV, LCI et i-Télé (devenue CNews en 2017), toutes émotions confondues. Après un pic soudain et bref en 2018 au moment de la crise des Gilets jaunes, les sentiments étaient moins présents. Mais depuis 2019, la présence des émotions a augmenté régulièrement.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Dans cette évolution, la balance penche de plus en plus du côté des ressentis négatifs. Les émotions du registre lexical du bonheur reculent de 19 %, tandis que les sentiments négatifs (tristesse, peur, colère, dégoût) progressent de 15 %. Parmi elles, la colère connaît une envolée spectaculaire : + 37 % depuis 2015. Difficile de déterminer si les chaînes d’information en continu se font la chambre d’écho de l’évolution des passions dans notre société ou si elles les amplifient et les nourrissent. Mais cette montée du registre émotionnel, et en particulier des affects négatifs, pourrait contribuer à alimenter le sentiment d’une société plus divisée, plus tendue, où la colère et l’anxiété prennent le pas sur le débat rationnel. Des travaux de l’observatoire du bien-être du CEPREMAP montraient un mouvement similaire de montée des émotions, en particulier de la colère, dans les discours des parlementaires à l’Assemblée nationale.</span></p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Une visibilité plus grande de la contestation numérique</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Enfin, la troisième piste d’explication est liée à la transformation profonde des engagements et de la parole dans l’agora publique qui se sont très largement démocratisés via les outils digitaux. Selon le baromètre du numérique 2024 du CRÉDOC, 90 % des internautes sont présents sur les réseaux sociaux. Les trois quarts les consultent plusieurs fois par jour ou tous les jours ou presque.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Or 64 % des Français estiment que les points de vue les plus extrêmes y prennent trop de place et 45 % pensent qu’ils représentent une menace pour le bon fonctionnement de la démocratie (Destin commun, 2022).</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">En lien, on constate une progression du nombre de pétitions en ligne. Par exemple sur le site de l’Assemblée nationale, 704 pétitions ont été enregistrées entre 2017 et 2022 ; la plus soutenue avait rassemblé 31 115 signatures en janvier 2021. Entre 2022 et 2024, soit en moitié moins de temps, 1 144 pétitions avaient déjà été déposées et fermées, dont la plus soutenue a recueilli 263 887 signatures. En 2025, la pétition contre la loi Duplomb a rassemblé plus de deux millions de signataires en plein cœur de l’été.</span></p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Penser des espaces de dialogue et de lien social</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">La présence de polarités est normale dans une société démocratique jusqu’à un certain seuil, évidemment difficile à déterminer. L’augmentation du registre émotionnel dans les chaînes d’information en continu et chez les parlementaires, la montée en puissance de l’engagement numérique (réseaux sociaux, pétitions) qui peut donner à voir, très rapidement, l’ampleur de contestations, sans présence de débat organisé, invitent à penser de nouveaux espaces de dialogue et de compromis institutionnalisés. Ces espaces pourraient davantage s’appuyer sur le registre argumentatif plutôt qu’émotionnel et s’inscrire dans un temps plus long, plus propice à la délibération.</span></p><p><span style="color: black;">Les politiques de renforcement de liens sociaux sont aussi indispensables à la vitalité et au compromis démocratique. La théorie du contact (Gordon Allport, 1954) montre que les liens sociaux sont essentiels pour réduire les préjugés et améliorer les relations entre les groupes. De fait, dans l’enquête Conditions de vie de juillet 2024, seules 21 % des personnes isolées socialement ont confiance, de manière générale, en autrui, contre 29 % quand elles ont un réseau de sociabilité, et 42 % deux réseaux ou plus.&nbsp;</span></p>]]>
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                                    <updated>2025-12-12T05:55:42+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Analyse coûts-bénéfices des Jeux  Olympiques et Paralympiques de Paris  2024]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Hélène Blake, Marianne Bléhaut, Claire Martin]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Principes d’une analyse coûts-bénéfices</span></p><p>Les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (JOP) représentent le plus grand événement sportif organisé en France après la coupe du monde de football de 1998. En tant que Mega-event, ils ont mobilisé un grand nombre d’acteurs et ont eu des effets multiples, parfois en dehors du champ strict de l'économie. La présente étude propose une analyse coûts-bénéfices (ACB) pour capter au mieux l’ensemble de ces effets. L’ACB est en effet d’une démarche visant à déterminer l’ensemble des gains ou pertes engendrées par un investissement ou un événement. Elle ne se limite pas aux effets purement économiques, et intègre également les dimensions sociales et environnementales en leur attribuant une valeur monétaire. </p><p>La présente analyse couvre le territoire national, pour toutes les catégories d’acteurs concernées&nbsp;: l’Etat et les collectivités locales, les investisseurs publics ou privés, les spectateurs et téléspectateurs résidant sur le territoire national, les entreprises, etc. </p><p>Les coûts et bénéfices étudiés sont appréciés au regard d’une situation fictive appelée contrefactuel, dans laquelle la France n’aurait pas été hôte des JOP. Nous étudions deux contrefactuels&nbsp;: la comparaison avec une année en France sans JOP (généralement appréciée grâce aux données de l’année 2023), et la comparaison avec une situation dans laquelle les JOP auraient eu lieu dans un autre pays (généralement appréciée grâce aux données des précédentes éditions des JOP).</p><p>L’ensemble des effets évalués se résument dans la valeur actualisée nette socio-économique. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous et sont détaillés plus loin. </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Bilan des investissements publics et privés en matière de construction et d’organisation</span></p><p>Un grand nombre d'acteurs, aussi bien publics que privés ont participé activement à la mise en place des JOP de Paris 2024. <strong>Les financements publics ont été majeurs, s’élevant à 6,63&nbsp;Mds€,</strong> selon la Cour des Comptes&nbsp;(Cour des Comptes, 2025). Ces dépenses publiques couvrent des frais de construction et d’organisation, notamment par la mobilisation exceptionnelle des services des pouvoirs publics pour les transports, la sécurité… Elles ont très partiellement été compensées par des recettes supplémentaire. Des investisseurs privés ont également amplement participé à l’évènements (promoteurs immobiliers pour le village olympique, partenariats du COJOP, exploitants de licences…). </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Un impact limité des JOP sur le secteur touristique en 2024</span></p><p>L’un des effets les plus discutés – et attendus – des JOP sur l’économie française concerne le secteur du tourisme. De fait, si la période des Jeux s’est traduite par une plus grande fréquentation touristique dans l’année précédente pendant les semaines des épreuves olympiques, ce n’est toutefois pas le cas en dehors de cette période. En définitive, sur l’année 2024, la fréquentation hôtelière est donc inférieure à celle de l’année 2023 pour l’Île de France. Cette <strong>baisse de la fréquentation n’a pas été compensée dans le secteur hôtelier par la hausse des prix</strong> constatée et les acteurs de ce secteur ont donc légèrement perdu à l’organisation de l’évènement. </p><p><strong>Les locations entre particuliers ont pu jouer un rôle d’ajustement.</strong> Par rapport à l’année 2023, le nombre de locations a augmenté, leur durée moyenne s’est allongée, et les prix pratiqués ont crû. Il en résulte une hausse du profit des propriétaires des locations touristiques. </p><p>Les <strong>éventuels effets de long terme</strong> des JOP sur la fréquentation touristique sont encore incertains et ne peuvent donc pas être pris en compte dans cette étude. Les données des premiers mois de 2025 montrent une évolution de l’occupation hôtelière légèrement moins favorable en Ile-de-France que dans les autres régions. Toutefois, de nombreux autres facteurs que les JOP peuvent influencer l’évolution de la fréquentation touristique (situation internationale, taux de change…). </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Un effet positif sur le marché du travail</span></p><p>L’organisation des JOP, qui avait notamment pour objectif de <strong>favoriser l’activité locale</strong>, a nécessité des emplois. La Solidéo et le COJOP ont notamment engagé des programmes spécifiques pour employer des personnes éloignées de l’emploi. </p><p>Par ailleurs, des salariés mobilisés pour l’événement, principalement ceux des secteurs publics (sécurité, transport, santé etc.), ont perçu des <strong>primes</strong> et ont effectué des <strong>heures supplémentaires</strong>, accroissant directement leurs revenus. </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Y avoir été&nbsp;: la satisfaction des spectateurs et téléspectateurs, un bénéfice majeur des JOP</span></p><p>Les JOP ont constitué un<span style="color: windowtext;"> </span>événement planétaire,<span style="color: windowtext;"> suivi par cinq milliards de personnes dans le monde. Le périmètre de la présente ACB étant national, seule</span> la satisfaction ressentie par les spectateurs et téléspectateurs résidant en France y est valorisée. Leur «&nbsp;surplus&nbsp;» est estimé comme le montant additionnel qu’ils auraient été prêts à payer pour assister aux épreuves au-delà de leurs dépenses effectives. <strong>Une large majorité des spectateurs auraient été prêts à payer plus que ce qu’ils ont effectivement dépensé</strong> (78&nbsp;% des spectateurs des épreuves olympiques et 84&nbsp;% des spectateurs des épreuves paralympiques). En moyenne, ils auraient été prêts à payer 30&nbsp;% de plus que le prix des billets effectivement payé.</p><p>A ces bénéfices, il convient d’ajouter ceux des nombreux téléspectateurs qui ont profité des retransmissions en direct gratuites (sur les chaînes publiques), en télévision payantes ou sur d’autres supports audiovisuels. Une faible part des téléspectateurs déclarent qu’ils auraient été<strong> prêts à souscrire à un abonnement payant si les chaînes publiques n’avaient pas proposé de retransmission</strong> (30&nbsp;%). Cette situation traduit vraisemblablement le fort attachement des Français aux retransmissions gratuites d’un tel événement, assurées en France par le service public. </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Sport et santé publique, un héritage positif des JOP</span></p><p>L’amélioration de l’activité physique et sportive des Français était un des objectifs poursuivis à travers l’organisation des JOP 2024. Il apparaît en effet que <strong>le nombre de licenciés sportifs a augmenté de 6,4&nbsp;% entre 2023 et 2025,</strong> contre 1,7&nbsp;% s’il avait suivi la tendance antérieure à la pandémie de Covid-19 et 2,7&nbsp;% lors des olympiades passées. Cet écart est supposé imputable aux JOP de Paris 2024. La valorisation monétaire de l’accroissement de la pratique sportive tient compte à la fois des bénéfices de santé, et de certaines conséquences potentiellement négatives de cette pratique (accidentologie notamment). L’estimation de cet effet d’héritage sportif devra être affinée à l’avenir compte tenu de l’évolution de la pratique sportive qui sera effectivement observée.</p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">L’héritage des infrastructures, un effet potentiellement fort qui ne peut être estimé précisément</span></p><p>Une grande partie du coût des JOP découle de la phase de préparation des JOP, en lien avec la construction ou la rénovation d’infrastructures. La plupart d’entre elles <strong>pourront avoir des retombées de moyen et long terme pour les populations locales et les autres utilisateurs de ces infrastructures</strong>. A ce stade, toute quantification de ces effets d’héritage repose sur un jeu d’hypothèses plutôt que sur une mesure effective. Nous proposons un tel jeu d’hypothèse reposant sur un retour sur investissement au moins partiel et dont l’ampleur dépend de la nature de l’infrastructure. Cette démarche fait suite à une recommandation émise par le conseil scientifique du projet. En toute rigueur, les effets d’héritage des <strong>infrastructures devront faire l’objet d’analyses approfondies par la suite</strong> pour en confirmer les ordres de grandeur. </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Un coût lié au carbone, malgré la réduction des émissions par rapport aux précédentes éditions des JOP</span></p><p>La candidature de Paris pour les JOP de 2024 insistait particulièrement sur la durabilité et la sobriété de ces jeux, avec en particulier l’objectif de diminuer de moitié les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux éditions précédentes. Les estimations du Commissariat général au développement durable (CGDD) montrent que cet objectif a été atteint puisque <strong>les émissions totales des Jeux se sont élevées à 2&nbsp;millions de tonnes équivalent CO</strong><sub><strong>2</strong></sub>. Ainsi, par rapport à ces éditions précédentes, les JOP de Paris 2024 ont engendré un bénéfice climatique pour le monde. La présente analyse étant toutefois réalisée du point de vue de la collectivité nationale, elle ne retient qu’une partie de ce bénéfice. En effet, les émissions réalisées sur le sol national ont augmenté du fait de l’organisation des JOP. Or, ces dernières sont plus coûteuses pour la communauté française dans la mesure où elles impliquent des efforts supplémentaires pour remplir les objectifs climatiques nationaux. <strong>Finalement, malgré un bilan climatique plus léger que d’autres JOP passés, le bilan pour la France est négatif. </strong></p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Effet global et discussion</span></p><p>En tenant compte de l’ensemble de ces coûts et bénéfices monétisés, le coût net pour la collectivité nationale s’établit à 5,5 milliards d’euros par rapport à une année sans JOP, et 5,8 milliards d’euros par rapport à une situation où les JOP auraient eu lieu ailleurs. Ce coût pourrait être réduit à l’avenir par les retombées d’héritage des JOP, pour s’établir à 2,5 par rapport à une situation sans JOP et 2,8 milliards d’euros par rapport à une situation où les JOP auraient eu lieu ailleurs.</p><p><strong>Une partie des effets potentiels des JOP n’ayant pas pu être intégrés à l’analyse, ce bilan peut s’interpréter comme le coût payé par la société française pour ces impacts additionnels </strong>(satisfaction des bénévoles des jeux, effets sur le marché du logement ou les effets immatériels associés à l’image de la France…).</p><p>Les difficultés à comptabiliser les effets additionnels des JOP mettent ainsi en lumière des <strong>pistes d’amélioration pour des travaux futurs</strong>, à la fois pour affiner l’analyse présentée ici à l’avenir, et pour faciliter la mise en œuvre d’évaluations coûts-bénéfices de grands événements à venir</p>]]>
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                                    <updated>2025-12-16T10:15:32+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Etude sur la satisfaction des particuliers  destinataires de colis - Rapport]]></title>
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            <id>https://www.credoc.fr/5069</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Pauline Jauneau-Cottet, Marianne Bléhaut]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Etude sur la satisfaction des particuliers&nbsp;destinataires de colis - Rapport</p>]]>
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                                    <updated>2026-02-11T13:43:33+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Etude sur la satisfaction des particuliers  destinataires de colis - Infographie]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/etude-sur-la-satisfaction-des-particuliers-destinataires-de-colis-infographie" />
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            <author>
                <name> <![CDATA[Pauline Jauneau-Cottet, Marianne Bléhaut]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Infographie étude ARCEP - satisfaction colis</p>]]>
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                                    <updated>2026-02-11T13:43:44+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Observatoire de l&#039;économie de l&#039;architecture - présentation]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/observatoire-de-leconomie-de-larchitecture-presentation" />
            <id>https://www.credoc.fr/5071</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Marianne Bléhaut]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>En 2025, les perspectives économiques des agences apparaissent <strong>moins favorables qu’en 2023</strong>. La part d’agences anticipant une hausse de leur chiffre d’affaires recule de <strong>8 points</strong>, tandis que celles s’attendant à une baisse progressent nettement (<strong>41 % en 2025 contre 33 % en 2023</strong>).</p><p>La situation financière reste contrastée : <strong>67 % des agences ont dégagé un bénéfice en 2024</strong>, une proportion en baisse de <strong>7 points par rapport à 2022</strong>. Toutefois, parmi les agences bénéficiaires, le niveau de rentabilité (rapporté au chiffre d’affaires) semble plus élevé qu’en 2022. Des <strong>écarts apparaissent entre agences libérales et sociétés</strong>, ces dernières affichant des perspectives plus favorables.</p><p>Malgré ce contexte, les intentions de développement demeurent fortes : <strong>76 % des agences souhaitent faire croître leur activité en 2026</strong>, soit une légère hausse par rapport à 2024 (+5 points), en particulier parmi les sociétés. Cette croissance passerait d’abord par les <strong>activités existantes</strong> (80 %), mais aussi par une <strong>diversification vers de nouvelles activités</strong> (56 %).</p><p>Pour 2026, les anticipations restent toutefois prudentes : <strong>46 % des agences prévoient une baisse des rentrées d’honoraires</strong> (+3 points par rapport à 2024), contre <strong>19 %</strong> qui anticipent une hausse, une proportion stable.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-12-17T12:43:50+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Observatoire de l&#039;économie de l&#039;architecture - rapport]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/observatoire-de-leconomie-de-larchitecture-rapport" />
            <id>https://www.credoc.fr/5072</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Marianne Bléhaut]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>En 2025, les perspectives économiques des agences apparaissent <strong>moins favorables qu’en 2023</strong>. La part d’agences anticipant une hausse de leur chiffre d’affaires recule de <strong>8 points</strong>, tandis que celles s’attendant à une baisse progressent nettement (<strong>41 % en 2025 contre 33 % en 2023</strong>).</p><p>La situation financière reste contrastée : <strong>67 % des agences ont dégagé un bénéfice en 2024</strong>, une proportion en baisse de <strong>7 points par rapport à 2022</strong>. Toutefois, parmi les agences bénéficiaires, le niveau de rentabilité (rapporté au chiffre d’affaires) semble plus élevé qu’en 2022. Des <strong>écarts apparaissent entre agences libérales et sociétés</strong>, ces dernières affichant des perspectives plus favorables.</p><p>Malgré ce contexte, les intentions de développement demeurent fortes : <strong>76 % des agences souhaitent faire croître leur activité en 2026</strong>, soit une légère hausse par rapport à 2024 (+5 points), en particulier parmi les sociétés. Cette croissance passerait d’abord par les <strong>activités existantes</strong> (80 %), mais aussi par une <strong>diversification vers de nouvelles activités</strong> (56 %).</p><p>Pour 2026, les anticipations restent toutefois prudentes : <strong>46 % des agences prévoient une baisse des rentrées d’honoraires</strong> (+3 points par rapport à 2024), contre <strong>19 %</strong> qui anticipent une hausse, une proportion stable.</p>]]>
