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                                <title><![CDATA[www.credoc.fr - Publications]]></title>
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                                <description>Dernières publications.</description>
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                                <updated>2026-10-15T08:47:22+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les « Lieux du lien » – un levier pour les habitants des territoires ruraux]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-lieux-du-lien-un-levier-pour-les-habitants-des-territoires-ruraux" />
            <id>https://www.credoc.fr/5130</id>
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                <name> <![CDATA[Solen Berhuet, Sandra Hoibian, Nolwenn Paquet]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Les habitants des zones rurales expriment un fort sentiment de relégation : la moitié des ruraux (50 %) ont le sentiment d'habiter dans un territoire délaissé par la puissance publique, contre 35 % des urbains.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">La Fondation RTE pour les ruralités et l'ANCT ont souhaité évaluer l’effet de la présence d’un « lieu du lien » sur les conditions de vie et opinions des habitants à proximité.</span></p><p>Le Crédoc a rapproché pour cela 3 matériaux :&nbsp;</p><ul><li><span style="color: inherit;">les opinions de 4000 ruraux interrogés dans l'enquête Conditions de vie et aspirations (à partir d'une base de 13 000 interviews menées en 2025 et 2026),</span></li><li><span style="color: inherit;">l'emplacement géographique de 6000 lieux du lien (Tiers Lieux, lieux associatifs, épiceries associatives, cafés associatifs, micro-bibliothèques etc.)&nbsp;</span></li><li><span style="color: inherit;">des questions posées dans l'enquête Conditions de vie de juin 2026 auprès d'un échantillon représentatif de 3500 personnes dont 1100 ruraux)</span></li></ul><p>L'étude met en évidence une forte présence de ces lieux sur le territoire rural : la moitié des lieux du lien sont en ruralité, et 80 % des ruraux ont au moins lieu du lien un à moins de 20 minutes en voiture.</p><p>Les lieux du lien commencent à s'insérer dans les modes de vie : 21 % des ruraux les fréquentent déjà, un taux non négligeable compte tenu du caractère récent de certains espaces.</p><p>Ils rassemblent toutes les catégories sociales, à l'image de la mosaïque française. Surtout, ces lieux apportent des solutions concrètes.</p><p>Ils créent du lien social. Ils encouragent l'engagement citoyen. Ils sont aussi un appui précieux pour les aidants familiaux ruraux.</p><p>Ils facilitent l'accès à l'information, notamment pour les publics contraints financièrement, les femmes et les personnes fragiles.&nbsp;</p><p>Au total, les lieux du lien contribuent à renouer le lien avec la puissance publique : chez les ruraux, la proximité d'un tiers-lieu diminue de 18 % la probabilité d'avoir le sentiment d'habiter un territoire relégué.</p><p>L'étude met en évidence plusieurs pistes d'action publique :&nbsp;</p><ul><li><span style="color: inherit;">Un enjeu d'identification : 49 % des ruraux pensent ne pas avoir ce type de lieu près de chez eux, alors que dans 6 cas sur 10, il en existe en réalité au moins un à moins de 15 minutes.&nbsp;</span></li><li><span style="color: inherit;">Un enjeu à attirer davantage dans ces lieux les plus de 40 ans (aménagement de l'espace, activités, solutions de mobilité)</span></li><li>Bien qu'en progression, le maillage des lieux du lien en ruralité (un tiers des tiers-lieux y sont situés, à l'image de la population) ne permet pas d'offrir ces espaces à proximité de l'ensemble des habitants et gagnerait à être consolidé.</li></ul>]]>
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                                    <updated>2026-10-13T12:30:24+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Perception du bruit en Ile-de-France - Edition 2026 - Rapport]]></title>
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                <name> <![CDATA[Patricia Croutte, Jörg Müller]]></name>
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            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">Le bruit est la première nuisance de proximité des Franciliens (44 % au niveau du quartier) et figure au troisième rang des inconvénients au fait de résider en Ile-de-France, dépassant en dix ans la pollution de l'air ; trois habitants sur quatre s'en déclarent préoccupés. La gêne obéit à un gradient — maximale dans les espaces subis (transports : 62 %) et minimale dans les espaces choisis (loisirs : 29 %) — et se concentre sur une population multi-exposée. Une divergence structurante oppose le quartier, où la dégradation perçue progresse, au domicile, qui fait tampon et où la gêne s'atténue légèrement ; mais ce refuge est inégalement réparti, les quartiers les plus bruyants étant aussi les plus démunis d'espaces de calme.</p><p class="ql-align-justify">Les sources se recomposent lentement, du bruit d'infrastructure vers le bruit de comportement et de convivialité (voisinage humain, terrasses, incivilités routières), tandis que le report modal vers les transports en commun renforce l'exposition dans des environnements jugés bruyants. L'empreinte sanitaire est massive et reconnue — fatigue, stress, sommeil au premier plan — mais minée par un biais d'optimisme : le risque est jugé réel pour autrui, moins pour soi. Enfin, les Franciliens plébiscitent les solutions techniques et peu contraignantes, attendent une information de proximité (mairie, Bruitparif) qu'ils réclament sans se mobiliser, et compensent la gêne par des recours privés (bouchons, médicaments) plus que par l'action collective.</p><p class="ql-align-justify">Le bruit occupe une position ambivalente dans l'expérience urbaine : nuisance diffuse et rarement spectaculaire, il structure pourtant la qualité de vie quotidienne des Franciliens. L'édition 2026 de l'enquête permet de dépasser le simple constat d'exposition pour interroger la façon dont la gêne se forme, se différencie et se traduit — ou non — en anticipation, en action et en demande d'action publique.</p><p class="ql-align-justify">La thèse d'ensemble est la suivante : <strong style="color: black;">le bruit s'affirme comme une préoccupation environnementale majeure et durable des Franciliens</strong>, <strong style="color: black;">mais l'enquête met au jour un décalage persistant entre cette saillance croissante et sa faible traduction — dans l'anticipation résidentielle, dans la perception du risque personnel et dans la mobilisation collective</strong>. Ce décalage dessine, en creux, le principal espace d'intervention pour les politiques publiques. Trois tensions le sous-tendent, développées en conclusion : entre saillance et traduction, entre l'intérieur et l'extérieur du logement, et entre une lecture infrastructurelle et une lecture comportementale du bruit.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">1. Une nuisance de premier plan, et qui gagne du terrain</strong></p><p class="ql-align-justify">À l'échelle régionale, le bruit se classe au troisième rang des inconvénients d'habiter en Île-de-France (37 % de citations cumulées), derrière deux déterminants structurels : le coût de la vie et du logement (71 %) et l'insécurité (48 %). L'évolution décennale est très instructive : en dix ans, le bruit a dépassé la pollution de l'air, qui recule de la troisième à la quatrième position. Ce croisement, discret en valeur absolue (+4 points depuis 2016), est significatif sur le plan symbolique : il marque le passage du bruit d'une gêne tolérée à un enjeu environnemental pleinement reconnu.</p><p class="ql-align-justify">Le constat se durcit lorsqu'on descend à l'échelle du quartier. Interrogés sur les problèmes qui concernent le plus leur environnement immédiat, les Franciliens placent le bruit en tête (44 %), devant l'environnement dégradé (37 %) et la pollution de l'air (33 %). Le bruit est donc la première nuisance de proximité, et la seule du trio de tête à ne pas reculer, ce qui creuse son avance. Cette montée en saillance est spécifiquement locale : dans le classement des grands inconvénients régionaux, dominé par des facteurs économiques et sécuritaires, le bruit reste contenu ; c'est dans le vécu quotidien qu'il s'impose.</p><p class="ql-align-justify">Un paradoxe mérite d'être relevé : la part de Franciliens ne signalant aucun problème dans leur quartier augmente elle aussi (15 % à 20 %). La population se polarise ainsi entre un environnement vécu comme sain et une gêne liée au bruit plus nettement affirmée par les autres — configuration que l'on retrouvera à plusieurs reprises, celle d'une nuisance qui se concentre plutôt qu'elle ne se diffuse uniformément.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une préoccupation installée. </strong>Trois Franciliens sur quatre se déclarent préoccupés par les questions de bruit (dont 30 % « tout à fait »), niveau remarquablement stable sur la décennie (76 %, 78 %, puis 75 %). Il s'agit donc d'une préoccupation structurelle et non conjoncturelle — un socle d'attention sur lequel toute politique publique peut s'appuyer durablement.&nbsp;</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">2. Une gêne différenciée : contextes, personnes, sources</strong></p><p class="ql-align-justify"><strong>La gêne n'est pas uniforme : elle obéit à une loi de gradient</strong>. Plus l'espace est subi et partagé, plus la gêne est forte ; plus il est choisi et maîtrisé, moins elle l'est. En 2026, les transports arrivent nettement en tête (62 % de Franciliens gênés, dont 17 % « très gênés », intensité sans équivalent ailleurs), suivis de l'espace public extérieur (50 %), du domicile (44 %), du lieu de travail ou d'études (34 %) et des loisirs (29 %). Cette hiérarchie est stable, mais la progression la plus forte depuis 2021 concerne précisément l'espace le plus subi — les transports (+7 points). À l'inverse, les espaces choisis (loisirs, travail) demeurent ceux où la majorité se dit « plutôt pas gênée ». <strong>Une multi-exposition qui se concentre. </strong>Le compteur du nombre de contextes gênants confirme cette concentration puisqu’environ 18 % des Franciliens ne se disent gênés dans aucun contexte, 41 % dans un ou deux, 20 % dans trois et 22 % dans quatre à cinq — cette dernière part étant en hausse. La gêne ne se répartit donc pas également ; elle se cumule chez une fraction fortement et diversement exposée, cœur de cible naturel de l'action publique. Une action portant sur un ou deux contextes seulement améliorerait déjà le ressenti du plus grand nombre</p><p class="ql-align-justify"><strong>Le poids de la sensibilité individuelle. </strong>Deux tiers des Franciliens se disent sensibles au bruit, et cette sensibilité est fortement corrélée au bruit perçu du logement : la part de « sensibles » passe d'environ la moitié dans les logements calmes à près de neuf sur dix dans les logements très bruyants, et la relation se renforce en 2026. Exposition et sensibilité ne sont donc pas indépendantes : elles s'entretiennent, ce qui amplifie l'impact ressenti chez les plus exposés et invite à la prudence dans l'interprétation causale. <strong>Une gêne d'abord événementielle. </strong>Interrogés sur le type de sonorité, les Franciliens désignent davantage les pics répétés — klaxons, passages de véhicules bruyants, cris — que le bruit de fond continu, et l'écart entre les deux se creuse (environ un tiers contre un cinquième). <strong>Au sein des transports, la gêne se porte prioritairement sur les deux-roues motorisés et les avertisseurs sonores</strong>, ces derniers en hausse, devant les véhicules particuliers, le ferroviaire, l’aérien et les poids lourds. Le bruit gêne moins comme ambiance permanente que comme irruption — ce qui oriente la question du bruit vers les comportements et les événements autant que vers le niveau sonore moyen. <strong>Une exposition inégalement répartie sur le territoire : le cas du survol aérien. </strong>Le bruit aérien illustre exemplairement cette spécificité territoriale. Rapporté à l'ensemble des Franciliens, 10 % se déclarent survolés par des avions et 7 % par des hélicoptères. Mais parmi les riverains concernés, l'intensité varie considérablement : 70 % subissent un survol quotidien, indépendant de la seule configuration météorologique, et un sur sept entend plus de cent avions par jour, dont une frange plus de deux cents. Une minorité restreinte supporte ainsi une exposition très lourde, quasi permanente — profil que les moyennes régionales dissimulent et qui appelle un traitement spécifique. A ce titre, deux départements se distinguent nettement par le survol d’avions en phase de décollage ou d’atterrissage : le Val-d’Oise, où un quart des répondants sont concernés (25 %) et l’Essonne (17 %)</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">3. Quartier contre domicile : un front sonore extérieur</strong></p><p class="ql-align-justify"><strong>La tension la plus éclairante de l'enquête oppose l'échelle du quartier à celle du logement</strong>. Au niveau du quartier, la perception de nuisances « élevées », en forte hausse après le Covid, reste majoritaire dans la population (39 % en 2016, 51 % en 2026) et le sentiment de dégradation progresse nettement : 39 % estiment que le bruit y a augmenté sur cinq ans, contre seulement 7 % qui font état d’une diminution. Au domicile, le mouvement est inverse : la gêne s'atténue légèrement (54 % de gênés en 2016, 48 % en 2026), le « très gênant » recule, et la moitié des Franciliens (50 %) jugent l'évolution récente stable, contre 36 % une hausse. Le domicile fait tampon ; le front du bruit est extérieur.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une géographie de la densité. </strong>La gêne au domicile suit un gradient centre-périphérie net et parfaitement stable dans son ordre : de 39 % en grande couronne (Seine-et-Marne) à 55 % à Paris en 2026, la petite couronne occupant une position intermédiaire. Tous les départements reculent en 2026, la baisse la plus marquée revenant à Paris (67 % à 55 %). Fait notable, le sentiment de hausse du bruit, longtemps spécifiquement parisien, se généralise : la grande couronne et la province rejoignent, voire dépassent, la capitale, signe que la dégradation perçue n'est plus un phénomène de cœur d'agglomération mais un ressenti partagé sur l'ensemble du territoire francilien.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une inversion du gradient d'âge. </strong>En 2021, la gêne au domicile culminait chez les quinquagénaires ; en 2026, elle est au contraire la plus faible chez les 60 ans et plus (43-45 %) et la plus élevée chez les jeunes actifs (51 %). Le profil s'est retourné — évolution cohérente avec la surexposition des âges actifs (transports, travail, pratiques d'écoute) analysée plus loin, et avec la dissonance générationnelle relevée sur la perception du risque.</p><p class="ql-align-justify"><strong>La double peine de l'accès au calme. </strong>L'accès à un espace de calme reste, en moyenne, largement répandu (81 %) et stable, avec un léger rapprochement de la proximité immédiate. Mais cette moyenne masque une fracture : l'accès décroît fortement à mesure que le bruit du logement ou du quartier augmente. Dans les quartiers jugés très bruyants, un tiers des Franciliens (33 %) ne disposent d'aucun espace de calme à proximité, contre 15 % en moyenne et 4 % dans les quartiers paisibles. En Seine-Saint-Denis, le manque d’espace vert à proximité du domicile (23 %) est également plus élevé qu’en moyenne. <strong>Là où le besoin de répit est maximal, la ressource est minimale : c'est un marqueur net d'inégalité territoriale.</strong> L'espace vert de proximité en constitue le refuge dominant — cité par 74 % des personnes ayant accès à un lieu de calme, et lieu principal pour 48 % de l'ensemble — ce qui désigne la végétalisation des quartiers exposés comme un levier d'équité autant que de qualité de vie.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">4. La recomposition des sources : de l'infrastructure à l’incivilité</strong></p><p class="ql-align-justify">La hiérarchie des sources de gêne au domicile est stable dans ses grandes masses, mais sa composition se recompose lentement. <strong>Le voisinage demeure la source numéro un incontestée</strong> (cité par 55 % des personnes gênées parmi leurs trois principales nuisances), devant un bloc routier qui, cumulé, le rivalise : deux-roues motorisés (38 %), circulation (37 %) et avertisseurs sonores (26 %). Les nuisances « d'infrastructure » — survols aériens, collecte des ordures, entretien des espaces verts — refluent doucement sur la décennie. La seule progression nette concerne les bars, restaurants et rassemblements de rue (10 % à 14 %), reflet du retour de la vie nocturne et de la convivialité urbaine. A Paris, la citation des bruits générés par les clients de bars, cafés, restauran<span style="color: rgb(10, 29, 48);">ts, terrasses</span> ou les personnes qui déambulent ou qui s’attroupent dans la rue atteint 30 %. <strong>Un voisinage plus humain que festif. </strong>Le détail des bruits liés aux comportements est révélateur : les conversations et cris de voisinage montent en flèche (de 25 % à 32 %), tandis que les fêtes et soirées des voisins reculent (19 % à 15 %). Les nuisances techniques du bâti — déplacements dans l'immeuble, bricolage — restent stables<strong>. La nuisance de voisinage se déplace ainsi de l'événementiel festif vers la présence humaine ordinaire, la voix, signal notable sur les conditions de la cohabitation résidentielle. Le comportement devant le trafic. </strong>À l'échelle du quartier, le bruit est d'abord routier (49 %) mais ce sont les comportements des usagers de la route (25 %) qui l’emportent sur le volume de trafic (24 %). Le facteur comportemental devance ainsi le simple volume de trafic — ce n'est pas seulement la quantité de circulation qui gêne, mais la manière dont chacun s'y conduit. De même, interrogés sur les bruits extérieurs perçus à domicile, les Franciliens désignent d'abord la circulation (31 %, en recul de quatre points) puis les personnes (27 %, en hausse) ; en intégrant la réponse « les deux », le bruit lié aux personnes (45 %) fait désormais presque jeu égal avec le bruit lié aux transports (49 %). <strong>Un report modal qui déplace l'exposition. </strong>Dans les transports, la voiture recule comme mode principal (36 % à 32 %) au profit du métro et du RER, cohérent avec les politiques franciliennes de réduction de la place de l'automobile. Or la gêne dépend fortement du mode : 53 % des usagers des transports en commun se disent gênés par le bruit, contre 25 % seulement des automobilistes, protégés par l'habitacle. Le bruit du mode de transport utilisé principalement, jugé gênant par 41 % des Franciliens, reste par ailleurs d'une grande stabilité. Le report modal, souhaitable à bien des égards, déplace donc mécaniquement une partie de la population vers un environnement de transport perçu comme plus bruyant — point de vigilance pour l'accompagnement de la transition des mobilités.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Le travail, un bruit d'abord sectoriel. </strong>Sur le lieu de travail, la moitié des actifs (49 %) jugent leur milieu bruyant, avec de fortes disparités : de 77 % dans la petite enfance et l'enseignement, 73 % sur les chantiers et 69 % en usine, à 43 % seulement dans les bureaux. Pour les cols blancs, le facteur décisif est l'aménagement : 58 % des travailleurs en open-space jugent leur milieu bruyant, contre 24 % des autres. <strong>La gêne ressentie au travail (46</strong> <strong>%) recule légèrement, portée par le développement du télétravail, alors même que le milieu professionnel est jugé tout aussi bruyant qu'auparavant.</strong></p><p class="ql-align-justify">Ces évolutions convergent vers une bascule d'ensemble, lente mais cohérente : du bruit « logistique et industriel » vers un bruit « de convivialité, de comportement et de partage de l'espace ». La question du bruit se déplace ainsi partiellement du registre technique de l'aménagement vers celui des usages et des civilités urbaines — sans pour autant effacer le poids persistant du trafic, qui demeure le socle de la gêne extérieure.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">5. L'exposition choisie : le casque et les pratiques individuelles</strong></p><p class="ql-align-justify"><strong>À l'exposition subie s'ajoute une exposition volontaire</strong>, que l'enquête documente avec précision. <strong>L'écoute au casque s'installe dans le quotidien</strong> : l'usage quotidien passe de 19 % à 26 % en dix ans, tandis que le non-usage recule de 35 % à 27 % — près d'un Francilien sur deux utilise désormais régulièrement un casque. Par rapport à 2021, la durée s'allonge (61 % des utilisateurs écoutent jusqu'à trois heures par jour, la tranche « une à trois heures » devenant la norme), mais la puissance d'écoute reste stable, voire diminue légèrement (les fortes puissances passent de 29 % à 26 %), et le fait de s'endormir avec le casque recule nettement (30 % à 25 %).<strong>Deux dimensions du risque auditif évoluent ainsi en sens inverse et se compensent en partie : on écoute plus longtemps, mais un peu moins fort et dans des conditions un peu moins à risque</strong>. Cette diffusion se retrouve dans le monde du travail : <strong>l'usage du casque en présentiel progresse fortement</strong> — la part d'actifs n'en utilisant jamais chute de 49 % à 37 % — rattrapant les pratiques du télétravail, où il est déjà quasi généralisé (76 % d'utilisateurs). L'enjeu, concentré sur les jeunes et les âges actifs, demeure celui d'une exposition cumulée — subie dans les transports et au travail, choisie par le casque — pour une population qui, on le verra, sous-estime le risque personnel. La pratique du jeu vidéo (environ 40 % des Franciliens) et l'allongement des sessions, stabilisés depuis 2021, complètent ce tableau d'usages numériques nomades porteurs d'exposition sonore.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">6. Les conséquences : santé, biais d'optimisme et recours privés</strong></p><p class="ql-align-justify">L'empreinte sanitaire du bruit est à la fois massive et largement reconnue. 77 % des Franciliens jugent le bruit risqué pour la santé de la population, part croissante, et 39 % déclarent en avoir déjà personnellement ressenti les effets — proportion stable sur dix ans, concentrée sur les 20-59 ans.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Un biais d'optimisme structurel. </strong>Le résultat le plus frappant est l'écart entre le risque perçu pour autrui et le risque perçu pour soi : seuls 33 % des Franciliens se sentent personnellement menacés, contre 77 % qui jugent le bruit dangereux pour la population — un écart de plus de quarante points, parfaitement stable entre 2021 et 2026. Le danger est reconnu dans l'absolu mais tenu à distance de soi. Cette dissonance a une dimension générationnelle : les seniors jugent le risque élevé mais s'en disent peu affectés, tandis que les plus jeunes, moins alarmés en théorie, l'ont pourtant davantage vécu. L'enjeu de prévention n'est donc pas de faire reconnaître le danger — c'est plutôt acquis — mais de combler le fossé entre risque collectif reconnu et risque personnel anticipé.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Des effets d'abord extra-auditifs. </strong>Parmi les personnes affectées, les effets dominants sont la fatigue (78 %), le stress et l'irritabilité (75 %) et les troubles du sommeil (72 %), loin devant les troubles strictement auditifs (43 %). Rapportés à l'ensemble de la population, ces effets touchent fréquemment environ 30 % des Franciliens pour la fatigue, 29 % pour le stress et 28 % pour le sommeil — niveaux stables sur dix ans, la seule progression notable concernant les difficultés de concentration (+3 points), à relier possiblement au télétravail et aux usages numériques. Le bruit est donc vécu comme un facteur de mal-être global — fatigue, tension nerveuse, mauvais sommeil — bien avant d'être perçu comme une atteinte à l'audition.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une gradation de la gravité. </strong>Au domicile, les conséquences s'échelonnent du réflexe d'adaptation — fermer les fenêtres (54 % des personnes gênées) — jusqu'aux réponses de rupture. Une typologie fondée sur la conséquence la plus grave subie fréquemment montre que 34 % des Franciliens gênés atteignent le niveau maximal — envisager de déménager, sortir de leur logement ou prendre des médicaments — et 20 % supplémentaires le niveau des atteintes à la santé. Ainsi, plus d'un gêné sur deux subit une conséquence lourde, sanitaire ou de rupture, tandis qu'un tiers ne connaît aucune conséquence fréquente. La tentation de déménager recule entre 2021 et 2026 mais reste massive : parmi les Franciliens jugeant leur quartier bruyant, 60 % ont déjà envisagé de le quitter à cause du bruit. Cet indicateur, qui touche à l'attachement même au lieu de vie, dit la profondeur de l'atteinte pour la population exposée.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Des recours privés révélateurs. </strong>Environ 22 % des Franciliens déclarent prendre des médicaments à cause du bruit — anxiolytiques, mélatonine, somnifères et traitements naturels à parts comparables. La fréquence de prise épouse la nature du produit : les médicaments prescrits de type antidépresseurs ou anxiolytiques sont pris plus régulièrement que les somnifères, la mélatonine ou les traitements naturels qui sont davantage pris en cas de besoin. Un tiers des Franciliens (33 %) utilisent par ailleurs des bouchons d'oreille, principalement pour dormir et pour se protéger des bruits subis (extérieur, voisinage) ; l'usage est surtout occasionnel, mais un utilisateur sur cinq y recourt plus de cinq fois par semaine. Ces recours individuels, tournés vers le sommeil et le bruit imposé, confirment qu'une part significative de la gêne déborde sur la santé et le repos.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">7. Réponses individuelles et acceptabilité des politiques publiques</strong></p><p class="ql-align-justify">Face à un conflit de bruit dans leur logement<strong>, les Franciliens privilégient très majoritairement le dialogue : le règlement à l'amiable domine</strong> (30 %), tandis que la justice ferme la marche (5 %).<strong> Près d'un Francilien sur deux (47</strong> <strong>%) a déjà entrepris au moins une démarche</strong> ; parmi eux, une majorité (57 %) déclare avoir résolu son problème. Sur une base rendue strictement comparable entre les vagues, la part de conflits non résolus recule de 50 % (2021) à 43 % (2026) : l'action porte souvent ses fruits sans jamais garantir l'issue, ce qui plaide pour le renforcement des dispositifs de médiation de proximité.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une protection inégale et incomplète. </strong>L'isolation acoustique déclarée reste minoritaire et n'a pas progressé (41 % en 2026, en léger recul) : près de six Franciliens sur dix ne se savent pas protégés contre le bruit extérieur, dont 12 % qui l'ignorent — à la fois un gisement d'action et un déficit d'information sur les performances acoustique de leur logement.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une acceptabilité conditionnée à l'efficacité et à la faible contrainte. </strong>La réduction du bruit des transports fait l'objet d'un consensus quasi unanime (86 %, transgénérationnel et croissant avec l'âge). Mais l'adhésion se concentre sur les solutions efficaces et peu contraignantes : revêtements de chaussée moins bruyants (84 %), radars sonores (66 %), modération de la vitesse (le 30 km/h nocturne progresse de onze points). Lorsqu'il faut désigner une seule priorité, les revêtements silencieux s'imposent nettement (30 %) : c’est la mesure la plus soutenue et la plus prioritaire, car efficace, invisible au quotidien et sans contrainte pour personne. À l'inverse, les mesures contraignantes pour l'automobiliste — interdiction des véhicules thermiques, dimanches sans voiture (environ 38-39 %) — stagnent et sont les premières sacrifiées s’il ne faut en choisir qu’une. Les Franciliens privilégient les solutions qui agissent sur le bruit ou sur les fauteurs de bruit plutôt que sur l'ensemble des usages, et une demande spontanée de verbalisation et de pédagogie émerge des réponses libres.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">8. Information et engagement : une demande de proximité</strong></p><p class="ql-align-justify"><strong>La notoriété des dispositifs de lutte contre le bruit reste faible</strong> — aucun n'est connu de plus d'un quart de la population — mais elle progresse sur la décennie. Les dispositifs concrets et grand public arrivent en tête (aide à l'insonorisation et cartographies du bruit, 24 % chacun), la plus forte progression revenant au classement sonore des axes routiers et ferroviaires (12 % à 20 %). Les sigles réglementaires — PPBE, PGS, PEB — demeurent obscurs : le jargon administratif constitue une barrière.</p><p class="ql-align-justify"><strong>La primauté de l'échelon local. </strong>Interrogés sur la meilleure source d'information, les Franciliens désignent d'abord leur mairie (35 %), très loin devant toutes les autres, avec Bruitparif comme relais régional expert en solide deuxième position (18 %). Les instances nationales et spécialisées restent secondaires et indistinctes. L'information sur le bruit se joue donc à l'échelle locale, adossée à une expertise régionale — deux niveaux qu'une stratégie de communication gagnerait à privilégier.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une demande réelle mais peu intense. </strong>Près de sept Franciliens sur dix (69 %) se déclarent intéressés par une information communale sur le bruit, chiffre d'une stabilité parfaite entre 2021 et 2026. L'intérêt est toutefois porté par le « plutôt » plus que par le « tout à fait » : il s'agit d'une réceptivité de fond plutôt que d'une attente pressante, le rejet franc restant très minoritaire. Cette demande latente, large et stable, constitue un acquis durable pour l'action publique.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Un engagement en recul. </strong>L'implication citoyenne active décline nettement : l'appartenance à une association de défense passe de 8 % à 4 %, la participation à des réunions publiques de 10 % à 6 %. Se dessine ainsi une population de plus en plus gênée et demandeuse d'information, mais de moins en moins mobilisée — une implication passive plutôt que militante, qui interroge les modalités d'association des habitants aux politiques du bruit.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">Conclusion : trois tensions structurantes</strong></p><p class="ql-align-justify">La perception francilienne du bruit en 2026 s'organise autour de trois tensions qui, ensemble, orientent l'action publique.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Saillance contre traduction en actes. </strong>Le bruit s'impose comme préoccupation, surtout de proximité, mais peine à se traduire en actes. Il reste un angle mort de la décision résidentielle — seuls 21 % des Franciliens s'informent des nuisances sonores avant d'emménager, alors que 59 % l'auraient souhaité et que 22 % déclarent qu'ils n'auraient pas emménagé s'ils avaient su. Il se heurte à un biais d'optimisme sur le risque personnel et à une mobilisation collective déclinante. La reconnaissance du problème est acquise ; sa traduction en anticipation, en prévention et en engagement ne l'est pas.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Dedans contre dehors. </strong>La gêne se déplace et se concentre à l'extérieur — quartier, espace public, transports — tandis que le domicile se maintient comme refuge relatif. Mais ce refuge est inégalement distribué (la double peine des quartiers exposés et démunis d'espaces de calme) et défendu par des recours privés — bouchons d'oreille, médicaments, isolation — plus que par une action structurelle. Le confort sonore devient ainsi un bien inégalement réparti, que les mieux dotés préservent et que les plus exposés compensent à leurs frais.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Infrastructure contre incivilité. </strong>La recomposition des sources — montée du voisinage humain, de la convivialité nocturne et du facteur comportemental routier — déplace partiellement la question du bruit de l'aménagement vers les usages et les civilités, sans cependant effacer le poids du trafic. Elle appelle des réponses hybrides, associant l'ingénierie (revêtements, isolation, régulation de la vitesse) à la médiation, à la sensibilisation et à la régulation des comportements.</p><p class="ql-align-justify">Pour l'action publique,<strong> ces trois tensions convergent vers un même point d'appui : une intervention de proximité, lisible et peu contraignante</strong> — revêtements silencieux, modération de la vitesse, information communale, médiation de voisinage, végétalisation des quartiers les plus exposés — qui rencontre une demande latente, large et stable. Elle devra composer avec une population qui attend d'être informée et protégée plus qu'elle ne se mobilise. Le principal risque, à terme, tient à l'exposition cumulée des âges actifs et des plus jeunes — surexposés dans les transports, au travail et par le casque — pour qui la reconnaissance du risque personnel demeure très en retrait de la réalité vécue.</p><p><br></p>]]>
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                                    <updated>2026-10-08T05:34:07+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Perception du bruit en Ile-de-France - Edition 2026 - Synthèse]]></title>
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                <name> <![CDATA[Patricia Croutte, Jörg Müller]]></name>
