Rigueur ou générosité ?Les Français et le revenu minimum

Frédéric Chateau

Consommation & Modes de Vie N°CMV39

Résumé

Depuis la fin des années 1970, la montée du chômage et la précarisation d'une partie de la population ont mis en relief l'étendue des problèmes de pauvreté et la necessité, pour les combattre, de mesures permanentes de portée nationale. Cette nécessité était alors largement comprise de l'opinion publique : fin 1987, 82% des Français interrogés par le Crédoc approuvaient le principe d'un revenu minimum garanti à tous.
Les années 1987 et 1988 ont vu s'instaurer un débat de fond qui a trouvé son aboutissement dans la discussion au parlement du projet de loi relatif à l'instauration du Revenu Minimum d'Insertion (RMI). La presse a donné un large écho à cette discussion. Le Crédoc et la CNAF, engagés depuis 1978 dans le suivi des aspirations des Français en matière de politique sociale de la famille, ont saisi cette occasion pour tenter de mesurer l'impact dans l'opinion des débats sur l'instauration du RMI. Parmi les nombreux points soulevés, nous avons retenu trois thèmes : le problème de la contrepartie au versement de la prestatiion, les rapports entre le niveau de la prestation et le SMIC, et la durée de versement de la prestation. Ils ont fait l'objet de questions dans l'enquête Conditions de vie et Aspirations des français à la fin de l'année 1988, alors que toutes les dispositions n'étaient pas encore arrêtées.


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