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                                    <updated>2025-12-17T12:50:45+00:00</updated>
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            <entry>
            <title><![CDATA[La pratique sportive en France en 2025 après les Jeux de Paris]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/la-pratique-sportive-en-france-en-2025-apres-les-jeux-de-paris" />
            <id>https://www.credoc.fr/5073</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Jörg Müller, Philippe Lombardo]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Les activités physiques ou sportives (APS) couvrent un large éventail de pratiques, dont la fréquence et l’intensité varient, et à travers lesquelles « le sport » s’entend dans son acception la plus large : elles recouvrent à la fois la pratique physique récréative, comme la marche en pleine nature, et la pratique en compétition.</p><p>APRÈS LES JOP, UNE LÉGÈRE HAUSSE DU TAUX DE PRATIQUE</p><p>En 2025, après les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, 61 % des personnes de 15 ans ou plus ont pratiqué une activité physique régulière (au moins une fois par semaine en moyenne) au cours des douze derniers mois, contre 54 % en 2018 et 59 % en 2023 un an avant les JOP. Ainsi, la pratique sportive est en légère hausse entre 2023 et 2025 (+ 2 points), et en plus forte hausse depuis 2018 (+7 points). En tenant compte des pratiques occasionnelles, 72 % des personnes de 15 ans ou plus ont pratiqué au moins une activité physique et sportive au cours des douze derniers mois, soit 2 points de plus qu’en 2023, et 5 points de plus qu’en 2018. Enfin, si l’on comptabilise aussi les activités physiques de mobilité douce ou active (comme les déplacements du quotidien à pied, à vélo ou encore à trottinette)1 , le taux de pratiquants atteint 81 %, en hausse de 2 points par rapport à 2023 et de 6 points par rapport à 2018.</p><p>L’UNIVERS DE LA MARCHE ET DE LA COURSE À PIED PARTICULIÈREMENT PRISÉ</p><p>L’univers de la marche et de la course est de loin le plus pratiqué. C’est aussi celui qui a le plus progressé depuis 2018 : en 2025, 32 % des personnes déclarent avoir pratiqué une activité de cette famille au moins une fois par semaine, qu’il s’agisse de marche (randonnée pédestre, marche nordique ou encore marche athlétique) ou de course à pied (du footing de détente à l’ultra-trail), contre 25 % en 2018. Deuxième univers avec le plus de pratiquants, les activités de la forme et de gymnastique comptent 21 % de pratiquants réguliers (+3 points par rapport à 2018). Les sports de cycle ou motorisés (11 %, hors mode de déplacement du quotidien), principalement le vélo, et les sports aquatiques et nautiques (10 %) arrivent ensuite respectivement en 3e et 4e positions des sports régulièrement pratiqués, en légère progression depuis 2018. La proportion de pratiquants réguliers augmente aussi un peu dans les univers des sports de raquette ou de sports collectifs depuis 2018. Les univers sportifs les plus prisés par les Français se caractérisent par leur souplesse en termes d’organisation – ils peuvent être pratiqués de manière assez autonome.</p><p>L’ÉCART ENTRE LES PRATIQUES FÉMININE ET MASCULINE S’EST RÉDUIT</p><p>Historiquement inférieure à la pratique masculine, la pratique régulière féminine a connu une forte hausse entre 2018 et 2022 (+10 points). Dans le même temps, la pratique régulière des hommes augmentait de 5 points. Ainsi l’écart entre hommes et femmes parmi les pratiquants réguliers s’est considérablement réduit, passant de 6 points en 2018 à 1 point en 2025.</p><p>LES JEUNES ET LES CATÉGORIES LES PLUS AISÉES RESTENT LES PLUS SPORTIFS</p><p>Les plus jeunes demeurent les plus sportifs : 84 % des 15-29 ans pratiquent régulièrement en 2025, contre 75 % des 30-59 ans et 61 % des 60 ans ou plus. Cependant, les écarts de pratique selon l’âge se réduisent depuis 2018 : alors qu’ils atteignaient 19 points en 2018 entre les moins et les plus de 40 ans, ils ne sont plus que de 12 à 14 points depuis 2023. Par ailleurs, même si la pratique sportive semble avoir progressé dans tous les milieux sociaux depuis 2018, elle reste très marquée socialement : en 2025, 70 % des personnes ayant au moins le bac pratiquent régulièrement contre 52 % des personnes ayant un diplôme inférieur (18 points d’écart) par exemple. 13 points séparent par ailleurs le taux de pratique régulière des 25 % des personnes les plus aisées et celui des 25 % les plus modestes.</p><p>LA PRATIQUE EN CLUB EST EN REPLI</p><p>La pratique en club associatif concerne 20 % des pratiquants, en baisse par rapport à 2018 (24 %). Parallèlement, la pratique dans les structures commerciales comme les centres de remise en forme, de fitness ou de gymnastique augmente (11 % en 2025 contre 8 % en 2018). La pratique hors structure est stable : la pratique pleinement autonome continue à décroître régulièrement depuis 2018 (53 % en 2025, -8 points depuis 2018), tandis que la pratique non encadrée mais mobilisant des applications, des tutoriels internet ou encore du visionnage de cours en différé progresse symétriquement sur la même période (16 %, +8 points par rapport à 2018).</p><p>PRÈS DE DEUX FRANÇAIS SUR DIX PRATIQUENT PRINCIPALEMENT À DOMICILE</p><p>Particulièrement développée pendant la crise sanitaire (47 % des pratiquants en 2020), la pratique à domicile avait largement reflué ensuite, elle rebondit un peu en 2025, à 22 %, soit +4 points par rapport à 2018. Les pratiquants à domicile soulignent les avantages de cette pratique : plus de flexibilité pour pratiquer quand ils en ont envie (40 %), un coût moindre (19 %) et l’absence de contrainte météo (20 %). La pratique en plein air, en milieu naturel ou en ville, est la plus développée et concerne quant à elle 46 % des pratiquants. Enfin, la pratique dans des installations sportives2 concerne 26 % des pratiquants.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-12-17T13:43:16+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre national des pratiques sportives 2025]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/barometre-national-des-pratiques-sportives-2025" />
            <id>https://www.credoc.fr/5075</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Jörg Müller, Pauline Jauneau-Cottet (CREDOC), Philippe Lombardo (INJEP)]]></name>
            </author>
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                <![CDATA[<p>Les activités physiques ou sportives (APS) couvrent un large éventail de pratiques, dont la fréquence et l’intensité varient, et à travers lesquelles « le sport » s’entend dans son acception la plus large : elles recouvrent à la fois la pratique physique récréative, comme la marche en pleine nature, et la pratique en compétition.</p><p><strong>APRÈS LES JOP, UNE LÉGÈRE HAUSSE DU TAUX DE PRATIQUE</strong></p><p>En 2025, après les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, 61 % des personnes de 15 ans ou plus ont pratiqué une activité physique régulière (au moins une fois par semaine en moyenne) au cours des douze derniers mois, contre 54 % en 2018 et 59 % en 2023 un an avant les JOP. Ainsi, la pratique sportive est en légère hausse entre 2023 et 2025 (+ 2 points), et en plus forte hausse depuis 2018 (+7 points). En tenant compte des pratiques occasionnelles, 72 % des personnes de 15 ans ou plus ont pratiqué au moins une activité physique et sportive au cours des douze derniers mois, soit 2 points de plus qu’en 2023, et 5 points de plus qu’en 2018. Enfin, si l’on comptabilise aussi les activités physiques de mobilité douce ou active (comme les déplacements du quotidien à pied, à vélo ou encore à trottinette)1 , le taux de pratiquants atteint 81 %, en hausse de 2 points par rapport à 2023 et de 6 points par rapport à 2018.</p><p><strong>L’UNIVERS DE LA MARCHE ET DE LA COURSE À PIED PARTICULIÈREMENT PRISÉ</strong></p><p>L’univers de la marche et de la course est de loin le plus pratiqué. C’est aussi celui qui a le plus progressé depuis 2018 : en 2025, 32 % des personnes déclarent avoir pratiqué une activité de cette famille au moins une fois par semaine, qu’il s’agisse de marche (randonnée pédestre, marche nordique ou encore marche athlétique) ou de course à pied (du footing de détente à l’ultra-trail), contre 25 % en 2018. Deuxième univers avec le plus de pratiquants, les activités de la forme et de gymnastique comptent 21 % de pratiquants réguliers (+3 points par rapport à 2018). Les sports de cycle ou motorisés (11 %, hors mode de déplacement du quotidien), principalement le vélo, et les sports aquatiques et nautiques (10 %) arrivent ensuite respectivement en 3e et 4e positions des sports régulièrement pratiqués, en légère progression depuis 2018. La proportion de pratiquants réguliers augmente aussi un peu dans les univers des sports de raquette ou de sports collectifs depuis 2018. Les univers sportifs les plus prisés par les Français se caractérisent par leur souplesse en termes d’organisation – ils peuvent être pratiqués de manière assez autonome.</p><p><strong>L’ÉCART ENTRE LES PRATIQUES FÉMININE ET MASCULINE S’EST RÉDUIT</strong></p><p>Historiquement inférieure à la pratique masculine, la pratique régulière féminine a connu une forte hausse entre 2018 et 2022 (+10 points). Dans le même temps, la pratique régulière des hommes augmentait de 5 points. Ainsi l’écart entre hommes et femmes parmi les pratiquants réguliers s’est considérablement réduit, passant de 6 points en 2018 à 1 point en 2025.</p><p><strong>LES JEUNES ET LES CATÉGORIES LES PLUS AISÉES RESTENT LES PLUS SPORTIFS</strong></p><p>Les plus jeunes demeurent les plus sportifs : 84 % des 15-29 ans pratiquent régulièrement en 2025, contre 75 % des 30-59 ans et 61 % des 60 ans ou plus. Cependant, les écarts de pratique selon l’âge se réduisent depuis 2018 : alors qu’ils atteignaient 19 points en 2018 entre les moins et les plus de 40 ans, ils ne sont plus que de 12 à 14 points depuis 2023. Par ailleurs, même si la pratique sportive semble avoir progressé dans tous les milieux sociaux depuis 2018, elle reste très marquée socialement : en 2025, 70 % des personnes ayant au moins le bac pratiquent régulièrement contre 52 % des personnes ayant un diplôme inférieur (18 points d’écart) par exemple. 13 points séparent par ailleurs le taux de pratique régulière des 25 % des personnes les plus aisées et celui des 25 % les plus modestes.</p><p><strong>LA PRATIQUE EN CLUB EST EN REPLI</strong></p><p>La pratique en club associatif concerne 20 % des pratiquants, en baisse par rapport à 2018 (24 %). Parallèlement, la pratique dans les structures commerciales comme les centres de remise en forme, de fitness ou de gymnastique augmente (11 % en 2025 contre 8 % en 2018). La pratique hors structure est stable : la pratique pleinement autonome continue à décroître régulièrement depuis 2018 (53 % en 2025, -8 points depuis 2018), tandis que la pratique non encadrée mais mobilisant des applications, des tutoriels internet ou encore du visionnage de cours en différé progresse symétriquement sur la même période (16 %, +8 points par rapport à 2018).</p><p><strong>PRÈS DE DEUX FRANÇAIS SUR DIX PRATIQUENT PRINCIPALEMENT À DOMICILE</strong></p><p>Particulièrement développée pendant la crise sanitaire (47 % des pratiquants en 2020), la pratique à domicile avait largement reflué ensuite, elle rebondit un peu en 2025, à 22 %, soit +4 points par rapport à 2018. Les pratiquants à domicile soulignent les avantages de cette pratique : plus de flexibilité pour pratiquer quand ils en ont envie (40 %), un coût moindre (19 %) et l’absence de contrainte météo (20 %). La pratique en plein air, en milieu naturel ou en ville, est la plus développée et concerne quant à elle 46 % des pratiquants. Enfin, la pratique dans des installations sportives2 concerne 26 % des pratiquants.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-12-18T00:45:02+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[La société numérique française : comprendre les freins psychosociaux à l&#039;usage du numérique]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/la-societe-numerique-francaise-comprendre-les-freins-psychosociaux-a-lusage-du-numerique" />
            <id>https://www.credoc.fr/5061</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Lucie BRICE MANSENCAL, Nolwenn PAQUET (Crédoc); Jérôme CLERGET, Matthieu SERREAU, Pascal PLANTARD  (CREAD)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">En 2021, le Programme Société Numérique de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), a lancé une consultation pour la production d’une série d’études sur l’état de l’art de la société numérique française. C’est dans ce cadre que le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC) et le Centre de recherche sur l’éducation, les apprentissages et la didactique (CREAD), associé au GIS M@rsouin, mènent un travail de diagnostic et d’analyse qui donne lieu à une série de rapports thématiques. La première édition, publiée en avril 2023, portait sur la définition et la mesure du phénomène d’éloignement numérique. La deuxième édition, publiée en mars 2025, a mis en lumière les actions des professionnels du secteur de la médiation numérique en montrant à quel point celles-ci couvrent tous les champs de la vie quotidienne des individus et doivent, en conséquence, être pensées en complémentarité avec les actions des autres professionnels du secteur social, socioculturel et administratif. </span><strong style="color: black;">La troisième et dernière édition de cette série d’études vise à fournir des clefs de compréhension de la présence de freins psychosociaux à l’usage du numérique dans la population tout en suggérant des pistes de réflexions pour les réduire loin de toute forme d'injonction</strong><span style="color: black;">. En mobilisant de manière inédite la littérature scientifique et les études quantitatives les plus récentes sur le sujet, cette étude nous plonge dans les dynamiques sociales et culturelles qui sous-tendent l’appropriation des technologies numériques. Le présent article délivre une synthèse de cette dernière étude.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">L’objet de ce rapport, dans la lignée de l’ambition formulée lors des travaux de concertation dans le cadre du Conseil National de la Refondation Numérique (CNR), est d’appréhender la nature des «&nbsp;freins psychosociaux&nbsp;» à l’appropriation des technologies numériques. Le terme «&nbsp;psychosocial&nbsp;» fait référence aux effets des processus sociaux et cognitifs sur la manière dont les individus perçoivent, influencent et interagissent. L’idée de «&nbsp;freins psychosociaux&nbsp;» (</span><em style="color: black;">psychosocial barriers</em><span style="color: black;">) concerne plus particulièrement les croyances, valeurs, attitudes ou perceptions individuelles qui entravent la participation à des activités d'apprentissage.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Après avoir dressé un panorama de ces freins, ce rapport explore, en s’appuyant sur la littérature scientifique et des études quantitatives (en particulier le «&nbsp;Baromètre du numérique&nbsp;»), les conditions d’appropriation des technologies et de constructions des usages par les individus et les groupes d’individus, en mettant en avant le rôle joué par les contextes sociaux et de vie. Il propose également une typologie des postures entretenues par les Français vis-à-vis des technologies numériques.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Le passage en revue des freins déclarés par la population révèle une dimension psychosociale venant nourrir les trois grandes familles de freins observables : protection, socioculturels et adhésion. Les freins de protection concernent 47&nbsp;% de la population et se centrent sur l’identification de risques tangibles comme la cybercriminalité, les vols de données ou le harcèlement en ligne. Ils se fondent sur des croyances qui dépassent le fait d’avoir été ou non réellement victime de préjudice et peuvent contribuer à nourrir des stratégies d’évitement ou de limitation des usages numériques (achats, partage de contenu personnel). Les freins socioculturels sont présents auprès 40&nbsp;% de la population et reposent directement sur une posture psychosociale&nbsp;: celle de ne pas suffisamment maîtriser les outils, de commettre des erreurs ou de se sentir financièrement exclu. Cette représentation de ses propres compétences numériques mais aussi de son niveau d’équipement reflète autant des expériences personnelles d’échec que la perception d’un décalage social et financier, notamment par rapport à un niveau de compétences ou d’équipement perçu comme nécessaire pour des usages numériques «&nbsp;standard&nbsp;» (répondant à la norme dominante). Enfin, les freins à l’adhésion du numérique sont présents parmi 20&nbsp;% de la population et se traduisent par une prise de distance volontaire ou par désintérêt (qui ne résulte pas d’une volonté consciente de l’individu mais d’un mode de vie n’ayant jamais dépendu du numérique, d’une absence de besoin ressenti) à l’égard du numérique, s’ancrant ainsi pleinement dans une dimension psychosociale puisqu’ils reflètent des valeurs, préférences ou postures.