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                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">Le bruit est la première nuisance de proximité des Franciliens (44 % au niveau du quartier) et figure au troisième rang des inconvénients au fait de résider en Ile-de-France, dépassant en dix ans la pollution de l'air ; trois habitants sur quatre s'en déclarent préoccupés. La gêne obéit à un gradient — maximale dans les espaces subis (transports : 62 %) et minimale dans les espaces choisis (loisirs : 29 %) — et se concentre sur une population multi-exposée. Une divergence structurante oppose le quartier, où la dégradation perçue progresse, au domicile, qui fait tampon et où la gêne s'atténue légèrement ; mais ce refuge est inégalement réparti, les quartiers les plus bruyants étant aussi les plus démunis d'espaces de calme.</p><p class="ql-align-justify">Les sources se recomposent lentement, du bruit d'infrastructure vers le bruit de comportement et de convivialité (voisinage humain, terrasses, incivilités routières), tandis que le report modal vers les transports en commun renforce l'exposition dans des environnements jugés bruyants. L'empreinte sanitaire est massive et reconnue — fatigue, stress, sommeil au premier plan — mais minée par un biais d'optimisme : le risque est jugé réel pour autrui, moins pour soi. Enfin, les Franciliens plébiscitent les solutions techniques et peu contraignantes, attendent une information de proximité (mairie, Bruitparif) qu'ils réclament sans se mobiliser, et compensent la gêne par des recours privés (bouchons, médicaments) plus que par l'action collective.</p><p class="ql-align-justify">Le bruit occupe une position ambivalente dans l'expérience urbaine : nuisance diffuse et rarement spectaculaire, il structure pourtant la qualité de vie quotidienne des Franciliens. L'édition 2026 de l'enquête permet de dépasser le simple constat d'exposition pour interroger la façon dont la gêne se forme, se différencie et se traduit — ou non — en anticipation, en action et en demande d'action publique.</p><p class="ql-align-justify">La thèse d'ensemble est la suivante : <strong style="color: black;">le bruit s'affirme comme une préoccupation environnementale majeure et durable des Franciliens</strong>, <strong style="color: black;">mais l'enquête met au jour un décalage persistant entre cette saillance croissante et sa faible traduction — dans l'anticipation résidentielle, dans la perception du risque personnel et dans la mobilisation collective</strong>. Ce décalage dessine, en creux, le principal espace d'intervention pour les politiques publiques. Trois tensions le sous-tendent, développées en conclusion : entre saillance et traduction, entre l'intérieur et l'extérieur du logement, et entre une lecture infrastructurelle et une lecture comportementale du bruit.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">1. Une nuisance de premier plan, et qui gagne du terrain</strong></p><p class="ql-align-justify">À l'échelle régionale, le bruit se classe au troisième rang des inconvénients d'habiter en Île-de-France (37 % de citations cumulées), derrière deux déterminants structurels : le coût de la vie et du logement (71 %) et l'insécurité (48 %). L'évolution décennale est très instructive : en dix ans, le bruit a dépassé la pollution de l'air, qui recule de la troisième à la quatrième position. Ce croisement, discret en valeur absolue (+4 points depuis 2016), est significatif sur le plan symbolique : il marque le passage du bruit d'une gêne tolérée à un enjeu environnemental pleinement reconnu.</p><p class="ql-align-justify">Le constat se durcit lorsqu'on descend à l'échelle du quartier. Interrogés sur les problèmes qui concernent le plus leur environnement immédiat, les Franciliens placent le bruit en tête (44 %), devant l'environnement dégradé (37 %) et la pollution de l'air (33 %). Le bruit est donc la première nuisance de proximité, et la seule du trio de tête à ne pas reculer, ce qui creuse son avance. Cette montée en saillance est spécifiquement locale : dans le classement des grands inconvénients régionaux, dominé par des facteurs économiques et sécuritaires, le bruit reste contenu ; c'est dans le vécu quotidien qu'il s'impose.</p><p class="ql-align-justify">Un paradoxe mérite d'être relevé : la part de Franciliens ne signalant aucun problème dans leur quartier augmente elle aussi (15 % à 20 %). La population se polarise ainsi entre un environnement vécu comme sain et une gêne liée au bruit plus nettement affirmée par les autres — configuration que l'on retrouvera à plusieurs reprises, celle d'une nuisance qui se concentre plutôt qu'elle ne se diffuse uniformément.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une préoccupation installée. </strong>Trois Franciliens sur quatre se déclarent préoccupés par les questions de bruit (dont 30 % « tout à fait »), niveau remarquablement stable sur la décennie (76 %, 78 %, puis 75 %). Il s'agit donc d'une préoccupation structurelle et non conjoncturelle — un socle d'attention sur lequel toute politique publique peut s'appuyer durablement.&nbsp;</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">2. Une gêne différenciée : contextes, personnes, sources</strong></p><p class="ql-align-justify"><strong>La gêne n'est pas uniforme : elle obéit à une loi de gradient</strong>. Plus l'espace est subi et partagé, plus la gêne est forte ; plus il est choisi et maîtrisé, moins elle l'est. En 2026, les transports arrivent nettement en tête (62 % de Franciliens gênés, dont 17 % « très gênés », intensité sans équivalent ailleurs), suivis de l'espace public extérieur (50 %), du domicile (44 %), du lieu de travail ou d'études (34 %) et des loisirs (29 %). Cette hiérarchie est stable, mais la progression la plus forte depuis 2021 concerne précisément l'espace le plus subi — les transports (+7 points). À l'inverse, les espaces choisis (loisirs, travail) demeurent ceux où la majorité se dit « plutôt pas gênée ». <strong>Une multi-exposition qui se concentre. </strong>Le compteur du nombre de contextes gênants confirme cette concentration puisqu’environ 18 % des Franciliens ne se disent gênés dans aucun contexte, 41 % dans un ou deux, 20 % dans trois et 22 % dans quatre à cinq — cette dernière part étant en hausse. La gêne ne se répartit donc pas également ; elle se cumule chez une fraction fortement et diversement exposée, cœur de cible naturel de l'action publique. Une action portant sur un ou deux contextes seulement améliorerait déjà le ressenti du plus grand nombre</p><p class="ql-align-justify"><strong>Le poids de la sensibilité individuelle. </strong>Deux tiers des Franciliens se disent sensibles au bruit, et cette sensibilité est fortement corrélée au bruit perçu du logement : la part de « sensibles » passe d'environ la moitié dans les logements calmes à près de neuf sur dix dans les logements très bruyants, et la relation se renforce en 2026. Exposition et sensibilité ne sont donc pas indépendantes : elles s'entretiennent, ce qui amplifie l'impact ressenti chez les plus exposés et invite à la prudence dans l'interprétation causale. <strong>Une gêne d'abord événementielle. </strong>Interrogés sur le type de sonorité, les Franciliens désignent davantage les pics répétés — klaxons, passages de véhicules bruyants, cris — que le bruit de fond continu, et l'écart entre les deux se creuse (environ un tiers contre un cinquième). <strong>Au sein des transports, la gêne se porte prioritairement sur les deux-roues motorisés et les avertisseurs sonores</strong>, ces derniers en hausse, devant les véhicules particuliers, le ferroviaire, l’aérien et les poids lourds. Le bruit gêne moins comme ambiance permanente que comme irruption — ce qui oriente la question du bruit vers les comportements et les événements autant que vers le niveau sonore moyen. <strong>Une exposition inégalement répartie sur le territoire : le cas du survol aérien. </strong>Le bruit aérien illustre exemplairement cette spécificité territoriale. Rapporté à l'ensemble des Franciliens, 10 % se déclarent survolés par des avions et 7 % par des hélicoptères. Mais parmi les riverains concernés, l'intensité varie considérablement : 70 % subissent un survol quotidien, indépendant de la seule configuration météorologique, et un sur sept entend plus de cent avions par jour, dont une frange plus de deux cents. Une minorité restreinte supporte ainsi une exposition très lourde, quasi permanente — profil que les moyennes régionales dissimulent et qui appelle un traitement spécifique. A ce titre, deux départements se distinguent nettement par le survol d’avions en phase de décollage ou d’atterrissage : le Val-d’Oise, où un quart des répondants sont concernés (25 %) et l’Essonne (17 %)</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">3. Quartier contre domicile : un front sonore extérieur</strong></p><p class="ql-align-justify"><strong>La tension la plus éclairante de l'enquête oppose l'échelle du quartier à celle du logement</strong>. Au niveau du quartier, la perception de nuisances « élevées », en forte hausse après le Covid, reste majoritaire dans la population (39 % en 2016, 51 % en 2026) et le sentiment de dégradation progresse nettement : 39 % estiment que le bruit y a augmenté sur cinq ans, contre seulement 7 % qui font état d’une diminution. Au domicile, le mouvement est inverse : la gêne s'atténue légèrement (54 % de gênés en 2016, 48 % en 2026), le « très gênant » recule, et la moitié des Franciliens (50 %) jugent l'évolution récente stable, contre 36 % une hausse. Le domicile fait tampon ; le front du bruit est extérieur.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une géographie de la densité. </strong>La gêne au domicile suit un gradient centre-périphérie net et parfaitement stable dans son ordre : de 39 % en grande couronne (Seine-et-Marne) à 55 % à Paris en 2026, la petite couronne occupant une position intermédiaire. Tous les départements reculent en 2026, la baisse la plus marquée revenant à Paris (67 % à 55 %). Fait notable, le sentiment de hausse du bruit, longtemps spécifiquement parisien, se généralise : la grande couronne et la province rejoignent, voire dépassent, la capitale, signe que la dégradation perçue n'est plus un phénomène de cœur d'agglomération mais un ressenti partagé sur l'ensemble du territoire francilien.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une inversion du gradient d'âge. </strong>En 2021, la gêne au domicile culminait chez les quinquagénaires ; en 2026, elle est au contraire la plus faible chez les 60 ans et plus (43-45 %) et la plus élevée chez les jeunes actifs (51 %). Le profil s'est retourné — évolution cohérente avec la surexposition des âges actifs (transports, travail, pratiques d'écoute) analysée plus loin, et avec la dissonance générationnelle relevée sur la perception du risque.</p><p class="ql-align-justify"><strong>La double peine de l'accès au calme. </strong>L'accès à un espace de calme reste, en moyenne, largement répandu (81 %) et stable, avec un léger rapprochement de la proximité immédiate. Mais cette moyenne masque une fracture : l'accès décroît fortement à mesure que le bruit du logement ou du quartier augmente. Dans les quartiers jugés très bruyants, un tiers des Franciliens (33 %) ne disposent d'aucun espace de calme à proximité, contre 15 % en moyenne et 4 % dans les quartiers paisibles. En Seine-Saint-Denis, le manque d’espace vert à proximité du domicile (23 %) est également plus élevé qu’en moyenne. <strong>Là où le besoin de répit est maximal, la ressource est minimale : c'est un marqueur net d'inégalité territoriale.</strong> L'espace vert de proximité en constitue le refuge dominant — cité par 74 % des personnes ayant accès à un lieu de calme, et lieu principal pour 48 % de l'ensemble — ce qui désigne la végétalisation des quartiers exposés comme un levier d'équité autant que de qualité de vie.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">4. La recomposition des sources : de l'infrastructure à l’incivilité</strong></p><p class="ql-align-justify">La hiérarchie des sources de gêne au domicile est stable dans ses grandes masses, mais sa composition se recompose lentement. <strong>Le voisinage demeure la source numéro un incontestée</strong> (cité par 55 % des personnes gênées parmi leurs trois principales nuisances), devant un bloc routier qui, cumulé, le rivalise : deux-roues motorisés (38 %), circulation (37 %) et avertisseurs sonores (26 %). Les nuisances « d'infrastructure » — survols aériens, collecte des ordures, entretien des espaces verts — refluent doucement sur la décennie. La seule progression nette concerne les bars, restaurants et rassemblements de rue (10 % à 14 %), reflet du retour de la vie nocturne et de la convivialité urbaine. A Paris, la citation des bruits générés par les clients de bars, cafés, restauran<span style="color: rgb(10, 29, 48);">ts, terrasses</span> ou les personnes qui déambulent ou qui s’attroupent dans la rue atteint 30 %. <strong>Un voisinage plus humain que festif. </strong>Le détail des bruits liés aux comportements est révélateur : les conversations et cris de voisinage montent en flèche (de 25 % à 32 %), tandis que les fêtes et soirées des voisins reculent (19 % à 15 %). Les nuisances techniques du bâti — déplacements dans l'immeuble, bricolage — restent stables<strong>. La nuisance de voisinage se déplace ainsi de l'événementiel festif vers la présence humaine ordinaire, la voix, signal notable sur les conditions de la cohabitation résidentielle. Le comportement devant le trafic. </strong>À l'échelle du quartier, le bruit est d'abord routier (49 %) mais ce sont les comportements des usagers de la route (25 %) qui l’emportent sur le volume de trafic (24 %). Le facteur comportemental devance ainsi le simple volume de trafic — ce n'est pas seulement la quantité de circulation qui gêne, mais la manière dont chacun s'y conduit. De même, interrogés sur les bruits extérieurs perçus à domicile, les Franciliens désignent d'abord la circulation (31 %, en recul de quatre points) puis les personnes (27 %, en hausse) ; en intégrant la réponse « les deux », le bruit lié aux personnes (45 %) fait désormais presque jeu égal avec le bruit lié aux transports (49 %). <strong>Un report modal qui déplace l'exposition. </strong>Dans les transports, la voiture recule comme mode principal (36 % à 32 %) au profit du métro et du RER, cohérent avec les politiques franciliennes de réduction de la place de l'automobile. Or la gêne dépend fortement du mode : 53 % des usagers des transports en commun se disent gênés par le bruit, contre 25 % seulement des automobilistes, protégés par l'habitacle. Le bruit du mode de transport utilisé principalement, jugé gênant par 41 % des Franciliens, reste par ailleurs d'une grande stabilité. Le report modal, souhaitable à bien des égards, déplace donc mécaniquement une partie de la population vers un environnement de transport perçu comme plus bruyant — point de vigilance pour l'accompagnement de la transition des mobilités.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Le travail, un bruit d'abord sectoriel. </strong>Sur le lieu de travail, la moitié des actifs (49 %) jugent leur milieu bruyant, avec de fortes disparités : de 77 % dans la petite enfance et l'enseignement, 73 % sur les chantiers et 69 % en usine, à 43 % seulement dans les bureaux. Pour les cols blancs, le facteur décisif est l'aménagement : 58 % des travailleurs en open-space jugent leur milieu bruyant, contre 24 % des autres. <strong>La gêne ressentie au travail (46</strong> <strong>%) recule légèrement, portée par le développement du télétravail, alors même que le milieu professionnel est jugé tout aussi bruyant qu'auparavant.</strong></p><p class="ql-align-justify">Ces évolutions convergent vers une bascule d'ensemble, lente mais cohérente : du bruit « logistique et industriel » vers un bruit « de convivialité, de comportement et de partage de l'espace ». La question du bruit se déplace ainsi partiellement du registre technique de l'aménagement vers celui des usages et des civilités urbaines — sans pour autant effacer le poids persistant du trafic, qui demeure le socle de la gêne extérieure.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">5. L'exposition choisie : le casque et les pratiques individuelles</strong></p><p class="ql-align-justify"><strong>À l'exposition subie s'ajoute une exposition volontaire</strong>, que l'enquête documente avec précision. <strong>L'écoute au casque s'installe dans le quotidien</strong> : l'usage quotidien passe de 19 % à 26 % en dix ans, tandis que le non-usage recule de 35 % à 27 % — près d'un Francilien sur deux utilise désormais régulièrement un casque. Par rapport à 2021, la durée s'allonge (61 % des utilisateurs écoutent jusqu'à trois heures par jour, la tranche « une à trois heures » devenant la norme), mais la puissance d'écoute reste stable, voire diminue légèrement (les fortes puissances passent de 29 % à 26 %), et le fait de s'endormir avec le casque recule nettement (30 % à 25 %).<strong>Deux dimensions du risque auditif évoluent ainsi en sens inverse et se compensent en partie : on écoute plus longtemps, mais un peu moins fort et dans des conditions un peu moins à risque</strong>. Cette diffusion se retrouve dans le monde du travail : <strong>l'usage du casque en présentiel progresse fortement</strong> — la part d'actifs n'en utilisant jamais chute de 49 % à 37 % — rattrapant les pratiques du télétravail, où il est déjà quasi généralisé (76 % d'utilisateurs). L'enjeu, concentré sur les jeunes et les âges actifs, demeure celui d'une exposition cumulée — subie dans les transports et au travail, choisie par le casque — pour une population qui, on le verra, sous-estime le risque personnel. La pratique du jeu vidéo (environ 40 % des Franciliens) et l'allongement des sessions, stabilisés depuis 2021, complètent ce tableau d'usages numériques nomades porteurs d'exposition sonore.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">6. Les conséquences : santé, biais d'optimisme et recours privés</strong></p><p class="ql-align-justify">L'empreinte sanitaire du bruit est à la fois massive et largement reconnue. 77 % des Franciliens jugent le bruit risqué pour la santé de la population, part croissante, et 39 % déclarent en avoir déjà personnellement ressenti les effets — proportion stable sur dix ans, concentrée sur les 20-59 ans.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Un biais d'optimisme structurel. </strong>Le résultat le plus frappant est l'écart entre le risque perçu pour autrui et le risque perçu pour soi : seuls 33 % des Franciliens se sentent personnellement menacés, contre 77 % qui jugent le bruit dangereux pour la population — un écart de plus de quarante points, parfaitement stable entre 2021 et 2026. Le danger est reconnu dans l'absolu mais tenu à distance de soi. Cette dissonance a une dimension générationnelle : les seniors jugent le risque élevé mais s'en disent peu affectés, tandis que les plus jeunes, moins alarmés en théorie, l'ont pourtant davantage vécu. L'enjeu de prévention n'est donc pas de faire reconnaître le danger — c'est plutôt acquis — mais de combler le fossé entre risque collectif reconnu et risque personnel anticipé.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Des effets d'abord extra-auditifs. </strong>Parmi les personnes affectées, les effets dominants sont la fatigue (78 %), le stress et l'irritabilité (75 %) et les troubles du sommeil (72 %), loin devant les troubles strictement auditifs (43 %). Rapportés à l'ensemble de la population, ces effets touchent fréquemment environ 30 % des Franciliens pour la fatigue, 29 % pour le stress et 28 % pour le sommeil — niveaux stables sur dix ans, la seule progression notable concernant les difficultés de concentration (+3 points), à relier possiblement au télétravail et aux usages numériques. Le bruit est donc vécu comme un facteur de mal-être global — fatigue, tension nerveuse, mauvais sommeil — bien avant d'être perçu comme une atteinte à l'audition.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une gradation de la gravité. </strong>Au domicile, les conséquences s'échelonnent du réflexe d'adaptation — fermer les fenêtres (54 % des personnes gênées) — jusqu'aux réponses de rupture. Une typologie fondée sur la conséquence la plus grave subie fréquemment montre que 34 % des Franciliens gênés atteignent le niveau maximal — envisager de déménager, sortir de leur logement ou prendre des médicaments — et 20 % supplémentaires le niveau des atteintes à la santé. Ainsi, plus d'un gêné sur deux subit une conséquence lourde, sanitaire ou de rupture, tandis qu'un tiers ne connaît aucune conséquence fréquente. La tentation de déménager recule entre 2021 et 2026 mais reste massive : parmi les Franciliens jugeant leur quartier bruyant, 60 % ont déjà envisagé de le quitter à cause du bruit. Cet indicateur, qui touche à l'attachement même au lieu de vie, dit la profondeur de l'atteinte pour la population exposée.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Des recours privés révélateurs. </strong>Environ 22 % des Franciliens déclarent prendre des médicaments à cause du bruit — anxiolytiques, mélatonine, somnifères et traitements naturels à parts comparables. La fréquence de prise épouse la nature du produit : les médicaments prescrits de type antidépresseurs ou anxiolytiques sont pris plus régulièrement que les somnifères, la mélatonine ou les traitements naturels qui sont davantage pris en cas de besoin. Un tiers des Franciliens (33 %) utilisent par ailleurs des bouchons d'oreille, principalement pour dormir et pour se protéger des bruits subis (extérieur, voisinage) ; l'usage est surtout occasionnel, mais un utilisateur sur cinq y recourt plus de cinq fois par semaine. Ces recours individuels, tournés vers le sommeil et le bruit imposé, confirment qu'une part significative de la gêne déborde sur la santé et le repos.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">7. Réponses individuelles et acceptabilité des politiques publiques</strong></p><p class="ql-align-justify">Face à un conflit de bruit dans leur logement<strong>, les Franciliens privilégient très majoritairement le dialogue : le règlement à l'amiable domine</strong> (30 %), tandis que la justice ferme la marche (5 %).<strong> Près d'un Francilien sur deux (47</strong> <strong>%) a déjà entrepris au moins une démarche</strong> ; parmi eux, une majorité (57 %) déclare avoir résolu son problème. Sur une base rendue strictement comparable entre les vagues, la part de conflits non résolus recule de 50 % (2021) à 43 % (2026) : l'action porte souvent ses fruits sans jamais garantir l'issue, ce qui plaide pour le renforcement des dispositifs de médiation de proximité.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une protection inégale et incomplète. </strong>L'isolation acoustique déclarée reste minoritaire et n'a pas progressé (41 % en 2026, en léger recul) : près de six Franciliens sur dix ne se savent pas protégés contre le bruit extérieur, dont 12 % qui l'ignorent — à la fois un gisement d'action et un déficit d'information sur les performances acoustique de leur logement.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une acceptabilité conditionnée à l'efficacité et à la faible contrainte. </strong>La réduction du bruit des transports fait l'objet d'un consensus quasi unanime (86 %, transgénérationnel et croissant avec l'âge). Mais l'adhésion se concentre sur les solutions efficaces et peu contraignantes : revêtements de chaussée moins bruyants (84 %), radars sonores (66 %), modération de la vitesse (le 30 km/h nocturne progresse de onze points). Lorsqu'il faut désigner une seule priorité, les revêtements silencieux s'imposent nettement (30 %) : c’est la mesure la plus soutenue et la plus prioritaire, car efficace, invisible au quotidien et sans contrainte pour personne. À l'inverse, les mesures contraignantes pour l'automobiliste — interdiction des véhicules thermiques, dimanches sans voiture (environ 38-39 %) — stagnent et sont les premières sacrifiées s’il ne faut en choisir qu’une. Les Franciliens privilégient les solutions qui agissent sur le bruit ou sur les fauteurs de bruit plutôt que sur l'ensemble des usages, et une demande spontanée de verbalisation et de pédagogie émerge des réponses libres.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">8. Information et engagement : une demande de proximité</strong></p><p class="ql-align-justify"><strong>La notoriété des dispositifs de lutte contre le bruit reste faible</strong> — aucun n'est connu de plus d'un quart de la population — mais elle progresse sur la décennie. Les dispositifs concrets et grand public arrivent en tête (aide à l'insonorisation et cartographies du bruit, 24 % chacun), la plus forte progression revenant au classement sonore des axes routiers et ferroviaires (12 % à 20 %). Les sigles réglementaires — PPBE, PGS, PEB — demeurent obscurs : le jargon administratif constitue une barrière.</p><p class="ql-align-justify"><strong>La primauté de l'échelon local. </strong>Interrogés sur la meilleure source d'information, les Franciliens désignent d'abord leur mairie (35 %), très loin devant toutes les autres, avec Bruitparif comme relais régional expert en solide deuxième position (18 %). Les instances nationales et spécialisées restent secondaires et indistinctes. L'information sur le bruit se joue donc à l'échelle locale, adossée à une expertise régionale — deux niveaux qu'une stratégie de communication gagnerait à privilégier.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Une demande réelle mais peu intense. </strong>Près de sept Franciliens sur dix (69 %) se déclarent intéressés par une information communale sur le bruit, chiffre d'une stabilité parfaite entre 2021 et 2026. L'intérêt est toutefois porté par le « plutôt » plus que par le « tout à fait » : il s'agit d'une réceptivité de fond plutôt que d'une attente pressante, le rejet franc restant très minoritaire. Cette demande latente, large et stable, constitue un acquis durable pour l'action publique.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Un engagement en recul. </strong>L'implication citoyenne active décline nettement : l'appartenance à une association de défense passe de 8 % à 4 %, la participation à des réunions publiques de 10 % à 6 %. Se dessine ainsi une population de plus en plus gênée et demandeuse d'information, mais de moins en moins mobilisée — une implication passive plutôt que militante, qui interroge les modalités d'association des habitants aux politiques du bruit.</p><p><strong style="color: rgb(31, 56, 100);">Conclusion : trois tensions structurantes</strong></p><p class="ql-align-justify">La perception francilienne du bruit en 2026 s'organise autour de trois tensions qui, ensemble, orientent l'action publique.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Saillance contre traduction en actes. </strong>Le bruit s'impose comme préoccupation, surtout de proximité, mais peine à se traduire en actes. Il reste un angle mort de la décision résidentielle — seuls 21 % des Franciliens s'informent des nuisances sonores avant d'emménager, alors que 59 % l'auraient souhaité et que 22 % déclarent qu'ils n'auraient pas emménagé s'ils avaient su. Il se heurte à un biais d'optimisme sur le risque personnel et à une mobilisation collective déclinante. La reconnaissance du problème est acquise ; sa traduction en anticipation, en prévention et en engagement ne l'est pas.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Dedans contre dehors. </strong>La gêne se déplace et se concentre à l'extérieur — quartier, espace public, transports — tandis que le domicile se maintient comme refuge relatif. Mais ce refuge est inégalement distribué (la double peine des quartiers exposés et démunis d'espaces de calme) et défendu par des recours privés — bouchons d'oreille, médicaments, isolation — plus que par une action structurelle. Le confort sonore devient ainsi un bien inégalement réparti, que les mieux dotés préservent et que les plus exposés compensent à leurs frais.</p><p class="ql-align-justify"><strong>Infrastructure contre incivilité. </strong>La recomposition des sources — montée du voisinage humain, de la convivialité nocturne et du facteur comportemental routier — déplace partiellement la question du bruit de l'aménagement vers les usages et les civilités, sans cependant effacer le poids du trafic. Elle appelle des réponses hybrides, associant l'ingénierie (revêtements, isolation, régulation de la vitesse) à la médiation, à la sensibilisation et à la régulation des comportements.</p><p class="ql-align-justify">Pour l'action publique,<strong> ces trois tensions convergent vers un même point d'appui : une intervention de proximité, lisible et peu contraignante</strong> — revêtements silencieux, modération de la vitesse, information communale, médiation de voisinage, végétalisation des quartiers les plus exposés — qui rencontre une demande latente, large et stable. Elle devra composer avec une population qui attend d'être informée et protégée plus qu'elle ne se mobilise. Le principal risque, à terme, tient à l'exposition cumulée des âges actifs et des plus jeunes — surexposés dans les transports, au travail et par le casque — pour qui la reconnaissance du risque personnel demeure très en retrait de la réalité vécue.</p>]]>
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                                    <updated>2026-10-08T05:33:46+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Aidant en milieu rural : un risque plus élevé d’isolement et d’épuisement]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Elodie Alberola,  Pauline Jauneau-Cottet,  Colette Maes]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Les territoires ruraux réunissent 88 % des communes françaises et représentent un tiers de la population. Pourtant, les particularités du vécu des aidants en milieu rural, qui accompagnent au quotidien un parent, un conjoint en perte d’autonomie ou un enfant en situation de handicap, restent encore mal connues.</p><p>Pour mieux les accompagner, AGRICA, groupe de protection sociale complémentaire dédiée au monde agricole, et l’IRCEM, groupe de protection sociale des emplois de la famille et des services à la personne, en collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), ont confié au CRÉDOC une enquête menée en juillet 2025 auprès de 1 900 aidants, dont 900 résidant en milieu rural.</p><p>Par rapport aux aidants en milieu urbain, les aidants ruraux sont plus âgés et plus souvent issus des catégories ouvrières. Ils interviennent davantage seuls et au quotidien. Ils sont ainsi plus exposés aux risques d’isolement et d’épuisement. Les déplacements constituent une contrainte importante : les distances à parcourir compliquent l’organisation de l’aide, tout en accentuant fatigue et dépenses. Un constat établi à l’été 2025 qui prend une résonance particulière aujourd’hui, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.</p><p>L’étude met également en évidence la diversité des situations d’aide et des besoins en milieu rural. Elle distingue quatre profils d’aidants : les solidaires, les enfants démunis, les aidants du quotidien et les aidants précoces. Les attentes exprimées traduisent un même besoin : continuer à accompagner leur proche tout en se préservant.</p><p><strong>Une aide de proximité, intense et avec peu de relais</strong></p><p>Comparée à leurs homologues urbains, l’aide apportée par les aidants qui résident en milieu rural s’inscrit davantage dans la proximité et le quotidien : un tiers des aidants habite avec la personne aidée et 27 % résident à moins de quinze minutes, soit + 8 pts par rapport aux aidants en milieu urbain. Cette proximité facilite les interventions mais peut aussi atténuer la frontière entre temps d’aide et temps personnel.</p><p>L’engagement des aidants ruraux est en effet plus régulier et intense : 40 % interviennent tous les jours ou presque (+ 3 points). Ils sont par ailleurs plus souvent en première ligne : la moitié (50 %) déclare être les seuls à accepter d‘apporter leur aide (+ 8 pts).</p><p>Cet engagement n’est pas sans conséquence sur leur bien-être. Quatre aidants ruraux sur dix (44 %) jugent la charge mentale liée à leur rôle d’aidant difficile, voire très difficile à supporter (+ 5 pts en comparaison avec les aidants urbains). Les entretiens font apparaître des journées fragmentées, une vigilance permanente, des difficultés de concentration et, pour certains, des épisodes d’épuisement. Plus de la moitié (56 %) éprouve souvent ou très souvent un sentiment d’isolement lié à leur rôle d’aidant. Ce sentiment est principalement associé à la fatigue, à l’épuisement et au retrait de la vie sociale (51 %), mais aussi à un manque de reconnaissance de la part de leur entourage (42 %).</p><p>« On est en hypervigilance à tous les instants. En fait c’est une surveillance du quotidien parce qu’il n’a pas la notion du danger. (…) iI faut le stimuler pour tous les actes du quotidien, (…) les actes d’hygiène, les repas, l’habillement… Même les Jeux (…) il ne sait pas s’occuper seul sur un temps un peu long, (…) » Adèle, 42 ans, aidante de son enfant en situation de handicap.</p><p>« C’est souvent qu’elle m’appelait et j’étais obligée de lui répondre parce que j’avais déjà toujours l’angoisse qu’il lui soit arrivé quelque chose de particulier, qu’elle soit tombée ou un autre problème. C’est assez stressant. » Monique, 71 ans, aidante d’une amie.</p><p>Ce retrait de la vie sociale se traduit notamment par une réduction des activités de loisirs. Plus de quatre aidants ruraux sur dix (44 %) déclarent avoir réduit ou arrêté leurs sorties culturelles ; ils sont presque aussi nombreux à avoir réduit ou cessé leurs activités sportives et de bien-être (39 %). Le risque est alors celui d’un cercle vicieux : moins de temps pour soi, moins de relations sociales, davantage de fatigue et, finalement, davantage d’isolement.</p><p><strong>Des déplacements épuisants et coûteux</strong></p><p>L’accompagnement d’un proche génère de nombreux déplacements, liés notamment aux soins, aux démarches administratives ou aux besoins de la vie quotidienne. Dans les territoires ruraux, l’accès aux commerces, aux services publics et surtout aux professionnels de santé, plus rares, implique souvent de parcourir davantage de kilomètres. La régularité du suivi et des soins multiplie alors les déplacements qui deviennent chronophages et s’ajoutent aux contraintes ordinaires de la vie quotidienne, comme le décrit Manon, maman d’une enfant en situation de handicap.</p><p>« Les orthophonistes et orthoptistes et tout ça, c’étaient les listes d’attente, (…) si je voulais que ce soit pris en charge rapidement, je n’avais pas le choix de faire des kilomètres. (…) deux fois par semaine, je vais chez l’orthophoniste pour ma fille. (…) je faisais aussi toutes les semaines de l’orthoptiste, il y en avait pour une heure de route aller-retour. (…) le CMP, c’est tous les quinze jours (…). » Manon, 48 ans.</p><p>Les alternatives à la voiture individuelle sont inadaptées ou inexistantes<strong>. </strong>La voiture occupe dès lors une place centrale. Parmi les aidants ruraux qui ne résident pas avec la personne aidée, 78 % utilisent leur véhicule personnel pour se rendre auprès d’elle (soit 8 points de plus que leurs homologues urbains).</p><p>Un aidant rural sur cinq (21 %) déclare rencontrer souvent ou parfois des difficultés pour se rendre auprès de la personne aidée. Ces difficultés sont principalement liées à l’éloignement de la personne aidée et aux contraintes que cela engendre en matière de gestion du temps et d’organisation (40 %). Viennent ensuite la fatigue physique liée à la fréquence des déplacements (31 %), leur coût financier - carburant, péages, entretien du véhicule - (29 %), ou encore l’absence de transports en commun (27 %).</p><p>Parmi les solutions souhaitées pour faciliter leurs déplacements, les aidants ruraux citent en premier lieu les aides financières (56 %, soit 7 points de plus que les aidants urbains), le développement de services à domicile (44 %) et celui de services de transports adaptés à la demande (34 %).</p><p><strong>Des répercussions sur les trajectoires professionnelles et les revenus</strong></p><p>La plupart (82 %) des aidants ruraux interrogés ayant une activité professionnelle considèrent que leur rôle d’aidant a eu un impact sur celle-ci et très directement sur leur trajectoire professionnelle et leurs revenus.</p><p>Les premiers impacts portent sur l’organisation du temps de travail : 31 % ont aménagé leurs horaires afin de mieux concilier leur activité professionnelle et leur rôle d’aidant, et 23 % ont réduit leur temps de travail.</p><p>Le télétravail leur permet de garder leur emploi : 19 % ont sollicité la possibilité de télétravailler alors qu’ils n’en bénéficiaient pas, et 16 % ont demandé à en faire davantage. Cette organisation permet notamment d’éviter une diminution du temps de travail. C’est le cas de Manon, mère isolée, aidante de son enfant : « Je ne peux pas me permettre un temps partiel s’il n’y a pas de maintien du salaire total. Je n’aurais pas assez pour vivre. Le montant de l’aide financière MDPH c’est peanuts, 600 €/ mois. J’ai déjà 500 euros de loyer. J’ai besoin d’argent pour vivre. ».</p><p>En contrepartie le télétravail peut venir renforcer un sentiment d’isolement social. Il n’est d’ailleurs pas accessible à tous : 21 % des aidants ruraux ont été contraints de poser des congés spécifiques. Ces situations génèrent souvent un sentiment de frustration et contribuent à l’épuisement. À l’inverse, 17 % ont augmenté leur temps de travail. Cette stratégie permet de compenser certaines dépenses liées à l’aidance, ou encore de s’extraire temporairement de leur rôle d’aidant ou, enfin, de justifier leur engagement au travail. Adèle témoigne de son surinvestissement professionnel, susceptible d’accroître le risque d’épuisement. « On se met la pression au quotidien pour compenser un peu nos absences. »</p><p>L’aidance peut aussi entraîner des réorientations ou des changements de parcours professionnels : 16 % ont changé d’emploi ou d’employeur pour mieux concilier leur vie professionnelle et leur mission d’aidant. Les entretiens révèlent des parcours marqués par le renoncement à des opportunités professionnelles, par crainte de ne pouvoir assumer pleinement de nouvelles responsabilités. C’est le cas de Sonia : « À un moment donné, ma manager me dit : « mais pourquoi tu n’as pas pris tel poste ? (…)&nbsp;Je ne peux pas, je suis toujours à devoir gérer mes parents. Je ne peux pas m’investir professionnellement. ». D’autres estiment avoir été pénalisés dans leur évolution professionnelle, le télétravail ou le temps partiel étant parfois perçus comme peu compatibles avec des fonctions à responsabilité. C’est notamment le ressenti d’Adèle, aidante de son enfant en situation de handicap. « Je pense que mon manque de présence sur site, d’utiliser à ce moment-là mes trois jours de télétravail, et cetera, m’a porté préjudice. Et que c’est pour ça que je n’ai pas eu l’évolution. ».</p><p>D’autres ont eu recours à l’arrêt maladie ou encore au congé de proche aidant afin d’accompagner leur proche (15 % dans les deux cas).</p><p>Enfin, face aux difficultés à concilier leur vie professionnelle et leur rôle d’aidant, 15 % ont été amenés à cesser leur activité professionnelle. Si les plus âgés peuvent faire le choix d’un départ anticipé à la retraite, pour les jeunes, cette cessation d’activité constitue une véritable rupture dans leur parcours professionnel. Ces choix contraints ne sont pas sans conséquence, notamment sur leurs droits à la retraite.</p><p>« De plus en plus les rendez-vous étaient loin. On avait facilement trois rendez-vous par semaine. Donc, en permanence, il fallait que j’ajuste mon emploi du temps, que je me rende disponible. Mon mari n’était pas présent pour ces choses-là et du coup en janvier 2021, j’ai fait un gros burn-out. (…). J’ai vraiment repris le travail au mois de septembre 2021. Mais c’est vrai que ça a été compliqué quand même. Enfin physiquement, moralement après, donc j’ai fini par prendre la décision de quitter cet emploi, même si j’avais déjà réduit progressivement le temps de travail. Mais j’arrivais plus, donc j’ai arrêté en septembre 2022. ». Coralie, 47 ans, aidante de son enfant en situation de handicap.</p><p>Au-delà de ses effets sur les trajectoires professionnelles et les revenus, l’aidance représente une charge financière directe. Trois aidants sur quatre (76 %) participent aux dépenses de leur proche tout en supportant leurs propres frais. Une somme qui varie fortement : 20 % des aidants l’estiment à moins de 100 € par mois, tandis que 14 % déclarent y consacrer plus de 500 € mensuels. Cette charge financière a conduit 67 % des enquêtés à ajuster leurs propres dépenses. Pour près d’un tiers (31 %) les arbitrages portent sur les dépenses alimentaires, tandis que la moitié (47 %) a renoncé à partir en vacances. Les déplacements occupent un poste de dépenses non négligeable. Quatre aidants ruraux sur dix (41 %), qu’ils résident ou non avec la personne aidée, considèrent que les trajets effectués dans le cadre de leur rôle d’aidant ont un impact important sur leur budget.</p><p>Au final, le taux d’effort financier moyen des aidants résidant en milieu rural, qu’ils contribuent ou non aux dépenses de la personne aidée, atteint 8,1 %. (Ce taux est estimé en rapportant à leurs revenus le montant des dépenses liées à l’aidance).</p><p><strong>Un même enjeu : continuer à aider sans s’épuiser</strong></p><p>L’aidance en milieu rural recouvre ainsi des situations très différentes. La ruralité ne produit pas un modèle unique d’aidance, mais des contraintes plus spécifiques : distances, dépendance à la voiture, moindre disponibilité de certains services et difficultés de relais,</p><p>Les réponses attendues par les aidants à leurs difficultés doivent dès lors tenir compte de la situation du proche, de l’intensité de l’aide et de la trajectoire de l’aidant. Et plusieurs besoins traversent les profils : disposer de relais et de temps de répit, faciliter les déplacements et mieux articuler l’aide avec la vie professionnelle. Autant de leviers pour permettre aux aidants de continuer à accompagner leur proche sans sacrifier leur santé, leur vie sociale ou leur trajectoire professionnelle.&nbsp;</p>]]>
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                                    <updated>2026-10-07T09:13:37+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[L&#039;importance de l&#039;adieu à son animal disparu]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Franck Lehuédé]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Aujourd’hui, 55 % des Français vivent avec un animal de compagnie. Au fil du temps, celui-ci a pris une place grandissante dans la vie affective des foyers, jusqu’à être considéré par près d’un propriétaire sur deux comme un membre de la famille.</p><p>À la demande du Syndicat de l’Art Funéraire (SAF), le CRÉDOC a mené une enquête sur le rapport des Français à la mort de leur animal et leurs attentes en matière d’obsèques.</p><p>Pour huit propriétaires sur dix, la disparition d’un animal représente une perte importante, parfois comparable à celle d’un proche et sept sur dix jugent important de rendre un dernier hommage à leur animal par un geste ou un rituel. Cette opinion est partagée par la moitié des personnes n’ayant jamais vécu avec un animal.</p><p>Malgré cet attachement, l’idée de faire une place aux animaux dans les cimetières communaux reste minoritaire. Elle pourrait toutefois progresser avec le renouvellement des générations : les moins de 35 ans se montrent nettement plus favorables que leurs aînés aux sépultures communes ou à la dispersion des cendres dans ces espaces. L’enquête révèle aussi un besoin de choisir comment dire adieu à son animal et d’entretenir son souvenir, à la mesure des liens tissés avec lui.</p><p><strong>Une relation très affective aux animaux de compagnie</strong></p><p>Alors que plus d’un foyer sur deux vit aujourd’hui avec un animal de compagnie, celui-ci a progressivement changé de place dans les foyers français, passant depuis le début du xx<sup>e</sup> siècle, d’un rôle principalement utilitaire à une présence avant tout affective. Aujourd’hui, 42 % des propriétaires d’animaux les considèrent comme un membre de la famille et une proportion identique les décrivent comme un compagnon affectif, une présence au quotidien. Considéré son animal de compagnie comme un membre de la famille concerne plus souvent les jeunes ou les personnes seules. C’est également plus le cas lorsqu’il s’agit d’un chien.</p><p>Le temps où l’animal était principalement associé à une fonction utilitaire – garder un troupeau, une propriété ou chasser – est largement révolu, seuls 2 % des propriétaires qualifient ainsi la relation qu’ils ont avec un animal.</p><p>Cette place grandissante dans la vie affective des Français accompagne les transformations de la famille. À mesure que les relations accordent davantage d’importance aux sentiments, à l’attention portée à chacun (adultes et enfants) et à l’épanouissement personnel, l’animal s’intègre lui aussi davantage à la vie du foyer. Il est apprécié pour sa présence rassurante, son affection et les liens qui se tissent avec lui au quotidien. Pour Jean-Pierre Digard, auteur de différents ouvrages sur les Français et les animaux domestiques, ces derniers ont progressivement été considérés comme des individus à part entière, auxquels on donne leur propre nom, à qui l’on prête un caractère, des préférences et des émotions. Les liens noués avec eux comptent désormais davantage que les services qu’ils peuvent rendre.</p><p><img src="https://www.credoc.fr/storage/Capture-d-ecran-2026-10-15-103404.png"></p><p><strong>La mort de l’animal, un deuil à part entière</strong></p><p>Cette relation affective se prolonge au moment du décès. La disparition d’un animal est souvent vécue comme un véritable deuil. Trois Français sur quatre déclarent en avoir déjà été très affectés au cours de leur vie. Pour 41 % des propriétaires, elle représente une perte comparable à celle d’un proche et, pour 44 %, une perte importante.</p><p>Les propriétaires qui considèrent l’animal comme un membre de la famille assimilent encore plus souvent (66 %) sa disparition à celle d’un proche. Le sentiment de perte est également plus marqué chez les propriétaires de chiens. À l’inverse, ceux de petits animaux – poissons, reptiles ou petits mammifères – déclarent plus souvent avoir ressenti une perte limitée.</p><p>Dans ce contexte, sept propriétaires sur dix jugent important de rendre un dernier hommage à leur animal, par un geste ou un rituel. Cette attente dépasse même le cercle des propriétaires. La moitié des personnes n’ayant jamais vécu avec un animal considèrent elles aussi qu’un tel hommage est important, attestant de la force du lien affectif que les humains accordent à la relation avec un animal.</p><p><strong>Faire une place aux animaux parmi les morts humains reste minoritaire</strong></p><p>Malgré cette relation affective forte, les Français restent aujourd’hui majoritairement attachés à des espaces funéraires séparés pour les humains et les animaux. Les pratiques qui tendraient à rapprocher ces deux univers ne sont jugées acceptables que par une minorité de Français (propriétaires ou non d’un animal), qu’il s’agisse d’une sépulture réunissant un humain et son animal (41 %), de l’inhumation d’un animal (41 %) ou de la dispersion de ses cendres (46 %) dans un cimetière communal. Cette dernière solution est la moins rejetée et obtient la même adhésion chez les Français propriétaires ou non d’un animal. Les sépultures conjointes réunissant un humain et un animal, ou l’inhumation d’animaux dans un cimetière communal, suscitent davantage de réticences parmi les personnes qui ne vivent pas avec un compagnon à quatre pattes.</p><p>Toutefois, le rapprochement entre espaces funéraires humains et animaliers pourrait devenir une opinion majoritaire dans les années à venir avec le remplacement des générations. Les jeunes se montrent en effet nettement plus ouverts à de telles solutions. 57 % des 18-34 ans estiment acceptables une dispersion des cendres dans un jardin du souvenir ou un cimetière communal, contre 39 % des 65 ans ou plus. L’écart de point de vue est encore plus fort pour une sépulture conjointe humain-animal. 55 % des moins de 35 ans estiment cette solution acceptable, contre 28 % des 65 ans ou plus. À mesure que l’animal prend une place plus importante au sein du foyer, cette proximité pourrait finir par se prolonger jusque dans la mort.</p><p>La réglementation maintient toutefois aujourd’hui une séparation stricte. Le Code général des collectivités territoriales réserve les cimetières communaux et leurs espaces cinéraires aux personnes décédées. L’inhumation du corps d’un animal ou la dispersion de ses cendres dans un cimetière communal n’est pas autorisée. Estimant toutefois que ce choix doit relever de la volonté de chacun, 56 % des Français se déclarent favorables à une évolution de la réglementation qui permettrait d’inhumer des animaux dans les cimetières communaux. Là encore, les jeunes sont nettement plus favorables. C’est le cas de 69 % des moins de 35 ans, contre 40 % des 65 ans ou plus.</p><p><strong>Faire ses adieux : un besoin encore peu anticipé</strong></p><p>Malgré la force de l’attachement, la mort de l’animal reste peu anticipée. Seuls 26 % des propriétaires déclarent avoir réfléchi, avant son décès, au dernier hommage qu’ils souhaiteraient lui rendre.</p><p>Ce manque d’anticipation laisse souvent place, après le décès, à un sentiment d’inachevé. Parmi les personnes ayant déjà perdu un animal, seule la moitié estime avoir pu faire tout ce qu’elles estimaient devoir faire au moment de ses obsèques. Plus d’un quart auraient aimé faire davantage ou mieux, et 8 % auraient souhaité procéder tout à fait différemment.</p><p><img src="https://www.credoc.fr/storage/Capture-d-ecran-2026-10-15-103743.png"></p><p>Comme pour les humains, les pratiques funéraires animalières répondent à d’autres attentes que la seule prise en charge matérielle du corps. Bérénice Guaillemin dans un travail de recherche mené au cimetière animalier d’Asnières souligne l’importance du rituel de séparation. Ce moment pour prendre acte de la disparition et faire ses adieux permet aussi d’offrir à l’animal une sépulture à la hauteur de la place qu’il occupait dans le foyer.</p><p>Le mode de prise en charge du corps joue un rôle dans ce processus. Les propriétaires ont moins souvent le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait lorsqu’ils ont opté pour une crémation collective ou sans récupération des cendres, qui offre peu de possibilités de faire ses adieux ou de conserver une trace de l’animal. À l’inverse, ceux qui ont choisi une inhumation sur un terrain privé ou une crémation individuelle avec récupération des cendres se déclarent plus souvent satisfaits de leur choix.</p><p><strong>Après la disparition, le besoin de conserver une trace</strong></p><p>Après la mort de leur animal, de nombreux propriétaires éprouvent le besoin de garder une trace de sa présence et de faire vivre son souvenir comme planter des fleurs ou un arbuste (58 %). Près de la moitié (47 %) aimeraient conserver un souvenir personnalisé comme une photographie, une empreinte de patte ou un objet intégrant ses cendres. Quatre sur dix souhaiteraient conserver ses cendres dans une urne, qu’ils pourraient choisir à leur goût. La même proportion envisage de déposer des objets personnels ou une plaque commémorative sur le lieu de sépulture.</p><p>Dans les cimetières animaliers, les visites, l’entretien et la décoration de la tombe sont autant de façons de continuer à lui témoigner son affection. Pour Bérénice Gaillemin, ces lieux offrent une grande liberté dans la manière d’exprimer son attachement et son chagrin. Moins codifiés que les cimetières humains, ils permettent à chacun d’imaginer des hommages personnels, à l’image de la relation singulière entretenue avec l’animal.</p><p><img src="https://www.credoc.fr/storage/Capture-d-ecran-2026-10-15-103609.png"></p>]]>
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                                    <updated>2026-10-15T08:47:22+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre des sorties culturelles 2025 - rapport]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Jörg Müller]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Initié en 2024 et désormais réitéré chaque année, le baromètre des sorties culturelles 2025 fait apparaître des taux de fréquentation culturelle proches de ceux observés l’année précédente, malgré un léger recul. Ainsi, en 2025, 57 % des Français sont allés au cinéma, 47 % ont assisté à un spectacle, 61 % ont visité un monument, 33 % un musée et 33 % ont fréquenté une biblio­thèque ou une médiathèque. En outre, 20 % de la population s’est rendue à un festival.</p><p>En matière de stratification sociale, les 15-24 ans fréquentent davantage les équipements culturels que leurs aînés. De même, les plus diplômés ainsi que les cadres et les professions intellectuelles supérieures ont les pratiques de sorties culturelles les plus développées.</p><p>Cette édition du baromètre s’est aussi penchée sur les publics de la Fête de la musique et des Journées européennes du patrimoine. En 2025, 26 % des Français déclarent avoir participé à la Fête de la musique et 16 % ont réalisé une visite dans le cadre des Journées européennes du patri­moine. Si la Fête de la musique attire un public jeune et plus populaire que celui des concerts, les Journées européennes du patrimoine mobilisent un public diplômé mais aussi plus âgé que celui des visiteurs de monuments et de musées. Le manque de disponibilité et d’intérêt, ainsi que la crainte d’une trop forte affluence représentent les principaux freins à la participation à ces évé­nements culturels.</p><p>Le baromètre des sorties culturelles est réalisé par le Crédoc et pour le DEPS du ministère de la culture et de la communication, dans le cadre de l’enquête <em>Conditions de vie et aspirations</em>, menée en ligne auprès de 3 000 personnes résidant en France, âgées de 15 ans et plus.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-09-23T16:07:27+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Baromètre des sorties culturelles - édition 2025]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/barometre-des-sorties-culturelles-edition-2025" />
            <id>https://www.credoc.fr/5128</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Louna Cormier, Flore Cornuet, Anne Jonchery, Jasmina Stevanovic (Ministère de la culture) avec coll. Jörg Müller (CREDOC)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Initié en 2024 et désormais réitéré chaque année, le baromètre des sorties culturelles 2025 fait apparaître des taux de fréquentation culturelle proches de ceux observés l’année précédente, malgré un léger recul. Ainsi, en 2025, 57 % des Français sont allés au cinéma, 47 % ont assisté à un spectacle, 61 % ont visité un monument, 33 % un musée et 33 % ont fréquenté une biblio­thèque ou une médiathèque. En outre, 20 % de la population s’est rendue à un festival.</p><p>En matière de stratification sociale, les 15-24 ans fréquentent davantage les équipements culturels que leurs aînés. De même, les plus diplômés ainsi que les cadres et les professions intellectuelles supérieures ont les pratiques de sorties culturelles les plus développées.</p><p>Cette édition du baromètre s’est aussi penchée sur les publics de la Fête de la musique et des Journées européennes du patrimoine. En 2025, 26 % des Français déclarent avoir participé à la Fête de la musique et 16 % ont réalisé une visite dans le cadre des Journées européennes du patri­moine. Si la Fête de la musique attire un public jeune et plus populaire que celui des concerts, les Journées européennes du patrimoine mobilisent un public diplômé mais aussi plus âgé que celui des visiteurs de monuments et de musées. Le manque de disponibilité et d’intérêt, ainsi que la crainte d’une trop forte affluence représentent les principaux freins à la participation à ces évé­nements culturels.</p><p>Le baromètre des sorties culturelles est réalisé par le Crédoc et pour le DEPS du ministère de la culture et de la communication, dans le cadre de l’enquête <em>Conditions de vie et aspirations</em>, menée en ligne auprès de 3 000 personnes résidant en France, âgées de 15 ans et plus.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-09-23T15:18:20+00:00</updated>
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            <entry>
            <title><![CDATA[Deux-tiers des Français  pensent pouvoir se protéger, au niveau individuel, des conséquences du dérèglement climatique]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/deux-tiers-des-francais-pensent-pouvoir-se-proteger-au-niveau-individuel-des-consequences-du-dereglement-climatique" />
            <id>https://www.credoc.fr/5127</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Sandra Hoibian et al.]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Début 2026, de multiples sujets inquiètent nos concitoyens : les menaces de guerre, particulièrement prégnantes depuis 2022, mais aussi l’instabilité politique, ainsi que la violence et l’insécurité (nourrie notamment par la cyber-malveillance, les inquiétudes grandissantes par rapport à la drogue, etc.), désormais en tête des préoccupations. Dans ce contexte, les enjeux environnementaux et de justice sociale semblent moins prioritaires.</p><p>Les Français portent, en règle générale, un regard plus sombre que leurs voisins européens quant à leur avenir personnel. Et le défaitisme hexagonal a tendance à progresser sur longue période. L’anticipation d’une dégradation des conditions de vie à moyen terme s’impose depuis la crise des subprimes. L’étude montre que le pessimisme est encore plus marqué lorsqu’on ancre la question en évoquant les changements dans la société et de l'évolution du climat prévisibles (+20 points environ par rapport à d’autres questions plus générales). Ce pessimisme exacerbé est très largement nourri par l’anticipation d’un niveau de vie en baisse, davantage que par des inquiétudes climatiques. En liaison, les femmes, les bas revenus, les personnes se positionnant à droite ont plus de risques de s’inquiéter sur ce plan.</p><p>Sur les enjeux écologiques précisément : six Français sur dix estiment que le changement climatique va impliquer de grands changements dans leurs modes de vie, et près de la moitié estiment que le dérèglement climatique ajoute à leur anxiété. Sur ces questions, les jeunes se montrent plus inquiets que leurs ainés (compte tenu du temps qu’il leur reste à vivre, de leur sensibilisation à ces questions à l’école, et de leur moindre niveau d’intégration socio-économique), tout comme les personnes se situant à gauche de l’échiquier politique. En revanche, le type d’agglomération de résidence a peu d’impact.</p><p>Alors même que la question posée rappelait aux répondants la hausse à prévoir des inondations, canicules, feux de forêts, de tempêtes, deux-tiers des Français pensent pouvoir se protéger, au niveau individuel, des conséquences des désordres climatiques. Un chiffre d’autant plus significatif :</p><ul><li>que les Français sont aujourd’hui 42 % à avoir déjà subi les conséquences du réchauffement climatique là où ils habitent (24% en 2015 ) (Ademe, 2025). Et qu’à titre d’exemple, entre 2018 et 2023, on mesure +20 pts du nombre de départements touchés par des arrêtés de restrictions des usages de l’eau pendant l’été (SDES, 2023).</li><li>que le sentiment de pouvoir se protéger varie peu d’une région à l’autre, alors même que toutes les régions ne sont pas uniformément exposées.</li><li>Et que l’on mesure plutôt un faible niveau de préparation individuel : par exemple, selon la Croix Rouge (2026), seul un Français sur dix dispose d’un sac d’urgence pour faire face à un événement climatique extrême.</li></ul><p>Cette sur-estimation de ses capacités personnelles peut s’expliquer par deux phénomènes :</p><ul><li>le sentiment que l’Etat est impuissant et que c’est à chacun de se débrouiller seul (Pour 80 % des Français, le gouvernement « navigue à vue », la confiance envers le gouvernement est au plus bas, ainsi que plus généralement envers toutes les institutions politiques) ;</li><li>un « biais d’optimisme », qui conduit les individus à se percevoir comme moins exposés aux risques que le reste de la population.</li><li>La confiance dans la capacité à se protéger augmente avec le niveau de revenu, et elle est plus forte chez les hommes. Plus exposés aux risques et moins dotés en ressources pour y faire face, les plus modestes sont moins confiants dans leur capacité d’adaptation.</li></ul><p>La confiance dans la capacité à se protéger est en revanche peu corrélée aux inquiétudes liées au changement climatique. Ce décalage invite à agir sur d’autres leviers que la conscientisation des risques pour préparer la population à faire face aux évènements climatiques à venir:</p><ul><li>Information sur les actions à réaliser concrètement</li><li>Préparation des populations par des formations obligatoires, facilitation de l’accès aux formations</li><li>Sensibilisation à l’action via d’autres enjeux (pertes économiques, dégradation de la santé, etc)</li><li>Action publique sur des transformations de fond (PLU, rénovation énergétique, etc)</li><li>Structures publiques d’action pour les moments de crise</li></ul>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-09-22T10:01:34+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Sept Français sur dix pensent être en mesure de se protéger du dérèglement climatique]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/sept-francais-sur-dix-pensent-etre-en-mesure-de-se-proteger-du-dereglement-climatique" />
            <id>https://www.credoc.fr/5115</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Sandra Hoibian , Charlotte Millot,  Manon Pasquier]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Ce 4 pages est publié dans le cadre du colloque des 21 et 22 septembre 2026 sur le thème de la « transition juste et sécurisante » organisé par la Direction Générale de la Cohésion Sociale avec la Fédération des acteurs de la solidarité, le Haut Conseil pour le Climat, l’IDDRI, l’Institut mutualiste pour l’Environnement et la Solidarité, le LIEPP (Sciences Po) ; la Caisse nationale des allocations familiales, l’Ademe et l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts et consignations</p><p><a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fcolloque1782136674030.site.digitevent.com%2Fpage%2Finformations%2F&amp;data=05%7C02%7Cmuller%40credoc.fr%7C8f4e8e5e55d8421ec38408df13073dce%7C92958918f63b4dd093f89831feceabb9%7C0%7C0%7C639250593961559698%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=Ehk0RPpXiuZzGilrePSX671oVQi18fkL70YKfBuGNLQ%3D&amp;reserved=0" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Accueil — Colloque DGCS - Transition écologique, juste et sécurisante</a></p><p><br></p><p>La multiplication et intensification des canicules, inondations, feux de forêts, tempêtes ont des conséquences sur la population : santé fragilisée, augmentation de la mortalité, infrastructures sous tension, économie ralentie, conflits d’usage sur l’eau, habitat dégradé, tensions sociales, etc. Ces impacts posent la question d’une « transition juste et sécurisante ». À la demande de la DGCS, le CRÉDOC a interrogé un échantillon représentatif de 3 000 personnes en janvier 2026, avant les fortes canicules et méga-feux de l’été 2026.</p><p>L’enquête révèle que sept personnes sur dix pensent être en mesure de protéger leur vie personnelle des conséquences du dérèglement climatique, et cela quelles que soient les catégories sociales, les territoires ou le statut d’occupation du logement. L’inquiétude de ne pas réussir à se protéger par soi-même est plus marquée parmi les catégories effectivement les plus exposées : bas revenus, femmes et personnes isolées socialement.</p><p>Les trente entretiens qualitatifs menés par Viavoice pour la DGCS montrent que la possibilité d’une mutualisation des risques (comme c’est le cas actuellement pour la santé avec la Sécurité sociale) n’est pas du tout présente dans les esprits. Nombreux se focalisent uniquement sur les évènements éprouvés dans leur territoire et considèrent que c’est à chacun d’opérer les bons choix de vie pour se protéger.</p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Beaucoup anticipent des changements importants dans les modes de vie</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Les inondations, canicules, feux de forêts, tempêtes ont tendance à être plus nombreux, plus intenses, à toucher davantage de territoires et à durer plus longtemps en liaison avec le changement climatique selon Météo France et le GIEC. L’enquête du CRÉDOC, menée avant les canicules et incendies de l’été 2026, révèle que sept Français sur dix estimaient qu’ils pourront se protéger par leurs propres moyens des conséquences des événements climatiques futurs.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Certes, ces dernières années les préoccupations environnementales sont en recul par rapport à d’autres comme le pouvoir d’achat, la sécurité ou les tensions internationales. Mais la confiance en soi face au dérèglement climatique ne doit pas être interprétée comme un déni des enjeux environnementaux : 61 % des personnes enquêtées se disent conscientes que le dérèglement climatique va entrainer des changements importants dans leurs modes de vie. Et 48 % déclarent qu’il les rend plus anxieux au quotidien. </span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Selon l’Ademe, 52 % des Français affirment en 2025 avoir déjà subi les conséquences du réchauffement climatique là où ils habitent, soit un doublement en une décennie : ils étaient 24 % en 2015.</span></p><p class="ql-align-center"><img src="https://www.credoc.fr/storage/Capture-d-ecran-2026-09-16-140047.png"></p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Les personnes les plus exposées anticipent plus fortement leurs difficultés à faire face</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Selon l’enquête du CRÉDOC, autour d’un tiers des foyers disposant de faibles revenus et de ceux appartenant aux classes moyennes inférieures estiment ne pas pouvoir protéger leur vie personnelle des conséquences du dérèglement climatique. Comme le souligne le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) dans un rapport réalisé en partenariat avec l’ADEME (2024), les foyers pauvres subissent une « double peine » : ils sont plus vulnérables (surexposition aux dégradations et aux risques environnementaux) et ont de moindres capacités à en atténuer les effets car avec moins de ressources financières ils ont moins accès aux équipements d’adaptation (climatisation, ventilateurs, détecteurs de fumée) et solutions de protection telles que surélever une maison, l’isoler contre les fortes chaleurs, installer une climatisation performante ou rehausser des installations électriques pour éviter leur endommagement lors d’inondations.</span></p><p class="ql-align-center"><span style="color: black;"><span class="ql-cursor">﻿﻿﻿</span></span><img src="https://www.credoc.fr/storage/Capture-d-ecran-2026-09-16-140626.png"></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">L’enquête du CRÉDOC montre que les femmes (34 %) sont aussi plus nombreuses que les hommes (27 %) à anticiper ne pas pouvoir faire front. Cela s’explique d’abord parce que les femmes ont, en moyenne, des niveaux de vie plus faibles. La répartition des rôles au sein de la sphère familiale et la féminisation des métiers du soin les conduisent plus fréquemment à s’occuper des plus fragiles (enfants, personnes âgées) qui sont les plus directement touchés. Elles sont, en outre, confrontées à des inégalités dans la prise en charge des soins (par exemple un moindre diagnostic d’accidents vasculaires, dont la survenue est amplifiée par les canicules). De plus, les violences faites aux femmes augmentent pendant les épisodes de chaleur intense. À ces facteurs s’ajoutent probablement des normes sociales qui amènent les femmes à déclarer plus facilement leur anxiété et les hommes à s’affirmer confiants face aux risques et être en mesure de protéger leur foyer.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Les personnes vivant seules (36 %) et les foyers monoparentaux (37 %) se sentent plus vulnérables que celles vivant en couple (27 %), ces dernières pouvant compter sur un soutien plus immédiat, matériel et relationnel, en cas de difficulté. Enfin, plus les personnes se sentent seules au quotidien, plus elles pensent ne pas réussir à se protéger personnellement des effets du dérèglement.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Ce résultat de l’enquête du CRÉDOC est corroboré par des travaux de recherche montrant que les personnes socialement isolées sont davantage exposées en termes de santé et de mortalité lors des événements climatiques extrêmes : elles reçoivent moins souvent des alertes ou de l’aide ; elles évacuent moins facilement lors des catastrophes. À l’inverse, les liens sociaux constituent un facteur majeur de résilience face à ces épisodes. Une prochaine étude mesurera à l’automne 2026 l’impact de l’expérience de l’été 2026 sur les perceptions.</span></p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Des sources d’inquiétudes qui se multiplient</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">La forte confiance personnelle de la majorité de la population peut étonner au regard de l’ampleur des enjeux de préparation et de protection nécessaires. L’exemple récent de la canicule de juin 2026 (postérieure à notre enquête) a touché 72 départements en France, soit environ 77 % de la population selon Météo France. Elle a fragilisé la santé de nombreux habitants : personnes âgées, jeunes enfants, personnes prenant des médicaments perturbant l’adaptation de l’organisme à la chaleur, femmes enceintes, travailleurs en extérieur (agriculteurs, BTP), avec des postes de travail dégageant de la chaleur (métallurgie, agroalimentaire, restauration, boulangerie), professionnels intervenant dans l’espace public ou auprès des personnes en danger (armée, police, pompiers, aides à domicile, services de secours). La canicule a également donné à voir le manque d’adaptation d’une part importante du bâti privé et public à ces épisodes. Elle a fortement perturbé l’organisation sociale : système de soin sous tension, écoles fermées, retards et annulations dans les transports en commun, activité économique pouvant être ralentie.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">La forte confiance des individus à se protéger seuls tient probablement à une méconnaissance du détail concret des démarches à entamer en amont. Par exemple, seuls 11 % des Français disposent d’un sac d’urgence prêt pour se protéger des périls climatiques et moins de la moitié connaît les objets indispensables qu’il faut y glisser (radio à piles, nourriture, eau, médicaments, lampe de poche, etc.).</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Une autre raison tient aussi au contexte sociétal anxiogène. Les enquêtes du CRÉDOC montrent en effet une population anxieuse sur de multiples fronts, laissant peu de place à se projeter, en sus, dans une nouvelle ère climatique. Les menaces de guerre sont particulièrement présentes dans les esprits depuis quatre ans et les niveaux d’inquiétude talonnent ceux observés lors des guerres du Golfe. Les tensions internationales, en liaison avec la politique douanière de Donald Trump, assombrissent aussi l’état d’esprit du corps social, inquiet tant de leurs conséquences sur les prix que sur l’emploi.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">À ces craintes s’ajoute le sentiment de vivre dans une société de plus en plus en prise avec la violence et à l’insécurité. Prise de conscience des violences faites aux femmes et aux enfants, progression de la cyber malveillance et retour des inquiétudes liées à la drogue viennent nourrir ces préoccupations. On comprend dès lors que les enjeux environnementaux reculent dans la hiérarchie des préoccupations (-11 points en trois ans, de 30 % en 2023 à 19 % en 2026). De même, la proportion de personnes se déclarant inquiètes des risques liés au changement climatique est passée de 70 % en 2023 à 58 % en janvier 2026. </span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Les budgets contraints et les questions de pouvoir d’achat occupent aussi les esprits. Le pessimisme sur l’avenir personnel est davantage associé aux craintes de dégradation de son niveau de vie qu’aux inquiétudes suscitées par le changement climatique pour soi-même ou ses proches.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Les craintes d’une dégradation des conditions de vie atteignent par ailleurs leur plus haut niveau depuis la crise financière de 2008. Près d’un Français sur deux estime que les siennes risquent de se dégrader au cours des cinq prochaines années.</span></p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">La mutualisation des risques climatiques n’est pas, aujourd’hui, envisagée par la population</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Si la population a bien conscience qu’elle devra faire face aux événements climatiques extrêmes, elle considère aussi que la prévention des risques (« choisir » d’habiter dans un territoire protégé, ou dans un logement adapté au froid ou à la chaleur, isoler son logement, etc.) et la protection une fois ceux-ci survenus (réparation, dédommagements grâce à une assurance souscrite en amont) est une affaire personnelle. Et que chacun doit assumer les conséquences de ses choix. Parmi les entretiens réalisés par Viavoice (dans le cadre d’une enquête qualitative menée pour la DGCS), une personne évoque l’idée que les ménages doivent aujourd’hui bien réfléchir à la localisation de leur logement, pour se prémunir des risques, et assumer les conséquences s’ils ont décidé de s’installer dans une zone à risque.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Ces entretiens montrent aussi que de nombreuses personnes sont focalisées sur les événements touchant plus particulièrement leur territoire : feux de forêts pour les uns, inondations pour les autres, sécheresses pour d’autres encore par exemple. Ces préoccupations territorialisées semblent alors occulter la réalité collective du phénomène puisqu’une une grande partie de la population est confrontée à au moins un risque climatique. Dans quels cas est-ce à chacun de se protéger individuellement ? Et pour quels risques devrait-on mettre en commun les moyens de protection, comme c’est le cas aujourd’hui dans le domaine de la santé avec la Sécurité sociale ? Quel rôle doivent jouer les assurances par rapport à ces risques climatiques ?</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Ces questions ne sont pas nouvelles. Des débats similaires entourent régulièrement les équilibres autour de la protection sociale. Et si la population soutient massivement une gestion publique de l’assurance maladie (93 % selon le baromètre DREES 2025), les critiques sur la possible déresponsabilisation générée par des filets de sécurité s’amplifient depuis plusieurs décennies. 61 % de nos concitoyens estiment ainsi que « le RSA est une incitation à s’en contenter et ne pas chercher de travail » plutôt qu’ « un coup de pouce nécessaire pour s’en sortir » (38 %). Au début des années 90, l’équilibre était inversé (29 % critiquaient les effets désincitatifs du dispositif, tandis que 69 % le voyaient comme une impulsion utile). Les tensions sur l’équilibre budgétaire du pays, la critique de « l’assistanat », la flexibilisation du marché du travail, la tendance au ciblage des aides sur les plus modestes sont autant de ferments qui nourrissent cette distance à la socialisation des risques.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Dans le cas des risques climatiques, si rien n’est mis en place, l’intensification des aléas devrait creuser les inégalités. Les plus modestes et vulnérables seraient les plus touchés : perte de revenus dans les métiers directement affectés, habitations endommagées, hausse des maladies, prix des assurances prohibitifs ou impossibilité à trouver un assureur, etc. Les « choix » n’en sont pas toujours. Les foyers modestes habitent par exemple plus souvent dans des logements moins bien isolés, car moins chers.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: black;">Mais ces catégories ne seront pas les seules touchées car la population a peu de prise, individuellement, sur les infrastructures collectives (risques de coupures d’électricité, pannes des télécommunications, impossibilité à empêcher seul une rivière de déborder ou arrêter un incendie majeur, perturbation des chaînes d’approvisionnement, etc.).</span></p><p><span style="color: black;">Le rapport Repenser la mutualisation des risques climatiques (2025) de France Stratégie projette trois scenarii alternatifs d’arbitrages qui devront être opérés dans les années à venir. Il dresse un parallèle avec les débats ayant entouré la naissance de la protection et des assurances sociales : « Un système uniquement fondé sur la solidarité, sans incitation, risque d’induire un phénomène de passager clandestin : les individus ou collectivités n’auraient plus intérêt à réduire leur exposition ou à prévenir les dommages. À l’inverse, un système trop responsabilisant peut devenir injuste et inefficace : il pénalise ceux qui (…) ne peuvent éviter l’exposition aux aléas. » </span></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-09-17T14:40:26+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Rentrée scolaire : des dépenses qui pèsent lourd sur le budget des familles]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/rentree-scolaire-des-depenses-qui-pesent-lourd-sur-le-budget-des-familles" />
            <id>https://www.credoc.fr/5114</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Marianne BLÉHAUT, Franck LEHUÉDÉ, Daphné PERRY]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Alors que la rentrée de septembre approche, le CRÉDOC a souhaité mettre en lumière la manière dont les Français anticipent les dépenses de ce mois particulier grâce à des questions posées dans son enquête Tendances de Consommation de juillet 2026. Pour plus d’une famille sur deux, septembre est synonyme de dépenses plus importantes que d’ordinaire ou que l’on ne réalise pas le reste de l’année. La rentrée pèse tout particulièrement sur le budget des familles les plus modestes. Ces dépenses supplémentaires sont avant tout liées à la rentrée scolaire. Fournitures, cartables ou livres scolaires arrivent en tête, suivis de l’habillement des enfants et des frais de cantine. Dans ce contexte, plus de la moitié des familles prévoient de limiter certaines de leurs dépenses en septembre. Pour réduire la facture, le recours aux promotions est presque généralisé. Les ménages qui redoutent une dégradation de leurs conditions de vie envisagent plus souvent des stratégies de restriction, comme réduire les quantités achetées ou renoncer à certains achats. Parmi les familles ayant au moins un enfant scolarisé, plus d’une sur quatre a perçu l’allocation de rentrée scolaire (ARS) l’année précédant l’enquête. Ses bénéficiaires appartiennent plus souvent à des foyers disposant de faibles marges financières. L’allocation est très largement consacrée aux dépenses directement liées à la rentrée des enfants : fournitures scolaires, vêtements et chaussures des enfants notamment. Pour deux bénéficiaires sur trois, l’ARS permet de financer des dépenses qu’ils ne pourraient pas assumer autrement. Elle apparaît ainsi comme un soutien particulièrement important pour les familles les plus contraintes financièrement.</p><p><strong>Septembre, un mois de dépenses importantes pour les familles et les jeunes</strong></p><p>La rentrée constitue surtout un moment particulier pour les familles. 51 % d’entre elles considèrent qu’à l’occasion de la rentrée, leur foyer doit engager des dépenses plus importantes qu’à l’ordinaire ou effectuer des achats qui ne sont pas réalisés le reste de l’année, contre 27 % en moyenne et seulement 13 % des personnes sans enfant. La pression s’accentue avec la taille de la famille : cette perception concerne 70 % des personnes vivant dans un ménage comptant au moins trois enfants. Elle représente aussi une période budgétaire particulière pour les 18-24 ans (50 %).</p><p><strong>Des dépenses avant tout liées à la rentrée scolaire et aux études</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 0, 0);">Pour les personnes qui considèrent septembre comme un mois particulier, les dépenses supplémentaires sont d’abord liées à la scolarité des enfants. Près des trois quarts (73 %) citent les fournitures, cartables ou livres scolaires. Viennent ensuite l’habillement des enfants (65 %) et les frais de cantine (52 %). </span>La rentrée concentre ainsi des dépenses nécessaires pour équiper les enfants pour l’année scolaire, mais aussi pour adapter leur habillement et leurs chaussures au changement de saison et à la reprise de l’école. Pour les 18-24 ans, les dépenses particulières de septembre sont plus diversifiées. Aux dépenses directement liées aux études s’ajoutent davantage celles consacrées au logement, aux assurances, à l’hygiène, aux télécommunications ou encore aux soins médicaux. La rentrée dans l’enseignement supérieur ou la vie active semble ainsi s’accompagner d’une installation ou d’une réorganisation plus globale des dépenses du quotidien.</p><p><strong>Une lourde charge pour plus d’un Français sur quatre</strong></p><p>Au-delà de leur caractère inhabituel, les dépenses engagées en septembre peuvent peser fortement sur le budget des ménages. 27 % des Français les considèrent comme une charge lourde, voire très lourde. Cette proportion atteint 55 % parmi ceux qui déclarent devoir effectuer à la rentrée des dépenses plus importantes ou inhabituelles. Les familles sont particulièrement concernées : 41 % des ménages avec enfant considèrent les dépenses de septembre comme une lourde ou très lourde charge. Les difficultés sont également plus marquées parmi les foyers disposant de peu de marges financières : 47 % des personnes qui ne parviennent pas à équilibrer leur budget portent ce jugement.</p><p><strong>Face aux dépenses de rentrée, quatre Français sur dix prévoient de limiter leurs dépenses</strong></p><p class="ql-align-justify">De manière générale, les consommateurs sont contraints à des arbitrages budgétaires depuis la crise inflationniste de 2021. En juillet 2026, plus d’un Français sur deux estime être obligé de s’imposer régulièrement des restrictions budgétaires (56 %), et 28 % considèrent vivre sur leurs réserves ou doivent prendre un crédit pour boucler leur budget. Dans ce contexte, 43 % des Français envisagent de limiter leurs dépenses sur certains postes de consommation en septembre 2026. Cette proportion atteint 70 % parmi ceux qui considèrent septembre comme un mois de dépenses particulièrement importantes. Elle s’élève également à 57 % parmi les familles et à 64 % parmi les personnes qui ne parviennent pas à équilibrer leur budget. Pour contenir leurs dépenses, les personnes concernées envisagent de mobiliser simultanément plusieurs stratégies : en moyenne, six des neuf pratiques proposées dans l’enquête sont citées. Le recours aux promotions arrive très largement en tête (90 %), devant la réduction des quantités achetées (83 %) et la réutilisation du matériel ou des fournitures de l’année précédente (82 %). Les stratégies adoptées diffèrent toutefois selon la manière dont les ménages envisagent l’évolution de leur situation. Ceux qui redoutent une dégradation de leurs conditions de vie privilégient davantage des formes de restriction : acheter moins, choisir des produits de moindre qualité ou renoncer à certains achats. À l’inverse, <span style="color: rgb(0, 0, 0); background-color: rgba(0, 0, 0, 0);">les personnes plus optimistes recourent davantage à des stratégies d’anticipation ou d’optimisation, comme étaler leurs achats dans le temps, payer en plusieurs fois ou se tourner vers l’occasion.</span></p><p><span style="color: rgb(0, 0, 0);">Les familles se distinguent sur le réemploi des fournitures scolaires, auquel elles ont davantage recours que la moyenne.</span></p><p><strong>Plus d’une famille avec enfant scolarisé sur quatre perçoit l’allocation de rentrée scolaire</strong></p><p><span style="color: windowtext;">Parmi les foyers comprenant au moins un écolier, collégien, lycéen ou étudiant, 27 % déclarent avoir perçu l’allocation de rentrée scolaire (ARS) en 2025. </span>Les bénéficiaires se trouvent plus souvent parmi les ménages disposant de faibles marges financières. L’ARS a ainsi été perçue par 35 % des personnes en situation de désépargne, qui représentent près de la moitié des bénéficiaires (48 %). Elle concerne également 56 % des familles monoparentales. La perception de l’allocation augmente aussi avec le nombre d’enfants : 35 % des familles comptant au moins deux enfants déclarent en avoir bénéficié. Ces résultats confirment que l’ARS touche en priorité des familles pour lesquelles les dépenses concentrées au moment de la rentrée sont susceptibles de peser fortement sur le budget.</p><p><strong>Une allocation prioritairement utilisée pour les dépenses directement liées à la scolarité</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: windowtext;">Les bénéficiaires utilisent avant tout l’ARS pour équiper leurs enfants à l’occasion de la rentrée. 84 % déclarent en avoir consacré tout ou partie à l’achat de fournitures scolaires, de cartables ou de livres, et 72 % à l’achat de vêtements ou de chaussures pour leurs enfants. Les familles qui rencontrent des difficultés pour équilibrer leur budget concentrent encore davantage l’allocation sur les dépenses les plus directement liées à la scolarité : 88 % l’utilisent pour les fournitures scolaires. Elles sont en revanche moins nombreuses à la consacrer à l’habillement des enfants. L’ARS contribue également au financement de dépenses récurrentes liées à la scolarité. Environ trois bénéficiaires sur dix l’utilisent pour les transports en commun ou scolaires (31 %) et une proportion comparable pour les frais de cantine (30 %). Les ménages modestes et les familles monoparentales y ont davantage recours pour financer ces postes. Les principaux usages de l’ARS correspondent ainsi étroitement aux dépenses que les Français identifient comme particulièrement importantes au mois de septembre : fournitures scolaires, habillement des enfants, transports et cantine.  Une minorité de bénéficiaires déclare utiliser l’allocation pour des postes moins directement associés à la rentrée scolaire : 25 % pour des abonnements sportifs ou de loisirs, 9 % pour les dépenses courantes du foyer et 6 % pour les télécommunications. Ces usages concernent presque exclusivement de jeunes étudiants ou des jeunes en apprentissage, pour lesquels les dépenses liées à la rentrée s’inscrivent dans un budget plus global comprenant à la fois les études et les dépenses de la vie quotidienne.</span></p><p><strong>Pour deux bénéficiaires sur trois, certaines dépenses seraient impossibles sans l’ARS</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: windowtext;">L’ARS joue un rôle déterminant dans la capacité de certaines familles à faire face aux dépenses de rentrée. Deux tiers des bénéficiaires (66 %) déclarent qu’elle leur permet de couvrir des dépenses qu’ils ne pourraient pas financer autrement. Cette proportion atteint 71 % parmi les personnes qui ne parviennent pas à équilibrer leur budget. L’allocation permet également aux familles d’organiser différemment leurs achats. 65 % des bénéficiaires indiquent qu’elle leur permet de constituer des stocks ou d’acheter certains produits à l’avance, 48 % d’acheter des produits de meilleure qualité et 40 % de financer un achat important. Ces possibilités concernent davantage les ménages disposant de marges budgétaires. Parmi les personnes qui parviennent à mettre de l’argent de côté, 47 % déclarent que l’ARS leur permet de réaliser un achat important. L’achat de produits de meilleure qualité est également plus fréquent parmi les couples avec enfant que parmi les familles monoparentales, et parmi les familles avec un seul enfant (55 %) que parmi celles qui en comptent trois ou plus (45 %). Ces résultats mettent ainsi en évidence deux fonctions de l’ARS. Pour les ménages les plus contraints, elle permet d’abord de rendre possibles des dépenses qui ne pourraient pas être assumées autrement. Pour ceux qui disposent de davantage de marges de manœuvre, elle permet aussi d’anticiper les achats, d’investir dans des produits de meilleure qualité ou de financer une dépense importante.</span></p><p class="ql-align-justify"><br></p>]]>