</span></p><p class="ql-align-justify"><em style="color: black;">Proportion de la population déclarant des freins à l’usage du numérique pouvant revêtir des dimensions psychosociales :</em></p><p class="ql-align-justify"><em style="color: black;"><img src="data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAu4AAAHCCAMAAACHRbwoAAAAAXNSR0IArs4c6QAAAARnQU1BAACxjwv8YQUAAAKCUExURQAAAFVVVVlZWVlZWVVVVUBAQFhYWFdXV1hYWFVVVVVVVVlZWVhYWFhYWFlZWVhYWE1NTUBAQFlZWQAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACovdwAAAAAAAFlZWQAAAAAAAAAAAAAAAAAAAP///////////////////////y0yeFlZWVhYWElJSVhYWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAP///////////////y4zeP7+/gAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAP///////////////////////////////wStiACshvr9/AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAP///////////////y80ef39/tnZ2dXV1dra2oCAgNnZ2dnZ2VlZWUZGRlVVVVlZWVlZWVlZWVhYWFhYWFdXV1lZWVhYWFhYWFlZWVJSUlFRUVhYWFlZWVhYWFhYWFlZWVVVVVhYWFNTU1ZWVlhYWFdXV1hYWFhYWFlZWVhYWFlZWVZWVllZWVhYWFlZWVhYWFFRUVZWVlhYWFlZWVlZWVlZWVlZWVhYWFhYWElJSVlZWVlZWVhYWFhYWFlZWVpaWllZWU5OTlhYWFlZWVVVVVlZWVVVVVhYWFVVVVdXV1RUVFhYWFZWVkRERFdXV1hYWFxcXFhYWDMzM05OTlhYWFdXV1tbW01NTVlZWVhYWFBQUFhYWFVVVVhYWFVVVTwWzCoAAADWdFJOUwA8//QVCOFY+TYh7oBijc0KBLIEsv+vCOFi+cwh7oBdjfQV/80Or+c2CjxYSN//YOf3/8xdDuexAeBZ+O3+XowLDzfm8xZhAeb+//+wAzv7ggKLrluK8hlg8d0g6vzYzvc69v1H3eBjAuMF+////99a7IFhFww43uUD/f///wb9Avz5sQsMjPMXsN+BYfMg6hkW/uxai/0D+DdZ5Tjexd2CrjvxOus3Ez6z4O3+FLFAB/L8YMuKY/sXg1kGgRj3OVs6GlwP+PYZ3AUN9YwcFDzMEMobzh5SmlK3AAAACXBIWXMAABcRAAAXEQHKJvM/AAAYNklEQVR4Xu3djZtc1V3A8Tt3M5sw+xJmwyS8pAgV1hpLFCN2gMZoxVaUBtEiKKBW6mvV2tL6jkUDgZBtQppXYhBYxBeyomSr9Y0IaNVWq1Xr/+NzzrkvM2dmZ3+Z87vZufd+P8/TzeydO/dMn+eby5m7m3uiCAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACAideIjalNURQ1p+M43uzvAFRHY8sVyaPWzGwUzdE7KizPfX7rlVHUXjBfgWrKcm9Oz5o/5rL8C7Ptqs72KNpxdcfa7j8NFCbLvTVjpzGN4mcz11x7Xdb4zndd3/8kUCD7UdUkn3RefO47rv6Gq7Lcb7jx3f3PAkWbjzePyv0bLX/ruG646eYs9x1XM5fB5dacXhwxmXG1a+W+85vesy3L/Zpr3+M9DRTNXI+x1yGHflRVK90wqWe5b7vqpm/2dwAKZs7u7hLksAuRqrnvuvHdee67Ot/iPw8Up72w2XwxP1VtxObHTIMnd9Xcd1x9vTvDG9uu4oMqLit7Zcad0c3DIbWr5r7LXWzv2NM6VyExeTRzt9Kz+w18UMXEKSp3rkJiAhWV+zV8UMXkUc8dmFzkjhohd9QIuaNGyB01Qu6oEXJHjZA7aoTcUSPkjhohd9QIuaNGyB01Is/9vbfs1nfLt/rDAMWR5/5tfqoqbvWHAYojz90PVYk/DFCcS8r927WROy4rckeNkDtqhNxRI+SOGiF31Ai5o0LaC/Fi/xp8/cgdFTK3ZY/Nfdj9IQ1yR3U0p79jgdxRE/NbbyN31ETrO69okzvqwaSe5J6uwecjd1RFY2pTkrtl1uDzyZciI3dMNLtWdk/uZpUmH7mjItzF9jhOT+phS5GROybfumd3f8tayB2Tz+beswafh9xRJT1XZganMuSOWiF31Ai5o0bIHTVC7qgRckeNkDtqpLa5b3tfZ3vXrGZ/e6fTucN/FtVU29yvufM6k/vO91/fja7ZS+/1UNfcd9z+XVeZ3Pfd9N3mTG++ovrqmvu+m77nfdu70Y7brzczmmvu/IC/A6qoprnv/N4PbDO573y/ncbsYjZTD/XM3aRuc086J/eaqGfuu+76Pps8uddMLXO3M3YmMzVUy9x37e04d9jrkHxUrY1a5m7Zs7u7BMmFyLqoee7Rrr3mx0yc3Gui7rnbic211F4T9c0dNUTuqBFyR42QO2qE3FEj5I4aIXfUCLmjQpKV96LmdH4n4F7kjgpJVt5rzcxG0dyQ3skd1ZGuvDdvbofK/d1RbcnKe3YdD3OqH1ididxRGenKe60ZO41pDM5myB1Vka28l3Rej9zfe8vuAtzywQ/5A2GyZCvvjcq9ckuRfb9fqo5byX2y5SvvjZrMVC73u/1QlZD7ZMtX3rPXIevyUfXu3bt/wB8o2A+SeykkS5HV6EIkuddYuhSZ+THT4Mmd3IXIvRySdVXNxGZI7eQuRO6VQO4y5F4J5C5D7pVA7jLkXgnkLkPulUDuMuReCeQuQ+6VQO4y5F4J5C5D7pVA7jLkXgnkLkPulUDuMuReCeQuQ+6VQO4y5F4J5C5D7pVA7jLkXgnkLkPulUDuMuReCeQuQ+6VQO4y5F4J5C5D7pVA7jLkXgnkLkPulUDuMuReCeQuQ+6VQO4y5F4J5C5D7pOvvRDH8dSm7GbA9mE/cpch98k3P2tu8m4ibwy7P6RB7jLkXhL2vr/kHojcS4LcNZB7Odg7u5N7KHKffPajql2mxn5UHZY8ucuQezk0p7PK5wdXIqvoUmTkXlvNabt8R9+jHLnLkHtJ5AuQsRTZ+Mi9JNY7u/tb1kLu/kCYKM3pzeaUvuWKqL1gH/FT1bGR++Sz12PsBCZ/5CF3GXKvBHKXIfdKIHcZcq8Ecpch90ogdxlyrwRylyH3SiB3GXKvBHKXIfdKIHcZcq8Ecpch90ogdxlyrwRylyH3SiB3GXKvBHKXIfdKIHcZcq8Ecpch90ogdxlyrwRylyH3SiB3GXKvBHKXIfdKIHcZcq8Ecpch90ogdxlyX8e27Xs7nXs+bB7uv7fT6fzQff4ek4DcZch9HT/8Ix+O9t9ret9/70fui/bfO5G9k7sMuUvc/6MPRNH9191sTvbb7Zl+wpC7DLlLPPhjJnfT/I4fdxObCUPuMuQuYUt/6OEbH9i2/a4H/CcLl6+8FzWn43jI7d3JXYjcBR562E7YH3o4/dB6eeUr77VmZqNobkjv5C5D7utLT+kPPvIT7+r85M3+05eHXYps3twOlfu7j4/c13f/T320m/6x/94N6t3k3py2KzTZ8vuRuwy5r+vBRz7ipjJ2RvPgT9v2Lze78l5rxk5jGoOzGXKXIff1PPiIu9K+cblnK+8lnQ/NnbWZJMh9HdnPlbZtv/Oj3eihhzfiw2qy8h65hyL30ezvEHTcFZn7H93AXyIwKzIxmQlF7iVhrsfY65B8VA1A7iVhzu7uEiQXIsdH7hMvX3nPXZ8ZcnIndyFyn3w96+2Zh0NqJ3chcq8Ecpch90ogdxlyrwRylyH3SiB3GXKvBHKXIfdKIHcZcq8Ecpch90ogdxlyrwRyl6l17h/7md0F+Nmf+3l/oMKRu0ytc/8Fv1Qdt/6iP1DhyF2m1rl/3A9VCbkrIHdtH9+9+5d+WduvkLsKctdG7jrIvRTIXQe5lwK56yD3UiB3HeReCuSug9xLgdx1kHspkLsOci8FctdB7qVA7jrIvRTIXQe5lwK56yD3UiB3HeReCuSug9xLoSS52+UMFs0je/u8ZBG+PuQuQ+7a9HOfXzShm94bw+4PaZC7DLlr08/dmjfndHIPRO7aCsp9jtwVkLu2gnLn7K6B3LUVk7tbp8Z+VB2WPEuRyZC7tkJyby/kl2PmB1ciI3chctdWSO7zPad0s0qTT1S6Re7+QLVRmtznek/oLEU2PnLXVkDuc3bN7BRn9/GRuzb93O16e0Z7wa7Bx09Vx0bu2tRzt79D4H6NoGcNvn7kLkPu2tRzlyB3GXLXRu46yF0buesg91Igdx3kXgrkroPcS4HcdZB7KZC7DnJfx7Z79nY699xnHu74RKfT+dWuv8flQO46yH0d+7bfF+1/1PS+85Of6kaP7d2Q3sldB7lL7Lvr01G077rPmJP9TZ/xn70MyF0HuUs8dtenox2f+JQ5rz92569twOmd3HWQu4Q5u+/85B2m8/2PbsRshtx1kLuAnbUnnZN7GHKX2bjct91jpu7kroLcZTYu9312us5kRgW5y2xY7sm1Rzuj4aNqKHKX2ajcH9trM08uQXIhMhC5y2xQ7vsfdbUnjzbm5E7uSsh9NPs7BB33awT7H+10rt2Q2sldCbmXArnrIPdSIHcd5F4K5K6D3EuB3HWQeymQuw5yLwVy10HupUDuOsi9FEqSe77yXtScjuMht3cndyFy16afe77ynl3Do+/u1wlylyF3bfq5W3ZtpnlzO1Tu7z4+ctdWUO5m5b3mtL3z9dzg6kzkLkPu2grK3ZzdWzN2GtMYnM2Quwy5aysmdztrTzofmjtLkUkUkfvHfn13AW75oPobLU/ubskOcg9VRO6/4Zeq49bf9AcKVZ7c3cp7TGZCFZH7b/mhKqlv7sm1R7eWMB9Vx1dQ7r/tjxPsd2qce7rynrsEyYXI8ZG7Nv3cs5X33KMhJ3dyFyJ3beq596y8Z5feG1I7uQuRuzb13CXIXYbctZG7DnL3BwpF7jrI3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height="309" width="515"></em></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">L’origine du caractère psychosocial des freins observés à l’usage du numérique ne peut être comprise qu’en replaçant ces usages dans des dynamiques d’appropriation. La notion d’appropriation aide en effet à comprendre le rôle actif des usagers dans la construction sociale des technologies et des usages&nbsp;: pour qu’un dispositif soit utilisé et socialisé, il doit pouvoir s’insérer dans un contexte social et culturel donné, en laissant à l’usager la possibilité de l’intégrer à sa vie quotidienne tout en l’adaptant de manière plus ou moins créative à ses propres besoins et projets.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Or, il existe, dans tout dispositif sociotechnique, un «&nbsp;usage prescrit&nbsp;» qui renvoie à ce qui est attendu de la part des futurs usagers par ses concepteurs. En effet, les concepteurs de ces dispositifs ont leurs propres représentations des goûts et attentes des usagers potentiels, influencés par leur propre positionnement social et culturel. Dans les faits, les concepteurs inscrivent bien souvent, dans le design des dispositifs, une vision idéalisée et stéréotypée de l'utilisateur «&nbsp;moyen&nbsp;», à l’aise à l’écrit, capable de naviguer dans des interfaces complexes. De son côté, l’usager réel adopte rarement une attitude passive face aux prescriptions. Tout dispositif est en réalité approprié (ou non-approprié) par les usagers qui développent des «&nbsp;arts de faire&nbsp;» qui leur sont propres. Dans les faits, l’usage est à la fois influencé par l’outil tel qu’il a été conçu (le design de l’interface et ses choix techniques) et par des pratiques et représentations sociales préexistantes.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Les contextes sociaux et de vie des différentes catégories de population influencent directement leur rapport au numérique. Ils sont notamment orientés par la présence de normes sociales présentes dans leurs groupes d’appartenance. Il en résulte une appropriation socialement différenciée des dispositifs sociotechniques, le rapport à l’écrit est un bon exemple&nbsp;: le courriel étant largement approprié par les cadres là ils où est peu utilisé par les milieux modestes peu diplômés. Certaines normes d’usages sont toutefois davantage valorisées socialement que d’autres, voire imposées dans certaines circonstances, comme c’est le cas pour l’usage du courriel exigé dans les correspondances administratives.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Une distance vis-à-vis des normes d’usages peut alimenter un phénomène de «&nbsp;mépris de soi&nbsp;» pour les personnes qui la subisse. Le manque d'intérêt ou le rejet affiché du numérique apparaissent dès lors comme une raison socialement légitime de ne pas utiliser Internet.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">En outre, pour certains métiers où l’usage des technologies numériques est omniprésent, comme c’est le cas pour certains cadres, des formes de mise à distance volontaires existent parfois, visant à «&nbsp;reprendre le contrôle&nbsp;» des usages. Celles-ci prennent la forme de déconnexion volontaire, souvent partielles, par exemple en dehors des horaires de travail.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Ces logiques d’appropriation différenciée s’incarnent dans une typologie psychosociale de quatre grandes postures psychosociales à l’égard du numérique. Les Réfractaires (7&nbsp;% de la population) entretiennent une distance assumée au numérique, cohérente avec leurs valeurs et modes de vie, sans réelle frustration. À l’opposé, les Technophiles (37&nbsp;%) expriment une confiance marquée, estimant que le numérique facilite leur quotidien&nbsp;; ils sont socialement proches des concepteurs (diplômés). Entre ces deux pôles, deux groupes traduisent les tensions propres aux freins psychosociaux&nbsp;: les Empêchés (18&nbsp;%), freinés par un sentiment de manque de compétences, de légitimité ou d’équipements adéquats et pourtant adeptes de pratiques numériques et considérant généralement le numérique sous un angle positif&nbsp;; et les Inquiets (37&nbsp;%), dont les usages sont traversés par la crainte de perdre le contrôle, en particulier autour des données personnelles et des nouvelles technologies et ont un regard plus nuancé du numérique, surtout utilisé pour son caractère pratique (démarches en ligne, achats ) plutôt que par goût, comme pour leurs loisirs. Ces postures, loin d’être anecdotiques, reflètent la manière dont les inégalités sociales et les normes d’usage viennent peser sur les parcours d’appropriation du numérique.</span></p><p><br></p>]]>
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                                    <updated>2025-11-18T13:13:38+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Ultra-fast commerce : des acheteurs conscients des enjeux environnementaux mais happés par les stratégies marketing]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/ultra-fast-commerce-des-acheteurs-conscients-des-enjeux-environnementaux-mais-happes-par-les-strategies-marketing" />
            <id>https://www.credoc.fr/5062</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Franck Lehuédé, Nolwenn Paquet, Lou Villegas]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Le modèle des plateformes d’ultra-fast commerce telles que Shein, Temu ou AliExpress repose sur une production accélérée, une distribution de masse et une obsolescence rapide des produits. Ces plateformes connaissent une croissance spectaculaire en France et cherchent désormais à consolider leur présence par des alliances comme le partenariat entre Temu et le groupe La Poste, le rapprochement entre Shein et la Société des Grands Magasins ou encore la collaboration avec Pimkie. Ces initiatives provoquent de fortes réactions, notamment dans le secteur de la mode et du prêt-à-porter, ainsi que de la part des ONG et des pouvoirs publics, inquiets des conséquences économiques, sociales et écologiques de ce modèle. </p><p>Dans ce contexte, le CRÉDOC a souhaité savoir combien de consommateurs achètent aujourd’hui sur ces plateformes, quelles sont leurs motivations et quelle place accordent ils aux enjeux environnementaux.</p><p>L'enquête Tendances de consommation réalisée en juillet 2025 montre que près de trois Français sur dix ont déjà acheté sur une plateforme d’ultra-fast commerce. Deux tiers expriment une inquiétude réelle pour l’avenir de la planète. Comme la majorité des Français, ils estiment que les consommateurs, les entreprises et les pouvoirs publics ont tous un rôle à jouer dans la lutte contre les dégradations environnementales. Cependant, cette conscience écologique reste étouffée par un sentiment de restriction élevé et par les fortes incitations à consommer qui caractérisent le modèle de l’ultra-fast commerce.</p><p><strong>Trois Français sur dix ont acheté sur un site d’ultra-fast commerce</strong></p><p>Les plateformes d’ultra-fast commerce connaissent un essor spectaculaire. Deux ans après son arrivée sur le marché français, Temu s’impose déjà comme le troisième site de e-commerce le plus visité au second trimestre 2025. Son audience mensuelle a progressé de 73 % en deux ans, tandis que celle de Shein a augmenté de 57 % sur la même période. À titre de comparaison, Amazon, leader du e-commerce en France, n’a enregistré qu’une hausse de 5 % de son audience. </p><p>Près de trois Français sur dix (29 %) ont acheté au moins une fois, au cours des douze derniers mois, un article sur une de ces plateforme, telles que Shein, Temu ou AliExpress. Cette proportion est loin d’être marginale si on la compare à celle du leader Amazon : sur le même périmètre de produits, 49 % des Français y ont effectué un achat au cours de l’année et 67 % ont acheté en ligne, quel que soit le site. Ce résultat illustre l’essor spectaculaire de ces nouveaux acteurs du commerce en ligne, dont le succès repose sur des prix extrêmement bas, une fréquence élevée de lancement de nouveaux produits et une stimulation extrêmement poussée du désir d’achat.</p><p><strong>Deux tiers des Français ont acheté des produits sur internet et 29 % des produits de l’ultra-fast commerce</strong></p><p><strong>Acheteurs sur des <u>sites</u> <u>d’ultra-fast consommation,  </u>Acheteurs sur <u>Amazon,</u></strong> <strong>Acheteurs sur tout type de sites de <u>e-commerce</u></strong></p><p>   <img src="data:image/png;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQEAYABgAAD/2wBDAAgGBgcGBQgHBwcJCQgKDBQNDAsLDBkSEw8UHRofHh0aHBwgJC4nICIsIxwcKDcpLDAxNDQ0Hyc5PTgyPC4zNDL/2wBDAQkJCQwLDBgNDRgyIRwhMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjL/wAARCADYANgDASIAAhEBAxEB/8QAHwAAAQUBAQEBAQEAAAAAAAAAAAECAwQFBgcICQoL/8QAtRAAAgEDAwIEAwUFBAQAAAF9AQIDAAQRBRIhMUEGE1FhByJxFDKBkaEII0KxwRVS0fAkM2JyggkKFhcYGRolJicoKSo0NTY3ODk6Q0RFRkdISUpTVFVWV1hZWmNkZWZnaGlqc3R1dnd4eXqDhIWGh4iJipKTlJWWl5iZmqKjpKWmp6ipqrKztLW2t7i5usLDxMXGx8jJytLT1NXW19jZ2uHi4+Tl5ufo6erx8vP09fb3+Pn6/8QAHwEAAwEBAQEBAQEBAQAAAAAAAAECAwQFBgcICQoL/8QAtREAAgECBAQDBAcFBAQAAQJ3AAECAxEEBSExBhJBUQdhcRMiMoEIFEKRobHBCSMzUvAVYnLRChYkNOEl8RcYGRomJygpKjU2Nzg5OkNERUZHSElKU1RVVldYWVpjZGVmZ2hpanN0dXZ3eHl6goOEhYaHiImKkpOUlZaXmJmaoqOkpaanqKmqsrO0tba3uLm6wsPExcbHyMnK0tPU1dbX2Nna4uPk5ebn6Onq8vP09fb3+Pn6/9oADAMBAAIRAxEAPwD3uONPLT5F6DtTvLT+4v5UR/6pP90U6gBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igBvlp/cX8qPLT+4v5U6igClqcaf2TefIv8AqH7f7Jop2qf8gm9/64P/AOgmigCzH/qk/wB0U6mx/wCqT/dFOoAKKKKACiiigAooooAKKKKACiq93f2ljH5l3cxQL6yOBXPXXxB0G2JCTS3BH/PKM4/M4rWnRqVPgi2YVcTRpfxJJfM6miuCl+KFoD+50ydx/tyBf8a0vD3i+fxFPPFb2EcRhUMfMmPOT7LWssFXhHmlGy+RhDMsLUmoQldvyf8AkdXRVMz3y9bKNv8Acnz/ADAo/tDZ/rrW5iHdtm4f+O5rn5GdftI9fyLlFQwXdvc/6mZHI6gHkfUVNSaa3KTTV0FFFFIYUUUUAFFFFABRRRQBU1T/AJBN7/1wf/0E0Uap/wAgm9/64P8A+gmigCzH/qk/3RTqbH/qk/3RTqACiiigAooooAKKQkKCSQAOSTXnvif4gbGey0VgSOHuuv8A3z/jW9DDzry5YI5sVi6WGhz1H/mzq9a8TaZoSH7VODNjKwx8ufw7fjXnurfELVb4slmFsoT02cuR/vdvwrkpJHmkaSV2d2OWZjkk02vfw+XUqWstWfKYvOK9d2g+WPlv94+aaW4kMk0ryOerOxJ/WmUUV37Hkt31YV3vwv8A+QhqH/XJf5muCrvfhf8A8hDUP+uS/wAzXHj/APdpf11PQyr/AHyH9dGemUUUV8sfdEM9pb3OPNiViOjY5H0PUVD5F1b8285lX/nnOc/k3X881coqlJrQlwT16laG8SSTypFaGb/nm/f6HofwqzUc0EVxHslQMvXnsfUelV981l/rC01v/wA9OrJ/veo9/wD9dFk9hXcfi2LlFICGUMpBBGQR3paksKKKKACiiigCpqn/ACCb3/rg/wD6CaKNU/5BN7/1wf8A9BNFAFmP/VJ/uinU2P8A1Sf7op1ABRRRQAUhIVSSQAOST2pa888f+KCm7RbN8Ej/AEl1P/jg/r+Vb4ehKvNQic2LxUMNSdSf/DszvGfjFtSd9O06QrZqcSSKcecf/if51xVFFfU0aMKMOSB8LicTUxFR1Kj1CiiitTnCiiigArvfhf8A8hDUP+uS/wAzXBV3vwv/AOQhqH/XJf5muPH/AO7S/rqejlX++Q/roz0yiiivlj7oKKKKACiiigCmymxYyRgm2Jy6D+D/AGh7eoq2CGUMpBBGQR3papp/oVwI/wDl3lPyf7Df3foe3vx6VXxepHwehcoooqSwooooAqap/wAgm9/64P8A+gmijVP+QTe/9cH/APQTRQBZj/1Sf7op1Nj/ANUn+6KdQAUUUUAZHibWV0LRJrsEecfkhU93PT8uv4V47Y2E+s3M8j3UEQUGSae4k2gZPX1JJ9K3/iFq5vtd+xI2YbMbcDoXPX+g/Cue0nSbrWb5bW1TJ6u5+6i9ya+jwNFUcPzt2b1v5Hx+Z4l4nF+zirqOlu7Ldx4Zv4tRtLOIxXP2sboJYXyjjuc9sd6S98OXNrCk0FxbXsTSiEvbPu2SHopyB+dbU+rS6drelxWFjPNaWCNBEHjZWuNw+cjjv2qVZrOw8J6lcWVnc2qvcQ+Ubpss8ituwBjoMVftqq5X3t+L69tLfiZfVsO+ZLpf8EnppZ63X3GBqegPp9u8yXcVz5U3kTrGCDHJjOOeo4PI9KpajYtp119mkkV5VVTIF/gYjJX6jvXTRaxazWt7fx2RhiWcXUvmybxJcEEIi8D5QSWP0o1bT7QwarF9lUSWcMM4vMnfM7kbt3ODnccY9KqFeakoz/Ty/wAyKmFpyi5Un+fn+duvVM46iinxQyTyrFDG8kjcBUGSfwrtPNSvohld78L/APkIah/1yX+ZrLsfh/rt4oeSKO1U/wDPZ+fyGa6/wv4U1Dw3PPN51rcGZQpXLLjB9cGvNxuJoyoygpK57OWYPEQxEKsoNJf5HY0VT+13EZ/f2T4/vQsHH5cH9KnguIblS0MiuBwcdR9R2r55xa1Pr1NN2JaKKKkoKKKKACo5oUnheJx8rDBx296koo2Bq+jK1nM8iNFKf30R2P7+h/Ec1Zqncf6PeQ3A+65EMn4/dP58f8Cq5VS7oiD6PoFFFFSWVNU/5BN7/wBcH/8AQTRRqn/IJvf+uD/+gmigCzH/AKpP90U6mx/6pP8AdFOoAKr392lhp9xdv92GNnP4CrFct8Qbv7N4VljBwZ5Fj/DOT/KtaNP2lSMO7MMTV9lRlU7JnkU0rzzyTSHLyMWY+pJzU9lqV7pzObK6lty+AxjbGcVVor69xTVmtD89U5J8yepoTa5qtxJFJNqNy7wtujYyHKH1FRX2qX+psrXt3LOUGF3tkD6CqlFJU4LVIp1akk05PXzJTcTG2W2Mh8lXLhO24jGfyqaXVL+eyjs5buV7aPG2Nm4GOn5VUp8MMlxPHDEpaSRgqqO5PShxju0JSnsnvoaWg6DdeIL/AOz2+FRRmSVhwg/x9q9g0Xw/YaFbCO0hHmYw8zDLv9T/AEo0DRYdC0qK0iAMmN0rgcu/c1qV83jcbKvLlj8P5n2eW5bDDQUpK83+HkgooorgPVCq89okzCRSY5h0kTr9D6j2NWKKabWwmk1ZleCdmcwTALMozx0ceo/w7VYqC7gaaLdGQsyHdG3ofT6HoadbzrcW6SqCNw5B6g9x+BptXV0TFtPlZLRRRUlhRRRQBDdQC5tZIScblwD6HsfzpLOc3NnFMRhmUFh6HuPzqeqdh8jXUPaOYkD2YBv6mqWsWQ9Jp9/6/wAy5RRRUllTVP8AkE3v/XB//QTRRqn/ACCb3/rg/wD6CaKALMf+qT/dFOpsf+qT/dFOoAK4H4oSkWOnQ9mldj+AA/rXfV5z8Ufvab/20/pXbl6viY/10PNzd2wc/l+aPPKKKK+oPhgooooAK6n4f2K3niiORxlbaNpfx6D+dctXdfDDb/at9/e8gY+m7/8AVXNjZOOHm12O7LYKeLgn3/I9Pooor5M+9CiiigAooooAKp2v7q9u4P4SRKv/AALr+oP51cqkP+Q2/wD17r/6EaqOzInun5l2iiipLCiiigAqnF8urXI/vRxt/wChD+lXKprn+2pPT7Ov/oTVUdmRPdepcoooqSypqn/IJvf+uD/+gmijVP8AkE3v/XB//QTRQBZj/wBUn+6KdTY/9Un+6KdQAVwPxRiJstOm7LI6n8QD/Su+rlfiDafafCssgGWgkWQfng/zrqwUuXEQfn+Zw5lDnwlRLt+Wp5BRWjZaDquo4+yafPIp/i2YX8zxXRWXw21WfDXU8Fsvpne36cfrX0tTE0afxSR8ZSwWIrfBBs4yjqcDrXq9l8NtIgwbqWe6b0LbF/Ic/rXR2WiaZp4/0SwgiP8AeCDP59a4ambUo/Am/wAD06WQ15fxGo/j/X3njNj4b1nUcG206dlP8bLtX8ziu38J+GdS8Oakt5evCsc6+SY0bcQTyMnp1GPxrvqiuYBc27xMSNw4I6g9j+BrgrZlUqpwaSTPVw+TUqElUTbkvuJaKgtJzNFiQBZkO2RfQ/4HqKnrzmrOx7CaaugooopDCiiigAqnbfvb67m6qCsS/wDARk/q2PwqW6nMMXyANK52xr6t/h3NOtoBbW6RAlsDlj3J5J/E1S0j6kPWSXYloooqSwooooAKpxfNq1yf7sUa/qxq5VOx+d7qbs8xA+igL/MGqjsyJfEkXKKKKksqap/yCb3/AK4P/wCgmijVP+QTe/8AXB//AEE0UAWY/wDVJ/uinU2P/VJ/uinUAFQXkH2mzlh4y6kDPY9j+dT0U07O6E0mrMhtJhcWkUuMblBI9D3H51NVO3/0e8mtz92QmaP8fvD8+f8AgVXKclZ6Cg7rXcKKKKkoKKKKAK88DFxPAQJlGOejj0P+PalgukmYxkGOZfvRvwR/iPcVPUU9t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height="218" width="221"></span></p><p>Les plateformes d’ultra-fast commerce rivalisent désormais avec Amazon dans le domaine de la mode, qu’il s’agisse du prêt-à-porter pour adultes ou pour enfants. Le secteur de la décoration constitue leur second marché le plus développé : 6 % des Français y ont acheté ce type de produits au cours des douze derniers mois, contre 10 % sur Amazon. Alors que Shein demeure principalement axé sur l’habillement, Temu et AliExpress ont diversifié leur offre vers les articles pour la maison qui représentent aujourd’hui entre 30 % et 40 % de leur activité.&nbsp;</p><p><strong>Moins de clients issus des catégories supérieures </strong></p><p>La clientèle des plateformes d’ultra-fast commerce présente un profil proche de celui de l’ensemble des acheteurs en ligne : elle est souvent jeune, francilienne et composée de couples avec enfants. Elle s’en distingue toutefois par une représentation plus faible des diplômés du supérieur et des catégories aisées.</p><p>Le positionnement “hyper-discount” de ces sites séduit davantage les classes moyennes. Ainsi, 34 % des titulaires d’un bac ou d’un bac +2 ont acheté sur une plateforme d’ultra-fast commerce au cours des douze derniers mois.</p><p><strong>Une conscience environnementale bien présente</strong></p><p>Le succès de ces plateformes, fondé sur la production massive et le renouvellement rapide des articles, suscite de vives alertes de la part des ONG comme des institutions publiques. Celles-ci dénoncent ses conséquences écologiques : une consommation énergétique élevée, des émissions accrues de gaz à effet de serre, une pression croissante sur les ressources naturelles et une augmentation des volumes de déchets générés.</p><p>Les clients de ces sites sont conscients des enjeux écologiques. Comme dans l’ensemble de la population, les deux tiers se disent pessimistes quant à l’avenir de la planète. Près de 8 sur 10 estiment que les entreprises devraient davantage se soucier de l’impact environnemental et social de leurs activités. Ils partagent enfin, très majoritairement, la conviction que la protection de l’environnement relève d’une responsabilité collective, impliquant à la fois les entreprises, les pouvoirs publics et les consommateurs eux-mêmes.</p><p><strong>Une clientèle sous contrainte budgétaire attirée par le règne du bon plan</strong></p><p>Mais cette sensibilité passe au second plan, derrière les préoccupations liées au pouvoir d’achat. Près des deux tiers des clients des sites d’ultra-fast commerce déclarent devoir se restreindre régulièrement sur certains postes de consommation, contre 58 % de l’ensemble de la population.