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                                    <updated>2026-10-13T08:10:39+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Vacances - Les aides profitent aux ménages modestes  mais ne lèvent pas tous les freins]]></title>
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            <id>https://www.credoc.fr/5105</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Solen Berhuet]]></name>
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                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">En moyenne, six personnes sur dix partent au moins une fois en vacances dans l’année. Les départs sont tributaires de la conjoncture économique et des crises qui se succèdent. Celle des subprimes en 2009 en est un exemple frappant&nbsp;: seulement 56% des 15-69 ans sont partis en 2009 contre 63 % en 2025. La pandémie du Covid survenue en 2020 a eu un effet similaire. Cette année, la guerre au Moyen-Orient va sans nul doute enrayer la hausse des départs constatée ces dernières années. Indépendamment de ces fluctuations, les politiques sociales tentent depuis toujours de favoriser les départs de ceux qu’on croise rarement, ou jamais, sur la route des vacances. </p><p class="ql-align-justify">Les résultats de l’enquête du Crédoc réalisée pour l’Agence nationale pour les chèques vacances (ANCV) montrent, sur le long terme, une tendance favorable au départ pour les personnes aux revenus modestes. Une évolution due en partie à l’augmentation des aides qui bénéficient en particulier aux jeunes, aux étudiants et aux classes moyennes inférieures.</p><p class="ql-align-justify">Au-delà des difficultés financières, d’autres obstacles contribuent à limiter ou empêcher le départ&nbsp;comme le stress de quitter son domicile, des réticences à partir seul ou avec la famille et des amis Des réserves sont aussi liées au recours à internet et au paiement des réservations en ligne. L’enquête montre également que certains de nos concitoyens préfèrent rester chez eux plutôt que partir seul. Un choix qui peut aussi traduire une moindre appétence pour les voyages.</p><p><strong>Les jeunes, les étudiants et les bas revenus prennent un peu plus souvent la route des vacances</strong></p><p class="ql-align-justify">Depuis le Covid, davantage de Français ont repris la route des vacances, le taux de départ atteignant 63% en 2025 contre 43% en 2021, période inédite où les départs étaient empêchés par les mesures de sécurité sanitaires. Pour les catégories modestes notamment, on constate une évolution de long terme&nbsp;: en 2025, 14% des 15-69 ans indiquent qu’ils ne partent «&nbsp;jamais&nbsp;» en vacances contre 18% en 2009 et 13% déclarent partir «&nbsp;une fois tous les deux ans&nbsp;» contre 9% en 2009. Les Français qui partent une fois par an sont aussi un peu plus nombreux. </p><p class="ql-align-justify">L’enquête du Crédoc pour l’Agence nationale pour les chèques vacances (ANCV) montre que ceux qui partent plus souvent tous les deux ans sont surtout des jeunes (+ 11%), des étudiants ainsi que des personnes aux revenus modestes et des indépendants. Ceux qui partent pour la première fois sont plus souvent, là aussi, des personnes aux revenus modestes (+ 14 %) ainsi que des personnes au foyer et des non-diplômés.&nbsp;</p><p><strong>Une nette progression des aides, notamment aux ménages modestes</strong></p><p class="ql-align-justify">Au-delà des effets positifs de la conjoncture ces dernières années, les aides des pouvoirs publics ont été soutenues afin de réduire les inégalités d’accès au départ en vacances, en particulier pour les familles modestes, les seniors ou encore les jeunes. Au total en 2025, 37% des 15-69 ans ont bénéficié d’une aide au départ, certains en cumulant une ou plusieurs aides avec les chèques vacances, d’autres via les chèques vacances uniquement&nbsp;et d’autres, enfin, une ou plusieurs aides sans chèques vacances. </p><p class="ql-align-justify">Sans être exhaustive, la liste des aides citées dans l’enquête rassemble une large partie des acteurs concernés&nbsp;: l’Agence Nationale pour les Chèques Vacances (ANCV), les employeurs publics ou privés, les Caisses d’Allocations Familiales et les mairies. Des partenariats avec les acteurs associatifs et les collectivités territoriales ont de plus été développés par l’ANCV. La logique poursuivie est tout à la fois de compléter les aides locales par des financements nationaux, mais aussi de cibler puis d’accompagner les publics durablement éloignés des vacances dans l’organisation du séjour (budget, transport, activités à planifier, etc.). La crise sanitaire a renforcé ponctuellement les aides financières à destination des familles modestes avec les aides exceptionnelles à destination des jeunes ou des seniors. D’autres aides ont également été apportées au secteur du tourisme (aux centres de vacances notamment) fortement pénalisé par les différentes mesures de confinement ou de distanciation sociale.</p><p><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Depuis la fin des années 2000, une forte progression des aides au départ en vacances</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">«&nbsp;Avez-vous bénéficié, dans les douze derniers mois, des aides suivantes pour vos propres vacances&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;</span></p><p><img 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class="ql-align-justify">A ces aides peuvent s’ajouter les chèques vacances à destination des actifs. En 2025, 36% des actifs occupés déclarent en avoir bénéficié, soit + 17 points par rapport à 2008. Ils ont reçu ces chèques soit directement, soit par l’intermédiaire de leur conjointe ou conjoint. La progression observée peut, en partie, s’expliquer par le changement de formulation dans l’enquête qui, en 2025, élargit les personnes concernées aux <span style="color: black;">conjoints.</span> Mais elle tient surtout à une progression effective des bénéficiaires directs (hors conjoints) confirmée par les données de l’ANCV.&nbsp;Entre 2008 et 2024, leur nombre a en effet progressé de 55% pour atteindre un total de 4,8 millions. </p><p class="ql-align-justify">Les salariés en CDD ou en intérim bénéficient plus souvent de chèques vacances intégralement pris en charge par l’entreprise. Pour leur part, les actifs des grandes entreprises (+ 200 salariés) sont plus nombreux à participer au financement de leurs chèques vacances.</p><p><strong>Des freins au départ en vacances qui restent importants </strong></p><p class="ql-align-justify">En dépit de ces aides, les contraintes financières constituent toujours, et de loin, le premier frein au départ. En 2025, 70% <span style="color: black;">des moins de 70 ans qui ne sont pas partis en vacances au cours des douze derniers mois </span>pointent des impossibilités financières recouvrant différentes contraintes. Certains citent le caractère trop variable ou incertain de leurs ressources pour s’autoriser une telle dépense, d’autres indiquent se restreindre sur des dépenses pourtant essentielles (santé, alimentation…) en vue de maintenir un budget dédié aux vacances. D’autres enfin privilégient le départ de leurs enfants au détriment de vacances en famille trop onéreuses. </p><p class="ql-align-justify">Aux freins financiers s’ajoutent d’autres facteurs intervenant dans la décision de ne pas partir. Près d’un quart <span style="color: black;">des moins de 70 ans (23</span>%) privilégient le fait de ne pas voyager et de rester chez eux pendant leurs vacances. Une préférence qui peut traduire une moindre appétence pour les voyages, ou le fait de ne pas vouloir partir tous les ans, mais qui peut aussi s’expliquer par la réticence à partir seul. Les raisons de santé ou les motifs familiaux contribuent chacun pour 14 % des réponses citées dans le non-départ en vacances au cours de l’année écoulée.</p><p class="ql-align-justify">Au-delà de contraintes objectives, l’enquête s’est également intéressée aux représentations associées aux vacances et les difficultés éventuelles à organiser un départ. Dans l’imaginaire collectif, les vacances se conjuguent assez peu avec l’idée d’être seul pour profiter d’un séjour. Pour autant, partir en famille ou entre amis nécessite aussi de s’accorder sur un budget, une destination, un hébergement ou encore sur les activités à faire sur le lieu du séjour. Si le lien social est souvent un facteur majeur du départ, il peut aussi, par ses contraintes, générer un renoncement au départ. </p><p class="ql-align-justify">L’idée de quitter son domicile pour plusieurs jours est également une source de stress, en lien avec la peur des cambriolages, l’anticipation de l’organisation du séjour (trouver un hébergement, un moyen de transport, trouver des solutions pour garder les animaux de compagnie, arroser les plantes, etc.). Les vacances impliquent de sortir de ses habitudes, de son quotidien, une rupture qui peut elle aussi être source d’inquiétude. Ces préoccupations sont plus souvent citées par les Français qui n’ont pas ou peu l’habitude de partir.</p><p><strong>De nombreuses réticences à utiliser internet pour programmer son séjour</strong></p><p class="ql-align-justify">En 2025, 63% des 15-69 ans partis en vacances ont utilisé internet pour l’organisation de leur escapade. Mais le recours à internet peut susciter des réticences liées aux arnaques ou aux défauts de sécurité pour le paiement en ligne. Les difficultés de projection dans un logement via une simple annonce en ligne, les changements réguliers des tarifs sont également évoquées. Au total, 60% des Français font part de trois réticences ou plus liées à internet parmi les cinq évoquées dans l’enquête. Les difficultés relatives au numérique sont encore plus citées par ceux qui partent peu souvent en vacances ou qui ne sont pas partis au cours des douze mois. Ainsi, 70% des personnes qui ne partent jamais en vacances déclarent que les arnaques en ligne sont fréquentes (contre 57% en moyenne) et 69% sont d’accord avec l’idée qu’il est risqué de payer ses vacances en ligne pour des raisons de sécurité (contre 58% en moyenne). &nbsp;&nbsp;</p><p class="ql-align-justify"><br></p><p><br></p><p><br></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-07-13T14:46:36+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les parents face à   l’activité  numérique de  leurs adolescents]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-parents-face-a-lactivite-numerique-de-leurs-adolescents" />
            <id>https://www.credoc.fr/5113</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Patricia Croutte, Lucie Brice Mansencal, Manon Pasquier]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Internet est devenu un territoire de la vie quotidienne, qu’il s’agisse de pratiques de loisirs, de communication, d’achat, d’information, etc. Chaque nouveauté est adoptée à un rythme encore plus soutenu que la précédente. Les plus jeunes, qui ont toujours connu une vie digitale, sont souvent les utilisateurs les plus assidus. Les risques inhérents à un usage numérique massif sont nombreux et bien documentés. Temps de sommeil amputé, attention diluée, sédentarité excessive, exposition à des contenus inappropriés (violents, haineux, sexuels …), cyber-malveillance, dépendance aux écrans … sont autant de dangers qui guettent les plus jeunes. Dans ce contexte, les parents connaissent-ils les pratiques numériques de leurs enfants ? Celles-ci sont-elles liées aux pratiques parentales ? Les parents ont-ils mis en place des stratégies éducatives spécifiques et, si oui, lesquelles ? Quelles pratiques numériques adoptent les jeunes ? Quel degré d’autonomie souhaitent-ils et comment réagissent-ils aux règles qui leur sont imposées ?</p><p><strong>Des parents connectés, compétents … consacrant trop de temps à internet et aux écrans</strong></p><p>Les parents d’enfants de 8 à 16 ans sont très connectés : 93% utilisent leur smartphone plusieurs fois par jour, les deux-tiers utilisent un ordinateur. Leurs pratiques numériques sont variées : 83% des parents consultent un réseau social tous les jours voire plusieurs fois par jour, les deux-tiers regardent des vidéos en ligne et un tiers jouent à des jeux en ligne avec la même fréquence. Une majorité de parents se déclarent compétents pour utiliser les plateformes numériques (%), les outils numériques (%) et même l’IA (%). Ce sentiment de compétence est souvent plus éprouvé par les hommes et les PCS +. Près de 8 parents sur 10 disent passer trop de temps sur internet et les écrans (78%) .</p><p><strong>Les usages des enfants : à la fois proches de ceux de leurs parents, mais aussi singuliers</strong></p><p>Les 8-16 ans, comme leurs parents, utilisent en priorité un smartphone (67% l’utilisent plusieurs fois par jour, contre 30% qui utilisent un ordinateur à cette fréquence). Si les 8-16 ans affichent dans leur ensemble un usage plus modéré de ces différents équipements, les 15-16 ans rattrapent quasiment le niveau de leurs parents, voire les surpassent : 80% des 15-16 ans visionnent des vidéos en ligne tous les jours ou presque (+ 14 points par rapport aux parents) et 58% jouent à des jeux en ligne à la même fréquence (+ 24 points). Deux-tiers des parents d’enfants de 8 à 16 ans les perçoivent comme compétents vis-à-vis des plateformes numériques et 60% les jugent compétents s’agissant des outils d’intelligence artificielle générative. Dès que l’enfant entre au collège (à partir de 11 ans), les parents se sentent dépassés en compétences.</p><p><strong>Avantages et risques d’internet et des écrans</strong></p><p>Pour les parents, les avantages d’internet et des écrans sont variés : l’apprentissage d’outils potentiellement utiles dans un futur professionnel, une communication facilitée et l’accès à une information et des contenus variés sont plébiscités. Mais des inconvénients tous aussi importants émergent, comme la dépendance aux écrans, l’exposition à des images choquantes ou le cyberharcèlement, puis des considérations plus sanitaires (manque d’activité physique, trouble du sommeil ou de l’attention). La perception de ces deux aspects (avantages et inconvénients d’internet et des écrans) varie selon l’âge ou le genre de l’enfant. Deux-tiers des parents interrogés (69%) disent savoir ce que font leurs enfants sur internet : l’activité des enfants âgés de 8 à 10 ans (83%) est mieux connue que celles des 15-16 ans (59%). Le consensus parental sur les activités numériques de l’enfant prévaut dans 68% des cas ; il est cependant moins fréquent chez les PCS - (57%) et les familles monoparentales (61%). Pour 45% des parents, la gestion des activités numériques de l’enfant crée des conflits au sein de la famille. Deux-tiers des parents (65%) pensent que le temps passé par leur enfant sur internet est excessif (74% pour les 15 16 ans). Mais…un parent sur deux pense, par ailleurs, que leurs enfants sont plus en sécurité chez eux, sur internet et des écrans, que dehors. La culture de la chambre (Sylvie Octobre, Hervé Glevarec) est donc tout autant une problématique qui prend sa source dans la numérisation de la vie des adolescents, que du désir des parents de contrôler leur enfant, avec l’illusion qu’en étant à domicile, celui-ci est plus protégé…</p><p><strong>Les solutions pour réguler l’usage numérique des enfants</strong></p><p>Les parents sont nombreux à instaurer des règles sur l’utilisation globale d’internet. Les règles en place concernent</p><p>- d’abord les moments consacrés à l’usage numérique (60%),</p><p>- le temps passé sur internent et les écrans (54%)</p><p>- et, enfin, le type d’activités (51%).</p><p>42% des parents interrogés ont installé un logiciel de contrôle parental (9% l’ont fait mais ne le font plus). D’autres passent du temps avec leur enfant sur internet (40%). Plus d’un parent sur quatre (27%) ne fait rien de tout cela. Si les parents se sentent unanimement légitimes pour installer ce type de règles auprès de leur enfant (à 88%), les faire respecter est une autre histoire : seuls 27% sont tout-à-fait d’accord avec l’idée qu’il est facile de les faire respecter.</p>]]>
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                                    <updated>2026-07-30T13:12:07+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Sécurité pour les unes, tranquillité pour les autres : les offres women only et no kids séduisent autant qu’elles divisent]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/securite-pour-les-unes-tranquillite-pour-les-autres-les-offres-women-only-et-no-kids-seduisent-autant-quelles-divisent" />
            <id>https://www.credoc.fr/5112</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Franck Lehuédé, Lou Villegas]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Ayant pris leur essor dans les années 1990, les services women only (exclusivement réservés aux femmes) et no kids (excluant les enfants ou les adolescents), sont l’objet de controverses depuis quelque temps, entre aspirations à davantage de sécurité et interrogations sur la séparation des publics. Le CRÉDOC a souhaité mesurer l’ampleur du phénomène et comprendre les motivations de ceux qui recourent à ces formules. Si les usages sont encore peu nombreux, l’intérêt pour ces services n’est pas négligeable. Une femme sur trois s’intéresse à des services qui leur sont réservés et leur permettent de se sentir en sécurité : transports, activités sportives, piscines, lieux de bien-être… Et près d’un Français sur quatre est adepte des formules permettant de tenir à distance les enfants, gage de confort et de tranquillité, notamment dans les loisirs, l’hôtellerie et pendant les vacances. Les personnes attirées par ces deux types de dispositifs sont plus jeunes, plus urbaines que la moyenne. Elles accordent davantage d’importance à la qualité de leur temps de loisirs. Toutefois, seuls 47 % des Français jugent légitimes les services no kids et 57 % ceux réservés aux femmes. Pour les personnes qui rejettent ces solutions faire société ne peut passer par l’interdiction de l’accès à certains lieux, même momentanément. Ceux qui considèrent ces dispositifs comme légitimes défendent l’idée d’une diversité des offres de services, reconnaissant le droit de chacun de disposer d’environnements qui les sécurisent ou correspondent à leurs attentes.</p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Des aspirations susceptibles de se développer</strong> </p><p>Salles de sport, piscines, centres de bien-être, hébergements, restaurants ou encore services de transport : des formules réservées aux femmes ou refusant l’accès aux enfants existent aujourd’hui dans de nombreux secteurs. 10 % des femmes indiquent avoir déjà eu recours à des services women only et 7 % des Français à des formules no kids. Si les usages demeurent encore limités, ces comportements sont appelés à se développer. Près d’une femme sur quatre envisage de recourir à l’avenir à des services exclusivement réservés aux femmes, tandis que 16 % des Français se disent intéressés par des dispositifs réservant l’accès aux personnes majeures. Ces formules pourraient rapidement concerner une femme sur trois et près d’un Français sur quatre. Le fort niveau de satisfaction des utilisateurs renforce le potentiel de développement de ces services : 85 % des personnes ayant recours aux formules réservées aux femmes se déclarent satisfaites, il en va de même pour celles utilisant des solutions limitant l’accès aux enfants.</p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Des services réservés aux femmes pour garantir leur sécurité</strong></p><p>Plus de quatre utilisatrices sur dix recourent aux formules women only avant tout parce qu’elles s’y sentent davantage en sécurité, notamment là où la promiscuité est la plus forte : transports en commun, VTC, activités sportives, piscines ou spas. La recherche d’entre-soi est une motivation nettement moins répandue : seule une femme sur quatre évoque le souhait de se retrouver entre personnes partageant des expériences ou des préoccupations similaires. Rechercher plus de tranquillité ou un service plus adapté aux besoins est cité plus rarement encore. Cette préoccupation de sécurité fait écho aux nombreuses situations de violences sexuelles et sexistes auxquelles les femmes demeurent confrontées et que le mouvement Me too a contribué à mettre en lumière. Selon le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, plus de six femmes sur dix déclarent être moins bien traitées en raison de leur sexe dans l’espace public ou les transports. La quasi-totalité des victimes dans les transports en commun sont des femmes. Au-delà, une femme sur deux a déjà été confrontée à des commentaires ou des blagues sexistes, presque autant à des sifflements et des gestes déplacés ou à des attitudes condescendantes de la part d’hommes. Selon l’enquête du CRÉDOC, les femmes intéressées par les services women only expriment davantage d’inquiétudes face à la violence et à l’insécurité et accordent moins facilement leur confiance aux autres. Alors que la conquête de la mobilité et de l’espace public est un enjeu de parité, le Haut Conseil souligne que quatre femmes sur dix ont déjà renoncé à prendre seules les transports en commun et un tiers à rejoindre un groupe majoritairement masculin. </p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Exclure les enfants pour préserver sa tranquillité</strong></p><p>Les personnes attirées par les formules limitant ou interdisant l’accès aux enfants recherchent, quant à elles, davantage de calme et de tranquillité. Cette motivation est citée par 38 % des personnes intéressées et même par 68 % de celles qui ont déjà eu recours à ce type de formule, loin devant la curiosité, la recherche d’un entre-soi ou d’une offre répondant aux attentes d’une clientèle adulte. Trois quarts des personnes attirées par les dispositifs no kids les envisagent avant tout dans l’univers des loisirs. Plus de la moitié mentionnent l’hôtellerie, les vacances ou les voyages. Viennent ensuite les événements, soirées et discothèques devant les restaurants, évoqués par un quart des personnes concernées. Ces propositions apparaissent dans un contexte marqué par une moindre présence des enfants dans l’espace public. Numériquement, le vieillissement de la population, la baisse de la natalité et des familles nombreuses rend les enfants proportionnellement moins nombreux. À cette dimension démographique s’ajoutent les préoccupations sécuritaires des parents qui cherchent à les protéger, la prolifération des activités de loisirs en intérieur avec l’essor du numérique et l’importance accordée à la chambre et aux espaces réservés aux enfants dans les parcs. Autant d’évolutions contribuant à réduire la présence des enfants dans l’espace public et à rendre enviables des lieux qui leur seraient interdits.</p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Une aspiration commune : préserver la qualité du temps de loisirs</strong></p><p>L’intérêt pour ces services s’inscrit dans un contexte de valorisation croissante du temps libre et des loisirs. En dix ans, la proportion de Français considérant que le temps libre occupe une place très importante dans leur vie a crû de 50 % et atteint désormais les deux tiers. Les Français privilégient davantage les expériences, les sorties et les activités susceptibles de leur procurer détente, plaisir ou émotions. Depuis le début de la décennie 2020, les dépenses consacrées aux loisirs récréatifs et sportifs ont progressé de 11 % dans un contexte marqué par une forte dynamique des dépenses de services, tandis que les achats de biens ont diminué.</p><p>Les personnes attirées par les formules no kids ou women only sont encore plus nombreuses à souhaiter accroître leurs dépenses consacrées au sport et aux loisirs, de restauration, d’abonnement à des plateformes de vidéo ou de streaming. Elles voyagent également davantage. 39 % des personnes intéressées par des dispositifs excluant l’accès aux enfants et 42 % de celles attirées par des services exclusivement destinés aux femmes ont effectué plusieurs voyages personnels en train au cours des douze derniers mois, contre 27 % de l’ensemble de la population. Enfin, les deux groupes recourent plus que la moyenne aux avis des influenceurs afin de découvrir des offres de loisirs exclusives ou adaptées à leurs besoins. Les adeptes des services no kids le font avec l’idée d’appartenir à une communauté partageant les mêmes centres d’intérêt. Grâce à ces formules no kids ou women only ils espèrent trouver des activités de loisirs adaptées à leurs attentes, qu’il s’agisse de dîners, de dégustations de vins, de soins de spa ou encore d’animations en soirée.</p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Une légitimité discutée</strong></p><p>Près de la moitié des Français (47 %) jugent légitimes l’existence de formules excluant ou limitant l’accès aux enfants. Les formules réservées aux femmes bénéficient d’une acceptabilité un peu plus élevée, montrant l’adhésion d’une majorité de la population au droit des femmes à se protéger. Elles ne recueillent toutefois l’approbation que de 57 % de la population. Parmi les personnes jugeant problématiques les services exclusivement réservés aux femmes, près des deux tiers invoquent avant tout le respect du principe de mixité et du vivre-ensemble. Plus de quatre sur dix estiment également que ces dispositifs contribuent à segmenter excessivement la société. Les réserves exprimées à l’égard des formules no kids portent davantage sur l’exclusion des familles. Près des deux tiers des opposants considèrent que ces offres restreignent l’accessibilité des lieux et services pour les personnes accompagnées d’enfants. Plus de la moitié y voient également une forme de discrimination fondée sur l’âge. Enfin, près d’une personne sur deux estime que ces dispositifs vont à l’encontre du principe de mixité et du vivre-ensemble.</p><p><strong style="color: rgb(61, 200, 255);">Des représentations différentes du vivre-ensemble</strong></p><p>Les jugements portés sur les services women only et no kids dessinent trois grandes sensibilités au sein de la population. Près d’un tiers des Français (32 %) jugent problématiques à la fois les formules réservées aux femmes et celles excluant les enfants. Pour ces personnes, faire société ne peut s’accommoder de l’exclusion des jeunes ou des hommes de certains lieux, même momentanément. Notre enquête permet d’en savoir un peu plus sur leur vision de la manière dont on fait société : par exemple, face aux événements extérieurs et à leurs répercussions sur leur vie quotidienne, 50 % déclarent se tourner vers les autres, contre 43 % en moyenne dans la population. Plus souvent masculins, âgés de plus de 65 ans, peu diplômés et habitants des communes rurales, ces personnes sont moins confrontées à l’ampleur des violences sexistes faites aux femmes. Cette analyse est confirmée par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes qui met en évidence un important clivage générationnel dans la perception du sexisme : si 57 % des hommes de 15 à 24 ans estiment qu’il est désavantageux d’être une femme, ce n’est plus le cas que de 35 % des hommes de 65 ans ou plus. Constatant les progrès réalisés en termes de parité au fil des décennies, les hommes âgés tendent à relativiser, voire invisibiliser, les inégalités encore présentes aujourd’hui. Ils peinent à saisir pourquoi de nombreuses femmes ressentent le besoin de recourir à des espaces ou à des services leur offrant un sentiment accru de sécurité. À l’opposé, plus d’un Français sur deux (57 %) considère ces services comme légitimes. Ce groupe présente un profil plus féminin, jeune et diplômé. On y retrouve une grande partie des utilisateurs potentiels de ces services. 46 % ont déjà ou pourraient avoir recours à l’un ou l’autre de ces services, contre 31 % en moyenne dans la population. Doutant de la capacité de la société à régler les problèmes de discrimination, ils sont favorables à l’existence de formules réservées à certaines catégories d’usagers. Face aux événements extérieurs et à leur impact sur leur vie quotidienne, 62 % d’entre eux ont tendance à ne compter que sur eux-mêmes et à essayer de trouver un équilibre dans leur sphère privée. Pour ces personnes, chacun doit avoir la liberté de choisir les espaces et services qui lui assureront sécurité ou épanouissement. Enfin, 12 % des Français acceptent les services no kids mais rejettent les formules women only. Âgés et peu diplômés, ils expriment des positions plus conservatrices et une plus grande méfiance à l’égard des autres : 80 % estiment ainsi qu’on n’est jamais assez méfiant vis-à-vis d’autrui. Refuser l’existence de services dédiés aux femmes s’inscrit dans une attitude de relative désapprobation du mouvement d’émancipation des femmes.&nbsp;</p>]]>
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                                    <updated>2026-07-20T12:57:28+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les freins au départ en vacances]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-freins-au-depart-en-vacances" />
            <id>https://www.credoc.fr/5088</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Solen Berhuet, Sandra Hoibian]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong>Les vacances des 15-69 ans</strong></p><p>En moyenne, 57% des Français de 15 à 69 ans partent en vacances au moins une fois par an. Mais 14% d’entre eux ne partent jamais. 63%des moins de 70 ans sont partis en vacances au cours des 12 derniers mois. Les publics précaires partent moins souvent tandis que les hauts revenus, les couples avec enfants et les habitants de l’agglomération parisienne partent plus souvent en vacances Les aides au départ (délivrées par les employeurs, les CAF, les mairies ou les autres organismes). Un quart de la population a bénéficié d’au moins une aide sur les quatre proposées pour partir en vacances. Les jeunes et les bas revenus sont les publics qui bénéficient le plus des aides allouées. Une aide qui ne permet pas forcément de partir tous les ans en vacances.</p><p><strong>Le cas des chèques vacances</strong></p><p>Rappelons que les chèques vacances peuvent être utilisés pour les vacances, mais aussi les loisirs, les arts et la culture ou la restauration. 29% des 15-69 ans (36% des actifs occupés) ont bénéficié de chèques vacances via leur employeur ou comité d’entreprise. Les salariés en CDD ou en intérim bénéficient plus souvent de chèques vacances intégralement pris en charge par l’entreprise. Les trois quarts des actifs exerçant dans des entreprises de moins de 10 salariés indiquent qu’on ne leur a pas proposé de chèques vacances. Les bénéficiaires de chèques vacances sont plus nombreux à partir une fois chaque année en vacances.</p><p><strong>Les freins au départ </strong></p><p>Le manque de moyen financier est le motif le plus souvent cité pour expliquer l’absence de départ en vacances. 47% des 15-69 ans indiquent que leurs revenus ne sont pas suffisants pour partir. Certains ménages mettent en avant le caractère trop variable ou incertain de leurs revenus (38% de 15-69 ans). D’autres encore indiquent qu’ils se restreignent sur des dépenses pourtant essentielles (santé, alimentation) pour maintenir un budget dédié aux vacances (37%), quand d’autres privilégient le départ de leurs enfants, quitte à ne pas partir eux-mêmes (33%). Outre les finances, d’autres explications peuvent être avancées comme la préférence à rester chez soi (23% des citations). Les impossibilités familiales et de santé rassemblent chacune 14% des motifs évoqués par les 15-69 ans qui ne sont pas partis en vacances, juste devant les raisons professionnelles (12%). Les difficultés d’organisation autour du départ. L’enquête met en avant qu’au-delà des possibilités financières, le lien social est un déterminant du départ en vacances. Partir seul rend difficile l’idée de voyager pour 62% des Français. Mais partir nécessite également de se mettre d’accord avec la famille ou les amis, chose qui peut s’avérer délicate pour 53% des Français. Partir en dehors de chez soi, même pour quelques jours peut s’avérer stressant pour 42% des Français, en lien avec la crainte des cambriolages par exemple. Enfin, le départ nécessite de trouver un hébergement, un moyen de transport et des activités à planifier. Une anticipation source de stress pour 43% des Français. Si un peu plus de 60% des vacanciers ont utilisé internet pour l’organisation de leurs dernières vacances, la planification et le paiement des réservations en ligne peut susciter des réticences (peur des arnaques en ligne, peur pour la sécurité du paiement, etc.). Seuls 16% des Français ne revendiquent aucune des cinq réticences citées dans l’enquête.&nbsp;</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-07-13T14:31:18+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[L’IA s’invite dans les TPE et PME : un essor récent mais rapide]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/lia-sinvite-dans-les-tpe-et-pme-un-essor-recent-mais-rapide" />