</p><p>Avec leur positionnement sur des prix très bas, ces plateformes apparaissent pour 94% de leurs utilisateurs comme de véritables temples de la bonne affaire. Selon l’Institut Français de la Mode, le prix moyen d’un article de mode sur Shein s’élève à environ 9 euros contre 13 à 18 euros chez Kiabi ou en hypermarchés et 28 euros chez Zara. 93&nbsp;% des clients citent ainsi les prix très bas comme l’une des trois principales raisons d’acheter sur ces plateformes. Le sentiment d’aubaine permanente est au cœur de leur attractivité. Une étude réalisée par des chercheurs australiens montre que la peur de manquer une occasion constitue un moteur important de l’achat sur ces plateformes. Selon l’enquête du Crédoc, 71&nbsp;% des utilisateurs mentionnent la présence continue de promotions comme un facteur déterminant.</p><p><strong>Consommer des produits neufs en grand nombre </strong></p><p>Les acheteurs sur les plateformes d’ultra-fast commerce se distinguent également par un désir plus affirmé de consommer qui contribue à reléguer les préoccupations environnementales au second plan. Pour eux, notamment les jeunes, les diplômés du supérieur et les familles, le fait de pouvoir acheter souvent des produits neufs représente un véritable plaisir de consommation. Ils souhaitent davantage sortir (cinéma, théâtre, bars), aller dans des parcs d’attraction, voyager ou faire plus de shopping. </p><p>L’offre pléthorique et le renouvellement constant des produits sur ces sites répondent à ces attentes. Huit acheteurs sur dix sont séduits par la richesse du catalogue et son renouvellement constant. Près d’un sur deux apprécient particulièrement la rapidité avec laquelle les références sont remplacées ou complétées. Avec près de 470&nbsp;000 articles disponibles et jusqu’à 10&nbsp;000 nouvelles références ajoutées chaque jour, Shein atteint un niveau d’offre sans précédent, bien supérieur à celui des enseignes traditionnelles comme H&amp;M (25&nbsp;000 produits), ou Pimkie (1&nbsp;500).</p><p>Cette attirance est renforcée par une sensibilité accrue aux produits innovants ou personnalisés : 44 % des clients de ces plateformes sont motivés par une innovation technologique et 64 % par la possibilité de personnaliser leur produit, contre respectivement 39 % et 57 % des consommateurs. Le recours aux algorithmes et à l’analyse en temps réel des données rend ces plateformes particulièrement attractives : elles offrent une expérience d’achat hautement personnalisée, perçue comme adaptée aux goûts et aux envies de chacun.</p><p><strong>Le fort impact des influenceurs </strong></p><p>Les clients des plateformes d’ultra-fast commerce sont plus nombreux à accorder leur confiance aux recommandations des influenceurs : 37 % déclarent s’y être référés pour préparer un achat, contre 26 % des internautes dans leur ensemble. Cette influence est particulièrement marquée dans les segments phares de l’ultra-fast commerce : 54 % des acheteurs affirment avoir suivi les conseils d’un influenceur pour des articles d’équipement de la personne (contre 41 % parmi les internautes utilisant les réseaux sociaux en vue d’un achat) et 32 % pour des produits de décoration (contre 23 % en moyenne).</p><p>Dans le modèle de l’ultra-fast commerce, les influenceurs occupent en effet une place centrale. Ils diffusent les tendances, façonnent les envies d’achat et entretiennent un rapport de proximité avec leurs abonnés en combinant conseil, inspiration et incitation à consommer. Ils favorisent aussi l’émergence d’un univers où se multiplient les imitations à bas prix de produits de luxe ou de marques grand public, largement mises en avant sur les plateformes d’ultra-fast commerce. Le challenge “Zara versus Shein”, apparu au printemps 2022 et visionné plus de 60 millions de fois, illustre parfaitement cette logique : il comparait des vêtements d’apparence similaire vendus par les deux enseignes, en soulignant les économies réalisées sur la plateforme à bas prix. De tels contenus contribuent à entretenir un sentiment d’aubaine permanente, au cœur de l’expérience d’achat sur ces sites.</p><p>Mais le recours aux influenceurs ne répond pas seulement à la recherche de bons plans. Il traduit aussi un besoin d’inspiration. Plus des deux tiers des acheteurs sur des plateformes d’ultra-fast commerce déclarent suivre des influenceurs pour découvrir des idées auxquelles ils n’auraient pas forcément pensé. Cette motivation est aussi répandue que la recherche de bons plans et distingue le plus nettement ces acheteurs du reste des personnes suivant les réseaux sociaux en prévision d’un achat.</p><p><strong>Les acheteurs de l’ultra-fast commerce nettement plus motivés par les avis des influenceurs</strong> </p><p>Les formats populaires comme les « hauls » — ces vidéos où les influenceurs déballent en direct de grandes quantités de vêtements tendances — s’inscrivent dans cette logique. Présentés comme des moments de partage ou de découverte, ces contenus suscitent le désir d’imitation et valorisent une consommation plaisir, souvent impulsive. Les acheteurs sur les sites d’ultra-fast commerce s’y reconnaissent particulièrement. Ils sont plus nombreux à revendiquer un sentiment d’appartenance à la communauté des influenceurs qu’ils suivent.&nbsp;</p>]]>
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                                    <updated>2025-11-07T08:31:52+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Tous vulnérables ? Etude sur les Français et les vulnérabilités]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Solen Berhuet, Sandra Hoibian]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Le Crédoc a réalisé un état des lieux des vulnérabilités en France pour CNP Assurances.&nbsp;</p><p>L'originalité de la méthode de cet état des lieux réside dans la multiplicité des sources de vulnérabilités documentées et l'analyse du cumul de ces dernières pour une partie de la population.&nbsp;</p><p>L'exploitation des données du dispositif permanent d'enquête Conditions de vie du Crédoc nous indique qu'un Français sur cinq est confronté à trois formes de vulnérabilités ou plus (en juillet 2024). Dans le même temps, 33% de la population est "protégée" des différentes formes de fragilités identifiées dans l'enquête (parmi lesquelles on note la pauvreté, la maladie ou le handicap, le chômage et la précarité professionnelle, la solitude, etc.)&nbsp;</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/7f01af9f-8dc8-483d-9438-2207af77d3f9.png"></p><p>Plus largement, l'étude rappelle que la question des vulnérabilités renvoie tout autant à des dimensions matérielles qu'immatérielles, à des difficultés individuelles ou collectives. Enfin, l'étude permet de rappeler qu'il n'existe pas une ligne de fracture entre d'un côté des populations fragiles et de l'autre des populations non fragiles.</p>]]>
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                                    <updated>2025-10-14T12:56:25+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les Français face au deuil]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-francais-face-au-deuil" />
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                <name> <![CDATA[Franck Lehuédé, Renata de la Fuente, Théo Le Picard, Marianne Bléhaut,]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong>Les Français face au deuil</strong></p><p><strong>Quatrième édition du baromètre sur le vécu du deuil</strong> – une étude commandée par l’association <em>Empreintes</em> avec le soutien du <em>Syndicat de l’Art Funéraire</em> (SAF, ex-CSNAF). Objectif : alerter sur les difficultés rencontrées par les personnes endeuillées et mieux comprendre ce qui rend certains deuils particulièrement difficiles, parfois durables, voire pathologiques.</p><p><strong>Des représentations centrées sur l’émotion</strong></p><p>Le deuil est d’abord associé à des dimensions émotionnelles : tristesse, perte du défunt... Très rarement, il est envisagé comme un processus. Cette perception reste centrée sur le choc de la disparition, moins sur l’évolution dans le temps.</p><p><strong>Un phénomène universel, aux facteurs aggravants identifiés</strong></p><p>Le deuil touche la quasi-totalité de la population. 89 % des Français déclarent avoir déjà vécu un décès qui les a profondément affectés. Ces décès concernent le plus souvent un membre de la famille ou une personne accompagnée au quotidien. Ils surviennent plus fréquemment à domicile, concernent des personnes de moins de 70 ans, et dans un contexte de maladie grave comme le cancer.</p><p><strong>Des deuils qui durent… parfois à vie</strong></p><p>Le temps n'efface pas toujours la douleur. 37 % des personnes ayant perdu un proche il y a cinq ans ou plus se disent toujours en deuil. Et parmi celles qui n’ont pas « terminé » leur deuil, 34 % pensent qu’il ne prendra jamais fin.</p><p><strong>Vers un trouble du deuil prolongé ?</strong></p><p>11 % des personnes endeuillées présentent des signes pouvant indiquer un trouble du deuil prolongé : un an ou plus après la perte, elles déclarent un impact négatif persistant sur au moins un domaine important de leur vie. Plus de 85 % ressentent un manque profond, un désir de proximité avec la personne disparue ou une douleur émotionnelle intense (culpabilité, colère). Trois sur quatre évitent tout ce qui rappelle le ou la disparu. 85 % ressentent de la solitude, et près des trois quarts se sentent coupées des autres, confuses quant à leur rôle dans la vie, ou peinent à accomplir les tâches du quotidien.</p><p><strong>Le deuil compliqué en cas de dispersion des cendres</strong></p><p>Certains gestes post-mortem peuvent être source de souffrance : 28 % des personnes ayant vécu une dispersion des cendres après crémation estiment que cela a nui à l’entretien du souvenir du défunt. 24 % estiment même que cela a freiné leur cheminement de deuil.</p><p><strong>Des impacts lourds sur la santé et les comportements</strong></p><p>Les conséquences du deuil s’expriment aussi sur le plan physique et psychologique :</p><ul><li>10 % des endeuillés déclarent avoir contracté une maladie ou vu une pathologie s’aggraver, avec un diagnostic médical dans 84 % des cas.</li><li>40 % déclarent avoir augmenté leur consommation d’alcool ou de tabac, 47 % celle de médicaments, et 57 % celle de nourriture.</li><li>Six personnes sur dix rapportent souffrir d’épisodes dépressifs, et une sur cinq confie avoir eu des pensées suicidaires.</li><li>La moitié évoque un sentiment d’isolement profond.</li><li>13 % ont déménagé après un décès, principalement pour ne plus vivre dans les lieux associés au défunt.</li></ul><p><strong>La sphère professionnelle n’est pas épargnée</strong></p><p>Problèmes de concentration, sentiment de ralentissement, épuisement : les conséquences du deuil s’invitent aussi dans la vie professionnelle. 12 % des personnes endeuillées ont même quitté leur emploi à la suite d’un décès.</p><p><br></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-10-14T09:42:03+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les multiples répercussions du deuil sur la santé, la vie sociale et professionnelle]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-multiples-repercussions-du-deuil-sur-la-sante-la-vie-sociale-et-professionnelle" />
            <id>https://www.credoc.fr/5060</id>
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                <name> <![CDATA[Franck Lehuédé, Claire Martin]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>En raison du vieillissement de la population, le nombre de décès par an est passé en France de 538000 en 2005 à 646000 en 2024. Les Français sont nombreux à avoir expérimenté au moins un deuil marquant : c’est le cas de près de 9 sur 10 en 2025. Dans une société où l’influence du religieux diminue tandis que l’isolement augmente, l’impact de la disparition d’un proche peut s’avérer plus long et douloureux ainsi que plus difficile sur le plan professionnel. À la demande de l’association Empreintes avec le soutien du Syndicat de l’Art Funéraire, le CRÉDOC a réalisé pour la quatrième fois une enquête portant sur le vécu du deuil par les Français, sa durée et les conséquences sur la santé, la vie sociale et l’activité. Elle porte sur un échantillon de 3475 répondants de 18 ans ou plus interrogés par Internet.&nbsp;Les résultats de la dernière vague (juin 2025) montrent que pour une personne concernée sur deux, le deuil dure au-delà d’une année, un phénomène particulièrement marqué lorsque le lien affectif est fort ou que le décès est brutal. Ce deuil qui s’étire parfois au-delà de cinq ans pour plus du tiers des enquêtés, entraîne de lourdes conséquences psychiques, physiques et sociales: maladies, épisodes dépressifs, comportements à risque, isolement, difficultés professionnelles, voire perte d’emploi. Certaines populations — jeunes, femmes, familles monoparentales ou indépendants — apparaissent plus vulnérables face à ce type de deuil.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-10-16T16:38:15+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Consommation: L’influence des proches plus forte  que les préoccupations environnementales]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/consommation-linfluence-des-proches-plus-forte-que-les-preoccupations-environnementales" />
            <id>https://www.credoc.fr/5049</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Marianne Bléhaut, Franck Léhuédé et Nolwenn Paquet]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>L'adoption de comportements de consommation considérés comme favorables à la prévention de l’environnement se diffuse dans la population. Aujourd’hui, 61 % des Français se disent incités par l’achat d’un produit ayant des garanties écologiques. Les produits d’occasion motivent de plus en plus de consommateurs et la consommation moyenne de viande par personne diminue. Le CRÉDOC a souhaité savoir quels sont les principaux facteurs déterminant l’adoption de ces comportements. Quelle est la place de la sensibilité environnementale comparée à celle des contraintes de pouvoir d’achat ? Le comportement ou l’opinion des autres, ce que l’on nomme les normes sociales, incitent-elles à modifier ces comportements de consommation ? L’enquête Tendances de consommation réalisée en juillet 2024 montre que se conformer aux comportements de ses proches explique en partie l’adoption de trois gestes favorables à l’environnement : limiter sa consommation de viande, acheter des livres ou des vêtements d’occasion. Cette influence est d’autant plus marquée lorsque les consommateurs ont le sentiment de devoir se restreindre. L’influence des autres reste toutefois moins déterminante que la satisfaction tirée d’un comportement ou de ses bénéfices concrets. Et paradoxalement, les préoccupations environnementales ont quant à elles très peu d’impact sur ces comportements, y compris parmi les personnes très préoccupées par l’environnement.</p><p><strong>Se conformer à son entourage</strong></p><p>Lorsqu’il s’agit de changer de comportement de consommation, penser que ses proches l’ont déjà fait encourage à suivre leur exemple : 83 % des personnes estimant que leurs proches ont volontairement réduit leur consommation de viande ont fait de même contre seulement 35 % parmi celles qui disent ne pas être influencées par leur entourage. Un écart similaire s’observe pour l’achat de vêtements (76 % contre 39 %) ou de livres d’occasion (71 % contre 34 %). L’influence du comportement des autres se vérifie même si l’on tient compte d’autres facteurs pouvant jouer sur notre consommation comme les différences d’âge, de genre, de type de ménage, de budget ou de préoccupations environnementales.&nbsp;</p><p><img src="/storage/Image1.png"></p><p>Cette influence de l’entourage se vérifie aussi pour un comportement défavorable à la protection de l’environnement comme le remplacement régulier d’un téléphone portable. Parmi les comportements étudiés, deux apparaissent plus sensibles à celui de l’entourage : limiter sa consommation de viande et acheter des vêtements d’occasion. Leur adoption est d’abord liée à des contraintes budgétaires. C’est en effet le prix, pour 43 % de Français, qui pousse d’abord à limiter sa consommation de viande. C’est la raison la plus fréquemment évoquée. L’achat de vêtements d’occasion obéit à la même logique. Le sentiment de restriction budgétaire est encore plus marqué chez ceux qui sont sensibles à leur entourage : 70 % des personnes qui pensent que leurs proches achètent des vêtements d’occasion déclarent se restreindre sur certaines dépenses. Il en va de même pour 67 % de celles estimant que leurs proches limitent leur consommation de viande. En revanche, ce sentiment de restriction n’est partagé « que » par 59 % des personnes qui ne se disent pas influencées par leur entourage. Face à la nécessité de se restreindre, changer de comportements devient plus acceptable si l’on pense que ses proches ont fait de même : « Puisque les autres s’y sont mis, je peux le faire moi aussi. » Pour atténuer ce sentiment de restriction, ces personnes ont également besoin de trouver des bénéfices concrets à leur consommation. Elles déclarent ainsi plus souvent que les autres avoir réduit leur consommation de viande parce que c’est bon pour leur santé ou afin de limiter la souffrance animale. Elles sont également plus nombreuses à affirmer que sans le recours aux achats d’occasion, elles n’auraient pas accès à des vêtements d’aussi bonne qualité ou à des marques prestigieuses. Pour les livres d’occasion, l’influence du comportement des autres est moins forte, peut-être parce que les freins à l’achat sont faibles. Seulement 15 % des enquêtés expliquent l’achat de ces produits par un manque de moyens pour acheter des livres neufs, 31 % par la facilité à s’en procurer. Si ceux qui perçoivent l’influence de leurs proches sont plus nombreux à trouver que le prix des livres d’occasion est très abordable (70 %), ce motif d’achat est aussi souvent cité par ceux qui sont&nbsp;neutres face à cette influence (69 %) et reste cité par 60 % des autres acheteurs. De plus, pour ces produits, l’image associée à la seconde main ne constitue pas un obstacle. Qu’ils perçoivent ou non l’influence de leurs proches, la majorité des acheteurs (56 %) apprécie la lecture d’un livre, qu’il soit neuf ou d’occasion.</p><p><img src="/storage/3.jpg"></p><p><img src="/storage/2.jpg"></p><p>L’adoption de comportements responsables repose avant tout sur les préférences personnelles. Acheter des vêtements ou des livres de seconde main est d’abord motivé par le plaisir. Découvrir une pièce rare ou faire une bonne affaire constituent ainsi des motivations fortes de l’achat de vêtements d’occasion. 65 % des personnes achetant des vêtements de seconde main estiment ainsi faire de bonnes affaires. De même, le plaisir est au cœur de l’achat de livres d’occasion. Lorsqu’il y a des réticences à changer de comportement, l’adhésion passe d’abord par une prise de conscience des bénéfices attendus pour soi ou pour la société. Le sentiment de bien agir sert alors de motivation. Ainsi, 82 % des personnes considérant que limiter la viande est une bonne chose déclarent le faire, contre 21 % parmi celles qui ne l’estiment pas. Il en va de même concernant les téléphones : 85 % de ceux qui estiment que c’est une mauvaise chose d’en changer régulièrement ne le font pas, contre 15 % de ceux qui pensent que c’est une bonne chose.</p><p>Paradoxalement, les individus citant la dégradation de l’environnement parmi leurs principales préoccupations n’adoptent pas plus de comportements considérés comme favorables à l’environnement. C’est particulièrement le cas pour le téléphone portable : ils sont aussi&nbsp;nombreux à en changer régulièrement (46 %) que ceux davantage préoccupés par d’autres sujets (47 %). Cela se vérifie également pour les achats de livres ou de vêtements d’occasion. Seul limiter sa consommation de viande semble plus souvent le fait de personnes préoccupées par la dégradation de l’environnement (66 %). Toutefois, pour les quatre comportements étudiés, l’influence des préoccupations environnementales disparaît si l’on tient compte d’autres facteurs pouvant jouer sur ces consommations comme les différences d’âge, de genre, de type de ménage, de budget ou la prise en compte du comportement des proches. Enfin, l’avis des autres et les recommandations sociales n’ont pas d’impact sur les comportements de consommation favorables à l’environnement. Dans une société marquée par de nombreuses frustrations et restrictions (en juillet 2024, 63 % des Français déclarent se restreindre régulièrement sur au moins un poste de consommation), ce qui apparaît comme une injonction est d’autant plus perçu comme insupportable. Ces constats interrogent sur la manière dont les opinions favorables à la protection de l’environnement se traduisent en comportements effectifs et ainsi sur l’efficacité d’une communication axée sur l’impact environnemental des pratiques de consommation pour les faire changer.</p><p>Pour encourager des pratiques durables, trois axes semblent pertinents dans l’orientation des politiques publiques. Mettre en valeur les bénéfices personnels des comportements durables : Un premier levier d’action pour favoriser des pratiques plus responsables consiste à valoriser les choix individuels. Ces derniers jouent un rôle moteur dans l’évolution des habitudes de consommation. Il s’agit de souligner le plaisir et la satisfaction que peuvent procurer ces nouvelles pratiques. Par exemple, limiter sa consommation de viande peut améliorer sa santé. Acheter en seconde main amène à faire de bonnes affaires. Miser sur la dynamique collective pour renforcer l’adhésion : Un deuxième axe passe par une communication efficace sur la généralisation de ces comportements dans la société. Montrer que ces pratiques responsables se diffusent largement – en particulier dans les cercles proches, parmi les pairs – permet de normaliser ces choix et d’en faire un standard désirable. Cela peut contribuer à réduire les résistances au changement, en donnant le sentiment de ne pas agir seul, mais de faire partie d’un mouvement partagé.</p><p>Réduire les freins, tant du côté de l’offre que de la demande : Enfin, il est crucial d’identifier et de lever les obstacles perçus, qu’ils soient matériels, cognitifs ou pratiques. Du côté de l’offre, cela suppose de rendre les produits responsables plus visibles, plus accessibles et financièrement abordables. Du côté de la demande, il convient d’accompagner le changement par une meilleure information : faire connaître les alternatives, expliquer comment les intégrer au quotidien, proposer des recettes simples ou des exemples concrets. Ainsi, la réduction de la consommation de viande pourrait être soutenue par une vulgarisation des possibilités offertes par les produits de substitution.</p>]]>
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                                    <updated>2025-09-22T07:12:21+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Normes sociales et consommation - Quelle influence des normes sociales sur les comportements de consommation]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/normes-sociales-et-consommation-quelle-influence-des-normes-sociales-sur-les-comportements-de-consommation" />
            <id>https://www.credoc.fr/5051</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Stéphane Esquerré, Franck Lehuédé, Nolwenn Paquet]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Les comportements de consommation peuvent-ils changer en profondeur ? Et quel rôle les normes sociales peuvent-elle jouer dans ces inflexions ?</p><p>Les normes sociales sont un ensemble de règles ou de standards dont la compréhension est partagée par les membres d'une société. Elles agissent comme un compas pour identifier ce qui est permis ou réprouvé, ce qui est obligatoire ou interdit. Elles permettent de produire un cadre de référence stable.</p><p>Or, l'évolution de la consommation, en structure et en volume, tend à indiquer que les normes sous-jacentes aux comportements de consommation évoluent. Il est donc intéressant d’étudier les changements de normes sociales, et les changements corrélatifs de comportements de consommation.</p><p>Premier résultat de ces travaux, nous constatons un impact significatif des normes descriptives. Toutes choses égales par ailleurs, penser que les personnes dont l’opinion est importante pour soi ont adopté un comportement amène à avoir plus de chance de l’adopter soi-même. C’est particulièrement le cas pour la réduction de la consommation de viande et pour l’achat de vêtements d’occasion :</p><p>• Le plus fort impact des normes descriptives sur ces deux comportements pourrait tenir au fait qu’elles permettent de justifier leur adoption pour d’autres raisons que la contrainte qu’elle soit d’ordre économique ou de santé. Ainsi, les consommateurs ayant dû limiter leur consommation de viande ou acheté des vêtements d’occasion parce qu’ils font face à des difficultés financières justifient ce comportement en estimant que les personnes qui comptent pour elles ont fait de même. Les consommateurs qui ont dû limiter leur consommation de viande pour des raisons de santé sont également rassurés en pensant que leurs proches ont également limité leur consommation de viande.</p><p>• Pour la consommation de viande, la norme descriptive valorise un comportement adopté par une majorité de consommateurs (54 %). Notons également que la notion de réduction de consommation ne préjuge ni de l’ampleur de la réduction, ni de la quantité effectivement consommée. Elle peut également concerner la réallocation vers des consommations carnées moins appréciées et moins chères.</p><p>Pour les achats de vêtements d’occasion, l’importance de l’impact des normes descriptives s’explique aussi par la dimension distinctive associée à la consommation de vêtements. Les vêtements que l’on porte sont des signes forts de l’image de soi donnée aux autres. Parmi ces signes, outre la marque ou le style des vêtements, le fait d’avoir acheté le vêtement neuf ou d’occasion compte. Dans ce contexte, si ceux dont l’opinion compte pour soi ont adopté les vêtements d’occasion, en acheter aussi peut contribuer à s’identifier à ce groupe d’appartenance.</p><p>La dynamique d’achat de livres d’occasion semble en pratique assez différente de celle des vêtements d’occasion. Les normes descriptives ont moins d'impact, et les lecteurs ont peu de freins vis-à-vis de ce mode d’achat. Ces résultats indiquent que la valeur d’un livre tient avant tout à son contenu et à la possibilité d’en disposer.</p><p>Les normes descriptives ont également moins d’impact sur la durée de détention d’un téléphone portable. Pour ce comportement, les éléments de contexte priment. Pour choisir de conserver son téléphone portable, il est essentiel que son détenteur estime que l’appareil fonctionne encore de manière satisfaisante. Or, les principales raisons citées pour changer de téléphone sont toutes liées à la perception d’un défaut de fonctionnement de l’appareil, que les consommateurs perçoivent comme s’imposant à eux. In fine, il apparaît alors peu nécessaire de justifier de la durée de détention d’un téléphone portable par le comportement des autres. En revanche, parmi ceux qui ont changé de téléphone portable alors qu’il fonctionnait encore, les normes sociales impactent fortement. Préférer changer de téléphone avant qu’il fonctionne manifeste une attitude favorable à l’innovation et sans doute à la distinction qui incite à tenir compte des comportements des personnes appartenant au groupe de référence. Cela suggère que, en l’absence de contraintes techniques, la perception de ce que font les autres pourrait jouer un rôle dans la décision de renouveler fréquemment son téléphone portable.</p><p>Second résultat, les normes injonctives ne semble avoir aucun impact. En transmettant des exigences explicites émanant de la société vers les individus (limiter sa consommation de viande, conserver son téléphone portable, acheter d’occasion), elles entrainent un phénomène de réactance, et apparaissent comme une menace pour la liberté des individus. C’est particulièrement le cas lorsque l’adoption du comportement semble susceptible de limiter le plaisir qu’un individu tirera de sa consommation : manger de la viande, changer de téléphone pour un appareil plus innovant accroit l’inefficacité de la norme injonctive.</p><p><strong>Ces résultats sont cohérents avec la littérature et soulignent que pour encourager l’adoption de pratiques durables, il est plus efficace de valoriser les comportements déjà répandus que de tenter d’imposer des injonctions perçues comme contraignantes.</strong></p><p>Troisième résultat, qui vient nuancer le premier, les normes descriptives ne constituent pas le premier facteur déterminant les comportements étudiés. L’attitude individuelle joue un rôle déterminant et arrive systématiquement en première position. Toutes choses égales par ailleurs, le plaisir ou l'insatisfaction ressentis à l'égard d’une pratique, ainsi que la perception de son utilité pour l’individu ou pour la société, influencent bien plus directement les choix de consommation.</p><p>• Le niveau de satisfaction ou de déplaisir a beaucoup d’influence dans les achats d’occasion de livres ou de vêtements. Nombreux sont ceux qui ajoutent l’achat d’occasion à celui de produits neufs. La notion de plaisir est alors pour eux fortement motivante dans l’achat d’occasion.</p><p>• Penser qu’adopter le comportement est une bonne chose est le premier déterminant pour limiter la consommation de viande ou conserver son téléphone portable plus longtemps. Ces deux comportements sont souvent perçus comme limitant le plaisir associé à l’usage ou à la consommation du produit. Rechercher les avantages que procure l’adoption de ces comportements apparaît nécessaire pour justifier leur adoption.</p><p>Enfin, et c’est le dernier résultat de nos travaux, les éléments de contexte individuel jouent un rôle variable. Ainsi, après une longue période inflationniste, les contraintes budgétaires apparaissent centrales pour trois des quatre comportements étudiés. Le prix plus élevé de la viande et des articles neufs motive le recours à l'achat d'occasion et à la réduction de la consommation de viande. En revanche, les préoccupations environnementales ne déterminent aucun des comportements étudiés, ce qui interroge l'efficacité d'une communication axée sur l'impact environnemental de ces comportements.</p><p>L'âge joue un rôle pour la consommation de viande, l'achat de vêtements et les smartphones. Les jeunes, plus familiers du commerce en ligne et plus sensibilisés aux enjeux écologiques, préfèrent les vêtements d'occasion. Inversement, les personnes plus âgées limitent davantage leur consommation de viande pour des raisons de santé. Le genre exerce aussi une influence sur l'achat de livres d'occasion et la réduction de la consommation de viande. Les femmes sont ainsi surreprésentées parmi les consommateurs limitant la consommation de viande, en raison de préoccupations de santé plus marquées.</p><p><strong>Conclusion et recommandations de politiques publiques</strong></p><p>En définitive, les comportements d’achat et de consommation étudiés sont influencés par des interactions entre attitudes, normes sociales descriptives, contraintes économiques et caractéristiques individuelles. Ces dynamiques varient selon les comportements. Pour encourager des pratiques durables, les politiques publiques pourraient se concentrer sur trois axes principaux :</p><p>• Valoriser les attitudes favorables à chaque comportement en soulignant à la fois la satisfaction découlant de ces nouveaux comportements et les avantages personnels qu’on peut en retirer.</p><p>• Communiquer sur le développement du comportement dans la population, afin de renforcer l’adhésion aux normes descriptives, et adapter quand c’est possible aux cibles pour mettre en évidence les comportements de leur groupe de référence. • Réduire les obstacles perçus, à la fois côté offre (en simplifiant l’accès aux produits, en facilitant l’expérience d’achat, la transparence…) et côté demande (en facilitant la connaissance des comportements alternatifs).&nbsp;</p>]]>
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                                    <updated>2025-09-02T15:20:28+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Visites des monuments, musées et expositions - Edition 2025]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/visites-des-monuments-musees-et-expositions-edition-2025" />
            <id>https://www.credoc.fr/5052</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Jörg Müller]]></name>
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            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify"><strong style="color: rgb(93, 190, 191);">Monuments</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">64% déclarent avoir visité un monument</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">35% des visiteurs ont effectué qu’une seule visite dans l’année, 61% ont fait deux visites ou plus.</span></p><p class="ql-align-justify"><strong style="color: rgb(93, 190, 191);">Musées et expositions temporaires</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">39% ont visité un musée ou une exposition temporaire au cours des 12 derniers mois</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">41% des visiteurs ont effectué qu’une seule visite et 57% sont allés deux fois ou plus au musée ou voir une exposition temporaire&nbsp;</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Par rapport à 2023, la proportion de personnes ayant fréquenté un cinéma a progressé de sept points.</span></p><p><br></p><p class="ql-align-justify"><img 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class="ql-align-justify"><span style="color: black;">65% des personnes ayant fréquenté un cinéma au cours des 12 derniers mois l’ont fait trois fois ou plus, soit une progression de trois points par rapport à la période de référence 2023.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="background-color: rgb(143, 217, 208); color: black;">37% des Français ont fréquenté une bibliothèque ou une médiathèque </span><span style="color: black;">au cours des 12 derniers mois. La proportion d’usagers de bibliothèques et de médiathèques a progressé de sept points par rapport à octobre 2023.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">La proportion de personnes qui ont assisté à un spectacle vivant au cours des 12 derniers mois a progressé significativement: +14 points par rapport à octobre 2023.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Cette hausse concerne la quasi-totalité des catégories socio-démographiques.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">36% (+12) des Français ont vu ou écouté un concert</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">24% (+10) sont allés voir une pièce de théâtre et 14% (+6) se sont rendus voir un spectacle de danse</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">11% (+6) ont assisté à un spectacle de cirque.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">68% ont regardé une série via une plateforme gratuite</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">La proportion de consommateurs de contenus culturels en ligne a progressé pour les films (+6 points) et pour les séries (+5 points) depuis octobre 2023.&nbsp;</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">La proportion des spectateurs d’un concert en ligne a doublé depuis octobre 2023</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">20% ont regardé un spectacle de théâtre en ligne, soit une progression de 9 points.</span></p><p class="ql-align-justify">Alors que les jeunes et les diplômés consomment davantage de contenus culturels en ligne, force est de constater que les seniors et les catégories moins diplômés réduisent l’écart avec des progressions de plus de dix-pourcent pour les sexagénaires pour la consommation de films, séries ou encore de concerts en ligne.&nbsp;</p><p><br></p>]]>
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                                    <updated>2025-11-19T10:18:41+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Etat d&#039;esprit et engagement des jeunes en 2025 - Baromètre de la jeunesse 2025]]></title>
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            <id>https://www.credoc.fr/5055</id>
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                <name> <![CDATA[Charlotte Millot,, Jörg Müller, Sarah Nedjar Calvet (CRÉDOC) Amélie Charruault (INJEP)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Depuis 2016, la Direction de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) et l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) ont mis en place le baromètre DJEPVA sur la jeunesse. Son objectif est de fournir aux acteurs et actrices impliqués sur les questions de jeunesse, ainsi qu’à toute personne intéressée par ce sujet, des indicateurs réguliers sur le ressenti des jeunes et leur engagement en tant que citoyens.</p><p>Réalisé chaque année par le par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CRÉDOC), le baromètre interroge un large échantillon de jeunes âgés de 15 à 30&nbsp;ans, ainsi que, à des fins comparatives, des personnes de 31 ans et plus. En mars-avril 2025, 4&nbsp;504&nbsp;jeunes et 1&nbsp;024&nbsp;adultes âgés de 31&nbsp;ans et plus, sélectionnés selon la méthode des quotas, ont été enquêtés en ligne en France hexagonale et par téléphone dans les territoires ultramarins (La Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane). La taille relativement conséquente de l’échantillon permet d’affiner la compréhension des dynamiques à l’œuvre au sein de la jeunesse –&nbsp;une population encore peu étudiée dans les grandes enquêtes statistiques&nbsp;– et de mieux appréhender les inégalités, tant entre générations qu’au sein même des jeunes.</p><p>Ce premier cahier thématique issu de l'édition 2025 du baromètre actualise les résultats sur la satisfaction des jeunes à l'égard de leur vie, leur état d'esprit actuel, leur confiance ou inquiétude face à l'avenir proche ainsi que sur leurs divers engagements citoyens, notamment en tant que bénévoles associatifs. Il sera suivi par un autre cahier thématique consacré au logement des jeunes. Celui-ci explorera la situation résidentielle des jeunes, leurs aspirations en matière de logement, leurs conditions de logement, les implications financières ainsi que les aides dont ils bénéficient.</p><h3>Satisfaction, état d’esprit et confiance dans l’avenir</h3><h4>Deux tiers des jeunes estiment que leur vie actuelle correspond à leurs attentes</h4><p>Au printemps 2025, <strong>67&nbsp;% des jeunes âgés de 15 à 30&nbsp;ans estiment que leur vie correspond à leurs attentes :</strong> 48&nbsp;% se déclarent «&nbsp;plutôt&nbsp;» satisfaits et 19&nbsp;% «&nbsp;tout à fait&nbsp;» satisfaits. Ce niveau, légèrement plus faible chez les femmes (65&nbsp;%) que chez les hommes (69&nbsp;%) [graphique S1], recule de quatre points par rapport à celui mesuré en 2024. Il retrouve son niveau de 2023, et passe, pour la première fois, en dessous de celui observé chez les plus de 30&nbsp;ans (72&nbsp;% de satisfaits début 2025).