            <id>https://www.credoc.fr/5108</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Elodie Alberola, Sylvie Bourdon, Patrick Duchen]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">En quelques années, le numérique s’est imposé comme une évidence pour les TPE et PME françaises, devenant un pilier central de leur organisation, de leur gestion et de leur développement. Une nouvelle étape s’ouvre aujourd’hui avec l’essor rapide de l’intelligence artificielle. Longtemps perçue comme une technologie complexe et réservée aux grandes entreprises, elle s’invite désormais dans le quotidien des petites et moyennes structures. Depuis 2018, elles peuvent être accompagnées par France Num, initiative gouvernementale pour la transformation numérique des TPE PME, coordonnée par la Direction générale des entreprises (DGE). Celle-ci a confié au CREDOC le Baromètre de la transformation numérique des TPE et PME. Les résultats de la 5<sup>ème</sup> édition montrent un effet de transformation du fonctionnement, des gains d’efficacité et de nouveaux défis à relever. Portée par des besoins très concrets — gain de temps, simplification des tâches, optimisation des coûts — l’IA se diffuse à travers des usages pragmatiques, souvent expérimentaux, mais en progression rapide. Assistants conversationnels, génération de contenus, automatisation de certaines tâches : ces outils transforment progressivement les pratiques professionnelles, sans pour autant remplacer la décision humaine. Certaines entreprises restent toutefois en retrait, faute de compétences, de temps ou de visibilité sur les bénéfices et se montrent méfiantes, en raison de l’augmentation des risques en matière de cybersécurité.</p><p><strong style="color: rgb(15, 158, 213);">2025 : une accélération du recours à intelligence artificielle</strong></p><p class="ql-align-justify">Longtemps associée aux géants du numérique, l’intelligence artificielle (IA) est désormais utilisée par un nombre croissant de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME). En 2023, seules 5 % des TPE-PME déclaraient utiliser des outils d’IA à des fins professionnelles ; elles sont désormais 26 % en 2025. À l’échelle européenne, la France s’inscrit dans une dynamique comparable. Selon Eurostat, 19 % des entreprises européennes de 10 à 249 salariés utilisent des solutions d’intelligence artificielle en 2025 (hors agriculture, sylviculture, pêche, industries extractives et finances).<span style="color: black;"> L’arrivée d’outils intégrant directement des fonctions d’IA – souvent via des abonnements mensuels – a fortement abaissé les barrières à l’entrée. Bon nombre d’entreprises utilisent l’IA sans même la nommer, à travers des logiciels déjà en place. </span>Les usages sont particulièrement développés dans les secteurs des NTIC (56 %), des services spécialisés et techniques (41 %) ou des activités financières (30 %). À l’inverse, ils restent très limités dans l’agriculture (9 %) et aussi dans le transport et la logistique, le bâtiment et la construction et les industries agroalimentaires (15 % chacun).</p><p class="ql-align-justify">La taille de l’entreprise joue également un rôle important. Le recours à l’IA passe de 23 % dans les entreprises de 1 à 4 salariés à 42 % dans celles de 50 à 249 salariés. Les écarts générationnels et sociaux sont également marqués : les dirigeants les plus jeunes et les plus diplômés l’utilisent plus souvent.</p><p class="ql-align-center"><strong style="color: black;">Des secteurs en pointe, d’autres en retrait </strong></p><p><img 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style="color: rgb(15, 158, 213);">Des usages principalement centrés sur l’IA générative</strong></p><p class="ql-align-justify">L’usage de l’IA est surtout tiré par les solutions d’IA générative pour produire du texte et de l’image, ainsi que par le recours aux assistants conversationnels (chatbot). <span style="color: black;">Pour les TPE et PME, l’AI est une réponse pragmatique à des contraintes bien réelles : manque de temps, effectifs réduits, pression concurrentielle, attentes accrues des clients. </span>Les usages suivent souvent une trajectoire progressive : découverte individuelle, phase d’expérimentation, besoin de formation, formalisation de règles internes (charte d’usages), puis intégration dans les outils métiers. <span style="color: black;">Pour Julie, dirigeante d’une TPE (9 salariés) dans le secteur des services à la personne : </span><em style="color: black;">“ On a essayé de faire une cartographie des compétences RH grâce à l'IA. On a trouvé ainsi une méthode, les différentes étapes de construction, cela nous a aidés à réfléchir. On s'en sert aussi pour faire des comptes rendus détaillés de réunions et des synthèses d'atelier. Mais on ne s'en sert pas à fond, ce sont des pistes, c'est le début. “</em><span style="color: black;"> L’IA agit comme un assistant : elle propose, reformule, synthétise, mais la validation finale reste humaine notamment pour les contenus produits ou les décisions importantes. Dans le commerce, Emilie souligne les gains de temps permis par les outils gratuits d’IA générative : « </span><em style="color: black;">C’est une aide pour créer une macro sous Excel, rédiger une offre d’emploi ou s’informer sur un changement réglementaire. Cela peut faire gagner du temps et éviter de mobiliser un prestataire externe. En revanche, les sources ne sont pas toujours fiables. On reste prudent avec les données sensibles.</em><span style="color: black;"> » Dans les secteurs les plus numérisés, l’intégration est parfois plus avancée. Arthur, cofondateur d’une PME du secteur numérique, explique ainsi : « </span><em style="color: black;">L’IA est utilisée depuis plus d’un an pour la gestion de contrats, les résumés, le soutien artistique ou l’analyse de scénarios. L’usage est croissant, avec une volonté d’intégration accrue.</em><span style="color: black;"> »</span></p><p>&nbsp;<strong style="color: rgb(15, 158, 213);">Le manque de temps et de compétences, principaux freins </strong></p><p class="ql-align-justify">De nombreux dirigeants déclarent manquer de temps ou de connaissances pour comprendre les outils disponibles, former leurs équipes ou identifier les usages pertinents pour leur activité. Et les interrogations sur la fiabilité des contenus produits les incitent fortement à la prudence. Les enjeux de confidentialité et de sécurité des données apparaissent particulièrement sensibles. Plusieurs dirigeants expriment des réserves concernant l’utilisation d’informations sur les clients ou de données stratégiques dans des outils d’IA générative dont ils maîtrisent mal les conditions d’utilisation. Le cadre réglementaire représente également une difficulté. Les questions liées à la protection des données, au droit d’auteur ou à la responsabilité juridique sont souvent perçues comme complexes et évolutives. Enfin, certaines TPE/PME ne voient pas de pertinence à intégrer l’IA dans leur activité, souvent parce que leur métier repose sur un savoir-faire artisanal, manuel ou très spécifique. </p><p class="ql-align-justify">Pour Jules, dirigeant d’une PME (20 salariés) dans le secteur de l’industrie et de la fabrication artisanale : « <em>Je connais l’IA de nom, mais elle est jugée non pertinente pour mon activité d’assemblage mécanique et de soudure</em>. »</p><p><strong style="color: rgb(15, 158, 213);">Une transformation numérique désormais consolidée</strong></p><p class="ql-align-justify">L’essor de l’intelligence artificielle s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation numérique des TPE et PME. Depuis la crise sanitaire, le numérique est devenu un levier du fonctionnement de ces entreprises. En 2025, près de huit dirigeants sur dix considèrent qu’il représente un bénéfice réel pour leur entreprise, un niveau stable depuis 2021. Le numérique n’est plus un pari ou une hypothèse, mais un bénéfice « installé » dans l’esprit des dirigeants des TPE/PME. La visibilité en ligne des entreprises s’est généralisée, notamment à travers les sites internet et les réseaux sociaux. La progression la plus forte s’est produite au moment de la crise du COVID, la part de TPE-PME ayant un site internet présentant leur activité bondissant de 37 % en 2020 à 66 % en 2021.&nbsp;Un niveau stable depuis, signe d’une intégration pérenne de ces outils dans les stratégies commerciales. Les usages numériques se sont également approfondis et diversifiés. Au-delà de la bureautique, les entreprises se sont progressivement équipées de solutions de gestion, de pilotage et de collaboration (comptabilité, gestion des stocks, logistique, outils collaboratifs). Cette évolution traduit le passage d’un numérique d’équipement à un numérique pleinement intégré dans les processus opérationnels. Parallèlement, les compétences numériques internes progressent. Les dirigeants et les salariés apparaissent davantage capables de tester de nouveaux outils, d’adapter leurs pratiques et d’expérimenter des solutions innovantes. Cette montée en compétences favorise aujourd’hui l’émergence des usages liés à l’intelligence artificielle.</p><p class="ql-align-justify"><strong style="color: rgb(15, 158, 213);">Mais une crainte persistante du piratage</strong></p><p class="ql-align-justify">La peur du piratage concerne plus d’un dirigeant sur deux et plus d’un tiers des entreprises déclarent avoir déjà subi un incident de cybersécurité. Cette inquiétude s’appuie de plus en plus sur des expériences concrètes : 36 % des entreprises indiquent avoir déjà subi un incident de cybersécurité, qu’il s’agisse de phishing, de logiciels malveillants ou de tentatives de rançonnage. En réponse, les entreprises ont renforcé leurs dispositifs de protection. En 2025, huit sur dix déclarent disposer d’au moins une solution de cybersécurité : antivirus, sauvegarde externalisée, authentification renforcée ou hébergement sécurisé. La période 2020–2025 peut ainsi se lire comme une course entre l’augmentation des risques (multiplication des attaques, extension des surfaces d’exposition) et un renforcement des dispositifs de protection. La formation et la sensibilisation à la cybersécurité, en revanche, restent en retrait par rapport à l’équipement technique : <strong>parmi les entreprises disposant d’au moins une solution de cybersécurité, la formation/sensibilisation arrive en 5</strong><sup><strong>ème</strong></sup><strong> position après l’adoption de solutions techniques (antivirus, sauvegarde de données à l’extérieur…).</strong>&nbsp;<span style="color: black;">Comme en témoigne Bertrand, dirigeant d’une TPE (9 salariés) dans le secteur des services à la personne :&nbsp;</span><em style="color: black;">“Le problème, c'est que la sécurité numérique évolue toujours car le piratage évolue lui aussi. On a sans cesse des besoins supplémentaires, et le budget numérique augmente chaque année même si cela reste raisonnable”. </em><span style="color: black;">Selon Théo, gérant associé d’une PME (12 salariés) dans le secteur des services spécialisés techniques : “</span><em style="color: black;">On a un niveau de sécurité efficace. On a un cloud. On a moins de problèmes qu'à l'époque où nous avions nos propres serveurs installés dans une salle dédiée. La sécurité est déportée dans les infrastructures externes. On est équipé d'antivirus, d'une assurance et le personnel est sensibilisé. On maîtrise les alertes. Mais on n'est pas confiant à 100%. On n'est pas la NASA et le risque existe toujours (ransomware). Il faut doser l'investissement versus le risque. Mais je pense que l'on n'a pas de données pour les hackers.”</em></p><p class="ql-align-justify"><strong style="color: rgb(15, 158, 213);">Un risque de décrochage numérique dans certains secteurs</strong></p><p class="ql-align-justify">Les structures les plus avancées continuent de progresser et d’intégrer de nouveaux outils, dont l’IA, tandis que d’autres restent en retrait, voire en difficulté. Cette fracture numérique est particulièrement marquée parmi les plus petites entreprises et dans certains secteurs (agriculture, BTP), où les contraintes économiques et organisationnelles freinent l’adoption et peuvent conduire à un décrochage numérique. En 2021 comme en 2025, la diffusion de ces outils est fortement corrélée à la taille et au secteur. Les PME de 50 à 249 salariés apparaissent systématiquement comme les plus équipées, les TPE restent plutôt en retrait, en particulier pour la gestion de la production ou des flux logistiques. Certains secteurs sont en avance. L’industrie et fabrication artisanale, le commerce, le secteur du numérique, les activités financières figurent souvent parmi les plus équipés, alors que l’agriculture, l’hôtellerie et la restauration restent moins dotés en solutions sophistiquées (production, interfaçage, solutions transverses). Dans ce contexte, le développement de l’intelligence artificielle ouvre des perspectives d’usages diversifiés pour les TPE-PME dans les années à venir. Au-delà des premières applications déjà observées, ces technologies pourraient progressivement investir de nombreux domaines, tels que l’automatisation des tâches administratives, l’amélioration de la relation client, l’aide à la décision, la gestion des flux ou encore l’optimisation de la production. L’enjeu pour les entreprises ne sera probablement plus de « faire de l’IA », mais plutôt de savoir utiliser efficacement des outils qui intégreront progressivement des fonctionnalités d’intelligence artificielle de manière invisible. Cette diffusion dépendra toutefois de plusieurs conditions : l’accompagnement des dirigeants, le développement des compétences, la clarification du cadre réglementaire et la capacité des entreprises à instaurer un climat de confiance autour des usages numériques.</p>]]>
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            <title><![CDATA[Plus d’égalité en cuisine avec le  télétravail]]></title>
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                <name> <![CDATA[Nathan Grenier-Bellegarde (PragmApolis),  Mathilde Gressier (CRÉDOC), Marianne  Bléhaut (CRÉDOC), Marie Plessz (INRAE CMH), Séverine Gojard (INRAE CMH)]]></name>
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                <![CDATA[<p>Le télétravail qui s’est diffusé à la suite de la crise sanitaire favorise un brouillage des frontières entre vie personnelle et vie professionnelle : prendre un café durant une visio-conférence, faire du rangement entre deux réunions… Les tâches domestiques se sont invitées pendant les périodes de travail à la maison. Dans les couples, cela a incité les hommes à participer davantage sans pour autant effacer totalement les inégalités de genre. Par définition, le télétravail relocalise une partie des pauses déjeuners au domicile. Comment et par qui sont alors préparés les repas ? C'est pour répondre à cette question que nous avons conduit cette étude, qui s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre le CRÉDOC et INRAE (CMH). Elle repose sur l'analyse de l'enquête <em>Comportements et Attitudes alimentaires en France</em> (CAF) de 2023. <span style="color: black;">Les résultats révèlent que le télétravail n'est pas toujours lié à un plus grand investissement dans la cuisine, car les télétravailleurs ont pris l'habitude de déjeuner à la cantine, au restaurant, dans les lieux de restauration rapide, en achetant leur repas au supermarché ou à la boulangerie, etc. De fait, ils continuent d'acheter des repas préparés à l’extérieur du foyer pour gagner du temps tout en bénéficiant d’un repas cuisiné. Les titres restaurant contribuent également à l'externalisation des repas, les télétravailleurs étant plus nombreux à en bénéficier que les non-télétravailleurs. On notera avec intérêt que, lorsque le repas est préparé à la maison, les tâches sont plus équilibrées entre les conjoints, la charge reposant moins sur les femmes.</span></p><p><strong>Des inégalités femme-homme atténuées par le télétravail </strong></p><p>Dans les couples interrogés par l’enquête CAF 2023, chacun déclare cuisiner plus fréquemment que son conjoint. Ce constat souligne une asymétrie dans la perception de sa propre implication et de celle de son conjoint dans les tâches quotidiennes. Mis à part ce biais déclaratif, l’enquête révèle que la répartition de la fréquence de travail culinaire est inégale, avec une charge qui repose davantage sur les femmes. Le télétravail est associé à une répartition des tâches plus égalitaire. Les femmes qui télétravaillent vivent plus souvent dans un couple où la répartition de la cuisine est égale entre les deux conjoints par rapport aux autres femmes actives (33 % contre 23 %). De même, 43% des hommes qui télétravaillent déclarent être plus souvent en charge des repas, contre seulement 29 % des non-télétravailleurs. Ainsi, les télétravailleurs se distinguent par une organisation domestique dans laquelle le travail de préparation des repas repose moins exclusivement sur les femmes.</p><p><strong>Télétravailler ne rime pas avec cuisiner </strong></p><p><span style="color: windowtext;">54 % des télétravailleurs déclarent préparer les repas tous les jours ou presque contre 65 % de ceux qui ne télétravaillent pas. Ce constat est vrai aussi bien chez les femmes que chez les hommes. En plus de cuisiner moins fréquemment, le temps passé à préparer les repas est réduit chez les télétravailleurs : ils déclarent y consacrer 9 minutes de moins que les non-télétravailleurs. On aurait pu penser qu’en étant plus souvent à leur domicile, en perdant moins de temps dans les transports, les télétravailleurs consacreraient plus de temps à cuisiner. Ce n’est pas le cas et ce paradoxe s’explique par le fait que les repas sont davantage externalisés. Les télétravailleurs délèguent davantage la préparation des repas. </span>Ce phénomène tient aussi en grande partie au profil des télétravailleurs, qui sont plus souvent cadres et issus de l’agglomération parisienne. Ce type de ménages s’implique moins dans la préparation des repas et recourt davantage à leur externalisation, et cela indépendamment du télétravail. Ces résultats sont cohérents avec une analyse des budgets des ménages en France publiée récemment qui montre que la préparation des repas est moins quotidienne pour les ménages aux niveaux de vie ou de diplôme élevés.</p><p><strong>Les titres-restaurant facilitent l'externalisation des repas</strong></p><p>Par ailleurs, la possession de titres-restaurant contribue aussi à cette externalisation des repas : 35 % des responsable des courses qui télétravaillent en disposent (ticket restaurant, chèques de table, etc.) contre 16 % des actifs ne télétravaillant pas. Les usages de ces titres-restaurant diffèrent également : 80 % des télétravailleurs déclarent les utiliser dans des restaurants et 62 % dans des boulangeries ou de la vente à emporter contre respectivement 59 % et 44 % chez les non-télétravailleurs. <span style="color: black;">De plus, depuis août 2022, ces titres peuvent être également utilisés pour faire des courses alimentaires en magasin. Cette opportunité est saisie aussi fréquemment par les télétravailleurs que par les non-télétravailleurs, sans modifier leur implication dans la préparation des repas : les télétravailleurs y consacrent moins de temps. </span>En définitive, les moindres inégalités dans la répartition des tâches entre les hommes et les femmes chez les télétravailleurs tiennent en partie au fait qu’ils cuisinent moins et qu’ils externalisent davantage la préparation des repas. Plus souvent détenus par les télétravailleurs, les titres-restaurant peuvent contribuer à faciliter cette externalisation.</p>]]>
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                                    <updated>2026-06-08T05:02:20+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[L’IA émotionnelle, un ami qui vous veut du bien ?]]></title>
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            <id>https://www.credoc.fr/5110</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Sandra Hoibian]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>L’intelligence artificielle s’est introduite de manière fulgurante dans le quotidien des Français qui y ont recours pour lire l’actualité, préparer leurs achats, ou obtenir des informations. Le Crédoc a souhaité s’intéresser à un aspect particulier de ces nouveaux usages : les relations affectives avec l’IA. Grâce à un langage « naturel » et empathique, les IA donnent l’impression d’une présence humaine capable d’écouter, rassurer et accompagner émotionnellement les utilisateurs. 23 % des moins de 40 ans utilisent aujourd’hui une IA comme soutien psychologique, ami ou partenaire amoureux. Les utilisateurs d’IA émotionnelle ont une vie sociale plus active que la moyenne. Mais elle ne comble pas leur sentiment de solitude, ou leur mal-être. Elle est considérée comme un espace rassurant (« safe space »,) où l’on peut parler librement sans crainte du jugement, malgré le caractère pourtant commercial des plateformes qui exploitent leurs données. Les utilisateurs y explorent aussi d’autres formes de liens ou d’identité. Et soulignent sa disponibilité totale comme un de ses atouts. Les dispositifs techniques ne sont jamais neutres et impriment souvent leur marque sur les sociétés. Si les nouvelles générations s’habituent désormais à des interlocuteurs toujours disponibles, réactifs et sans contradiction, quelles seront les conséquences sur les liens « réels » : la vie de couple, la capacité à communiquer, et plus largement l’apprentissage du compromis avec les autres pour vivre ensemble ?</p><p><strong>Près d’un quart des moins de 40 ans ont une relation émotionnelle avec une IA</strong></p><p>En à peine deux ans, selon le Baromètre du numérique, l’Intelligence artificielle s’est invitée dans le quotidien d’un citoyen sur deux. Les implications sur l’emploi, l’éducation, l’environnement, la création artistique sont déjà très largement débattues dans l’espace public. La question de l’attachement et de l’impact sur les liens sociaux est un peu moins présente. Or, on dénombre déjà 23 % des moins de 40 ans recourant à une IA comme « soutien psychologique », « ami », ou « amoureux ». L’économie de l’attention a longtemps été au cœur des modèles numériques. La plupart des grandes entreprises digitales (moteurs de recherche, réseaux sociaux, plateformes de vidéo, etc.) ont en effet cherché à attirer les internautes par des contenus sensationnels, des formats vidéo courts et accrocheurs et à les garder le plus longtemps en ligne afin de leur vendre des services ou les exposer à des publicités ciblées. L’arrivée de l’intelligence artificielle bouscule ces modèles. En copiant un langage « naturel », proche de celui que pourrait avoir une personne réelle, elle peut donner le sentiment à ses utilisateurs d’avoir un interlocuteur qui répond à leur besoin de partager des émotions, de se confier, d’être écouté.</p><p>Pour l’instant, ces IA émotionnelles rencontrent un succès plus important chez certains internautes : les 25-39 ans (25 %), les 15-24 ans (22 %), les habitants de l’agglomération parisienne (17 %) et les cadres et professions intellectuelles supérieures (16 %). Autant de catégories qui sont traditionnellement précurseures en matière d’usages numériques. 39 % des personnes qui ont un ami IA et 54 % de celles qui ont un amoureux IA déclarent que ces relations comptent beaucoup pour elles. On n’est donc pas dans une version uniquement ludique d’usage d’un nouveau gadget, mais bien dans une forme d’attachement.Ce phénomène de lien avec une machine avait été mis en évidence dès les premiers pas de l’intelligence artificielle dans les années 60. Le créateur d’Eliza, une IA développée au MIT en 1966 qui imitait une thérapeute en reformulant les phrases des utilisateurs en questions ouvertes, constatait déjà à l’époque que plusieurs patients avaient développé un attachement émotionnel à la machine. Trois mécanismes sont en effet à l’œuvre.</p><p><strong>L’anthropomorphisme :</strong> l’humain tend spontanément à attribuer des intentions et des émotions aux entités qui imitent nos comportements même quand ce sont des machines. Ce mécanisme sert à l’homme à réduire l’incertitude et tenter de prédire le comportement de la machine. La solitude a tendance à augmenter la propension à considérer la machine comme un humain. Comme les algorithmes adaptent leurs réponses au fil des échanges, cela renforce l’impression d’une véritable relation.</p><p><strong>La projection affective : </strong>l’utilisateur projette ses désirs et besoins sur une figure idéale, toujours disponible et sans contradictions. Donald Winnicott avait déjà décrit ce phénomène d’« objet transitionnel » chez les enfants (le « doudou »), qui est investi affectivement même si l’enfant sait parfaitement qu’il s’agit d’un objet inanimé. On retrouve un mécanisme proche dans les relations de fascination des adolescents ou adultes envers les célébrités ou les influenceurs.</p><p><strong>La recherche de sécurité relationnelle : </strong>contrairement aux relations humaines, souvent imprévisibles, l’IA offre une présence stable, qui ne « juge pas » et qui est perçue sans risque de trahison.</p><p>Compte tenu de la vitesse de sa diffusion, il est fort à parier, que le prochain graal de l’industrie du numérique pourrait être de se positionner comme le compagnon principal des individus, de s’appuyer sur une relation d’attachement pour les aiguiller ensuite sur des produits et services. De l’économie de l’attention on passerait alors à une économie de l’attachement.</p><p><strong>Des usages qui prospèrent sur le mal-être individuel sans combler le sentiment de solitude</strong></p><p>Le recours à ces machines parlantes ne comble pas pour autant le mal-être. L’enquête du CRÉDOC Conditions de vie et aspirations interroge les individus sur les maux psychosociaux dont ils estiment avoir souffert au cours des quatre dernières semaines (insomnies, maux de dos, maux de tête, nervosité, dépression). Plus les individus témoignent d’un nombre important de ces souffrances, plus ils se montrent enclins à recourir à l’IA émotionnelle : 17 % des personnes indiquant souffrir de quatre ou cinq maux psychosociaux sur les cinq abordés dans l’enquête ont recours à l’IA relationnelle contre 6 % de ceux qui n’en rapportent aucun. Et 40 % des utilisateurs d’IA relationnelle déclarent se sentir « toujours ou souvent seuls » contre 18 % du reste de la population. Or, la question de la santé mentale est de plus en plus prégnante, en particulier chez les jeunes. Les derniers travaux de Santé publique France dénombre ainsi 15,6 % de la population ayant souffert d’un épisode dépressif caractérisé au cours des douze derniers mois en 2024. La tendance semble plutôt à la hausse, en particulier chez les jeunes femmes. Et le suicide est la première cause de mortalité entre 15 et 35 ans. D’autres indicateurs vont dans le même sens : le nombre de passages aux urgences pour motif psychiatrique a ainsi atteint 566 000 en 2023, soit une hausse de 21 % par rapport à 2019. La consommation de psychotropes chez les jeunes femmes a significativement augmenté suite à la pandémie de COVID-19. Selon l’office français des drogues et toxicomanies (OFDT) 14,6 % de la population a expérimenté des drogues (cocaïne, ecstasy/MDMA, champignons hallucinogènes, LSD, amphétamines, héroïne, crack) en 2024 contre 9,1 % dix ans auparavant.</p><p><strong>Un « safe space » toujours disponible, qui s’ajoute à la sociabilité réelle</strong></p><p>Quatre utilisateurs de l’IA relationnelle sur dix se sentent donc souvent seuls. Pourtant, lorsqu’on étudie leur sociabilité physique, avec des personnes « réelles », ce qui frappe, c’est à la fois la diversité et la fréquence de leurs liens dans la vie réelle. Ces consommateurs de compagnon virtuel sont plus nombreux que la moyenne à voir physiquement des membres de leur famille, à passer du temps avec des amis. Ils ont aussi plus le sentiment de faire partie de plusieurs communautés (loisirs, professionnelles, religion, pays d’origine, locale, d’engagement). Il semble que ce ne soit donc pas leur déficit de sociabilité quantitatif ou leur manque d’appartenance à un collectif qui soient à la racine de leur sentiment de solitude ou qui les pousse à entretenir une relation avec l’IA. Les travaux de sciences sociales ont montré en effet que la fréquence et la diversité des liens ne décrivent qu’imparfaitement ce qui constitue un lien qui compte pour les individus. Les réseaux sociaux en sont une bonne illustration. On peut multiplier à l’envi la taille de sa « communauté », et élargir son nombre d’« amis », de « followers », ou de « viewers », cela ne comble pas le sentiment de solitude. D’autres dimensions plus qualitatives comptent, comme la qualité du temps passé, la possibilité de se confier ou le fait de pouvoir compter sur une personne, mais aussi et presque surtout, de compter pour elle. Le philosophe Martin Buber met en évidence ce qu’est une relation impliquante (qu’il appelle le « Je-tu »). Celle-ci relève d’une décision de se tourner activement vers son interlocuteur. Et c’est cette implication qui, à la fois, permet de prendre conscience de l’autre mais aussi de soi. C’est par la relation à l’autre que chacun se sent vraiment exister et reconnu. L’homme est avant tout d’abord un être qui parle… à quelqu’un d’autre. Lorsqu’on les interroge sur les ressorts de leurs usages relationnels avec un outil génératif de langage, trois grands registres de justification émergent. L’IA relationnelle est perçue comme un espace rassurant, de liberté, où l’on peut tout dire sans être jugé. Et les amateurs de lien homme-machine sont de fait, systématiquement plus nombreux que les autres à adhérer à l’affirmation « qu’en ce moment il y a beaucoup de tensions ou conflits avec leurs proches, et les discussions s’enveniment vite ». L’IA relationnelle peut donc être mobilisée pour essayer de comprendre ces tensions relationnelles, peut-être pour les déminer ou trouver un déversoir des ressentis négatifs en ayant le sentiment que ces confidences seront sans conséquences. Cette représentation pourrait cependant être questionnée. Les entreprises qui se positionnent sur ces nouveaux outils sont en effet des structures avec des buts mercantiles. Après une phase d’acquisition de nouveaux consommateurs, qui passe aujourd’hui souvent par la « gratuité » ou l’absence de publicité, les données confiées par les utilisateurs seront probablement très vite mobilisées pour proposer à ceux-ci des offres et services payants ciblés en fonction de leurs confidences.</p><p><strong>Un amoureux sur commande</strong></p><p>Autre motivation qui sous-tend les relations « amoureuses » : la possibilité de personnalisation de la voix, de l’apparence, des traits de caractère. De fait des offres spécialisées sur ce créneau se sont multipliées ces dernières années. Citons parmi les plus répandues, Replika (plus de 10 millions de téléchargements de la version française de l’application sur Play store) ou Character.AI (plus de 50 millions de téléchargements dans le monde). Or les « amoureux » d’une intelligence artificielle ne sont pas plus nombreux à être célibataires ou à vivre seul que la moyenne de la population. L’IA sentimentale est donc probablement mobilisée pour tester d’autres types de relation, s’offrir une échappatoire qui réponde complètement à ses attentes, ou permette de tester d’autres versions de soi-même, sans pour autant « trahir » complètement son compagnon ou compagne « réelle ». Du côté des relations amicales, la disponibilité totale et la rapidité de réponse sont souvent évoquées. Épargner ses « amis réels » en évitant de leur confier ses moindres misères, pouvoir se décharger de celles-ci au beau milieu de la nuit, ou obtenir des « réponses », sont autant d’espaces relationnels investis. Ces évolutions et usages ne sont pas sans poser de question sur l’avenir des sociabilités. En effet, on sait depuis longtemps que les dispositifs techniques ont tendance à moduler le monde à leur image. Que deviendra le regard que l’on portera sur un « vrai » ami s’il n’est pas très réactif à nous rappeler ? si il ou elle n’arrive pas à nous donner un avis tranché ? Ces utilisateurs seront-ils déçus ? Des exemples malheureux de suicides liés à des usages intensifs de l’IA émotionnelle ont déjà conduit la puissance publique à imposer à ces outils de systématiquement renvoyer leurs utilisateurs sur des médecins, ou des lignes d’écoute en cas de conversations avec des signes de mal-être préoccupant. Mais faut-il le rappeler, le pays fait face à une pénurie de psychiatres. Près d’un quart des postes de psychiatres est vacant à l’hôpital public. Leur répartition géographique est de plus très inégale : la densité de psychiatres libéraux ou en exercice mixte varie dans un rapport de 1 à 59 entre les départements (le département parisien, le mieux doté, offre près de 60 fois plus de psychiatres pour 100 000 habitants que la Haute-Marne, territoire le moins bien doté). Alors que les pathologies sont bien diagnostiquées et les médicaments remboursés, un suivi régulier n’est pas toujours possible, freinant le rétablissement des patients. Dans quelle mesure la puissance publique doit-elle aussi encadrer les designs des IA qui brouillent, pour leurs utilisateurs, la ligne de partage entre personne « réelle » et machine : utilisation du « je », d’expressions de « sincérité » comme « je vais te parler franchement », de réponses confortant ou flattant les utilisateurs « tu as parfaitement raison », etc.&nbsp;</p>]]>
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                                    <updated>2026-07-13T14:54:51+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre sur la jeunesse - le logement des jeunes en 2025 : accès, contraintes  et aspirations - tome 2]]></title>
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            <id>https://www.credoc.fr/5106</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Patricia CROUTTE, Charlotte MILLOT, Sarah NEDJAR CALVET (CRÉDOC), Amélie CHARRUAULT (INJEP)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Les conditions de vie et les trajectoires résidentielles des jeunes en France révèlent un paradoxe : l’autonomie demeure un horizon largement désiré, mais son accès est de plus en plus contraint. Selon le baromètre DJEPVA 2025, près d’un jeune sur deux (45 %) vit dans son propre logement, tandis que quatre sur dix résident encore dans la famille. Ces parcours résidentiels sont rarement linéaires : beaucoup connaissent des allers-retours entre indépendance et retour chez les parents, le plus souvent en raison des études ou de ruptures amoureuses. L’accès à un logement autonome se heurte à des obstacles multiples : loyers élevés, précarité professionnelle, faibles ressources et pénurie de logements sociaux. Les jeunes locataires occupent souvent de petites surfaces, mal isolées, parfois dégradées. Les dépenses liées au logement pèsent lourdement sur leurs budgets : plus d’un sur deux estime qu’elles sont trop importantes, en particulier les femmes, les étudiants et les jeunes chômeurs. Ces contraintes nourrissent des inégalités durables entre catégories sociales et entre territoires.</p><p>Les discriminations s’ajoutent aux difficultés économiques : près d’un jeune sur deux déclare avoir subi un traitement inégalitaire dans sa recherche de logement, principalement en raison de l’âge, de l’apparence ou de l’origine. Face à ces obstacles, le rôle de l’entourage demeure essentiel : deux jeunes sur dix ont trouvé leur logement grâce à leurs proches, et bon nombre ont reçu une aide financière pour leur logement, un soutien plus fréquent dans les familles favorisées.</p><p>Malgré tout, les jeunes gardent des aspirations claires : la majorité rêve d’une maison individuelle et souhaite devenir propriétaire, symbole de stabilité et de réussite. S’ils restent attirés par les grandes villes et ouverts à la mobilité, leur idéal résidentiel combine autonomie, sécurité et qualité de vie. Le logement apparaît ainsi comme un enjeu central d’émancipation, mais aussi comme un révélateur des fractures économiques et sociales qui traversent la jeunesse française.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-05-22T12:10:26+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Baromètre sur la jeunesse - le logement des jeunes en 2025 : accès, contraintes  et aspirations - tome 2 Synthèse]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/barometre-sur-la-jeunesse-le-logement-des-jeunes-en-2025-acces-contraintes-et-aspirations-tome-2-synthese" />
            <id>https://www.credoc.fr/5107</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Patricia CROUTTE, Charlotte MILLOT, Sarah NEDJAR CALVET (CRÉDOC), Amélie CHARRUAULT (INJEP)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Les conditions de vie et les trajectoires résidentielles des jeunes en France révèlent un paradoxe : l’autonomie demeure un horizon largement désiré, mais son accès est de plus en plus contraint. Selon le baromètre DJEPVA 2025, près d’un jeune sur deux (45 %) vit dans son propre logement, tandis que quatre sur dix résident encore dans la famille. Ces parcours résidentiels sont rarement linéaires : beaucoup connaissent des allers-retours entre indépendance et retour chez les parents, le plus souvent en raison des études ou de ruptures amoureuses. L’accès à un logement autonome se heurte à des obstacles multiples : loyers élevés, précarité professionnelle, faibles ressources et pénurie de logements sociaux. Les jeunes locataires occupent souvent de petites surfaces, mal isolées, parfois dégradées. Les dépenses liées au logement pèsent lourdement sur leurs budgets : plus d’un sur deux estime qu’elles sont trop importantes, en particulier les femmes, les étudiants et les jeunes chômeurs. Ces contraintes nourrissent des inégalités durables entre catégories sociales et entre territoires.</p><p>Les discriminations s’ajoutent aux difficultés économiques : près d’un jeune sur deux déclare avoir subi un traitement inégalitaire dans sa recherche de logement, principalement en raison de l’âge, de l’apparence ou de l’origine. Face à ces obstacles, le rôle de l’entourage demeure essentiel : deux jeunes sur dix ont trouvé leur logement grâce à leurs proches, et bon nombre ont reçu une aide financière pour leur logement, un soutien plus fréquent dans les familles favorisées.</p><p>Malgré tout, les jeunes gardent des aspirations claires : la majorité rêve d’une maison individuelle et souhaite devenir propriétaire, symbole de stabilité et de réussite. S’ils restent attirés par les grandes villes et ouverts à la mobilité, leur idéal résidentiel combine autonomie, sécurité et qualité de vie. Le logement apparaît ainsi comme un enjeu central d’émancipation, mais aussi comme un révélateur des fractures économiques et sociales qui traversent la jeunesse française.</p>]]>
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                                    <updated>2026-05-22T12:16:35+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les séniors, des mangeurs comme  les autres ?  Enjeux liés au vieillissement et à la dépendance]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-seniors-des-mangeurs-comme-les-autres-enjeux-lies-au-vieillissement-et-a-la-dependance" />
            <id>https://www.credoc.fr/5090</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Lou Villegas]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Dans un contexte de vieillissement de la population, l’alimentation des personnes âgées constitue un enjeu central à la croisée des dimensions nutritionnelles, sanitaires et sociales. Si l’avancée en âge s’accompagne de besoins spécifiques et de recommandations nutritionnelles particulières, les pratiques alimentaires des seniors restent marquées par une grande diversité de situations, liées à la fois aux habitudes, aux conditions de vie et à l’état de santé. Ce cahier de recherche vise à décrire et analyser les pratiques alimentaires des personnes âgées de 65 ans et plus. D’une part, il permet d’en caractériser les spécificités, en les replaçant par rapport aux pratiques de l’ensemble de la population et des tranches d’âge plus jeunes. D’autre part, il met en lumière des enjeux spécifiques associés à l’avancée en âge en étudiant un échantillon de personnes aidant un sénior fragile ou relevant de la «&nbsp;dépendance culinaire&nbsp;», c’est-à-dire un besoin d’aide pour organiser ou réaliser les tâches liées à l’alimentation. Ce cahier de recherche permet enfin de mettre en lumière la manière dont l’aidance en lien avec l’alimentation est mise en œuvre au quotidien, et dont elle impacte les aidants eux-mêmes.</p><p>Le contenu de l’assiette séniors est un des indices des différences alimentaires qui les caractérisent par rapport aux autres tranches d’âge. Ainsi, les personnes de 65 ans et plus consomment plus fréquemment des aliments peu ou non transformés, tels que les fruits, les légumes ou les produits laitiers, et ont plus rarement recours aux plats préparés ou à la restauration extérieure. La consommation de protéines est un enjeu de santé important pour les séniors, les apports protéiques participant au maintien des capacités motrices et à la prévention de situations de fragilité susceptibles de favoriser la dénutrition et la perte d’autonomie. Si la fréquence globale de consommation des aliments riches en protéines apparaît proche de celle des plus jeunes, la nature de ces apports diffère, avec une place plus importante accordée aux produits laitiers, aux œufs et au poisson, et une moindre contribution de la viande et de la volaille. Pour autant, certaines consommation (en particulier concernant l’alcool) sont moins compatibles avec une alimentation équilibrée.</p><p>Au-delà de ce qu’ils consomment, les comportements alimentaires des seniors se caractérisent par des approches de l’alimentation plus souvent marquées par des pratiques traditionnelles. Pour autant, cette population ne forme pas un ensemble homogène : on y observe une diversité de profils et de rapports à l’alimentation. Les seniors accordent par ailleurs une attention particulière aux liens entre alimentation, santé et poids, tout en entretenant un rapport plus distancié que la moyenne aux nouvelles sources d’information en matière de nutrition.</p><p>Les conditions de vie et l’état de santé jouent également un rôle central dans les pratiques alimentaires. Les situations de fragilité et la solitude peuvent accentuer certains risques liés à l’alimentation, en particulier celui d’avoir des apports alimentaires insuffisants. Dans ce contexte, l’aide apportée par un proche ou un professionnel pour faire les courses, préparer ou prendre les repas constitue un soutien au croisement du bien-être, de la santé, et du lien social.</p><p>Nous étudions plus spécifiquement le rôle des aidants dans l’alimentation des personnes âgées fragiles. Dans ce domaine, l’aide apportée concerne d’abord les courses, mais peut également porter sur la préparation ou la prise des repas. Il est possible que les courses soient une première étape de soutien aux personnes fragiles, complétée par une aide concrète à la préparation ou prise des repas à mesure que la dépendance s’installe. Pour les aidants, apporter cet appui est à la fois source de satisfaction, en permettant de partager des moments avec la personne aidée, et de difficultés pratiques ou de charge mentale accrue.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-07-13T14:56:16+00:00</updated>