</p><p>La satisfaction varie selon l'âge et la position sur le marché de l'emploi. Les 15-17&nbsp;ans se disent un peu plus satisfaits de leur vie (70&nbsp;%) que les 18 à 30&nbsp;ans (65&nbsp;% chez les 18-24&nbsp;ans et 67&nbsp;% chez 25-30&nbsp;ans), inversant la tendance observée en 2024. Cette plus faible proportion parmi les majeurs pourrait s’expliquer par une montée des inquiétudes liées à l’emploi chez les plus âgés (18-30&nbsp;ans), dans un contexte de ralentissement du taux d’emploi des jeunes. Mais c'est surtout le chômage qui demeure un déterminant central, contrairement au type de contrat, dont l’effet est limité, sauf dans le cas de l’intérim&nbsp;: seuls 48&nbsp;% des jeunes chômeurs jugent leur vie en adéquation avec leurs attentes, contre 70&nbsp;% des jeunes en emploi et 69&nbsp;% des étudiants ou élèves sans activité professionnelle. </p><p>Les disparités tiennent aussi au capital économique, éducatif et familial : les jeunes vivant dans des foyers à faibles revenus (58&nbsp;% de satisfaits), les jeunes actifs titulaires d'un diplôme inférieur ou égal au baccalauréat (60&nbsp;%), les jeunes célibataires sans enfants (62&nbsp;%) et les familles monoparentales (58&nbsp;%), se déclarent nettement moins satisfaits que les autres. En revanche, les écarts selon la taille de l'agglomération sont faibles (oscillant entre 66&nbsp;% et 69&nbsp;%), excepté dans les agglomérations de taille intermédiaire (20&nbsp;000 à 99&nbsp;999&nbsp;habitants) où le taux de satisfaction descend à 62&nbsp;%.</p><h4>État d'esprit subjectif : près de six jeunes sur dix expriment un ressenti positif</h4><p>La tonalité de l'état d'esprit des jeunes et de leurs aînés est mesurée dans le baromètre à partir d'une question ouverte, invitant chacun à décrire librement son ressenti : «&nbsp;Quel mot (ou phrase courte) décrit le mieux votre état d'esprit actuel&nbsp;?&nbsp;» </p><p>L’analyse des termes et expressions choisis par les personnes interrogées révèle qu'en mars-avril 2025,<strong> 55&nbsp;% des jeunes âgés de 15 à 30&nbsp;ans décrivent leur état d'esprit en des termes positifs</strong> (-3&nbsp;points par rapport à 2024). À l'inverse, 28&nbsp;% expriment un ressenti négatif et 17 % adoptent une formulation neutre. Du côté des plus de 30&nbsp;ans, 47&nbsp;% utilisent un vocabulaire à connotation positive pour qualifier leur état d’esprit (+3&nbsp;points par rapport à 2024) [graphique S1], tandis que 40 % évoquent un état d'esprit négatif et 13&nbsp;% restent neutres. Ainsi, les 15-30&nbsp;ans sont donc toujours plus enclins à décrire leur état d'esprit de façon positive que leurs aînés, malgré un léger recul.</p><p>Si l’analyse par tranche d’âge au sein des 15-30&nbsp;ans (15-17&nbsp;ans, 18-24&nbsp;ans, 25-30&nbsp;ans) fait apparaître peu de disparités, d’autres différences intragénérationnelles persistent en 2025. L’écart entre les jeunes hommes et les jeunes femmes reste marqué, avec 60&nbsp;% des jeunes hommes s’exprimant positivement sur leur état d’esprit, contre seulement 50&nbsp;% des jeunes femmes. Ce différentiel, déjà observé depuis que cet indicateur est suivi dans le baromètre, tend à se maintenir. Certains jeunes se montrent également moins enclins à employer des termes positifs pour dépeindre leur état d'esprit&nbsp;: c'est le cas des jeunes actifs titulaires d’un diplôme de niveau baccalauréat ou inférieur (53&nbsp;% de perceptions positives), des jeunes vivant dans des foyers à faibles revenus (50&nbsp;%) ou encore des jeunes chômeurs (45&nbsp;%).</p><h4>Une confiance en l'avenir toujours plus élevée chez les jeunes que chez leurs aînés, mais qui tend à se stabiliser</h4><p>Début 2025, les jeunes continuent d'avoir un niveau de confiance plus élevé que celui de leurs aînés : <strong>69&nbsp;% des jeunes âgés de 15 à 30 ans se déclarent confiants pour les trois prochaines années </strong>(graphique S1), contre 53&nbsp;% parmi les personnes de plus de 30 ans. Chez les 15-30 ans, 51&nbsp;% se disent «&nbsp;plutôt confiants » et 18&nbsp;% «&nbsp;très confiants », un taux global stable par rapport à 2023 et 2024.</p><p>Comme chaque année depuis la première édition du baromètre en 2016, les jeunes hommes se montrent plus confiants dans l’avenir que les jeunes femmes (72&nbsp;%, contre 66 % en 2025). Ce différentiel s'interprète notamment à travers les obstacles plus nombreux que rencontre les femmes dans leurs parcours –&nbsp;qu'ils soient professionnels, économiques, familiaux ou sociaux. Il renvoie aussi sans doute au regard plus critique que les jeunes femmes portent sur la société, en lien avec une plus grande exposition aux inégalités et aux violences. </p><p>Au-delà du genre, la situation professionnelle constitue un déterminant majeur de la confiance : cette dernière atteint 73 % chez les jeunes en emploi, 68 % chez les élèves ou étudiants sans activité professionnelle, mais tombe à 56 % chez les jeunes chômeurs. D'autres facteurs jouent également : les jeunes actifs titulaires d'un diplôme de niveau baccalauréat ou inférieur (67&nbsp;% de confiants), les jeunes célibataires sans enfants (66 %), les familles monoparentales (63 %), ceux vivant dans des foyers avec de faibles revenus (65&nbsp;%), et en particulier ceux insatisfaits de leur vie actuelle (41&nbsp;%) affichent un niveau de confiance moindre. </p><p>Enfin, les écarts territoriaux restent ténus : la confiance varie peu selon la taille de l'agglomération, sauf en milieu rural (moins de 2 000 habitants), où la confiance est légèrement inférieure (65 %).</p><p><br></p><p class="ql-align-center"><strong>GRAPHIQUE S1. Satisfaction, État d’esprit et confiance dans l’avenir proche </strong></p><p class="ql-align-center"><strong> selon l'âge et le sexe, printemps 2025 (en %)</strong></p><p><br></p><p class="ql-align-center"><img 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associatif et autres formes d'engagement</h3><h4>Le bénévolat régulier concerne trois jeunes sur dix</h4><p>En mars-avril 2025, <strong>28&nbsp;% des jeunes âgés de 15 à 30&nbsp;ans déclarent avoir donné bénévolement de leur temps au sein d’une association au moins une fois par mois, au cours des douze derniers mois&nbsp;</strong>: 14&nbsp;% au moins une fois par semaine et 15&nbsp;% une à trois fois chaque mois. Cet indicateur se maintient à un niveau stable en comparaison avec 2024 (-2&nbsp;points).&nbsp;</p><p>Par rapport à 2024, l’écart de participation entre les jeunes hommes et les jeunes femmes bénévoles réguliers (au moins une fois par mois) se réduit (30&nbsp;%, contre 26&nbsp;% respectivement). Les différences d'engagement bénévole selon l'âge se resserrent également : 30&nbsp;% des 18-24&nbsp;ans, 28&nbsp;% des 25-30&nbsp;ans et 25&nbsp;% des 15-17&nbsp;ans sont bénévoles réguliers. Malgré ces évolutions, des disparités persistent. L’engagement bénévole régulier reste plus fréquent chez les plus diplômés&nbsp;(36&nbsp;% des actifs titulaires d’un diplôme supérieur au baccalauréat, contre 30&nbsp;% en moyenne pour les jeunes actifs), les jeunes en emploi (32&nbsp;%) et chez ceux vivant en couple avec enfants (44&nbsp;%).</p><p>Une corrélation nette apparaît entre le bénévolat associatif régulier et les indicateurs de satisfaction et de confiance. Parmi les jeunes estimant mener une vie conforme à leurs attentes, 32&nbsp;% s'investissent bénévolement de façon régulière, contre seulement 22&nbsp;% des jeunes peu ou pas du tout satisfaits de leur vie actuelle. Cette tendance se retrouve dans le rapport à l'avenir : 31&nbsp;% des jeunes confiants en l’avenir s’engagent régulièrement en tant que bénévoles, contre 23&nbsp;% de ceux exprimant un manque de confiance. S’agissant des domaines investis par les jeunes bénévoles réguliers, <strong>le sport</strong> demeure le premier domaine d’engagement (32&nbsp;%) [graphique S2], en particulier chez les jeunes hommes. Le secteur de <strong>la jeunesse et de l’éducation </strong>arrive en deuxième position (18 %), retrouvant ainsi la place qu’il occupait en 2023.......</p><hr><p><br></p>]]>
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                                    <updated>2025-09-22T07:09:01+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Etat d&#039;esprit et engagement des jeunes en 2025 - Synthèse]]></title>
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                <name> <![CDATA[Charlotte Millot,, Jörg Müller, Sarah Nedjar Calvet (CRÉDOC) Amélie Charruault (INJEP)]]></name>
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            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Depuis 2016, la Direction de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) et l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) ont mis en place le baromètre DJEPVA sur la jeunesse. Son objectif est de fournir aux acteurs et actrices impliqués sur les questions de jeunesse, ainsi qu’à toute personne intéressée par ce sujet, des indicateurs réguliers sur le ressenti des jeunes et leur engagement en tant que citoyens.</p><p>Réalisé chaque année par le par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CRÉDOC), le baromètre interroge un large échantillon de jeunes âgés de 15 à 30&nbsp;ans, ainsi que, à des fins comparatives, des personnes de 31 ans et plus. En mars-avril 2025, 4&nbsp;504&nbsp;jeunes et 1&nbsp;024&nbsp;adultes âgés de 31&nbsp;ans et plus, sélectionnés selon la méthode des quotas, ont été enquêtés en ligne en France hexagonale et par téléphone dans les territoires ultramarins (La Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane). La taille relativement conséquente de l’échantillon permet d’affiner la compréhension des dynamiques à l’œuvre au sein de la jeunesse –&nbsp;une population encore peu étudiée dans les grandes enquêtes statistiques&nbsp;– et de mieux appréhender les inégalités, tant entre générations qu’au sein même des jeunes.</p><p>Ce premier cahier thématique issu de l'édition 2025 du baromètre actualise les résultats sur la satisfaction des jeunes à l'égard de leur vie, leur état d'esprit actuel, leur confiance ou inquiétude face à l'avenir proche ainsi que sur leurs divers engagements citoyens, notamment en tant que bénévoles associatifs. Il sera suivi par un autre cahier thématique consacré au logement des jeunes. Celui-ci explorera la situation résidentielle des jeunes, leurs aspirations en matière de logement, leurs conditions de logement, les implications financières ainsi que les aides dont ils bénéficient.</p><h3>Satisfaction, état d’esprit et confiance dans l’avenir</h3><h4>Deux tiers des jeunes estiment que leur vie actuelle correspond à leurs attentes</h4><p>Au printemps 2025, <strong>67&nbsp;% des jeunes âgés de 15 à 30&nbsp;ans estiment que leur vie correspond à leurs attentes :</strong> 48&nbsp;% se déclarent «&nbsp;plutôt&nbsp;» satisfaits et 19&nbsp;% «&nbsp;tout à fait&nbsp;» satisfaits. Ce niveau, légèrement plus faible chez les femmes (65&nbsp;%) que chez les hommes (69&nbsp;%) [graphique S1], recule de quatre points par rapport à celui mesuré en 2024. Il retrouve son niveau de 2023, et passe, pour la première fois, en dessous de celui observé chez les plus de 30&nbsp;ans (72&nbsp;% de satisfaits début 2025).</p><p>La satisfaction varie selon l'âge et la position sur le marché de l'emploi. Les 15-17&nbsp;ans se disent un peu plus satisfaits de leur vie (70&nbsp;%) que les 18 à 30&nbsp;ans (65&nbsp;% chez les 18-24&nbsp;ans et 67&nbsp;% chez 25-30&nbsp;ans), inversant la tendance observée en 2024. Cette plus faible proportion parmi les majeurs pourrait s’expliquer par une montée des inquiétudes liées à l’emploi chez les plus âgés (18-30&nbsp;ans), dans un contexte de ralentissement du taux d’emploi des jeunes. Mais c'est surtout le chômage qui demeure un déterminant central, contrairement au type de contrat, dont l’effet est limité, sauf dans le cas de l’intérim&nbsp;: seuls 48&nbsp;% des jeunes chômeurs jugent leur vie en adéquation avec leurs attentes, contre 70&nbsp;% des jeunes en emploi et 69&nbsp;% des étudiants ou élèves sans activité professionnelle. </p><p>Les disparités tiennent aussi au capital économique, éducatif et familial : les jeunes vivant dans des foyers à faibles revenus (58&nbsp;% de satisfaits), les jeunes actifs titulaires d'un diplôme inférieur ou égal au baccalauréat (60&nbsp;%), les jeunes célibataires sans enfants (62&nbsp;%) et les familles monoparentales (58&nbsp;%), se déclarent nettement moins satisfaits que les autres. En revanche, les écarts selon la taille de l'agglomération sont faibles (oscillant entre 66&nbsp;% et 69&nbsp;%), excepté dans les agglomérations de taille intermédiaire (20&nbsp;000 à 99&nbsp;999&nbsp;habitants) où le taux de satisfaction descend à 62&nbsp;%.</p><h4>État d'esprit subjectif : près de six jeunes sur dix expriment un ressenti positif</h4><p>La tonalité de l'état d'esprit des jeunes et de leurs aînés est mesurée dans le baromètre à partir d'une question ouverte, invitant chacun à décrire librement son ressenti : «&nbsp;Quel mot (ou phrase courte) décrit le mieux votre état d'esprit actuel&nbsp;?&nbsp;» </p><p>L’analyse des termes et expressions choisis par les personnes interrogées révèle qu'en mars-avril 2025,<strong> 55&nbsp;% des jeunes âgés de 15 à 30&nbsp;ans décrivent leur état d'esprit en des termes positifs</strong> (-3&nbsp;points par rapport à 2024). À l'inverse, 28&nbsp;% expriment un ressenti négatif et 17 % adoptent une formulation neutre. Du côté des plus de 30&nbsp;ans, 47&nbsp;% utilisent un vocabulaire à connotation positive pour qualifier leur état d’esprit (+3&nbsp;points par rapport à 2024) [graphique S1], tandis que 40 % évoquent un état d'esprit négatif et 13&nbsp;% restent neutres. Ainsi, les 15-30&nbsp;ans sont donc toujours plus enclins à décrire leur état d'esprit de façon positive que leurs aînés, malgré un léger recul.</p><p>Si l’analyse par tranche d’âge au sein des 15-30&nbsp;ans (15-17&nbsp;ans, 18-24&nbsp;ans, 25-30&nbsp;ans) fait apparaître peu de disparités, d’autres différences intragénérationnelles persistent en 2025. L’écart entre les jeunes hommes et les jeunes femmes reste marqué, avec 60&nbsp;% des jeunes hommes s’exprimant positivement sur leur état d’esprit, contre seulement 50&nbsp;% des jeunes femmes. Ce différentiel, déjà observé depuis que cet indicateur est suivi dans le baromètre, tend à se maintenir. Certains jeunes se montrent également moins enclins à employer des termes positifs pour dépeindre leur état d'esprit&nbsp;: c'est le cas des jeunes actifs titulaires d’un diplôme de niveau baccalauréat ou inférieur (53&nbsp;% de perceptions positives), des jeunes vivant dans des foyers à faibles revenus (50&nbsp;%) ou encore des jeunes chômeurs (45&nbsp;%).</p><h4>Une confiance en l'avenir toujours plus élevée chez les jeunes que chez leurs aînés, mais qui tend à se stabiliser</h4><p>Début 2025, les jeunes continuent d'avoir un niveau de confiance plus élevé que celui de leurs aînés : <strong>69&nbsp;% des jeunes âgés de 15 à 30 ans se déclarent confiants pour les trois prochaines années </strong>(graphique S1), contre 53&nbsp;% parmi les personnes de plus de 30 ans. Chez les 15-30 ans, 51&nbsp;% se disent «&nbsp;plutôt confiants » et 18&nbsp;% «&nbsp;très confiants », un taux global stable par rapport à 2023 et 2024.</p><p>Comme chaque année depuis la première édition du baromètre en 2016, les jeunes hommes se montrent plus confiants dans l’avenir que les jeunes femmes (72&nbsp;%, contre 66 % en 2025). Ce différentiel s'interprète notamment à travers les obstacles plus nombreux que rencontre les femmes dans leurs parcours –&nbsp;qu'ils soient professionnels, économiques, familiaux ou sociaux. Il renvoie aussi sans doute au regard plus critique que les jeunes femmes portent sur la société, en lien avec une plus grande exposition aux inégalités et aux violences. </p><p>Au-delà du genre, la situation professionnelle constitue un déterminant majeur de la confiance : cette dernière atteint 73 % chez les jeunes en emploi, 68 % chez les élèves ou étudiants sans activité professionnelle, mais tombe à 56 % chez les jeunes chômeurs. D'autres facteurs jouent également : les jeunes actifs titulaires d'un diplôme de niveau baccalauréat ou inférieur (67&nbsp;% de confiants), les jeunes célibataires sans enfants (66 %), les familles monoparentales (63 %), ceux vivant dans des foyers avec de faibles revenus (65&nbsp;%), et en particulier ceux insatisfaits de leur vie actuelle (41&nbsp;%) affichent un niveau de confiance moindre. </p><p>Enfin, les écarts territoriaux restent ténus : la confiance varie peu selon la taille de l'agglomération, sauf en milieu rural (moins de 2 000 habitants), où la confiance est légèrement inférieure (65 %).</p><p><br></p><p class="ql-align-center"><strong>GRAPHIQUE S1. Satisfaction, État d’esprit et confiance dans l’avenir proche </strong></p><p class="ql-align-center"><strong> selon l'âge et le sexe, printemps 2025 (en %)</strong></p><p><br></p><p class="ql-align-center"><img 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associatif et autres formes d'engagement</h3><h4>Le bénévolat régulier concerne trois jeunes sur dix</h4><p>En mars-avril 2025, <strong>28&nbsp;% des jeunes âgés de 15 à 30&nbsp;ans déclarent avoir donné bénévolement de leur temps au sein d’une association au moins une fois par mois, au cours des douze derniers mois&nbsp;</strong>: 14&nbsp;% au moins une fois par semaine et 15&nbsp;% une à trois fois chaque mois. Cet indicateur se maintient à un niveau stable en comparaison avec 2024 (-2&nbsp;points).&nbsp;</p><p>Par rapport à 2024, l’écart de participation entre les jeunes hommes et les jeunes femmes bénévoles réguliers (au moins une fois par mois) se réduit (30&nbsp;%, contre 26&nbsp;% respectivement). Les différences d'engagement bénévole selon l'âge se resserrent également : 30&nbsp;% des 18-24&nbsp;ans, 28&nbsp;% des 25-30&nbsp;ans et 25&nbsp;% des 15-17&nbsp;ans sont bénévoles réguliers. Malgré ces évolutions, des disparités persistent. L’engagement bénévole régulier reste plus fréquent chez les plus diplômés&nbsp;(36&nbsp;% des actifs titulaires d’un diplôme supérieur au baccalauréat, contre 30&nbsp;% en moyenne pour les jeunes actifs), les jeunes en emploi (32&nbsp;%) et chez ceux vivant en couple avec enfants (44&nbsp;%).</p><p>Une corrélation nette apparaît entre le bénévolat associatif régulier et les indicateurs de satisfaction et de confiance. Parmi les jeunes estimant mener une vie conforme à leurs attentes, 32&nbsp;% s'investissent bénévolement de façon régulière, contre seulement 22&nbsp;% des jeunes peu ou pas du tout satisfaits de leur vie actuelle. Cette tendance se retrouve dans le rapport à l'avenir : 31&nbsp;% des jeunes confiants en l’avenir s’engagent régulièrement en tant que bénévoles, contre 23&nbsp;% de ceux exprimant un manque de confiance. S’agissant des domaines investis par les jeunes bénévoles réguliers, <strong>le sport</strong> demeure le premier domaine d’engagement (32&nbsp;%) [graphique S2], en particulier chez les jeunes hommes. Le secteur de <strong>la jeunesse et de l’éducation </strong>arrive en deuxième position (18 %), retrouvant ainsi la place qu’il occupait en 2023.......</p>]]>
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                                    <updated>2025-09-22T07:15:58+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre France Num]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Patrick Duchen]]></name>
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                <![CDATA[<p><strong>Baromètre 2025 : les chiffres à retenir</strong></p><p>Cette année encore, la confiance des dirigeants de TPE et PME reste stable, ils sont 78% à penser que le numérique leur apporte des bénéfices réels : ils considèrent notamment qu’il facilite la communication avec les clients et qu’il permet d’augmenter leur chiffre d’affaires. 3 TPE PME sur 4 ont dédié un budget spécifique aux projets numérique, un chiffre en léger recul (-4 pts). Les bénéfices attendus sont toutefois contrebalancés par les inquiétudes engendrées par l’utilisation des outils numériques. En effet, la crainte du piratage des données continue de progresser en dépit de mesures de protection qui se développent.</p><p>En 2025 plus d’un dirigeant sur deux (52%) exprime des inquiétudes à ce sujet, une proportion qui progresse chaque année (+16pts depuis 2020). Les entreprises souhaitent donc se prémunir avec des solutions de cybersécurité. 84% d’entre elles en disposent, dont parmi ces dernières 96% d’un antivirus, 82% d’une sauvegarde de données à l’extérieur (y compris le cloud) et 81% une protection physique des locaux et du matériel.</p><p>Depuis 2023 le baromètre intègre deux nouveaux enjeux majeurs : l’impact environnemental des usages numériques et l’intelligence artificielle (IA). Le nombre d’entreprises utilisant des solutions d’intelligence artificielle a bondi par rapport à 2024, cette proportion a en effet doublé et s’établit désormais à 26%. Si une progression de l’utilisation de l’IA est observée dans toutes les entreprises, elle reste encore inégale selon les secteurs : dans les NTIC 41% (+1pt) y ont recours tandis que dans l’Agriculture seulement 9% (+5pts) utilisent l’IA.</p><p>En parallèle, l’importance accordée par les entreprises aux questions de sobriété numérique connaît un repli notable (-5 pts), elles sont 72% à réaliser au moins une action en ce sens. La réduction de la consommation énergétique est l’action la plus citée mais elle est en nette recul par rapport à l’année précédente (58% soit -6pts), suivi du recyclage des équipements qui reste stable (53%) et l’achat de matériel reconditionné qui progresse (51% soit +2pts).</p><p><br></p>]]>
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                                    <updated>2025-09-24T15:34:06+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les multiples facettes de la  précarité alimentaire]]></title>
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                <name> <![CDATA[Marianne Bléhaut, Mathilde Gressier, Nolwenn Paquet]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>La précarité alimentaire est devenue plus visible depuis la crise sanitaire du Covid-19 et la période d’inflation qui a suivi : par exemple, les banques alimentaires ont recensé une hausse de 9 % de la demande en 20221 et elles ont vu la proportion d’étudiants parmi leurs bénéficiaires augmenter significativement2 . Ce phénomène n'a pas été temporaire : sur une période plus longue, le nombre de personnes accompagnées par la Croix Rouge française a ainsi augmenté de 14 % entre 2021 et 2024. Les précédentes études du CRÉDOC ont montré qu’en France, selon les années, entre 10 % et 16 % de la population déclarent qu’il leur arrive « parfois » ou « souvent » de ne pas avoir assez à manger. D’autres indicateurs peuvent nous aider à cerner les contours de la précarité alimentaire, notamment à travers des approches par les attitudes, telles que le sentiment de restriction ou la peur à l’idée de manquer d’aliments, voire par des comportements et des stratégies d’adaptation dans sa consommation alimentaire. Cette nouvelle investigation du CRÉDOC montre ainsi que 7 % de la population sont contraints, chaque semaine, de réduire leur nombre de repas par manque de moyens financiers. Faute d’un budget suffisant, 9 % réduisent leurs portions alimentaires. Une même proportion se dit souvent inquiète à l’idée de manquer d’aliments et encore 9 % déclarent qu’ils n’ont pas les moyens financiers de manger de la viande, de la volaille ou du poisson ne serait-ce qu’un jour sur deux. Enfin, 12 % déclarent ne pas avoir assez à manger et 16 % disent plus généralement se restreindre en termes d’alimentation. Ce nouveau volet de notre programme de recherche sur la précarité permet de mieux en comprendre les différentes facettes, en apportant plus de précisions et de nuances à ce sujet complexe. Elle permet aussi de mettre en évidence un halo de situations intermédiaires entre les plus précaires et les personnes confrontées à des situations moins intenses ou moins cumulatives mais auquel il convient cependant de prêter attention.</p>]]>
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                                    <updated>2025-07-01T09:19:52+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[De la revanche post-Covid à l’expression  de soi : ce que révèle la funflation]]></title>
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                <name> <![CDATA[Franck Lehuédé, Arthur Thomas]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>La « funflation », contraction de fun (amusement) et inflation, désigne l’attrait croissant des Français pour des formules de loisirs premium comme les concerts, les festivals, les événements sportifs, les parcs à thème, les voyages, les restaurants ou l’hôtellerie en parallèle d’une augmentation significative des prix de ces divertissements. Ce phénomène s’est développé aux États-Unis et en Europe. Il a d’abord semblé s’inscrire dans une logique de « revanche post-Covid » : après deux années de restrictions, les individus cherchaient à compenser le temps perdu en multipliant les expériences mémorables. Pourtant, quatre ans après, l’attrait pour ces formules perdure. Le CRÉDOC a souhaité mesurer les motivations des Français pour ces loisirs qui relèvent de la funflation. L’enquête Tendances de consommation montre qu’un tiers des Français y a succombé au cours des douze derniers mois. Deux catégories sont particulièrement concernées : d’un côté des ménages aisés, aspirant à plus de confort ou de luxe, et de l’autre des jeunes, des diplômés, des Franciliens à la recherche de moments d’exception, d’expériences intenses, parfois partagés avec un petit nombre de personnes, durant lesquels ils peuvent se mettre en scène sur les réseaux sociaux. L’engouement pour ce type d’offres, en permettant à chacun de vivre et de partager des expériences fortes, uniques et sur mesure, révèle une tendance de fond. Il amène une partie de ces adeptes à restreindre leurs dépenses au quotidien pour s’offrir ces formules de loisirs premium.</p><h3><strong>En un an, trois Français sur dix se sont offert au moins un loisir premium</strong></h3><p>Fin mars 2025, un Français sur trois (33 %) a acheté des prestations de loisirs haut de gamme. La pratique la plus courante concerne l’achat de billets de concerts, d’événements sportifs, d’expositions à des prix que les consommateurs eux-mêmes trouvent élevés. 23 % déclarent l’avoir fait au cours des douze derniers mois. Le fait de payer cher pour assister à certains spectacles reflète une tendance du marché des loisirs post-Covid marquée par une inflation pour les événements les plus convoités. Selon Pollstar, société qui recense les données concernant les billetteries de concerts, le prix moyen des places de concert des&nbsp;cent plus grosses tournées américaines aurait ainsi crû de 37 % entre 2020 et le premier trimestre 2024.</p><p><img src="/storage/image-1.png"></p><p>Une partie des consommateurs est également séduite par des formes d’hébergement et de restauration de luxe : 11 % déclarent ainsi avoir fréquenté dans l’année un restaurant étoilé et 8 % avoir loué un hébergement d’exception, une croisière ou un trajet en train de luxe. Les expériences immersives ou en réalité virtuelle ont, quant à elles, attiré 6 % des Français sur un an. Ce type d’offre ne cesse de se développer avec l’émergence de propositions hybrides, à la frontière du loisir et de la culture. Elles proposent au public une immersion sensorielle et émotionnelle dans une époque, au cœur d’une civilisation ou dans l’univers d’un grand maître à travers des expositions temporaires ou permanentes. Même les grandes institutions s’y essaient. Le Musée d’Orsay a ainsi proposé l’an dernier, en complément à l’exposition « Paris 1874, inventer l’impressionnisme », une expérience immersive en réalité virtuelle qui permettait de revivre l’inauguration de la première exposition impressionniste. Enfin, au-delà d’un spectacle ou d’une exposition, de nouvelles offres premium retiennent l’attention des consommateurs comme rencontrer de manière privilégiée un artiste ou un sportif, accéder à une loge ou à une soirée privée, bénéficier d’une session personnalisée de shopping ou de jeu, ou acquérir un billet coupe-file. 5 % des Français ont souscrit chacune de ces offres au cours des douze derniers mois. Si elles séduisent une faible part de consommateurs, ces formules VIP contribuent à l’envolée des prix des spectacles et loisirs les plus demandés par le public.</p><p><img src="/storage/image-2.png"></p><h3><strong>Deux profils d’acheteurs : des jeunes et des ménages aisés</strong></h3><p>Les personnes aux revenus élevés constituent un premier groupe d’acheteurs intéressé par ces formules. 45 % des individus disposant de revenus mensuels supérieurs à 3 100 euros ont réalisé ce type de dépenses. Les cadres sont aussi de la fête. Mais ce sont surtout les jeunes qui dépensent pour des expériences premium : 50 % des 18-24 ans et 39 % des 25-34 ans. Il s’agit aussi de diplômés du supérieur et de Franciliens. Ils incarnent une génération de consommateurs « malins » qui, malgré des contraintes budgétaires plus fortes que la moyenne, multiplient les astuces pour accéder à des offres « exclusives ». 42 % de ces consommateurs malins ont ainsi acheté au moins une formule haut de gamme au cours des douze derniers mois, contre un tiers de l’ensemble de la population. C’est parmi les jeunes et les Franciliens que la diversité des pratiques est la plus élevée : si 9 % des Français ont expérimenté au moins trois offres culturelles ou de loisirs de ce type, c’est le cas de 19 % des Franciliens et de 16 % des moins de 35 ans. Ces multi-utilisateurs apparaissent ainsi comme les moteurs de la croissance des loisirs premium.</p><p><img src="/storage/Image-3.png"></p><p>Parmi les jeunes, un groupe retient particulièrement l’attention : ceux qui recourent au digital pour préparer et réaliser un achat. 67 % de ces consommateurs digitaux ont acheté au moins une formule de loisirs premium au cours des douze derniers mois, soit deux fois plus que la moyenne des Français. Ils expriment un fort désir de consommer et sont particulièrement motivés par l’innovation technologique et par des offres personnalisées. Pour s’offrir ces formules exclusives, 61 % envisagent de se restreindre sur des achats du quotidien. Ces restrictions concernent plus souvent l’alimentation et les assurances, mais pas les équipements informatiques et high-tech utilisés pour consommer des loisirs et pour se mettre en scène auprès de communautés d’intérêt. Ces consommateurs digitaux recourent à l’intelligence artificielle ou à l’avis des influenceurs pour préparer leurs achats. Ce sont également des spécialistes de l’achat malin via le recours aux produits premiers prix et aux marques de distributeur. Les consommateurs contraints ou montrant une certaine distance vis-à-vis de la consommation sont, quant à eux, logiquement moins nombreux à recourir à des loisirs haut de gamme.</p><h3><strong>Vivre une expérience unique, s’assurer un confort et s’échapper du quotidien</strong></h3><p>La recherche d’une expérience unique et la volonté de s’échapper du quotidien vers un monde ludique et sans contrainte font partie des principales motivations animant ces consommateurs. Ces deux motivations sont autant partagées par les consommateurs aisés que par les plus modestes, par les jeunes que par les plus âgés. Il s’agit du socle commun d’attentes. Toutefois, derrière la notion d’expérience unique se cachent deux conceptions différentes des loisirs. Deux tiers des personnes ayant opté pour des offres premium sont motivées par l’accès à des formules offrant des conditions plus agréables et confortables que les formules de base. On y retrouve plus souvent des consommateurs aisés ou des cadres. Cet argument est aussi plus souvent cité par les retraités. 85 % des 65- 74 ans ayant acheté des formules exclusives citent également cette motivation. En avançant en âge, l’importance accordée au confort s’accroît. Le vieillissement de la population devrait ainsi renforcer l’attractivité des formules premium misant sur le confort. Chez les jeunes, les hommes et les Franciliens, l’expérience unique est davantage synonyme d’un moment d’exception, tant par son intensité (par exemple rencontrer une star), que par sa rareté (vivre un moment difficilement accessible au plus grand nombre à travers une formule VIP). Il s’agit de partager cette expérience de loisirs avec les membres d’une même tribu (par exemple des fans) et de se mettre en scène en communiquant sur les réseaux sociaux. Ces motivations sont plus souvent mises en avant par les consommateurs qui envisagent de se restreindre au quotidien pour accéder à ces formules.</p><h3><strong>Exprimer son identité par la consommation de loisirs exclusifs</strong></h3><p>Ces formules s’inscrivent dans le développement d’une consommation croissante de loisirs depuis la fin de la période Covid où la recherche d’émotion, de sensation, prend le pas sur la détention d’objets. Les dépenses de loisirs récréatifs et sportifs des ménages ont ainsi progressé de 17 % en volume par rapport à 2019, dans un contexte de croissance générale des dépenses de services. Dans le même temps, les dépenses en biens diminuaient de 4 %. L’engouement pour les loisirs expérientiels s’accompagne d’une intention accrue d’augmenter ses dépenses dans d’autres domaines de loisirs comme les abonnements à des activités sportives ou culturelles, à des services de streaming ou de plateformes de musique et de vidéo à la demande. Les consommateurs de loisirs haut de gamme envisagent également d’accroître leurs dépenses de restauration. Bien plus qu’une revanche prise sur les périodes de confinement, l’attrait pour ces formules contribuant à la funflation en promettant à chacun de vivre et de partager des expériences fortes, uniques et sur mesure, illustre des aspirations profondes. Les loisirs premium renforcent le processus d’individualisation : les Français y trouvent une occasion de façonner et de raconter leur propre histoire, affirmant ainsi une identité narrative singulière, construite librement, en dehors des cadres collectifs traditionnels.</p><p><img src="/storage/Image-5.png"></p>]]>
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                                    <updated>2025-06-25T08:15:44+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre national des pratiques sportives 2024]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Jörg Müller, Pauline Jauneau-Cottet, Philippe Lombardo (INJEP)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<ul><li><span style="color: black;">En 2024, avant les Jeux olympiques et paralympiques, </span><span style="color: black; background-color: rgb(165, 214, 209);">58&nbsp;% des Français de 15 ans et plus ont pratiqué une activité physique et sportive régulière (en moyenne une fois par semaine au moins au cours des 12 derniers mois)</span><span style="color: black;">, soit 1 pt de moins qu’en 2023. Néanmoins, la pratique sportive régulière est en hausse sur plus longue période et s’établit à un niveau supérieur à celui mesuré avant la crise sanitaire liée au Covid19 (+4 pts par rapport à 2018).</span></li><li><span style="color: black;">En tenant compte des pratiques occasionnelles, </span><span style="color: black; background-color: rgb(165, 214, 209);">71&nbsp;% des Français de 15 ans et plus ont pratiqué au moins une activité physique et sportive au cours des 12 derniers mois</span><span style="color: black;">, soit 1 pt de plus qu’en 2023 et 5 pts de plus qu’en 2018.</span></li><li><span style="color: black;">En prenant en compte le mode de déplacement principal au quotidien (à pied, à vélo ou en trottinette),&nbsp;80 % des Français ont pratiqué une activité physique et sportive au moins une fois au cours des 12 derniers mois, en légère hausse de 1 pt par rapport à 2023 et en hausse de 5 pts par rapport à 2018.</span></li><li><span style="color: black;">L’univers de la marche et de la course reste de loin le plus prisé : </span><span style="color: black; background-color: rgb(165, 214, 209);">en 2024 (avant JOP), 48 % des Français âgés de 15 ans et plus déclarent avoir pratiqué une activité de cette famille au moins une fois dans l’année</span><span style="color: black;">, qu’il s’agisse de marche ou de course à pied, contre 40 % en 2018. Les activités de la forme et de gymnastique figurent au deuxième rang : 24 % contre 22 % en 2018.</span></li><li><span style="color: black;">Si </span><span style="color: black; background-color: rgb(152, 208, 206);">les plus jeunes sont aussi les plus sportifs</span><span style="color: black;"> (72 % de sportifs réguliers chez les 15-24 ans, contre 63 % chez les 25-39 ans et 55 % chez les 40 ans ou plus), les écarts de niveaux de pratique selon l’âge se réduisent depuis 2018 : entre les moins de 40 ans et les 40 ans ou plus, l’écart atteignait 19 points en 2018, il n’était plus que de 12 à 13 points en 2023 et 2024 avant les Jeux olympiques et paralympiques.</span></li><li><span style="background-color: rgb(152, 208, 206); color: black;">La pratique sportive à domicile continue de diminuer</span><span style="color: black;"> et revient à son niveau d’avant la pandémie (19 % en 2024 comparés à 18 % en 2018). Parallèlement, le sport en installation sportive progresse pour la deuxième année consécutive : 28 % en 2024 avant JOP, soit +3 pts par rapport à 2023 et +5 pts par rapport à 2022.</span></li><li><span style="background-color: rgb(165, 214, 209); color: black;">26 % des pratiquants de 15 ans ou plus ont pratiqué au moins une APS en club</span><span style="color: black;"> ou en association. Près d’un pratiquant en club sur cinq en est membre depuis un an ou moins, et quatre sur dix depuis plus de six ans.</span></li><li><span style="color: black;">Deux tiers des membres d’un club n’ont pas voté lors de la dernière élection du bureau. </span><span style="color: black; background-color: rgb(165, 214, 209);">Six membres sur dix ont rencontré des personnes qu’ils voient désormais en dehors du club</span><span style="color: black;">, notamment dans un contexte amical.</span>•<span style="background-color: rgb(165, 214, 209); color: black;">Au total, 19 % des pratiquants déclarent avoir donné bénévolement du temps au sein d’associations ou clubs sportifs, même épisodiquement</span><span style="color: black;">. Deux cinquièmes d’entre eux s’investissent chaque semaine tout au long de l’année, pour un temps hebdomadaire médian de 3h.</span></li><li><span style="color: black;">Mi-2024 avant les JOP, </span><span style="color: black; background-color: rgb(165, 214, 209);">un peu plus d’un Français sur dix déclare s’être vu refuser une inscription en club</span><span style="color: black;"> ou en association au cours des 12 derniers mois pour lui-même.&nbsp;</span></li></ul>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-05-06T12:18:01+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les pratiques sportives en France en 2024 avant les Jeux de Paris]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-pratiques-sportives-en-france-en-2024-avant-les-jeux-de-paris" />
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            <author>
                <name> <![CDATA[Jörg Müller, Philippe Lombardo]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Mi-2024, à l’aube des Jeux olympiques et paralympiques, la pratique sportive en France reste dynamique&nbsp;: 58 % des personnes âgées de 15 ans ou plus pratiquent une activité sportive régulière, un taux quasi-stable par rapport à 2023, mais supérieur de 4&nbsp;points à 2018. L’écart entre la pratique féminine (en légère hausse) et la pratique masculine (en baisse) se réduit à 4 points. De même, les disparités de pratique selon l’âge diminuent depuis 2018, alors qu’elles restent très marquées entre cadres et ouvriers (24 points). Enfin, la pratique à domicile, stimulée par la crise sanitaire, revient à son niveau de 2018 après un reflux amorcé en 2022 ; à l’inverse, la pratique en installations sportives, qui avait reculé, retrouve également son niveau d’avant la crise.&nbsp;</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-05-06T12:33:47+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Enquête sur les représentations à l’égard de l’immigration de travail]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/enquete-sur-les-representations-a-legard-de-limmigration-de-travail" />