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            <entry>
            <title><![CDATA[Quand la solitude pèse sur le plaisir  de manger]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/quand-la-solitude-pese-sur-le-plaisir-de-manger" />
            <id>https://www.credoc.fr/5100</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Lou Villegas]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">Bien vieillir, ce n’est pas seulement vivre plus longtemps, c’est aussi conserver son autonomie le plus longtemps possible. Une mauvaise alimentation peut aggraver les fragilités qui accompagnent le vieillissement. Par exemple, sauter un repas, se nourrir d’un seul plat, ou s’alimenter de manière déséquilibrée augmentent le risque de dénutrition pouvant conduire à une <strong>perte de masse musculaire, une baisse de l’immunité </strong>et une perte d’énergie au quotidien. </p><p class="ql-align-justify">Pour mieux comprendre ces enjeux, le CRÉDOC a mené une recherche portant sur l’alimentation des séniors. Ce travail, financé par la Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) analyse les résultats de l’enquête <em>Comportements et attitudes alimentaires en France</em> de juin 2025, qui comporte un volet spécifique sur les séniors autonomes et ceux qui sont aidés. </p><p class="ql-align-justify">L’analyse révèle que la solitude peut accélérer le décrochage alimentaire des plus de 65 ans. Les plus âgés vivant seuls ont moins de plaisir à manger et moins d’envie de cuisiner, ce qui peut transformer durablement leurs habitudes en appauvrissant leurs repas. &nbsp;Mieux comprendre le lien entre alimentation et solitude permet d’identifier des leviers concrets pour prévenir la dénutrition et soutenir l’autonomie. En particulier, il semblerait pertinent de réfléchir à des dispositifs visant à aider les aidants, et notamment de garantir qu’ils puissent être relayés <span style="color: black;">de temps à autre</span><span style="color: rgb(238, 0, 0);">.</span></p><h1 class="ql-align-justify">Avec la solitude et la perte d’autonomie les séniors s’impliquent moins dans leur alimentation</h1><p class="ql-align-justify">Les plus de 65 ans vivant seuls expriment moins de plaisir à manger et moins l’envie de se mettre à table que ceux vivant accompagnés. Ce constat vaut à la fois pour les séniors autonomes et pour ceux qui bénéficient d’une aide pour leur alimentation (aide aux courses, à la préparation des repas ou à la prise des repas). Ainsi, 43&nbsp;% des séniors autonomes vivant seuls déclarent manquer d’appétit ou d’envie de se mettre à table, ce n’est que 32&nbsp;% des plus de 65 ans autonomes vivant accompagnés.</p><p class="ql-align-justify">A la solitude s’ajoute la perte d’autonomie, qui fragilise le rapport à l’alimentation&nbsp;: qu’ils vivent seuls ou accompagnés, les séniors aidés déclarent plus souvent un manque d’appétit ou une baisse du plaisir associé aux repas que les séniors autonomes. Cette fragilité peut se traduire par des difficultés de mastication liées à l’âge, un sentiment de satiété ou encore une pénibilité pour la préparation des repas quotidiens, pouvant réduire l’envie et le plaisir de manger.</p><p class="ql-align-justify">Les changements physiologiques liés au vieillissement ne sont pas les seuls à expliquer la perte d’appétit ou d’envie de se mettre à table&nbsp;: les opinions vis-à-vis du rôle de l’alimentation à cet âge pourraient aussi influencer ces sensations. En effet, l’idée reçue qu’en vieillissant on aurait moins besoin de manger est particulièrement présente chez les séniors&nbsp;: 69&nbsp;% des plus de 65 ans partagent cette opinion. Cette représentation est moins répandue chez les jeunes adultes&nbsp;: moins de la moitié des 15-24 ans y adhèrent. Pour ne rien arranger, les aidants de personnes fragiles âgées sont également nombreux à partager cette croyance (64&nbsp;%). Pourtant, les besoins nutritionnels des personnes âgées ne diminuent pas avec l’âge, sauf en cas de baisse de l’activité physique. </p><p class="ql-align-justify">Cela peut conduire les séniors et les aidants à sous-estimer les besoins nutritionnels, et amplifier le risque de dénutrition dans un temps où il ne leur est pas recommandé de moins manger. &nbsp;</p><h1>Avec la solitude, on perd les bonnes habitudes</h1><p class="ql-align-justify">Soulignons un aspect positif de l'alimentation des séniors&nbsp;: 33&nbsp;% prennent un déjeuner complet composé d'une entrée, d'un plat principal, et d'un fromage ou d'un dessert (contre 19&nbsp;% des moins de 65 ans). Cette habitude reflète une approche plus traditionnelle de l’alimentation où l'on consacre davantage de temps au déjeuner. Cette bonne pratique est toutefois moins marquée chez les séniors vivant seuls, dont le déjeuner comporte moins de composantes que celui des séniors vivant avec d’autres personnes.&nbsp;</p><p class="ql-align-justify">En revanche, le repas du soir des séniors est plus simple. Leurs dîners se composent d'un plat principal, plus rarement complété par d’autres éléments de type entrée, fromage, fruit ou dessert. Tant et si bien qu'à la fin de la journée, les séniors vivant seuls risquent d'avoir une alimentation moins diversifiée et des quantités consommées plus faibles que chez les séniors vivants accompagnés.</p><p class="ql-align-justify">Au-delà de la composition des repas, les habitudes alimentaires des séniors diffèrent aussi de celles des plus jeunes par une plus grande implication dans leur alimentation. Ils dînent plus souvent à heure fixe, sautent moins les repas, sont plus nombreux à recevoir. Au moment des courses, ils regardent plus fréquemment les étiquettes, fréquentent davantage les marchés et accordent plus d’importance à une production locale et de saison, et aux garanties d’hygiène et de sécurité des produits. </p><p class="ql-align-justify">Mais là encore, la solitude atténue ces bonnes habitudes. L’approvisionnement des séniors vivant seuls traduit une moindre implication dans le choix des produits&nbsp;: ils sont moins nombreux à regarder les étiquettes, fréquentent moins les marchés, et ont plus souvent tendance à acheter toujours les mêmes produits (65&nbsp;% contre 58&nbsp;%). Les repas sont un peu moins structurés&nbsp;: les séniors vivant seuls sont plus nombreux à ne pas diner à heure fixe, ou à grignoter entre les repas (21&nbsp;% contre 14&nbsp;%). Cette moindre implication s’observe aussi dans la sociabilité liée aux repas&nbsp;: 43&nbsp;% n’invitent jamais contre 29&nbsp;% des séniors ne vivant pas seuls.</p><h1>Pour les séniors fragiles, l’aide pour les courses et la préparation des repas est essentielle</h1><p class="ql-align-justify">Pour les séniors qui ne peuvent plus assurer seuls les tâches liées à leur alimentation, l’aide concerne avant tout l’approvisionnement&nbsp;: 98&nbsp;% des aidants font les courses pour la personne aidée, 68&nbsp;% cuisinent pour eux et 43&nbsp;% les aident à prendre leurs repas.</p><p class="ql-align-justify">Il faut dire que moins de deux personnes fragiles sur cinq peuvent encore préparer leurs repas et moins des deux tiers prennent leurs repas de manière autonome. Et seules 7&nbsp;% font leurs courses par elles-mêmes, limitées dans leur capacité de déplacement et de porter des charges lourdes. Recevoir de l’aide pour les courses apparaît comme le point d’entrée dans l'accompagnement alimentaire des séniors fragiles.&nbsp;</p><h1>Un rôle gratifiant, mais coûteux&nbsp;: l’ambivalence des aidants </h1><p class="ql-align-justify">L’aide apportée pour l’alimentation d’un sénior fragile revêt au moins un aspect positif pour neuf aidants sur dix&nbsp;: c’est l’occasion de prendre soin de la personne aidée ou d’échanger et de partager des moments de complicité avec elle. Malgré cela, les trois quarts des aidants signalent aussi des aspects négatifs. Ils disent que ça leur prend du temps, cela génère une charge mentale ou financière, complique l’organisation du quotidien, les préoccupe lorsqu'ils doivent s'absenter, et cette aide peut parfois devenir une source de tensions avec la personne aidée. </p><p class="ql-align-justify">Les ressentis positifs et négatifs coexistent chez la plupart des aidants (69&nbsp;%), soulignant l’ambivalence de l’aidance&nbsp;: essentielle pour la personne aidée, mais vécue par l’aidant comme une expérience à la fois gratifiante et contraignante.&nbsp;</p><p class="ql-align-justify">L’aide semble plus coûteuse lorsqu'elle est apportée à ses parents ou son conjoint&nbsp;: la charge mentale est plus forte, l’organisation est jugée plus complexe, et l'aide génère environ deux fois plus souvent des tensions ou difficultés avec la personne aidée que lorsqu'il s'agit d'une personne plus éloignée. </p><p>On perçoit dans les réponses que la cohabitation avec l'aidé ou le fait de vivre loin et donc d'avoir des déplacements compliquent la relation d'aide. Cela souligne les difficultés rencontrées par les proches aidants, souvent isolés dans leur rôle et bénéficiant eux-mêmes de peu de soutien. A titre d’exemple, une étude CRÉDOC pour la CNAV montre que, pour la moitié des aidants, personne ne peut prendre le relais en cas d’indisponibilité. Cette situation contribue à faire de l’absence et du remplacement une préoccupation centrale.</p><p><br></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-04-20T11:15:23+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Malgré leurs précautions, quatre Français sur dix ont été victimes de cyber malveillance au cours de l’année écoulée - Cahier de recherche C360]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/malgre-leurs-precautions-quatre-francais-sur-dix-ont-ete-victimes-de-cyber-malveillance-au-cours-de-lannee-ecoulee-cahier-de-recherche-c360" />
            <id>https://www.credoc.fr/5101</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Morgane Brenon, Sandra Hoibian, Lucie Brice-Mansencal, Patricia Croutte]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong style="color: rgb(0, 41, 102);">Principaux résultats</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Une exposition massive et en progression aux arnaques numériques.</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">73&nbsp;% des internautes ont été exposés à des arnaques et fraudes en ligne au cours de l’année écoulée.</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);"> </strong><span style="color: rgb(0, 48, 100);">(Réception d’e-mails ou d’appels frauduleux pour récupérer des informations personnelles, logiciel malveillant ou d’un virus sur un de vos appareils, piratage d’un compte de réseau social ou d’une boîte mail, escroquerie en ligne concernant l’achat d’un produit (non livré, contrefait ou non conforme), escroquerie en ligne concernant l’achat d’un service ou d’une prestation (location, voyage, etc.), escroquerie bancaire sur internet, demande de paiement ou demande de rançon en échange de la récupération de données, de photos ou de contrôle de votre appareil, usurpation d’identité)</span>. <span style="color: rgb(0, 48, 100);">Parmi lesquels 34</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">&nbsp;</strong><span style="color: rgb(0, 48, 100);">% en ont été la cible mais les ont repérés à temps et ont réussi à y échapper, tandis que 4 internautes sur 10 (39&nbsp;%) déclarent en avoir été victimes. Seuls 26 % des internautes dit ne pas avoir été victimes ni avoir repéré des tentatives de cyberattaques sur la période.</span></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">La plupart des faits frauduleux étudiés semblent concerner une part de la population en hausse par rapport à 2019.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Les e-mails et appels frauduleux, de loin les pratiques les plus répandues.</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">La situation de loin la plus fréquente est la réception d’e-mails ou appels frauduleux, avec 63&nbsp;% d’internautes exposés à ces pratiques, et 21&nbsp;% qui en ont été victimes. Suivi par les escroqueries en ligne concernant l’achat de produits (non livré, contrefait ou non conforme) avec 32&nbsp;% d’internautes exposés et 15&nbsp;% de victimes. </span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Les jeunes adultes sont les plus exposés.</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">Les moins de 40 ans sont plus fréquemment victimes de cyberattaques, et plus encore les moins de 25 ans. Il s’agit des publics qui sont les plus présents sur la toile et y multiplient les usages. Ils sont ainsi 59&nbsp;% des 15 à 24 ans à déclarer avoir déjà été victimes de cyberattaques contre 35&nbsp;% de leurs congénères de 40 à 59 ans. Et cette spécificité des jeunes de moins de 25 ans perdure quand on réalise une analyse toutes choses égales par ailleurs.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Des pratiques de précaution largement adoptées qui n’empêchent pas la diffusion des arnaques</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">La fréquence de ces actes malveillants est d’autant plus notable que, pourtant, 88 % des internautes ont adopté des pratiques de précaution en ligne. Le recours aux outils destinés à se protéger sur internet se diffuse et se diversifie dans la population. La part de la population qui ne se protège pas du tout</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);"> </strong><span style="color: rgb(0, 48, 100);">en ligne diminue (-5 points en 5 ans).</span></p><p><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">La cybercriminalité se développe et se perfectionne, nécessitant une formation continue de la population pour la déjouer.</strong></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Moins d’une personne sur deux engage des démarches après avoir été la cible d’une arnaque en ligne.</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">Parmi les personnes ciblées ou victimes d’une arnaque numérique, 48 % des internautes entament une démarche de recouvrement ou de plainte.</span></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">Le niveau des réactions est plus élevé (66&nbsp;% des cas) dès lors que l’internaute est tombé dans le piège et en a été victime. Alors que ceux qui n’ont subi que des tentatives (et qui ont pu intervenir avant qu’il y ait préjudice) ne réagissent «&nbsp;que&nbsp;» dans 27&nbsp;% des cas.</span></p><p class="ql-align-justify"><span style="color: rgb(0, 48, 100);">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="color: rgb(0, 48, 100);">Des répercussions psychologiques fréquentes et socialement marquées</strong></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">41&nbsp;% des victimes et des cibles d’arnaques ou fraudes en ligne déclarent avoir été affectées psychologiquement à la suite de ces événements. Les personnes effectivement victimes sont davantage impactées (56&nbsp;%) que celles qui ont réussi à parer l’attaque (22&nbsp;%). Mais, même chez celles-ci, une sur cinq témoigne d’un contrecoup psychologique.</span></p><p><span style="color: rgb(0, 48, 100);">Parmi les victimes d’arnaques et fraudes en ligne, on observe que ceux ayant des séquelles psychologiques sont aussi plus fréquemment ceux qui se sentent exclus et ceux qui présentent des souffrances quotidiennes, du type&nbsp;: maux de tête et migraines, mal de dos, nervosité, état dépressif, insomnie.</span></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-04-20T11:13:06+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Sensibilité à l&#039;environnement, action publique et fiscalité environnementale : l&#039;opinion des Français en 2025 - Graphiques]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/sensibilite-a-lenvironnement-action-publique-et-fiscalite-environnementale-lopinion-des-francais-en-2025-graphiques" />
            <id>https://www.credoc.fr/5087</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Hélène Blake, Sandra Hoibian]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Graphiques relatives à l'ouvrage "Sensibilité à l'environnement, action publique et fiscalité environnementale : l'opinion des Français en 2025"</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-03-16T06:45:35+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Sensibilité à l&#039;environnement, action publique et fiscalité environnementale : l&#039;opinion des Français en 2025 - Rapport]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/sensibilite-a-lenvironnement-action-publique-et-fiscalite-environnementale-lopinion-des-francais-en-2025-rapport" />
            <id>https://www.credoc.fr/5086</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Hélène Blake, Sandra Hoibian]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Pour la 6ème année consécutive, l’ADEME a inséré des questions dans le dispositif d’enquête «&nbsp;Conditions de vie et aspirations&nbsp;» du CREDOC (vague de janvier 2025) concernant notamment l’action publique vis-à-vis du changement climatique et la fiscalité environnementale.</p><p>Les résultats montrent que, dans un contexte où les sujets d’inquiétude se multiplient, les préoccupations environnementales se font dépasser par d’autres préoccupations, malgré une conscience très partagée des enjeux.&nbsp;La population souhaite largement que les pouvoirs publics agissent en investissant massivement dans les moyens permettant de faire face au défi climatique, même si l’adhésion est en recul.</p><p>L’acceptabilité de l’impôt marque une nette augmentation cette année. Pour financer la transition, un accroissement de l’impôt sur les patrimoines des plus fortunés et sur les bénéfices des entreprises est privilégié.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-07-13T14:57:39+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Changements de comportement chez les autoconsommateurs photovoltaïques]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/changements-de-comportement-chez-les-autoconsommateurs-photovoltaiques" />
            <id>https://www.credoc.fr/5085</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[ROCHE Audrey, ADEME, MILLOT Charlotte, BLAKE Hélène, Crédoc]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong style="color: rgb(33, 33, 33);">Cette revue de littérature dresse un état des connaissances internationales sur les comportements des ménages après l’installation de photovoltaïque résidentiel. Elle examine la diversité des trajectoires observées, les liens entre autoconsommation et évolution des usages de l’électricité, ainsi que les facteurs susceptibles d’influencer ces pratiques.</strong></p><p><span class="ql-cursor">﻿﻿﻿﻿﻿﻿</span>La revue des travaux internationaux disponibles met en évidence une forte hétérogénéité des trajectoires comportementales observées après l’installation de photovoltaïque résidentiel. Aucun effet uniforme n’apparaît sur la consommation électrique&nbsp;des ménages : selon les études, celle-ci diminue, augmente ou reste stable. Cette diversité ne s’explique pas uniquement par les caractéristiques des ménages, mais également par la variété des contextes dans lesquels s’inscrivent les dispositifs d’autoconsommation — cadres réglementaires et tarifaires, cultures énergétiques nationales, conditions climatiques — ainsi que par les choix méthodologiques opérés dans les travaux existants (données déclaratives ou mesurées, indicateurs mobilisés, contrôle des variables socio-démographiques, groupes de comparaison).</p><p>La synthèse des études analysées fait également apparaître un écart entre perceptions, intentions déclarées et comportements observés. Si les autoconsommateurs expriment généralement une conscience énergétique accrue et des intentions pro-environnementales renforcées, celles-ci ne se traduisent pas systématiquement par des changements mesurables dans les pratiques effectives. Les routines quotidiennes, la présence au domicile en journée et la flexibilité différenciée des usages constituent des contraintes majeures au pilotage de la demande, tandis que les dispositifs de suivi et d’automatisation restent souvent sous-utilisés.</p><p>Enfin, l’examen des trajectoires post-installation décrites dans la littérature montre que l’adoption du photovoltaïque s’inscrit fréquemment dans des dynamiques de co-adoption technologique (véhicules électriques, pompes à chaleur, batteries), qui modifient les profils de consommation. Ces évolutions relèvent à la fois de processus d’électrification des usages et d’intensification de la consommation.</p><p>L’ensemble des travaux souligne enfin le rôle structurant des cadres institutionnels, économiques et symboliques dans l’orientation des comportements post-installation.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-07-13T15:14:06+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Des recommandations bien connues…  mais peu suivies]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/des-recommandations-bien-connues-mais-peu-suivies" />
            <id>https://www.credoc.fr/5084</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Marianne Bléhaut, Nolwenn Paquet, Franck Lehuédé]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">En France, la progression de l'obésité et des maladies chroniques est liée à plusieurs facteurs environnementaux et comportementaux dans lesquels l’alimentation joue un rôle clé. C'est pourquoi la stratégie nationale de santé publique repose, entre autres, sur les messages d’éducation et de sensibilisation aux enjeux de santé liés à nos habitudes alimentaires. Malheureusement, si les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) en matière de consommation de fruits et légumes ou de produits laitiers sont désormais bien connues, elles restent encore peu suivies.</p><p class="ql-align-justify">Le CRÉDOC a souhaité approfondir ce paradoxe en mobilisant la dernière vague de son enquête annuelle sur les "Comportements et Attitudes alimentaires en France", réalisée en juin 2025. Nous avons cherché à répondre aux questions suivantes&nbsp;: qui sont les personnes qui respectent mieux les recommandations alimentaires&nbsp;? Et, inversement, qu'est-ce qui explique que l'on ne suive pas des recommandations que l'on connaît pourtant&nbsp;? </p><p class="ql-align-justify">Il apparaît que, d'une manière générale, les femmes respectent plus souvent les repères nutritionnels que les hommes. De même, les plus âgés ont des pratiques plus vertueuses que les plus jeunes et que les diplômés du supérieur sont plus nombreux à suivre les recommandations en fruits et légumes. </p><p class="ql-align-justify">La connaissance des repères nutritionnels contribue bien sûr à leur observance, mais il importe de prendre en considération les éventuels freins économiques ou culturels, notamment les représentations que chacun se fait de l’alimentation. Par exemple, une faible appétence à faire la cuisine ou la méconnaissance du lien entre l'alimentation et la santé sont liées à un moindre respect des repères nutritionnels.</p><h2><strong>Seul un Français sur six consomme plusieurs fruits et légumes par jour</strong></h2><p>Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a été mis en place en 2001 pour faire face à la hausse des maladies chroniques pour lesquelles l'alimentation peut jouer un rôle. Il ambitionne notamment d'aider chacun d'entre nous à modifier ses comportements en diffusant plusieurs repères alimentaires. </p><p>Ces repères sont assez bien connus : par exemple, la très grande majorité des adultes (87&nbsp;%) savent qu'il est recommandé de consommer plusieurs fruits et légumes chaque jour, la cible étant au moins 5 portions. Mais seuls 16&nbsp;% de nos concitoyens consomment effectivement plusieurs fruits et légumes par jour, une proportion qui chute à 9&nbsp;% parmi les personnes qui ne connaissent pas cette recommandation. </p><p>La recommandation du PNNS de consommer deux produits laitiers par jour est beaucoup moins connue (42&nbsp;% des consommateurs la connaissent) et encore moins suivie&nbsp;(12&nbsp;% seulement de la population consomment plusieurs produits laitiers quotidiennement). </p><h2><strong>Les femmes, les plus âgés et les diplômés respectent mieux les recommandations</strong></h2><p>Les femmes sont plus enclines à respecter les recommandations que les hommes, qu'il s'agisse des fruits et légumes ou des produits laitiers. De même, les plus âgés suivent davantage les consignes relatives aux fruits et légumes et les plus jeunes sont moins nombreux à adopter celles concernant les produits laitiers. La recommandation en matière de fruits et légumes est par ailleurs plus suivie par les plus diplômés et les habitants des communes dites centres (c'est-à-dire les communes qui sont les peuplées au sein d'un pôle urbain plus vaste) que dans les communes situées en couronne urbaine, à la périphérie des pôles.</p><h2>Des contraintes budgétaires </h2><p class="ql-align-justify">Celles et ceux qui connaissent des difficultés économiques ont plus souvent une alimentation insuffisante en fruits et légumes ou en produits laitiers. Rappelons qu'aujourd'hui 21&nbsp;% des consommateurs déclarent devoir s'imposer des restrictions budgétaires en matière d'alimentation, et 7&nbsp;% de nos concitoyens se trouvent en situation de précarité alimentaire dans le sens où il leur arrive "parfois" ou "souvent" de ne pas avoir assez à manger. Parmi ces derniers, seuls 12&nbsp;% consomment plusieurs fruits et légumes chaque jour et seulement 9% disent pouvoir manger des produits laitiers plusieurs fois par jour. La forte inflation de ces dernières années a renforcé cette problématique : aujourd'hui, 80&nbsp;% des consommateurs déclarent être sensibles au prix, contre 75&nbsp;% en 2023. Il faut dire qu'entre 2019 et 2025, les prix des fruits ont augmenté de +31&nbsp;% et ceux des légumes ont crû de +29&nbsp;%.</p><h2>Ne pas aimer cuisiner </h2><p class="ql-align-justify">Depuis une dizaine d'année, de plus en plus de Français indiquent vouloir passer le moins de temps possible à cuisiner (ils étaient 34&nbsp;% en 2018, et sont 45&nbsp;% en 2025). Corrélativement, la proportion de ceux qui disent aimer cuisiner au quotidien a diminué : elle est passée de 70&nbsp;% en 2023 à 63&nbsp;% en 2025. Or un moindre intérêt pour la cuisine est lié à une moins bonne atteinte des repères du PNNS : les personnes trouvant pénible de préparer leur repas sont moins nombreuses à respecter les recommandations en fruits et légumes que celles qui aiment cuisiner. </p><p>Par ailleurs, les personnes ayant un profil de consommation que l'on qualifiera de «&nbsp;traditionnel&nbsp;» (attachées à la cuisine maison et à la qualité des produits), sont plus nombreuses à atteindre les repères nutritionnels que les personnes que nous avons appelées «&nbsp;contraintes&nbsp;» ou «&nbsp;détachées&nbsp;», pour qui l’alimentation répond avant tout à une fonction de subsistance.</p><h2>Les Français font moins souvent le lien entre alimentation et santé </h2><p class="ql-align-justify">Les dernières années ont aussi vu un changement du regard porté sur l'alimentation, qui est de moins en moins associée à la prévention santé. En 2016, 85&nbsp;% considéraient que le meilleur moyen de prévenir les problèmes de santé consistait à faire attention à ce que l'on mange ; aujourd'hui, la proportion a chuté à 70&nbsp;%.&nbsp;Depuis dix ans, on se réfère plus souvent à un suivi médical pour prendre soin de soi. L'importance des professionnels de santé a d'ailleurs également augmenté pour identifier ce que constitue une alimentation saine. En 2025, ils sont les acteurs jugés les plus fiables pour informer sur l’alimentation saine (47&nbsp;%). Leur niveau de confiance augmente de cinq5 points depuis 2023, les plaçant devant les associations de consommateurs.&nbsp;</p><h2>Nutri-Score, un outil désormais bien connu </h2><p>Le Nutri-Score est un outil précieux pour aider les consommateurs à faire leurs choix alimentaires. Il permet de comparer la qualité nutritionnelle des produits de manière plus pratique et synthétique que les tableaux décomposant dans le détail la composition nutritionnelle de ce que l'on achète. La notoriété du logo a progressé depuis sa mise en œuvre depuis 2017&nbsp;: moins d’un Français sur deux le connaissait en 2018, presque tout le monde le connaît désormais (96 %). Pour ces consommateurs, il est très largement jugé utile (78&nbsp;%). De fait, aujourd'hui, 58&nbsp;% des personnes qui le connaissent disent qu'il contribue à modifier leurs comportements d'achat. Ces consommateurs sont aussi plus nombreux à consommer plusieurs fruits et légumes par jour, mais ce n’est pas le cas pour la consommation de produits laitiers.</p>]]>
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                                    <updated>2026-03-04T13:07:14+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre du numérique - édition 2026 - Infographie]]></title>
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            <author>
                <name> <![CDATA[Sandra Hoibian, Lucie Brice Mansencal, Patricia Croutte, Sarah Nedjar Calvet, Morgane Brenon (pôle Société du CRÉDOC) et Arthur Thomas (Pôle Data et Économie)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Infographie du baromètre du numérique 2026 - Equipements et usages</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-02-09T08:26:47+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Quatre internautes sur dix ont été victimes d&#039;une arnaque en ligne au cours des douze derniers mois]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/quatre-internautes-sur-dix-ont-ete-victimes-dune-arnaque-en-ligne-au-cours-des-douze-derniers-mois" />
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            <author>
                <name> <![CDATA[Morgane Brenon, Sandra Hoibian, Lucie Brice-Mansencal, Patricia Croutte]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p class="ql-align-justify">En France, le ministère de l’Intérieur recense 348 000 atteintes numériques au cours de l'année 2024, soit une augmentation de 74 % par rapport à 2019. Cette hausse s’inscrit dans un contexte où le numérique occupe une place centrale dans la vie quotidienne en termes de communication, de travail, d’information, de consommation ou d’e-administration. La cybercriminalité s’est industrialisée, notamment grâce au déploiement fulgurant de l'Intelligence Artificielle qui permet de démultiplier les attaques et de les rendre moins discernables aux yeux des internautes. </p><p class="ql-align-justify">L’enquête annuelle du CREDOC Conditions de vie et aspirations,&nbsp;réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 3 000 personnes, apporte un éclairage complémentaire en documentant l’expérience des internautes. Les résultats montrent qu’en 2025, 73 % ont été confrontés à la cybercriminalité et 39 % en ont été victimes. Les jeunes adultes (moins de 25 ans) qui sont aussi les plus adeptes de la vie en ligne, sont les plus touchés. Les Français se montrent pourtant de plus en plus vigilants dans leurs pratiques, mais les escrocs inventent sans cesse de nouvelles façons de piéger leurs victimes. Ce qui soulève un besoin général de formation continue de la population pour les déjouer. Au-delà des atteintes matérielles ou financières, l’étude mesure des conséquences psychologiques pour 41 % des internautes concernés. Ces vulnérabilités peuvent accentuer les inégalités face au numérique selon l’âge, les diplômes, les types d’usages et les ressources des internautes principalement.</p><h1>Principales victimes&nbsp;: les jeunes, les diplômés, les personnes seules et celles aux revenus modestes </h1><p class="ql-align-justify">La numérisation accrue des usages d’internet, qu’il s’agisse de communication, de divertissement, de services économiques et administratifs ou de stockage et exploitation de données, a été la porte d’entrée à la massification des cyberattaques ces dernières années. L’enquête Conditions de vie et aspirations du CREDOC montre que trois quarts des internautes ont été confronté en 2025 au moins une fois à une cyber-arnaque parmi une liste de huit cyberattaques proposées (voir encadré page X). &nbsp;Près de quatre internautes sur dix déclarent en avoir été victimes, un tiers ayant réussi à éviter le piège qui leur était tendu. </p><p class="ql-align-justify">La réception d’e-mails ou appels frauduleux est l’attaque la plus fréquente&nbsp;: elle touche 63 % d’internautes et 21 % ont été lésées par ce biais. 32% ont été exposés à des escroqueries en ligne à l’achat d’un produit, 15 % en ont été victimes.&nbsp;</p><p>Les internautes avec une forte diversité des pratiques digitales&nbsp;: loisirs (lectures, réseaux sociaux, plateformes vidéo…), démarches administratives (achats, suivi et recherche d’informations, e-administration) ou économiques (télétravail, études) sont plus nombreux que les autres à tomber dans le piège tendu par les escrocs sur la toile. C’est probablement pourquoi les moins de 25 ans sont plus facilement la proie de la cyber malveillance&nbsp;: 81 % ont été confrontés à des cyber attaques dans l’année écoulée et 59 % en ont été victimes. Considérés fréquemment comme des experts en numérique, les jeunes sont plus vigilants que la moyenne (voir plus loin) mais sont plus souvent en difficulté quand il s’agit de faire des démarches administratives en ligne&nbsp;: 34 % déclarent manquer de compétences pour ces démarches contre 19 % de l’ensemble des internautes. Or de nombreuses arnaques utilisent des faux sites ou mails d’administration.</p><p class="ql-align-justify">Au-delà des jeunes adultes, les victimes de cybercriminalité sont plus souvent des diplômés du supérieur, eux aussi grands utilisateurs de la toile, ainsi que les internautes qui se sentent souvent seuls (cf. page 4) et ceux aux revenus modestes.</p><h1>Près de neuf internautes sur dix prennent pourtant des précautions</h1><p>La quasi-totalité des internautes (88 %) déclarent pourtant adopter des précautions face aux risques de cyberattaques parmi une liste de huit propositions (voir encadré), et ces méthodes se diffusent et se diversifient&nbsp;: la part de la population qui ne se protège pas du tout a diminué de cinq points en cinq ans. </p><p class="ql-align-justify">Mais la vigilance ne suffit pas à éviter les escroqueries. Les résultats de l’enquête du CRÉDOC montrent que les internautes les plus vigilants ont une probabilité plus importante d’être victimes de cyber-arnaques, probablement car ils ont des usages plus fréquents du web et sont donc mécaniquement aussi plus exposés. Il est cependant difficile de conclure sur un lien de causalité entre ces deux événements&nbsp;puisque, lors de l’enquête, on ne sait pas si les mesures de vigilance ont précédé ou succédé à la victimisation.</p><p class="ql-align-justify">Les plus précautionneux semblent toutefois plus attentifs à la protection de leur anonymat et données personnelles. Ainsi, 94 % déclarent avoir déjà renoncé à installer une application par crainte pour leurs données personnelles. En revanche, ils semblent moins inquiets quant aux risques liés aux achats en ligne&nbsp;: 62 % seulement déclarent avoir déjà souscrit à un service de sécurisation des paiements en ligne (comme une carte virtuelle) afin d’éviter de communiquer le numéro de carte habituelle. </p><p>Pour leur part, les moins de 25 ans semblent avoir conscience de leur plus grande vulnérabilité et sont les premiers à s’armer contre les arnaques en ligne&nbsp;: 87 % adoptent au moins une pratique de vigilance contre 81 % de l’ensemble des internautes et ils sont ceux qui parviennent le mieux à éviter les attaques, excepté la réception d’e-mails et d’appels frauduleux.</p><h1 class="ql-align-justify">Moins d’une victime sur deux entame des démarches</h1><p class="ql-align-justify">Parmi la population confrontée à la cybercriminalité, à peine la moitié (48 %) a réalisé des démarches auprès de différents acteurs publics ou privés. C’est plus souvent le cas des personnes qui ont perdu des plumes suite aux attaques (66 %). Ceux qui ont réussi à éviter l’arnaque sont beaucoup moins nombreux à faire un signalement (27 %). </p><p class="ql-align-justify">Les démarches se font à peu près dans les mêmes proportions auprès des banques, assurances ou entreprises (32 %), des sites internet officiels (29 %) et des plaintes et mains courantes en gendarmerie ou commissariat (22 %). Les jeunes adultes, les femmes et les personnes avec des revenus modestes s’engagent davantage dans des démarches. </p><p class="ql-align-justify">Le Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure a mis en avant le fatalisme de la population face aux arnaques frauduleuses en ligne&nbsp;en 2023 : la déclaration est jugée «&nbsp;inutile&nbsp;» par 67&nbsp;% des Français, probablement parce que les auteurs de cyberattaques sont souvent anonymes et qu’il est difficile de les identifier. En comparaison, seuls 37 % des individus n’ayant pas signalé les faits dans le cas de vols et tentatives de vol avec effraction dans les logements considèrent que cela n’aurait servi à rien. La méconnaissance des sites officiels, un manque de compétences dans les démarches administratives, la procrastination ou une estimation de coûts perçus comme trop élevés en temps et en efforts par rapport aux chances de succès peuvent expliquer qu’une personne sur deux confrontée aux cyber malveillances laisse filer.</p><p class="ql-align-justify">Les moins de 40 ans (62&nbsp;% des moins de 25 ans et 54 % des 25 à 39 ans) sont plus proactifs et entament au moins une démarche ou un recours après avoir été victimes ou cibles d’arnaques ou fraudes en ligne, contre seulement 43&nbsp;% des 40-59 ans. Les moins de 25 ans ont plutôt tendance à signaler les faits sur internet (42&nbsp;%) alors que les 25-39 ans sont plus nombreux à demander réparation auprès de leur banque, entreprise ou assurance (37&nbsp;%). </p><h1>Des conséquences psychologiques pour quatre internautes sur dix</h1><p class="ql-align-justify">Les cyberattaques n’ont pas que des incidences financières ou administratives&nbsp;: 41 % des internautes confrontés à ces attaques (les victimes ainsi que ceux ayant réussi à y échapper) déclarent avoir subi des conséquences psychologiques à la suite de cet événement. Il s’agit plus souvent de personnes aux revenus modestes (50 %), de jeunes adultes (49 %) et de femmes (43 %). On retrouve ici les profils des personnes qui sont en moyenne, selon les enquêtes en santé publique, plus sujets à une santé mentale dégradée.</p><p class="ql-align-justify">Entamer des recours semble s’inscrire dans une démarche de reconstruction personnelle après une cyberattaque&nbsp;: les internautes ayant eu des séquelles psychologiques suite à l’épisode de malveillance ont plus souvent effectué des démarches de recouvrement.</p><p class="ql-align-justify">Les données de l’enquête du CRÉDOC pointent aussi un enjeu autour du lien social. En effet, la propension à tomber dans les filets des escrocs en ligne est d’autant plus forte que la personne interrogée exprime un sentiment de solitude. Le lien social, les discussions avec les amis, la famille, les collègues sont autant l’occasion d’échanger de mauvaises expériences qu’un moyen d’être alerté à temps. La solitude peut également inciter certaines personnes à s’aventurer dans des liens avec des inconnus, malheureusement parfois malhonnêtes ou fictifs.</p><p><br></p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-02-20T04:56:54+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre du numérique 2026 - Rapport]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/barometre-du-numerique-2026-rapport" />