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                <name> <![CDATA[Lucie Brice, Sandra Hoibian]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><span style="color: black;">Cette étude, réalisée pour Terra Nova et Voyageurs du Monde, par le Crédoc s'attache à apprécier le regard porté sur l'immigration de travail.&nbsp;</span></p><p><span style="color: black;">Une enquête a été réalisée du 7 mars au 12 mars 2025, auprès d’un échantillon représentatif de la population de 18 ans et plus, par l'intermédiaire d'un questionnaire auto-administré en ligne.</span></p><p><span style="color: black;">L'immigration est en général associée à de nombreuses représentations négatives (radicalisme religieux, clandestinité, insécurité). Cette opinion négative reste-t-elle vraie pour celle de la figure du "travailleur immigrée" ou laisse-t-elle place à une plus grande tolérance ?&nbsp;&nbsp;</span></p><p><span style="color: black;">Les principaux résultats de l'étude révèlent : 1) une méconnaissance encore forte du nombre d'immigrés et de la proportion d'immigrés occupant actuellement un emploi 2) Une nette opposition à l'arrivée de nouveaux immigrés (55% opposés à l'arrivée de nouveaux immigrés (50% favorables à une immigration choisie en fonction des besoins économiques du pays) mais une tolérance plus grande à l'égard de l'immigration de travail, surtout pour les travailleurs immigrés déjà présents sur le territoire (66% sont favorables à la régularisation des immigrés en situation irrégulière s'il travaillent déjà dans des métiers où l'on peine à recruter) 3) Un regard d'autant plus bienveillant qu'on est soi-même au contact de personnes immigrés (dans son entourage familial, amical, professionnel, son voisinage).</span></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-05-12T16:14:55+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les éconduits de la voiture Enquête nationale sur la conduite : impossibilité et renoncement - Rapport]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-econduits-de-la-voiture-enquete-nationale-sur-la-conduite-impossibilite-et-renoncement-rapport" />
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                <name> <![CDATA[Charlotte Millot, Patricia Croutte]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Le Forum Vies Mobiles et le CRÉDOC présentent une enquête inédite qui révèle une fracture méconnue mais massive dans notre système de mobilité. La voiture est souvent perçue comme un symbole de liberté individuelle et d'autonomie. Pourtant, derrière cette image largement partagée, se cache une réalité bien différente : elle est source d’exclusion pour des millions de personnes pour qui la conduite est inaccessible, difficile ou source d’angoisse. Avec cette enquête, le Forum Vies Mobiles et le CREDOC lèvent le voile sur ce phénomène majeur : celui des « éconduits » de la voiture.</p><p>La voiture, une liberté de façade : un tiers des Français, tous âges confondus, exclus de la conduite Contrairement à l’idée reçue d’un accès universel à la conduite, 33 % des Français sont structurellement empêchés de prendre le volant. Parmi eux : • 20 % ont moins de 17 ans et ne peuvent donc pas avoir le permis de conduire ; • 9 % des plus de 17 ans ne l’ont jamais obtenu ou détiennent un permis non reconnu en France ; • 4 % au moins souffrent d’une incapacité permanente. Ce nombre ne peut qu’augmenter avec le vieillissement de la population et le durcissement de la réglementation qui devrait amener à repasser le permis de conduire après un certain âge.</p><p>Conduire quand on a le permis ? Un luxe pas toujours accessible. Avoir le permis ne garantit pas pour autant la liberté de conduire. Bien au contraire : seuls 18% des détenteurs du permis de conduire déclarent ne jamais être empêchés de conduire. • 44% renoncent toujours ou presque (23%) ou souvent (21%) à conduire dans au moins une des 25 situations testées dans l’étude. Cela représente plus de 20 millions de Français ; • 38% y renoncent occasionnellement (moins d’une fois par mois) ; • Au total, 82% des Français détenteurs du permis de conduire renoncent ainsi au moins occasionnellement à la conduite.</p><p>Pourquoi renonce-t-on à conduire ? Des conditions de conduite hostiles : nuit, trafic urbain, zones rurales et montagne… • Conduire de nuit : un casse-tête pour près d’un conducteur sur deux (43%) qui sont au moins occasionnellement gênés par les conditions nocturnes. C’est probablement la situation la plus handicapante dans la mesure où la gêne peut être quotidienne et que la nuit peut représenter une partie importante de la journée en hiver. On constate même que 7% ne conduisent jamais la nuit. Cela représente plus de 3 millions de Français. • Trafic urbain et stationnement : un environnement redouté par au moins 1 conducteur sur 10. En effet, 10% renoncent toujours ou souvent à prendre le volant pour éviter le trafic et les manœuvres à réaliser, et 11% par peur de ne pas pouvoir se garer. • Conduite en zone rurale ou montagneuse : ces zones sont considérées comme à éviter par 10% des conducteurs (routes étroites, virages ou obscurité). Des freins matériels pénalisants : coût de l’essence, panne de voiture, défaut d’assurance, permis suspendu… Les coûts de déplacement en voiture (essence et péages) constituent le premier motif de renoncement matériel : • 13% y renoncent au moins une fois par mois et 22% au moins une fois par an. • La panne de véhicule concerne 25% des conducteurs sur l’année. Les problèmes administratifs peuvent également empêcher les conducteurs de prendre le volant. • Ainsi, au cours des 12 derniers mois, 15% d’entre eux ont renoncé à un déplacement à cause d’un contrôle technique non à jour, 10% à cause d’un défaut d’assurance et 9% pour un permis suspendu ou expiré.</p><p>Âge et genre : des inégalités flagrantes Les femmes et les jeunes sont les plus touchés par les renoncements liés à la sécurité, au confort ou à la précarité. Les femmes renoncent davantage à la conduite que les hommes : • 21% des hommes ne renoncent jamais à la conduite, contre seulement 15% des femmes. • C’est particulièrement vrai pour la conduite de nuit : 50% des femmes renoncent au moins occasionnellement contre 36% des hommes. En revanche, les hommes renoncent davantage pour des raisons matérielles : • Pour des problèmes d’assurance de leur véhicule, les hommes sont 13% à renoncer à conduire occasionnellement, tandis que les femmes ne sont que 6%. • Les hommes sont trois fois plus nombreux à renoncer occasionnellement à conduire à cause d’une suspension de permis (12% contre 4%). Les jeunes en âge de conduire : la double peine • Les jeunes (18-24 ans) renoncent davantage à conduire : presque tous (97%) renoncent au moins occasionnellement (34% toujours ou presque, 38% souvent), contre 82% en moyenne (23% toujours ou presque, 21% souvent). • Moins expérimentés, ils renoncent plus souvent à conduire face aux nombreuses situations de conduite complexes (en ville, 60% contre 42% en moyenne, à la campagne ou à la montagne, 46% contre 26% en moyenne…). • Plus vulnérables économiquement, ils sont également plus exposés aux coûts de déplacement que leurs aînés : ils sont 52% à renoncer à conduire pour cette raison, contre 35% en moyenne.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-05-28T08:13:48+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les éconduits de la voiture - enquête sur la capacité de conduire - Synthèse]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-econduits-de-la-voiture-enquete-sur-la-capacite-de-conduire-synthese" />
            <id>https://www.credoc.fr/5046</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Charlotte Millot, Patricia Croutte]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Le Forum Vies Mobiles et le CRÉDOC présentent une enquête inédite qui révèle une fracture méconnue mais massive dans notre système de mobilité. La voiture est souvent perçue comme un symbole de liberté individuelle et d'autonomie. Pourtant, derrière cette image largement partagée, se cache une réalité bien différente : elle est source d’exclusion pour des millions de personnes pour qui la conduite est inaccessible, difficile ou source d’angoisse. Avec cette enquête, le Forum Vies Mobiles et le CREDOC lèvent le voile sur ce phénomène majeur : celui des « éconduits » de la voiture.</p><p>La voiture, une liberté de façade : un tiers des Français, tous âges confondus, exclus de la conduite Contrairement à l’idée reçue d’un accès universel à la conduite, 33 % des Français sont structurellement empêchés de prendre le volant. Parmi eux : • 20 % ont moins de 17 ans et ne peuvent donc pas avoir le permis de conduire ; • 9 % des plus de 17 ans ne l’ont jamais obtenu ou détiennent un permis non reconnu en France ; • 4 % au moins souffrent d’une incapacité permanente. Ce nombre ne peut qu’augmenter avec le vieillissement de la population et le durcissement de la réglementation qui devrait amener à repasser le permis de conduire après un certain âge.</p><p>Conduire quand on a le permis ? Un luxe pas toujours accessible. Avoir le permis ne garantit pas pour autant la liberté de conduire. Bien au contraire : seuls 18% des détenteurs du permis de conduire déclarent ne jamais être empêchés de conduire. • 44% renoncent toujours ou presque (23%) ou souvent (21%) à conduire dans au moins une des 25 situations testées dans l’étude. Cela représente plus de 20 millions de Français ; • 38% y renoncent occasionnellement (moins d’une fois par mois) ; • Au total, 82% des Français détenteurs du permis de conduire renoncent ainsi au moins occasionnellement à la conduite.</p><p>Pourquoi renonce-t-on à conduire ? Des conditions de conduite hostiles : nuit, trafic urbain, zones rurales et montagne… • Conduire de nuit : un casse-tête pour près d’un conducteur sur deux (43%) qui sont au moins occasionnellement gênés par les conditions nocturnes. C’est probablement la situation la plus handicapante dans la mesure où la gêne peut être quotidienne et que la nuit peut représenter une partie importante de la journée en hiver. On constate même que 7% ne conduisent jamais la nuit. Cela représente plus de 3 millions de Français. • Trafic urbain et stationnement : un environnement redouté par au moins 1 conducteur sur 10. En effet, 10% renoncent toujours ou souvent à prendre le volant pour éviter le trafic et les manœuvres à réaliser, et 11% par peur de ne pas pouvoir se garer. • Conduite en zone rurale ou montagneuse : ces zones sont considérées comme à éviter par 10% des conducteurs (routes étroites, virages ou obscurité). Des freins matériels pénalisants : coût de l’essence, panne de voiture, défaut d’assurance, permis suspendu… Les coûts de déplacement en voiture (essence et péages) constituent le premier motif de renoncement matériel : • 13% y renoncent au moins une fois par mois et 22% au moins une fois par an. • La panne de véhicule concerne 25% des conducteurs sur l’année. Les problèmes administratifs peuvent également empêcher les conducteurs de prendre le volant. • Ainsi, au cours des 12 derniers mois, 15% d’entre eux ont renoncé à un déplacement à cause d’un contrôle technique non à jour, 10% à cause d’un défaut d’assurance et 9% pour un permis suspendu ou expiré.</p><p>Âge et genre : des inégalités flagrantes Les femmes et les jeunes sont les plus touchés par les renoncements liés à la sécurité, au confort ou à la précarité. Les femmes renoncent davantage à la conduite que les hommes : • 21% des hommes ne renoncent jamais à la conduite, contre seulement 15% des femmes. • C’est particulièrement vrai pour la conduite de nuit : 50% des femmes renoncent au moins occasionnellement contre 36% des hommes. En revanche, les hommes renoncent davantage pour des raisons matérielles : • Pour des problèmes d’assurance de leur véhicule, les hommes sont 13% à renoncer à conduire occasionnellement, tandis que les femmes ne sont que 6%. • Les hommes sont trois fois plus nombreux à renoncer occasionnellement à conduire à cause d’une suspension de permis (12% contre 4%). Les jeunes en âge de conduire : la double peine • Les jeunes (18-24 ans) renoncent davantage à conduire : presque tous (97%) renoncent au moins occasionnellement (34% toujours ou presque, 38% souvent), contre 82% en moyenne (23% toujours ou presque, 21% souvent). • Moins expérimentés, ils renoncent plus souvent à conduire face aux nombreuses situations de conduite complexes (en ville, 60% contre 42% en moyenne, à la campagne ou à la montagne, 46% contre 26% en moyenne…). • Plus vulnérables économiquement, ils sont également plus exposés aux coûts de déplacement que leurs aînés : ils sont 52% à renoncer à conduire pour cette raison, contre 35% en moyenne.</p>]]>
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                                    <updated>2025-05-28T08:13:19+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Notre santé menacée :  comment la proximité  peut tout changer - Rapport 2025 sur la résilience de la société française]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/notre-sante-menacee-comment-la-proximite-peut-tout-changer-rapport-2025-sur-la-resilience-de-la-societe-francaise" />
            <id>https://www.credoc.fr/5037</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Collectif - Pôle Société]]></name>
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            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong>Les inégalités en santé, qu'elles soient sociales, géographiques ou économiques, ne se résument plus à une difficulté d'accès aux soins : elles privent certaines personnes de la possibilité de se soigner et mettent en péril notre cohésion sociale ainsi que notre capacité de résilience. </strong><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">La Croix-Rouge française, en collaboration avec le Crédoc (Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie) et avec l'appui de la Fondation Croix-Rouge française, publie la troisième édition de son rapport sur la résilience de la société française.&nbsp;</strong></p><p class="ql-align-justify">Dans un contexte de crises qui se multiplient, la santé est au cœur des préoccupations des Français</p><p class="ql-align-justify">Depuis quelques décennies, la santé des Français s’est incontestablement améliorée et ce, sur de nombreux critères. L'espérance de vie en bonne santé a globalement progressé (entre 2005 et 2022, une augmentation de 11 mois chez les hommes et de 7 mois chez les femmes). La population française détient une meilleure couverture vaccinale : en 2022, 93% des enfants avaient un schéma vaccinal complet ROR (rougeole-oreillons-rubéole) contre 61% en 2010. La consommation de substances psychoactives et d’alcool chez les adolescents est en nette diminution depuis 2010. </p><p class="ql-align-justify">Cependant, la santé est un sujet qui préoccupe de plus en plus les Français. Selon un sondage IPSOS pour le CESE réalisé en octobre 2024, elle serait la première préoccupation devant le pouvoir d’achat et la situation économique du pays. </p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(16, 16, 16);">Au-delà de ces constats, le rapport 2025 de la Croix-Rouge française, intitulé </span><span style="color: black;">« </span><em style="color: rgb(16, 16, 16);">Notre santé menacée : comment la proximité peut tout changer</em><span style="color: black;"> »</span><span style="color: rgb(16, 16, 16);">, confirme que l'accès à la prévention et aux soins de proximité et de qualité devient de plus en plus difficile pour les Français, particulièrement pour les plus isolés et vulnérables.</span></p><p class="ql-align-justify"><br></p><p class="ql-align-justify"><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">A titre d’exemples</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);">&nbsp;&nbsp;</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(16, 16, 16);">●&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">1 Français sur 3 a renoncé à des soins en 2024</strong><a href="about:blank" rel="noopener noreferrer" target="_blank" style="color: rgb(16, 16, 16);"><sup><strong>[1]</strong></sup></a><span style="color: rgb(16, 16, 16);"> ;</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(16, 16, 16);">●&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">44% estiment vivre dans un désert médical</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);"> et près d'</span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">un habitant sur deux a des difficultés à obtenir un rendez-vous médical dans les communes rurales</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);">. Ce chiffre augmente lorsqu’il s’agit de rendez-vous pour des spécialités médicales (un temps d’obtention qui a pratiquement doublé en cinq ans pour la plupart d'entre elles) ;</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(16, 16, 16);">●&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;car la densité médicale moyenne en France est de </span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">seulement 339 médecins pour 100 000 habitants </strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);">répartis entre 147 médecins généralistes et 193 spécialistes. De plus, les métiers para-médicaux ne sont pas épargnés avec </span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">30 000 postes d'infirmiers et aides-soignants vacants.</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);">&nbsp;</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(16, 16, 16);">●&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">les prises en charge aux urgences ont doublé entre 1996 et 2021, passant de 10 à 20 millions par an.</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);"> Cette explosion des chiffres s’explique notamment par le fait que les Français vivant dans un désert médical se tournent de plus en plus vers le service d’urgences le plus proche, même sans besoin de prise en charge immédiate (</span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">20% des patients aux urgences hospitalières devraient privilégier d'autres structures</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);"> ;</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(16, 16, 16);">●&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">alors que parallèlement, le temps d’intervention des secours a augmenté</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);"> passant de 12,30 minutes en 2014 à 14,48 minutes en 2023. </span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(16, 16, 16);">●&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(16, 16, 16);">sans oublier que plus d'un quart des Français estime que sa santé mentale est moyenne ou mauvaise</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);"> (28% selon un sondage de la Croix-Rouge française) ;</span></p><p class="ql-align-justify">●&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong style="color: black;">les inégalités socio-économiques représentent un véritable « accélérateur de vulnérabilités »</strong><span style="color: rgb(16, 16, 16);"> : les femmes, les jeunes, les parents et les foyers les plus modestes sont les catégories de populations les plus fragiles.</span></p><p><br></p><hr><p class="ql-align-justify"><br></p><p class="ql-align-justify"><br></p><hr><p><br></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2025-04-08T12:41:53+00:00</updated>
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