            <id>https://www.credoc.fr/5079</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Sandra Hoibian, Lucie Brice Mansencal, Patricia Croutte, Sarah Nedjar Calvet, Morgane Brenon (pôle Société du CRÉDOC) et Arthur Thomas (Pôle Data et Économie)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Ce document présente les résultats de l'édition 2026 du Baromètre du numérique conduit à la demande de l’Arcep, de l’Arcom, du CGE et de l’ANCT.</p><p>Les résultats du Baromètre du numérique s’appuient sur une enquête menée auprès de 4 145 personnes, grâce à différents échantillons et modes de recueil qui ont été assemblés afin de fournir une représentation de la société française de 12 ans et plus. Le présent document en tire les principaux enseignements sur les thématiques suivantes :</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’intelligence artificielle et son déploiement, dans la sphère privée comme professionnelle et pour un ensemble d’usages ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les modes de connexion de la population ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les réseaux sociaux, s’agissant des usages, de l’exposition à des contenus problématiques, de la connaissance des conditions générales d’utilisation et des dispositifs de signalement ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les pratiques numériques environnementales, notamment en lien avec la réparation des objets et la connaissance du bonus réparation ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les équipements (téléphones, ordinateurs) et usages (achats, e-administration, recherche d’emploi, jeux en ligne) fortement répandus et ayant atteint des paliers hauts, en particulier l’équipement en smartphone et les usages et préférences en termes de messagerie instantanée ;</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les enjeux d’inclusion numérique, de manière générale et appliquée aux démarches administratives en ligne.</p><p><strong>Tour d'horizon des grands enseignements de cette édition</strong></p><p>L’édition 2026 du <em>Baromètre du numérique</em>&nbsp;dévoile une société désormais largement équipée et connectée, mais dont les dynamiques varient encore au gré des usages, générations et positions sociales.&nbsp;Un premier enseignement majeur tient à la <strong>diffusion extrêmement rapide de l’intelligence artificielle générative</strong>. Près d’une personne sur deux (48%) déclare aujourd’hui y avoir recours. Au cours des vingt-cinq années d'existence de ce baromètre, jamais une technologie numérique n'avait été adoptée aussi vite.&nbsp;&nbsp;</p><p class="ql-align-center"><strong>Trajectoires de diffusion des grandes innovations numériques</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus, en&nbsp;% - effectif total pondéré 2025 n : 4&nbsp;145 –</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image1.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p><br></p><p>La pratique de l'IA est d'abord une pratique personnelle (42% de la population). Elle est néanmoins encouragée par la sphère professionnelle et est parfois intégrée à des plateformes utilisées. Les usages se concentre vers une poignée d'IA génératives (dont ChatGPT arrive en tête, suivie de Gemini) et vers la recherche d'informations (73%). L'adoption de l'IA générative, bien que prompte, demeure socialement marquée : les publics technophiles habituels (les jeunes, les diplômés du supérieur et les cadres) en sont les plus utilisateurs, ceux plus âgés et moins diplômés restant en retrait.&nbsp;Les personnes n'utilisant pas l'IA générative évoquent avant tout un manque de compétences, des habitudes d’usage bien ancrées autour des moteurs de recherche. Une attitude précautionneuse et des inquiétudes sociétales et environnementales sur les conséquences de l'Ia générative prévalent en outre plus généralement dans l'ensemble de la population. Un deuxième enseignement de cette édition est la <strong>poursuite de la fréquentation massive des réseaux sociaux et plateformes vidéo.</strong>&nbsp;Près de la moitié des internautes les consultent quotidiennement. Cette intensité d’usage s’accompagne d’une exposition élevée à des contenus problématiques, qu’il s’agisse de fausses informations, de contenus violents ou haineux : 64% des utilisateurs déclarent y être souvent ou temps en temps confrontés. Et cette proposition atteint 92% des 18-24 ans.</p><p class="ql-align-center"><strong>Taux d’exposition à des contenus inappropriés ou inadaptés sur les réseaux sociaux et plateformes de partage de vidéo chez les jeunes adultes</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : Ensemble de la population française de 12 ans et plus qui consulte les réseaux sociaux ou les plateformes de partage de vidéos, sauf les éloignés du numérique, en % - effectif total pondéré n&nbsp;: 3 350 -</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image2.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p>Si une part importante de la population déclare mobiliser des moyens de protection (blocage de comptes, désactivation de la géolocalisation, paramétrage de la confidentialité), le signalement des contenus reste freiné par un sentiment d’inefficacité, un manque d’information sur les suites données et une compréhension encore imparfaite des règles et des algorithmes qui structurent les plateformes.</p><p>Un troisième enseignement du baromètre réside dans la confirmation de la <strong>montée en puissance de la connectivité</strong>, tant fixe que mobile. Huit abonnés à internet fixe sur dix disposent désormais d’une connexion par fibre ou câble, et près de six personnes sur dix possèdent un smartphone compatible avec la 5G. Dans le même temps, les volumes de données mobiles inclus dans les forfaits continuent d’augmenter, sans être toujours pleinement utilisés. Les objets connectés poursuivent leur diffusion, notamment dans les domaines de la santé, de la sécurité et de la domotique, même si leur présence reste inégale selon les catégories sociodémograhiques, portée par les plus jeunes, les plus diplômés et les plus aisés.</p><p class="ql-align-center"><strong>Taux de connexion par fibre ou câble</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : Ensemble de la population française de 12 ans et plus, disposant d’une une connexion fixe à internet à domicile en %</p><p class="ql-align-center"> effectif total pondéré en 2025 n&nbsp;: 3 569 -</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image3.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p>Un quatrième enseignement concerne les <strong>pratiques numériques environnementales</strong>. L’édition 2026 montre que les arbitrages sont avant tout guidés par des considérations économiques. La possession d’équipements d’occasion est stable, mais le nombre total d’équipements numériques détenus bondit. Dans le même ordre d'idées, la réparation progresse, mais principalement lorsque le coût ou l’impact environnemental est perçu comme significatif. Et le bonus réparation, bien que relativement connu, reste encore peu mobilisé.</p><p class="ql-align-center"><strong>Moyenne des équipements possédés par les foyers</strong></p><p class="ql-align-center"><strong> disposant d’une connexion à internet fixe, de 2022 à 2025</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus disposant d’une connexion fixe à internet à domicile, en nombre d’équipements - effectif total pondéré n&nbsp;: 3 256 –</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image4.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p><br></p><p>Le rapport souligne par ailleurs que le numérique est entré dans une <strong>phase de maturité</strong>&nbsp;: l’immense majorité de la population est désormais internaute, les équipements emblématiques comme le smartphone sont quasi universels, et les grands usages (commerce en ligne, e-administration, messageries instantanées, jeux en ligne) ont atteint des niveaux élevés et stables. Au rang des usages mobiles, l'usage de messageries instantanées et même de plusieurs messageries instantanées, est particulièrement développé au sein de la population : 86% de la population y a recours pour échanger des messages textes et 80% pour téléphoner.</p><p class="ql-align-center"><strong>Utilisation quotidienne et globale du téléphone mobile selon différents types d’usages</strong></p><p class="ql-align-center"><strong>- Champ : Ensemble de la population française de 12 ans et plus, en % - effectif total pondéré 2025 n&nbsp;: 4 145 -</strong></p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image5.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p>Un autre enseignement du rapport est celui de la<strong>&nbsp;persistance des</strong> <strong>enjeux d’inclusion numérique, </strong>y compris dans cette société fortement numérisée. Quatre Français sur dix déclarent encore rencontrer des freins dans leurs usages, liés en premier lieu à un sentiment de manque de maîtrise des outils, particulièrement marqué parmi les moins diplômés. Le numérique et son impact sur la vie quotidienne reste en effet perçu différemment selon le contexte socioculturel : une partie de la population exprime le souhait de pouvoir choisir de recourir ou non au numérique, tandis qu’une autre aspire avant tout à une navigation plus sécurisée.&nbsp;</p><p>Dans ce contexte, les pratiques d’aidance numérique occupent une place centrale. Près de six Français sur dix ont déjà aidé un proche dans ses usages numériques.</p><p class="ql-align-center"><strong>Catégories de la population apportant plus souvent une aide au numérique</strong></p><p class="ql-align-center">- Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus, en&nbsp;% - effectif total pondéré 2025 n : 4&nbsp;145 –</p><p class="ql-align-center"><img src="/storage/image6.jpg"></p><p class="ql-align-center">Source&nbsp;: CRÉDOC, Baromètre du numérique</p><p>Cette aide intervient également en matière de démarches administratives en ligne. Un Français sur deux a déjà aidé un membre de sa famille à les réaliser. En cas de difficultés avec l'e-administration, l'accompagnement humain est plébiscité par la population, les chatbots peinant encore à convaincre.</p><p>Pour retrouver l'ensemble des résultats du rapport, nous vous invitons à le télécharger sur cette page ou à consulter les bases de données accessibles en open data sur data.gouv.fr</p><p><br></p>]]>
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                                    <updated>2026-02-09T08:26:20+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Les résidences autonomie : avenir du bien  vieillir et de l’accompagnement des fragilités ?]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/les-residences-autonomie-avenir-du-bien-vieillir-et-de-laccompagnement-des-fragilites" />
            <id>https://www.credoc.fr/5091</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Elodie Alberola, Colette Maes]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Les résidences autonomie, ex foyers-logement, structurent fortement l’offre d’habitat intermédiaire. Ces 2 260 établissements médico-sociaux proposent 120&nbsp;000 places d’hébergement et accueillent aujourd’hui près de 100&nbsp;000 personnes âgées fragiles dont une minorité en perte d’autonomie. Les résidences autonomie constituent ainsi la première offre d’un habitat dit intermédiaire entre le domicile et l’établissement, à côté des résidences services seniors, estimées à 972 en 2022, des établissements privés commerciaux qui relèvent du code de la construction et de l’habitation.</p><p>Les résidences autonomie, très souvent gérées par des structures publiques (collectivités, CCAS, associations à but non lucratif) proposent la jouissance d’un logement individuel et privatif en location (petits studios, F1/F2), l’accès à des équipements communs et des services facultatifs. Elles ont une mission de prévention de la perte d’autonomie et d’accompagnement des fragilités liées à l’âge, financée notamment par un «&nbsp;forfait autonomie&nbsp;» pour l’organisation d’ateliers dédiés, de temps d’animation de la vie sociale.</p><p>Méconnues du grand public et des retraités, les résidences autonomies pâtissent d’une confusion avec les établissements d’hébergement médicalisés (EHPAD) et de leur image fortement dégradée, et avec les résidences services seniors, estimées peu accessibles financièrement. Leur faible attractivité est renforcée par un parc vieillissant en cours de rénovation pour un accueil qui corresponde aux standards de qualité et de modernité attendus par les résidents et leurs proches aidants.</p><p>Sur la base de la littérature, des données existantes et d’un travail original, quantitatif et qualitatif mené pour la Cnav auprès de retraités, de résidents, de proches aidants et d’observations de deux résidences aux caractéristiques contrastées, le présent cahier de recherche propose une lecture du modèle de ce mode d’habitat intermédiaire, par la valorisation de ses atouts et manques par rapport aux enjeux présents et à venir du vieillissement de la population française. Il offre également quelques pistes de réflexion sur l’étayage et le devenir de cette alternative à un domicile inadapté à l’âge et à «&nbsp;l’institutionnalisation&nbsp;» qui n’est envisagée qu’en dernier recours par nos concitoyens. </p><p>Les différents dispositifs d’enquête auprès des retraités et notamment ce temps d’immersion, limité et sans ambition de mesure objective de l’effet de l’environnement sur l’état physique et moral des résidents, permettent toutefois de rendre compte d’éléments en faveur d’un accompagnement pertinent des fragilités, voire des vulnérabilités liées à l’âge. Constats en résonnance avec la littérature de référence.</p><p>Ces observations et les interactions avec les équipes et résidents rendent compte de la <strong>resocialisation de publics le plus souvent isolés</strong>, du fait de l’appauvrissement de leur réseau amical, de la perte du conjoint, du possible éloignement des enfants, principaux aidants et du bénéfice ressenti sur la santé mentale. Les activités partagées, les ateliers de prévention animés par le personnel ou des intervenants extérieurs participent largement de cette appétence retrouvée pour les échanges et la vie en société. Une <strong>vie en société élargie, qui permet par ailleurs un accompagnement des fragilités</strong> ou, pour le moins, une attention à l’évolution des situations personnelles des résidents. La solidarité relative des co-résidents, le regard averti des professionnels relevant du médico-social permettent une <strong>alerte</strong> sur les possibles dégradations de la situation, de mettre en place des aides ou de réajuster les plans d’aides existants. </p><p>Ce suivi et ce soutien sont d’autant plus rendus possibles par le caractère médico-social des résidences autonomies qui s’inscrivent dans un réseau de prévention et de santé de territoire, et nouent des conventions avec les acteurs pertinents en matière de vulnérabilités de l’âge (réseau de santé, offre de santé de ville, SSIAD, EHPAD…). Capacité renforcée lorsqu’un des membres de l’encadrement, notamment le ou la responsable est issu.e du secteur médico-social ou du soin. </p><p>Cet <strong>accompagnement est particulièrement apprécié des résidents, qui se sentent sécurisés</strong> dans cet environnement adapté à leur avancée en âge, et de leurs proches aidants, rassurés de voir leurs parents dans un lieu avec une équipe d’intervenants resserrée mais qualifiée et attentive. L’habitat intermédiaire se présente ainsi, pour les aidé.e.s et les aidants, conjoints ou proches aidants, comme un <strong>lieu de vie et de répit</strong>. Les <strong>résidents déclarent se sentir chez eux, </strong>loin des représentations qu’ils pouvaient en avoir avant d’y emménager. Certains regrettent de ne pas avoir franchi le pas plus tôt et espèrent y rester le plus longtemps possible. </p><p><strong>Les résidences autonomie sont dédiées à des publics fragiles mais considérés comme non dépendants</strong>. Encore faut-il s’entendre sur la notion de fragilités. Les observations menées dans les deux résidences tendent à illustrer la possibilité d’un accueil de fragilités relativement avancées avec le transfert du domicile de plans d’aide conséquents (SSIAD, aide-ménagère), voire d’un accompagnement de maladie grave avec la mise en place d’une hospitalisation à domicile (HAD).<span style="color: windowtext;"> En 2019, en résidence autonomie, un résident sur cinq (21%) est classé en GIR 1 à 4 (EHPA, DREES 2019). </span>Les fins de vie y sont possibles et le transfert vers les EHPAD n’est pas systématique. </p><p>Les résidences autonomie répondent ainsi aux principales inquiétudes des retraités et des aidants. Les retraités qui n’envisagent pas de mobilité, pensant qu’on ne peut les accompagner dans leurs vulnérabilités et qu’ils devront nécessairement déménager en EHPAD. Des retraités qui redoutent par ailleurs d’intégrer un lieu collectif les privant de leur libre arbitre, de leur indépendance. Les aidants qui ne souhaitent pas «&nbsp;institutionnaliser&nbsp;» leur proche mais leur proposer un lieu de vie adapté, sécurisé et resocialisant.</p><p>Les résidences autonomie semblent répondre à ces souhaits et ces besoins avec toutefois des <strong>difficultés grandissantes d’équilibre économique en partie dues à un déficit d’attractivité</strong>. Leur manque de visibilité et les représentations erronées du public concerné,&nbsp;les freins particulièrement forts des seniors à la mobilité, restreignent l’accès à cette offre qui peut être estimée à tort inaccessible financièrement. Par ailleurs, <strong>le parc vieillissant nécessite des investissements conséquents pour une rénovation</strong> indispensable à la modernisation des lieux et de leur image auprès du public. </p><p>Quelques pistes sont évoquées par différents acteurs pour soutenir le déploiement de cette offre d’habitat (élargissement du forfait autonomie, réattribution du forfait soins, aide à la pierre…) qui répond aux préoccupations des retraités de rester dans un chez soi indépendant, personnel tout en étant entourés, et plus largement aux enjeux de vieillissement de la population. La nature de l’offre et l’accompagnement des fragilités, la couverture territoriale et leur potentiel d’accueil font des résidences autonomie un maillon essentiel de la prise en charge de l’autonomie aujourd’hui et dans les années à venir.&nbsp;</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-04-16T10:37:01+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Echanges et pratiques des diasporas africaines avec leur pays d&#039;origine - Synthèse]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/echanges-et-pratiques-des-diasporas-africaines-avec-leur-pays-dorigine-synthese" />
            <id>https://www.credoc.fr/5078</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Yaël Baronbensoussan (Orange), Jörg Müller (CREDOC)]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p><strong>La vie des diasporas africaines vivant en France, Belgique et Espagne</strong></p><p><strong>Pratiques culturelles dans le pays de résidence</strong></p><p>Les pratiques culturelles en lien avec le pays d’origine restent centrales dans la vie quotidienne des diasporas, même si des différences apparaissent. En France, célébrer les fêtes et cuisiner les plats traditionnels est privilégié. En Belgique, il s’agit avant tout de suivre les actualités économiques et politiques du pays d’origine. En Espagne, l’activité culturelle la plus souvent partagée par les personnes interrogées est de regarder des films et des séries, d’écouter de la musique, et de lire des livres liés à la culture du pays d’Afrique d’origine.</p><p><strong>Visites et déplacements transnationaux des diasporas africaines</strong></p><p>Si les visites vers les pays d’origine sont fréquentes, elles restent de courtes durée, le plus souvent : 56 % des personnes interrogées qui se sont rendues dans leur pays d’origine y restent moins de deux semaines. Toutefois il y a tout de même un tiers des répondants qui passent au moins cinq mois par an dans leur pays d’origine. Cette habitude est beaucoup plus courante pour les diasporas de deuxième génération originaires d’Afrique subsaharienne qui résident le reste de l’année en Belgique. Les produits les plus fréquemment rapportés lors des voyages vers le pays d’origine sont les cadeaux, les denrées alimentaires, et surtout les médicaments. Ce dernier poste s’explique probablement par le fait que les médicaments sont souvent moins chers, plus facilement disponibles et perçus comme plus fiables dans le pays de résidence où ils sont acquis. Lors de leurs déplacements vers leur pays d’origine, 32 % des répondants déclarent emporter de l’argent liquide, contre 22 % lorsqu’ils reviennent en Europe. Ce phénomène s’explique probablement par un besoin de liquidités ou de devises sur place, la recherche de taux de change plus avantageux dans les deux pays, ou encore par la pratique fréquente de transporter de l’argent pour un proche, un ami ou un membre de la famille. (...)</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-01-27T08:23:48+00:00</updated>
        </entry>
            <entry>
            <title><![CDATA[Etude solitudes 2025 - Les liens de proximité : pivots de la sociabilité - Rapport]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/etude-solitudes-2025-les-liens-de-proximite-pivots-de-la-sociabilite-rapport" />
            <id>https://www.credoc.fr/5077</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Hadrien RIFFAUT (CERLIS),  Séverine DESSAJAN (CERLIS), Solen BERHUET, Sandra HOIBIAN]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Cette nouvelle édition de l’étude Solitudes met l’accent sur les liens de proximité à partir d’une pluralité de méthodes, quantitatives et qualitatives, et d’échelles d’observation. Une enquête statistique conduite par le Crédoc en juillet 2025 a permis d’interroger plus de 3&nbsp;000 personnes résidant en France. En parallèle, une enquête ethnographique a été menée par une équipe de recherche en sociologie et en anthropologie auprès de personnes seules ou isolées, accompagnées ou non par des structures associatives, ainsi qu’auprès d’acteurs et d’actrices engagés sur le terrain. L’enquête couvre ainsi trois grandes catégories de personnes : la population générale, les professionnels et bénévoles associatifs investis dans la lutte contre l’isolement, et les personnes directement exposées à la solitude ou à l’isolement. Le terrain ethnographique s’est déroulé sur le territoire français, en milieu rural, urbain et périurbain, dans les régions Île-de-France, Grand Est et Normandie. L’ensemble des résultats présentés repose sur une analyse croisée de ces différentes approches</p><p><strong>Une solitude urbaine et un isolement rural en France </strong></p><p><strong>Un taux d’isolement plus prononcé en milieu rural </strong></p><p>Sur la période 2024 – 2025, le taux de personnes isolées reste stable, passant de 12&nbsp;% en juillet 2024 à 11&nbsp;% en juillet 2025. Derrière cette stabilité se cachent pourtant des formes importantes de repli sur soi et de sociabilités peu actives. En regroupant les personnes isolées et celles dont la sociabilité se limite à un seul réseau de sociabilité1 c’est près d’un tiers de la population (32&nbsp;%) qui se trouve en situation d’isolement ou proche de l’isolement.</p><p>Si l’on s’intéresse aux disparités territoriales, on observe que l’isolement est plus fort dans les campagnes que dans les grandes agglomérations. En juillet 2025, 14&nbsp;% des habitants des communes rurales sont isolés contre 9&nbsp;% des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants.</p><p><strong>Un sentiment de solitude toujours élevé, en particulier en milieu urbain </strong></p><p>Si l’isolement est davantage marqué en milieu rural, le sentiment de solitude apparaît, quant à lui, plus prononcé dans les grandes agglomérations. En juillet 2025, près d’un quart de la population (24&nbsp;%) se sent seul (« tous les jours ou presque » ou « souvent »). La solitude, exprimée dans les différentes catégories d’agglomération révèle que 28&nbsp;% des personnes vivant dans une agglomération de plus de 100 000 habitants se sentent seules contre 21&nbsp;% des personnes vivant en milieu rural.</p><p><strong>Précarité et isolement&nbsp;: des phénomènes qui vont toujours de pair </strong></p><p>D’années en année, on observe la persistance d’un lien étroit entre précarité économique et isolement relationnel. Les personnes disposant des ressources les plus modestes et dont le statut d’emploi les situe dans les strates les plus précaires sont toujours celles qui sont les plus exposées à l’isolement relationnel. En matière de revenus, 16&nbsp;% des personnes disposant de faibles ressources sont isolées en juillet 2025 contre 5% des hauts revenus. Du point de vue du statut d’emploi, 20&nbsp;% des personnes au chômage se trouvent en situation d’isolement relationnel contre 9 % des actifs occupés.</p><p><strong>Les amis et les voisins, en tête des réseaux de sociabilité en population générale </strong></p><p>Tous les réseaux de sociabilité ne jouent pas le même rôle dans la vie des personnes interrogées. Certains cercles sont, du point de vue de la fréquence des contacts établis, plus investis que d’autres. Parmi eux, deux réseaux se distinguent nettement : les amis et les voisins. En juillet 2025, 58 % des personnes voient régulièrement leurs amis et 54&nbsp;% leurs voisins (Figure 5). La famille se situe en troisième position en termes de fréquence des contacts (52&nbsp;%), bien qu’elle conserve une place symbolique plus centrale que le voisinage</p><p><strong>Plus de contacts réguliers avec sa famille dans le nord de la France que dans le sud</strong></p><p>&nbsp;Les habitants du nord de la France entretiennent plus souvent des contacts réguliers avec leur famille que ceux du sud : 61 % dans le nord contre 48&nbsp;% dans les régions méditerranéennes. Cette différence s’explique, en partie, par un ancrage territorial plus fort dans le nord, où une part importante de la population est née et vit dans le même département. Cette moindre mobilité résidentielle favorise la proximité géographique et, par conséquent, des relations familiales plus fréquentes. </p><p><strong>Les liens de proximité&nbsp;: pivots de la sociabilité des personnes seules et/ou isolées</strong></p><p><strong>Le voisinage : une ressource pour les personnes seules et isolées </strong></p><p>Dans l’ensemble, les personnes seules et isolées rencontrées soulignent l’importance des petits gestes entre voisins, perçus comme un élément structurant de leur vie quotidienne. Même lorsque l’entretien de liens plus étroits se révèle difficile, le voisinage demeure un pilier important de leur sociabilité. Il constitue une présence rassurante, faite d’interactions régulières, parfois très brèves, mais qui contribuent à les maintenir dans la vie sociale. Ces relations restent le plus souvent cordiales et limitées à des échanges ponctuels de services, sans toutefois aboutir à de véritables relations interpersonnelles.</p><p><strong>Les associations : un espace majeur d’ancrage social pour les personnes seules et isolées </strong></p><p>Des espaces de reconstruction et de sociabilités régulières D’une année sur l’autre, les données recueillies confirment le lien fort que les associations entretiennent avec les personnes qu’elles accompagnent. Pour de nombreuses personnes interrogées ces structures apparaissent d’abord comme des espaces de reconstruction. Au-delà de leur fonction réparatrice, les associations assurent également une sociabilité, stable et régulière, essentielle au maintien dans la vie sociale des personnes seules et isolées. Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent. Du soutien reçu à l’action bénévole : un passage structurant Lorsque les personnes accompagnées parviennent à trouver leur place au sein de l’association, un engagement bénévole peut émerger, qu’il soit proposé par la structure ou issu de leur propre initiative. Ce moment constitue un véritable point de bascule dans les parcours d’accompagnement. Il marque le passage d’une position d’usager à celle d’acteur participant. Ce changement de statut reconfigure la nature des relations au sein de l’association, en permettant à la personne accompagnée de retrouver une capacité d’action et d’être reconnue pour l’activité qu’elle propose. Le bénévolat devient alors un espace de valorisation et de retour vers une sociabilité active et positive qui reconfigure le rapport à soi et aux autres. Des actions associatives façonnées par les spécificités de chaque territoire Intervenir dans une grande métropole, dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), dans une zone rurale enclavée ou dans un quartier populaire en voie de gentrification, suppose de s’adapter à des problématiques spécifiques liées à la fois au cadre de vie et aux contraintes propres rencontrées par les habitants. L’étude de cas d’associations met en lumière que&nbsp;: </p><p>• Dans les grandes métropoles, la proximité géographique et les infrastructures urbaines permettent de créer des rencontres et du lien social, mais peinent à transformer ces interactions en relations durables en raison de la mobilité et de l’anonymat. </p><p>• Dans les QPV, s’appuyer sur une proximité sociale et territoriale, avec des médiations assurées par des habitants permet de recréer du lien, informer et faciliter l’accès aux droits face aux vulnérabilités et à l’éloignement des institutions.</p><p>• Dans les quartiers urbains en voie de gentrification, l’enjeu principal est de maintenir des espaces de rencontres accessibles pour des populations fragilisées, confrontées à la hausse du coût de la vie, au renouvellement des commerces de proximité et au réaménagement de l’espace urbain peu compatible avec la mobilité des plus fragiles. </p><p>• Dans les espaces ruraux enclavés, l’usage de dispositifs mobiles permet de compenser l’éloignement des services et la dispersion de l’habitat. Ils cherchent à recréer des espaces de sociabilité, tout en faisant face à des freins liés au contrôle social des habitants eux-mêmes et aux stigmates associés au recours à l’aide</p><p><br></p><p><strong>Le potentiel sous-estimé des petits commerces pour créer du lien </strong></p><p>En complément du voisinage et des associations, les petits commerces de quartier jouent un rôle important au quotidien. Ils offrent des occasions de rencontres, permettant aux habitants, y compris aux personnes seules ou isolées, de maintenir des contacts réguliers et informels au sein de leur quartier. En particulier, dans les grandes agglomérations, les commerces constituent un facteur de lien social où 23 % des habitants déclarent échanger sur des sujets personnels avec des commerçants de leur quartier. À l’inverse, les personnes en zone rurale privilégient les espaces naturels (forêts, montagnes, bord de mer) pour rompre leur isolement.</p><p><strong>Quelques enseignements&nbsp;: agir sur les réseaux de sociabilité en fonction des territoires pour encourager le lien social </strong></p><p>Les enseignements qui suivent sont la synthèse croisée des données recueillies auprès des acteurs et des actrices de terrain et du matériau collecté auprès des personnes seules ou isolées. Ils rendent compte de cinq principaux enseignements : Prendre en compte les différences entre isolement en milieu rural et solitude dans les grandes agglomérations L’isolement relationnel apparait plus prononcé en zone rurale alors que le sentiment de solitude est plus élevé dans les grandes agglomérations. Cette dualité indique que, en milieu rural, les obstacles sont majoritairement structurels&nbsp;: manque de services, transports limités et espaces de sociabilité rares. En grande agglomération, la densité de population crée pourtant un paradoxe : malgré la proximité géographique, les individus ressentent davantage la solitude. Ainsi, toute démarche de lutte contre l’isolement et la solitude doit tenir compte de ces spécificités&nbsp;: renforcer les points de contact physiques et la mobilité dans les zones rurales, et favoriser la cohésion locale et le sentiment d’appartenance dans les grandes agglomérations</p><p><strong>Encourager les familles, amis ainsi que les professionnels de santé à repérer des situations de fragilités relationnelles </strong></p><p>Familles, proches et acteurs de santé peuvent être essentiels pour repérer les situations de fragilités relationnelles. La famille et les amis peuvent remarquer des changements dans le comportement ou d’humeur : diminution des visites, retrait des activités habituelles, expressions de découragement ou de perte d’intérêt. Les professionnels de santé, quant à eux, apparaissent comme les premiers interlocuteurs des personnes isolées pour se confier et sont donc en première ligne pour détecter ces situations. Une sensibilisation ciblée pourrait leur permettre d’identifier ces signaux précoces et de déclencher, le cas échéant, un accompagnement adapté.</p><p><strong>Valoriser le rôle des voisins comme vecteur de lien social </strong></p><p>Encourager les initiatives de voisinage (café-rencontres mensuels, jardins partagés, groupes d’entraide pour les courses ou le bricolage). Former les habitants à devenir des repères de proximité&nbsp;—&nbsp;par exemple, via des ateliers de sensibilisation à l’écoute. Sachant que les personnes les plus reliées sont souvent celles qui participent le plus à ce type de dispositifs, des actions de parrainage peuvent permettre aux personnes les plus isolées à s’impliquer. Ces actions renforcent le sentiment d’appartenance, offrent des opportunités de rencontres informelles et permettent aux personnes isolées de se sentir intégrées dans un réseau de proximité.</p><p><strong>Renforcer les démarches d’aller-vers, en particulier dans les zones enclavées </strong></p><p>Si les démarches d’aller-vers sont largement mises en place par les associations, celles-ci se heurtent toujours à la difficulté de toucher les personnes les plus isolées et seules, en particulier dans les zones très enclavées. Alors que dans les grandes agglomérations, la densité de la population rend le recours à l’aide plus anonyme, dans les zones rurales isolées, la crainte d’être identifiée comme une personne dans le besoin peut rendre d’autant plus difficile de toucher les personnes les plus isolées. Il est donc essentiel de renforcer les démarches d’aller-vers par des actions visant à déconstruire les représentations négatives de recourir à un accompagnement associatif, en particulier dans les zones rurales. Renouveler ces dispositifs nécessite des expérimentations qui pourraient faire l’objet de soutiens par les différentes parties prenantes de l’intérêt général. </p><p><strong>Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social </strong></p><p>Les associations constituent des «&nbsp;tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel. L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion&nbsp;: les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude. Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.</p>]]>
            </summary>
                                    <updated>2026-01-22T08:43:55+00:00</updated>
        </entry>
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            <title><![CDATA[Etude solitudes 2025 - Les liens de proximité: pivots de la sociabilité - Synthèse]]></title>
            <link rel="alternate" href="https://www.credoc.fr/publications/etude-solitudes-2025-les-liens-de-proximite-pivots-de-la-sociabilite-synthese" />
            <id>https://www.credoc.fr/5076</id>
            <author>
                <name> <![CDATA[Hadrien RIFFAUT (CERLIS),  Séverine DESSAJAN (CERLIS), Solen BERHUET, Sandra HOIBIAN]]></name>
            </author>
            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Cette nouvelle édition de l’étude Solitudes met l’accent sur les liens de proximité à partir d’une pluralité de méthodes, quantitatives et qualitatives, et d’échelles d’observation. Une enquête statistique conduite par le Crédoc en juillet 2025 a permis d’interroger plus de 3&nbsp;000 personnes résidant en France. En parallèle, une enquête ethnographique a été menée par une équipe de recherche en sociologie et en anthropologie auprès de personnes seules ou isolées, accompagnées ou non par des structures associatives, ainsi qu’auprès d’acteurs et d’actrices engagés sur le terrain. L’enquête couvre ainsi trois grandes catégories de personnes : la population générale, les professionnels et bénévoles associatifs investis dans la lutte contre l’isolement, et les personnes directement exposées à la solitude ou à l’isolement. Le terrain ethnographique s’est déroulé sur le territoire français, en milieu rural, urbain et périurbain, dans les régions Île-de-France, Grand Est et Normandie. L’ensemble des résultats présentés repose sur une analyse croisée de ces différentes approches</p><p><strong>Une solitude urbaine et un isolement rural en France </strong></p><p><strong>Un taux d’isolement plus prononcé en milieu rural </strong></p><p>Sur la période 2024 – 2025, le taux de personnes isolées reste stable, passant de 12&nbsp;% en juillet 2024 à 11&nbsp;% en juillet 2025. Derrière cette stabilité se cachent pourtant des formes importantes de repli sur soi et de sociabilités peu actives. En regroupant les personnes isolées et celles dont la sociabilité se limite à un seul réseau de sociabilité1 c’est près d’un tiers de la population (32&nbsp;%) qui se trouve en situation d’isolement ou proche de l’isolement.</p><p>Si l’on s’intéresse aux disparités territoriales, on observe que l’isolement est plus fort dans les campagnes que dans les grandes agglomérations. En juillet 2025, 14&nbsp;% des habitants des communes rurales sont isolés contre 9&nbsp;% des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants.</p><p><strong>Un sentiment de solitude toujours élevé, en particulier en milieu urbain </strong></p><p>Si l’isolement est davantage marqué en milieu rural, le sentiment de solitude apparaît, quant à lui, plus prononcé dans les grandes agglomérations. En juillet 2025, près d’un quart de la population (24&nbsp;%) se sent seul (« tous les jours ou presque » ou « souvent »). La solitude, exprimée dans les différentes catégories d’agglomération révèle que 28&nbsp;% des personnes vivant dans une agglomération de plus de 100 000 habitants se sentent seules contre 21&nbsp;% des personnes vivant en milieu rural.</p><p><strong>Précarité et isolement&nbsp;: des phénomènes qui vont toujours de pair </strong></p><p>D’années en année, on observe la persistance d’un lien étroit entre précarité économique et isolement relationnel. Les personnes disposant des ressources les plus modestes et dont le statut d’emploi les situe dans les strates les plus précaires sont toujours celles qui sont les plus exposées à l’isolement relationnel. En matière de revenus, 16&nbsp;% des personnes disposant de faibles ressources sont isolées en juillet 2025 contre 5% des hauts revenus. Du point de vue du statut d’emploi, 20&nbsp;% des personnes au chômage se trouvent en situation d’isolement relationnel contre 9 % des actifs occupés.</p><p><strong>Les amis et les voisins, en tête des réseaux de sociabilité en population générale </strong></p><p>Tous les réseaux de sociabilité ne jouent pas le même rôle dans la vie des personnes interrogées. Certains cercles sont, du point de vue de la fréquence des contacts établis, plus investis que d’autres. Parmi eux, deux réseaux se distinguent nettement : les amis et les voisins. En juillet 2025, 58 % des personnes voient régulièrement leurs amis et 54&nbsp;% leurs voisins (Figure 5). La famille se situe en troisième position en termes de fréquence des contacts (52&nbsp;%), bien qu’elle conserve une place symbolique plus centrale que le voisinage</p><p><strong>Plus de contacts réguliers avec sa famille dans le nord de la France que dans le sud</strong></p><p>&nbsp;Les habitants du nord de la France entretiennent plus souvent des contacts réguliers avec leur famille que ceux du sud : 61 % dans le nord contre 48&nbsp;% dans les régions méditerranéennes. Cette différence s’explique, en partie, par un ancrage territorial plus fort dans le nord, où une part importante de la population est née et vit dans le même département. Cette moindre mobilité résidentielle favorise la proximité géographique et, par conséquent, des relations familiales plus fréquentes. </p><p><strong>Les liens de proximité&nbsp;: pivots de la sociabilité des personnes seules et/ou isolées</strong></p><p><strong>Le voisinage : une ressource pour les personnes seules et isolées </strong></p><p>Dans l’ensemble, les personnes seules et isolées rencontrées soulignent l’importance des petits gestes entre voisins, perçus comme un élément structurant de leur vie quotidienne. Même lorsque l’entretien de liens plus étroits se révèle difficile, le voisinage demeure un pilier important de leur sociabilité. Il constitue une présence rassurante, faite d’interactions régulières, parfois très brèves, mais qui contribuent à les maintenir dans la vie sociale. Ces relations restent le plus souvent cordiales et limitées à des échanges ponctuels de services, sans toutefois aboutir à de véritables relations interpersonnelles.</p><p><strong>Les associations : un espace majeur d’ancrage social pour les personnes seules et isolées </strong></p><p>Des espaces de reconstruction et de sociabilités régulières D’une année sur l’autre, les données recueillies confirment le lien fort que les associations entretiennent avec les personnes qu’elles accompagnent. Pour de nombreuses personnes interrogées ces structures apparaissent d’abord comme des espaces de reconstruction. Au-delà de leur fonction réparatrice, les associations assurent également une sociabilité, stable et régulière, essentielle au maintien dans la vie sociale des personnes seules et isolées. Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent. Du soutien reçu à l’action bénévole : un passage structurant Lorsque les personnes accompagnées parviennent à trouver leur place au sein de l’association, un engagement bénévole peut émerger, qu’il soit proposé par la structure ou issu de leur propre initiative. Ce moment constitue un véritable point de bascule dans les parcours d’accompagnement. Il marque le passage d’une position d’usager à celle d’acteur participant. Ce changement de statut reconfigure la nature des relations au sein de l’association, en permettant à la personne accompagnée de retrouver une capacité d’action et d’être reconnue pour l’activité qu’elle propose. Le bénévolat devient alors un espace de valorisation et de retour vers une sociabilité active et positive qui reconfigure le rapport à soi et aux autres. Des actions associatives façonnées par les spécificités de chaque territoire Intervenir dans une grande métropole, dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), dans une zone rurale enclavée ou dans un quartier populaire en voie de gentrification, suppose de s’adapter à des problématiques spécifiques liées à la fois au cadre de vie et aux contraintes propres rencontrées par les habitants. L’étude de cas d’associations met en lumière que&nbsp;: </p><p>• Dans les grandes métropoles, la proximité géographique et les infrastructures urbaines permettent de créer des rencontres et du lien social, mais peinent à transformer ces interactions en relations durables en raison de la mobilité et de l’anonymat. </p><p>• Dans les QPV, s’appuyer sur une proximité sociale et territoriale, avec des médiations assurées par des habitants permet de recréer du lien, informer et faciliter l’accès aux droits face aux vulnérabilités et à l’éloignement des institutions.</p><p>• Dans les quartiers urbains en voie de gentrification, l’enjeu principal est de maintenir des espaces de rencontres accessibles pour des populations fragilisées, confrontées à la hausse du coût de la vie, au renouvellement des commerces de proximité et au réaménagement de l’espace urbain peu compatible avec la mobilité des plus fragiles. </p><p>• Dans les espaces ruraux enclavés, l’usage de dispositifs mobiles permet de compenser l’éloignement des services et la dispersion de l’habitat. Ils cherchent à recréer des espaces de sociabilité, tout en faisant face à des freins liés au contrôle social des habitants eux-mêmes et aux stigmates associés au recours à l’aide</p><p><br></p><p><strong>Le potentiel sous-estimé des petits commerces pour créer du lien </strong></p><p>En complément du voisinage et des associations, les petits commerces de quartier jouent un rôle important au quotidien. Ils offrent des occasions de rencontres, permettant aux habitants, y compris aux personnes seules ou isolées, de maintenir des contacts réguliers et informels au sein de leur quartier. En particulier, dans les grandes agglomérations, les commerces constituent un facteur de lien social où 23 % des habitants déclarent échanger sur des sujets personnels avec des commerçants de leur quartier. À l’inverse, les personnes en zone rurale privilégient les espaces naturels (forêts, montagnes, bord de mer) pour rompre leur isolement.</p><p><strong>Quelques enseignements&nbsp;: agir sur les réseaux de sociabilité en fonction des territoires pour encourager le lien social </strong></p><p>Les enseignements qui suivent sont la synthèse croisée des données recueillies auprès des acteurs et des actrices de terrain et du matériau collecté auprès des personnes seules ou isolées. Ils rendent compte de cinq principaux enseignements : Prendre en compte les différences entre isolement en milieu rural et solitude dans les grandes agglomérations L’isolement relationnel apparait plus prononcé en zone rurale alors que le sentiment de solitude est plus élevé dans les grandes agglomérations. Cette dualité indique que, en milieu rural, les obstacles sont majoritairement structurels&nbsp;: manque de services, transports limités et espaces de sociabilité rares. En grande agglomération, la densité de population crée pourtant un paradoxe : malgré la proximité géographique, les individus ressentent davantage la solitude. Ainsi, toute démarche de lutte contre l’isolement et la solitude doit tenir compte de ces spécificités&nbsp;: renforcer les points de contact physiques et la mobilité dans les zones rurales, et favoriser la cohésion locale et le sentiment d’appartenance dans les grandes agglomérations</p><p><strong>Encourager les familles, amis ainsi que les professionnels de santé à repérer des situations de fragilités relationnelles </strong></p><p>Familles, proches et acteurs de santé peuvent être essentiels pour repérer les situations de fragilités relationnelles. La famille et les amis peuvent remarquer des changements dans le comportement ou d’humeur : diminution des visites, retrait des activités habituelles, expressions de découragement ou de perte d’intérêt. Les professionnels de santé, quant à eux, apparaissent comme les premiers interlocuteurs des personnes isolées pour se confier et sont donc en première ligne pour détecter ces situations. Une sensibilisation ciblée pourrait leur permettre d’identifier ces signaux précoces et de déclencher, le cas échéant, un accompagnement adapté.</p><p><strong>Valoriser le rôle des voisins comme vecteur de lien social </strong></p><p>Encourager les initiatives de voisinage (café-rencontres mensuels, jardins partagés, groupes d’entraide pour les courses ou le bricolage). Former les habitants à devenir des repères de proximité&nbsp;—&nbsp;par exemple, via des ateliers de sensibilisation à l’écoute. Sachant que les personnes les plus reliées sont souvent celles qui participent le plus à ce type de dispositifs, des actions de parrainage peuvent permettre aux personnes les plus isolées à s’impliquer. Ces actions renforcent le sentiment d’appartenance, offrent des opportunités de rencontres informelles et permettent aux personnes isolées de se sentir intégrées dans un réseau de proximité.</p><p><strong>Renforcer les démarches d’aller-vers, en particulier dans les zones enclavées </strong></p><p>Si les démarches d’aller-vers sont largement mises en place par les associations, celles-ci se heurtent toujours à la difficulté de toucher les personnes les plus isolées et seules, en particulier dans les zones très enclavées. Alors que dans les grandes agglomérations, la densité de la population rend le recours à l’aide plus anonyme, dans les zones rurales isolées, la crainte d’être identifiée comme une personne dans le besoin peut rendre d’autant plus difficile de toucher les personnes les plus isolées. Il est donc essentiel de renforcer les démarches d’aller-vers par des actions visant à déconstruire les représentations négatives de recourir à un accompagnement associatif, en particulier dans les zones rurales. Renouveler ces dispositifs nécessite des expérimentations qui pourraient faire l’objet de soutiens par les différentes parties prenantes de l’intérêt général. </p><p><strong>Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social </strong></p><p>Les associations constituent des «&nbsp;tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel. L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion&nbsp;: les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude. Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.</p>]]>
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                                    <updated>2026-01-22T08:44:03+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Analyse coûts-bénéfices des Jeux  Olympiques et Paralympiques de Paris  2024]]></title>
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                <name> <![CDATA[Hélène Blake, Marianne Bléhaut, Claire Martin]]></name>
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                <![CDATA[<p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Principes d’une analyse coûts-bénéfices</span></p><p>Les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (JOP) représentent le plus grand événement sportif organisé en France après la coupe du monde de football de 1998. En tant que Mega-event, ils ont mobilisé un grand nombre d’acteurs et ont eu des effets multiples, parfois en dehors du champ strict de l'économie. La présente étude propose une analyse coûts-bénéfices (ACB) pour capter au mieux l’ensemble de ces effets. L’ACB est en effet d’une démarche visant à déterminer l’ensemble des gains ou pertes engendrées par un investissement ou un événement. Elle ne se limite pas aux effets purement économiques, et intègre également les dimensions sociales et environnementales en leur attribuant une valeur monétaire. </p><p>La présente analyse couvre le territoire national, pour toutes les catégories d’acteurs concernées&nbsp;: l’Etat et les collectivités locales, les investisseurs publics ou privés, les spectateurs et téléspectateurs résidant sur le territoire national, les entreprises, etc. </p><p>Les coûts et bénéfices étudiés sont appréciés au regard d’une situation fictive appelée contrefactuel, dans laquelle la France n’aurait pas été hôte des JOP. Nous étudions deux contrefactuels&nbsp;: la comparaison avec une année en France sans JOP (généralement appréciée grâce aux données de l’année 2023), et la comparaison avec une situation dans laquelle les JOP auraient eu lieu dans un autre pays (généralement appréciée grâce aux données des précédentes éditions des JOP).</p><p>L’ensemble des effets évalués se résument dans la valeur actualisée nette socio-économique. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous et sont détaillés plus loin. </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Bilan des investissements publics et privés en matière de construction et d’organisation</span></p><p>Un grand nombre d'acteurs, aussi bien publics que privés ont participé activement à la mise en place des JOP de Paris 2024. <strong>Les financements publics ont été majeurs, s’élevant à 6,63&nbsp;Mds€,</strong> selon la Cour des Comptes&nbsp;(Cour des Comptes, 2025). Ces dépenses publiques couvrent des frais de construction et d’organisation, notamment par la mobilisation exceptionnelle des services des pouvoirs publics pour les transports, la sécurité… Elles ont très partiellement été compensées par des recettes supplémentaire. Des investisseurs privés ont également amplement participé à l’évènements (promoteurs immobiliers pour le village olympique, partenariats du COJOP, exploitants de licences…). </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Un impact limité des JOP sur le secteur touristique en 2024</span></p><p>L’un des effets les plus discutés – et attendus – des JOP sur l’économie française concerne le secteur du tourisme. De fait, si la période des Jeux s’est traduite par une plus grande fréquentation touristique dans l’année précédente pendant les semaines des épreuves olympiques, ce n’est toutefois pas le cas en dehors de cette période. En définitive, sur l’année 2024, la fréquentation hôtelière est donc inférieure à celle de l’année 2023 pour l’Île de France. Cette <strong>baisse de la fréquentation n’a pas été compensée dans le secteur hôtelier par la hausse des prix</strong> constatée et les acteurs de ce secteur ont donc légèrement perdu à l’organisation de l’évènement. </p><p><strong>Les locations entre particuliers ont pu jouer un rôle d’ajustement.</strong> Par rapport à l’année 2023, le nombre de locations a augmenté, leur durée moyenne s’est allongée, et les prix pratiqués ont crû. Il en résulte une hausse du profit des propriétaires des locations touristiques. </p><p>Les <strong>éventuels effets de long terme</strong> des JOP sur la fréquentation touristique sont encore incertains et ne peuvent donc pas être pris en compte dans cette étude. Les données des premiers mois de 2025 montrent une évolution de l’occupation hôtelière légèrement moins favorable en Ile-de-France que dans les autres régions. Toutefois, de nombreux autres facteurs que les JOP peuvent influencer l’évolution de la fréquentation touristique (situation internationale, taux de change…). </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Un effet positif sur le marché du travail</span></p><p>L’organisation des JOP, qui avait notamment pour objectif de <strong>favoriser l’activité locale</strong>, a nécessité des emplois. La Solidéo et le COJOP ont notamment engagé des programmes spécifiques pour employer des personnes éloignées de l’emploi. </p><p>Par ailleurs, des salariés mobilisés pour l’événement, principalement ceux des secteurs publics (sécurité, transport, santé etc.), ont perçu des <strong>primes</strong> et ont effectué des <strong>heures supplémentaires</strong>, accroissant directement leurs revenus. </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Y avoir été&nbsp;: la satisfaction des spectateurs et téléspectateurs, un bénéfice majeur des JOP</span></p><p>Les JOP ont constitué un<span style="color: windowtext;"> </span>événement planétaire,<span style="color: windowtext;"> suivi par cinq milliards de personnes dans le monde. Le périmètre de la présente ACB étant national, seule</span> la satisfaction ressentie par les spectateurs et téléspectateurs résidant en France y est valorisée. Leur «&nbsp;surplus&nbsp;» est estimé comme le montant additionnel qu’ils auraient été prêts à payer pour assister aux épreuves au-delà de leurs dépenses effectives. <strong>Une large majorité des spectateurs auraient été prêts à payer plus que ce qu’ils ont effectivement dépensé</strong> (78&nbsp;% des spectateurs des épreuves olympiques et 84&nbsp;% des spectateurs des épreuves paralympiques). En moyenne, ils auraient été prêts à payer 30&nbsp;% de plus que le prix des billets effectivement payé.</p><p>A ces bénéfices, il convient d’ajouter ceux des nombreux téléspectateurs qui ont profité des retransmissions en direct gratuites (sur les chaînes publiques), en télévision payantes ou sur d’autres supports audiovisuels. Une faible part des téléspectateurs déclarent qu’ils auraient été<strong> prêts à souscrire à un abonnement payant si les chaînes publiques n’avaient pas proposé de retransmission</strong> (30&nbsp;%). Cette situation traduit vraisemblablement le fort attachement des Français aux retransmissions gratuites d’un tel événement, assurées en France par le service public. </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Sport et santé publique, un héritage positif des JOP</span></p><p>L’amélioration de l’activité physique et sportive des Français était un des objectifs poursuivis à travers l’organisation des JOP 2024. Il apparaît en effet que <strong>le nombre de licenciés sportifs a augmenté de 6,4&nbsp;% entre 2023 et 2025,</strong> contre 1,7&nbsp;% s’il avait suivi la tendance antérieure à la pandémie de Covid-19 et 2,7&nbsp;% lors des olympiades passées. Cet écart est supposé imputable aux JOP de Paris 2024. La valorisation monétaire de l’accroissement de la pratique sportive tient compte à la fois des bénéfices de santé, et de certaines conséquences potentiellement négatives de cette pratique (accidentologie notamment). L’estimation de cet effet d’héritage sportif devra être affinée à l’avenir compte tenu de l’évolution de la pratique sportive qui sera effectivement observée.</p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">L’héritage des infrastructures, un effet potentiellement fort qui ne peut être estimé précisément</span></p><p>Une grande partie du coût des JOP découle de la phase de préparation des JOP, en lien avec la construction ou la rénovation d’infrastructures. La plupart d’entre elles <strong>pourront avoir des retombées de moyen et long terme pour les populations locales et les autres utilisateurs de ces infrastructures</strong>. A ce stade, toute quantification de ces effets d’héritage repose sur un jeu d’hypothèses plutôt que sur une mesure effective. Nous proposons un tel jeu d’hypothèse reposant sur un retour sur investissement au moins partiel et dont l’ampleur dépend de la nature de l’infrastructure. Cette démarche fait suite à une recommandation émise par le conseil scientifique du projet. En toute rigueur, les effets d’héritage des <strong>infrastructures devront faire l’objet d’analyses approfondies par la suite</strong> pour en confirmer les ordres de grandeur. </p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Un coût lié au carbone, malgré la réduction des émissions par rapport aux précédentes éditions des JOP</span></p><p>La candidature de Paris pour les JOP de 2024 insistait particulièrement sur la durabilité et la sobriété de ces jeux, avec en particulier l’objectif de diminuer de moitié les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux éditions précédentes. Les estimations du Commissariat général au développement durable (CGDD) montrent que cet objectif a été atteint puisque <strong>les émissions totales des Jeux se sont élevées à 2&nbsp;millions de tonnes équivalent CO</strong><sub><strong>2</strong></sub>. Ainsi, par rapport à ces éditions précédentes, les JOP de Paris 2024 ont engendré un bénéfice climatique pour le monde. La présente analyse étant toutefois réalisée du point de vue de la collectivité nationale, elle ne retient qu’une partie de ce bénéfice. En effet, les émissions réalisées sur le sol national ont augmenté du fait de l’organisation des JOP. Or, ces dernières sont plus coûteuses pour la communauté française dans la mesure où elles impliquent des efforts supplémentaires pour remplir les objectifs climatiques nationaux. <strong>Finalement, malgré un bilan climatique plus léger que d’autres JOP passés, le bilan pour la France est négatif. </strong></p><p><span style="color: rgb(93, 190, 191);">Effet global et discussion</span></p><p>En tenant compte de l’ensemble de ces coûts et bénéfices monétisés, le coût net pour la collectivité nationale s’établit à 5,5 milliards d’euros par rapport à une année sans JOP, et 5,8 milliards d’euros par rapport à une situation où les JOP auraient eu lieu ailleurs. Ce coût pourrait être réduit à l’avenir par les retombées d’héritage des JOP, pour s’établir à 2,5 par rapport à une situation sans JOP et 2,8 milliards d’euros par rapport à une situation où les JOP auraient eu lieu ailleurs.</p><p><strong>Une partie des effets potentiels des JOP n’ayant pas pu être intégrés à l’analyse, ce bilan peut s’interpréter comme le coût payé par la société française pour ces impacts additionnels </strong>(satisfaction des bénévoles des jeux, effets sur le marché du logement ou les effets immatériels associés à l’image de la France…).</p><p>Les difficultés à comptabiliser les effets additionnels des JOP mettent ainsi en lumière des <strong>pistes d’amélioration pour des travaux futurs</strong>, à la fois pour affiner l’analyse présentée ici à l’avenir, et pour faciliter la mise en œuvre d’évaluations coûts-bénéfices de grands événements à venir</p>]]>
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                                    <updated>2025-12-16T09:15:32+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Baromètre national des pratiques sportives 2025]]></title>
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                <name> <![CDATA[Jörg Müller, Pauline Jauneau-Cottet (CREDOC), Philippe Lombardo (INJEP)]]></name>
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            <summary type="html">
                <![CDATA[<p>Les activités physiques ou sportives (APS) couvrent un large éventail de pratiques, dont la fréquence et l’intensité varient, et à travers lesquelles « le sport » s’entend dans son acception la plus large : elles recouvrent à la fois la pratique physique récréative, comme la marche en pleine nature, et la pratique en compétition.</p><p><strong>APRÈS LES JOP, UNE LÉGÈRE HAUSSE DU TAUX DE PRATIQUE</strong></p><p>En 2025, après les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, 61 % des personnes de 15 ans ou plus ont pratiqué une activité physique régulière (au moins une fois par semaine en moyenne) au cours des douze derniers mois, contre 54 % en 2018 et 59 % en 2023 un an avant les JOP. Ainsi, la pratique sportive est en légère hausse entre 2023 et 2025 (+ 2 points), et en plus forte hausse depuis 2018 (+7 points). En tenant compte des pratiques occasionnelles, 72 % des personnes de 15 ans ou plus ont pratiqué au moins une activité physique et sportive au cours des douze derniers mois, soit 2 points de plus qu’en 2023, et 5 points de plus qu’en 2018. Enfin, si l’on comptabilise aussi les activités physiques de mobilité douce ou active (comme les déplacements du quotidien à pied, à vélo ou encore à trottinette)1 , le taux de pratiquants atteint 81 %, en hausse de 2 points par rapport à 2023 et de 6 points par rapport à 2018.</p><p><strong>L’UNIVERS DE LA MARCHE ET DE LA COURSE À PIED PARTICULIÈREMENT PRISÉ</strong></p><p>L’univers de la marche et de la course est de loin le plus pratiqué. C’est aussi celui qui a le plus progressé depuis 2018 : en 2025, 32 % des personnes déclarent avoir pratiqué une activité de cette famille au moins une fois par semaine, qu’il s’agisse de marche (randonnée pédestre, marche nordique ou encore marche athlétique) ou de course à pied (du footing de détente à l’ultra-trail), contre 25 % en 2018. Deuxième univers avec le plus de pratiquants, les activités de la forme et de gymnastique comptent 21 % de pratiquants réguliers (+3 points par rapport à 2018). Les sports de cycle ou motorisés (11 %, hors mode de déplacement du quotidien), principalement le vélo, et les sports aquatiques et nautiques (10 %) arrivent ensuite respectivement en 3e et 4e positions des sports régulièrement pratiqués, en légère progression depuis 2018. La proportion de pratiquants réguliers augmente aussi un peu dans les univers des sports de raquette ou de sports collectifs depuis 2018. Les univers sportifs les plus prisés par les Français se caractérisent par leur souplesse en termes d’organisation – ils peuvent être pratiqués de manière assez autonome.</p><p><strong>L’ÉCART ENTRE LES PRATIQUES FÉMININE ET MASCULINE S’EST RÉDUIT</strong></p><p>Historiquement inférieure à la pratique masculine, la pratique régulière féminine a connu une forte hausse entre 2018 et 2022 (+10 points). Dans le même temps, la pratique régulière des hommes augmentait de 5 points. Ainsi l’écart entre hommes et femmes parmi les pratiquants réguliers s’est considérablement réduit, passant de 6 points en 2018 à 1 point en 2025.</p><p><strong>LES JEUNES ET LES CATÉGORIES LES PLUS AISÉES RESTENT LES PLUS SPORTIFS</strong></p><p>Les plus jeunes demeurent les plus sportifs : 84 % des 15-29 ans pratiquent régulièrement en 2025, contre 75 % des 30-59 ans et 61 % des 60 ans ou plus. Cependant, les écarts de pratique selon l’âge se réduisent depuis 2018 : alors qu’ils atteignaient 19 points en 2018 entre les moins et les plus de 40 ans, ils ne sont plus que de 12 à 14 points depuis 2023. Par ailleurs, même si la pratique sportive semble avoir progressé dans tous les milieux sociaux depuis 2018, elle reste très marquée socialement : en 2025, 70 % des personnes ayant au moins le bac pratiquent régulièrement contre 52 % des personnes ayant un diplôme inférieur (18 points d’écart) par exemple. 13 points séparent par ailleurs le taux de pratique régulière des 25 % des personnes les plus aisées et celui des 25 % les plus modestes.</p><p><strong>LA PRATIQUE EN CLUB EST EN REPLI</strong></p><p>La pratique en club associatif concerne 20 % des pratiquants, en baisse par rapport à 2018 (24 %). Parallèlement, la pratique dans les structures commerciales comme les centres de remise en forme, de fitness ou de gymnastique augmente (11 % en 2025 contre 8 % en 2018). La pratique hors structure est stable : la pratique pleinement autonome continue à décroître régulièrement depuis 2018 (53 % en 2025, -8 points depuis 2018), tandis que la pratique non encadrée mais mobilisant des applications, des tutoriels internet ou encore du visionnage de cours en différé progresse symétriquement sur la même période (16 %, +8 points par rapport à 2018).</p><p><strong>PRÈS DE DEUX FRANÇAIS SUR DIX PRATIQUENT PRINCIPALEMENT À DOMICILE</strong></p><p>Particulièrement développée pendant la crise sanitaire (47 % des pratiquants en 2020), la pratique à domicile avait largement reflué ensuite, elle rebondit un peu en 2025, à 22 %, soit +4 points par rapport à 2018. Les pratiquants à domicile soulignent les avantages de cette pratique : plus de flexibilité pour pratiquer quand ils en ont envie (40 %), un coût moindre (19 %) et l’absence de contrainte météo (20 %). La pratique en plein air, en milieu naturel ou en ville, est la plus développée et concerne quant à elle 46 % des pratiquants. Enfin, la pratique dans des installations sportives2 concerne 26 % des pratiquants.</p>]]>
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                                    <updated>2025-12-17T23:45:02+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[La pratique sportive en France en 2025 après les Jeux de Paris]]></title>
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                <name> <![CDATA[Jörg Müller, Philippe Lombardo]]></name>
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                <![CDATA[<p>Les activités physiques ou sportives (APS) couvrent un large éventail de pratiques, dont la fréquence et l’intensité varient, et à travers lesquelles « le sport » s’entend dans son acception la plus large : elles recouvrent à la fois la pratique physique récréative, comme la marche en pleine nature, et la pratique en compétition.</p><p>APRÈS LES JOP, UNE LÉGÈRE HAUSSE DU TAUX DE PRATIQUE</p><p>En 2025, après les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, 61 % des personnes de 15 ans ou plus ont pratiqué une activité physique régulière (au moins une fois par semaine en moyenne) au cours des douze derniers mois, contre 54 % en 2018 et 59 % en 2023 un an avant les JOP. Ainsi, la pratique sportive est en légère hausse entre 2023 et 2025 (+ 2 points), et en plus forte hausse depuis 2018 (+7 points). En tenant compte des pratiques occasionnelles, 72 % des personnes de 15 ans ou plus ont pratiqué au moins une activité physique et sportive au cours des douze derniers mois, soit 2 points de plus qu’en 2023, et 5 points de plus qu’en 2018. Enfin, si l’on comptabilise aussi les activités physiques de mobilité douce ou active (comme les déplacements du quotidien à pied, à vélo ou encore à trottinette)1 , le taux de pratiquants atteint 81 %, en hausse de 2 points par rapport à 2023 et de 6 points par rapport à 2018.</p><p>L’UNIVERS DE LA MARCHE ET DE LA COURSE À PIED PARTICULIÈREMENT PRISÉ</p><p>L’univers de la marche et de la course est de loin le plus pratiqué. C’est aussi celui qui a le plus progressé depuis 2018 : en 2025, 32 % des personnes déclarent avoir pratiqué une activité de cette famille au moins une fois par semaine, qu’il s’agisse de marche (randonnée pédestre, marche nordique ou encore marche athlétique) ou de course à pied (du footing de détente à l’ultra-trail), contre 25 % en 2018. Deuxième univers avec le plus de pratiquants, les activités de la forme et de gymnastique comptent 21 % de pratiquants réguliers (+3 points par rapport à 2018). Les sports de cycle ou motorisés (11 %, hors mode de déplacement du quotidien), principalement le vélo, et les sports aquatiques et nautiques (10 %) arrivent ensuite respectivement en 3e et 4e positions des sports régulièrement pratiqués, en légère progression depuis 2018. La proportion de pratiquants réguliers augmente aussi un peu dans les univers des sports de raquette ou de sports collectifs depuis 2018. Les univers sportifs les plus prisés par les Français se caractérisent par leur souplesse en termes d’organisation – ils peuvent être pratiqués de manière assez autonome.</p><p>L’ÉCART ENTRE LES PRATIQUES FÉMININE ET MASCULINE S’EST RÉDUIT</p><p>Historiquement inférieure à la pratique masculine, la pratique régulière féminine a connu une forte hausse entre 2018 et 2022 (+10 points). Dans le même temps, la pratique régulière des hommes augmentait de 5 points. Ainsi l’écart entre hommes et femmes parmi les pratiquants réguliers s’est considérablement réduit, passant de 6 points en 2018 à 1 point en 2025.</p><p>LES JEUNES ET LES CATÉGORIES LES PLUS AISÉES RESTENT LES PLUS SPORTIFS</p><p>Les plus jeunes demeurent les plus sportifs : 84 % des 15-29 ans pratiquent régulièrement en 2025, contre 75 % des 30-59 ans et 61 % des 60 ans ou plus. Cependant, les écarts de pratique selon l’âge se réduisent depuis 2018 : alors qu’ils atteignaient 19 points en 2018 entre les moins et les plus de 40 ans, ils ne sont plus que de 12 à 14 points depuis 2023. Par ailleurs, même si la pratique sportive semble avoir progressé dans tous les milieux sociaux depuis 2018, elle reste très marquée socialement : en 2025, 70 % des personnes ayant au moins le bac pratiquent régulièrement contre 52 % des personnes ayant un diplôme inférieur (18 points d’écart) par exemple. 13 points séparent par ailleurs le taux de pratique régulière des 25 % des personnes les plus aisées et celui des 25 % les plus modestes.</p><p>LA PRATIQUE EN CLUB EST EN REPLI</p><p>La pratique en club associatif concerne 20 % des pratiquants, en baisse par rapport à 2018 (24 %). Parallèlement, la pratique dans les structures commerciales comme les centres de remise en forme, de fitness ou de gymnastique augmente (11 % en 2025 contre 8 % en 2018). La pratique hors structure est stable : la pratique pleinement autonome continue à décroître régulièrement depuis 2018 (53 % en 2025, -8 points depuis 2018), tandis que la pratique non encadrée mais mobilisant des applications, des tutoriels internet ou encore du visionnage de cours en différé progresse symétriquement sur la même période (16 %, +8 points par rapport à 2018).</p><p>PRÈS DE DEUX FRANÇAIS SUR DIX PRATIQUENT PRINCIPALEMENT À DOMICILE</p><p>Particulièrement développée pendant la crise sanitaire (47 % des pratiquants en 2020), la pratique à domicile avait largement reflué ensuite, elle rebondit un peu en 2025, à 22 %, soit +4 points par rapport à 2018. Les pratiquants à domicile soulignent les avantages de cette pratique : plus de flexibilité pour pratiquer quand ils en ont envie (40 %), un coût moindre (19 %) et l’absence de contrainte météo (20 %). La pratique en plein air, en milieu naturel ou en ville, est la plus développée et concerne quant à elle 46 % des pratiquants. Enfin, la pratique dans des installations sportives2 concerne 26 % des pratiquants.</p>]]>
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                                    <updated>2025-12-17T12:43:16+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Observatoire de l&#039;économie de l&#039;architecture - rapport]]></title>
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                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Marianne Bléhaut]]></name>
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                <![CDATA[<p>En 2025, les perspectives économiques des agences apparaissent <strong>moins favorables qu’en 2023</strong>. La part d’agences anticipant une hausse de leur chiffre d’affaires recule de <strong>8 points</strong>, tandis que celles s’attendant à une baisse progressent nettement (<strong>41 % en 2025 contre 33 % en 2023</strong>).</p><p>La situation financière reste contrastée : <strong>67 % des agences ont dégagé un bénéfice en 2024</strong>, une proportion en baisse de <strong>7 points par rapport à 2022</strong>. Toutefois, parmi les agences bénéficiaires, le niveau de rentabilité (rapporté au chiffre d’affaires) semble plus élevé qu’en 2022. Des <strong>écarts apparaissent entre agences libérales et sociétés</strong>, ces dernières affichant des perspectives plus favorables.</p><p>Malgré ce contexte, les intentions de développement demeurent fortes : <strong>76 % des agences souhaitent faire croître leur activité en 2026</strong>, soit une légère hausse par rapport à 2024 (+5 points), en particulier parmi les sociétés. Cette croissance passerait d’abord par les <strong>activités existantes</strong> (80 %), mais aussi par une <strong>diversification vers de nouvelles activités</strong> (56 %).</p><p>Pour 2026, les anticipations restent toutefois prudentes : <strong>46 % des agences prévoient une baisse des rentrées d’honoraires</strong> (+3 points par rapport à 2024), contre <strong>19 %</strong> qui anticipent une hausse, une proportion stable.</p>]]>
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                                    <updated>2025-12-17T11:50:45+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Observatoire de l&#039;économie de l&#039;architecture - présentation]]></title>
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                <name> <![CDATA[Mathilde Gressier, Marianne Bléhaut]]></name>
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                <![CDATA[<p>En 2025, les perspectives économiques des agences apparaissent <strong>moins favorables qu’en 2023</strong>. La part d’agences anticipant une hausse de leur chiffre d’affaires recule de <strong>8 points</strong>, tandis que celles s’attendant à une baisse progressent nettement (<strong>41 % en 2025 contre 33 % en 2023</strong>).</p><p>La situation financière reste contrastée : <strong>67 % des agences ont dégagé un bénéfice en 2024</strong>, une proportion en baisse de <strong>7 points par rapport à 2022</strong>. Toutefois, parmi les agences bénéficiaires, le niveau de rentabilité (rapporté au chiffre d’affaires) semble plus élevé qu’en 2022. Des <strong>écarts apparaissent entre agences libérales et sociétés</strong>, ces dernières affichant des perspectives plus favorables.</p><p>Malgré ce contexte, les intentions de développement demeurent fortes : <strong>76 % des agences souhaitent faire croître leur activité en 2026</strong>, soit une légère hausse par rapport à 2024 (+5 points), en particulier parmi les sociétés. Cette croissance passerait d’abord par les <strong>activités existantes</strong> (80 %), mais aussi par une <strong>diversification vers de nouvelles activités</strong> (56 %).</p><p>Pour 2026, les anticipations restent toutefois prudentes : <strong>46 % des agences prévoient une baisse des rentrées d’honoraires</strong> (+3 points par rapport à 2024), contre <strong>19 %</strong> qui anticipent une hausse, une proportion stable.</p>]]>
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                                    <updated>2025-12-17T11:43:50+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Etude sur la satisfaction des particuliers  destinataires de colis - Infographie]]></title>
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                <name> <![CDATA[Pauline Jauneau-Cottet, Marianne Bléhaut]]></name>
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                <![CDATA[<p>Infographie étude ARCEP - satisfaction colis</p>]]>
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                                    <updated>2026-02-11T12:43:44+00:00</updated>
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            <title><![CDATA[Etude sur la satisfaction des particuliers  destinataires de colis - Rapport]]></title>
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            <id>https://www.credoc.fr/5069</id>
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                <name> <![CDATA[Pauline Jauneau-Cottet, Marianne Bléhaut]]></name>
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                <![CDATA[<p>Etude sur la satisfaction des particuliers&nbsp;destinataires de colis - Rapport</p>]]>
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                                    <updated>2026-02-11T12:43:33+00:00</updated>
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