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Cahier de Recherche

Les méthodes pour connaître les allocataires du RMI : données d'enquête et fichiers administratifs

I. Aldeghi - C. Olm

N° C189 - Octobre 2003

Thème(s) :
Politiques sociales / Emploi > Chômage / Publics en difficulté / Dispositifs sociaux

Résumé :

Cette recherche est constituée de la comparaison de deux types d’approches possibles pour l’évaluation d’une politique sociale : soit l’enquête directe auprès des bénéficiaires de cette politique, soit le traitement secondaire de données administratives. Cette réflexion s’appuie essentiellement sur le cas du Revenu Minimum d’Insertion. Les expériences qui forment le matériau de base de l’analyse sont soit des opérations (enquêtes départementales et nationales ou observatoires) menées par le CREDOC, soit par d’autres organismes (INSEE , CNAF, Ministère des Affaires sociales, MATISSE…).
Le recours à des données d’enquête pose la question du biais introduit par les non-réponses (qu’il s’agisse des personnes impossibles à retrouver ou de celles qui refusent l’enquête). De plus sur certaines questions portant en particulier sur les dates d’entrées et de sorties des dispositifs, ou sur les montants perçus, les informations peuvent être déformées par le filtre de la mémoire des enquêtés. Il peut également arriver que les réponses soient orientées par la volonté de garder la face. L’un des inconvénients de l’enquête directe auprès d’allocataires est son coût élevé. Le principal intérêt est la diversité des champs possibles qui peuvent être abordés par un questionnaire, ainsi que la faculté de tenir compte de la perception subjective des bénéficiaires de prestations sociales.
La mobilisation de fichiers administratifs soulève des questions éthiques de préservation de l’anonymat. Les risques sont élevés quand il s’agit d’enrichir les informations par des opérations de fusion de fichiers. Il existe des solutions techniques de cryptage des identifiants qui apportent des garanties face à ces risques. Le principal inconvénient de cette démarche est que les informations mobilisables sont restreintes à celles existant dans les fichiers de gestion. De plus il se peut qu’une partie des données -parmi celles qui ne sont pas directement indispensables au calcul des droits- soient de mauvaise qualité. Un des grands intérêts de cette démarche est la faculté de traiter au moindre coût des informations portant sur des effectifs importants, se prêtant à des analyses à un niveau géographique fin.

72 pages - 22 €

Mots-clés : RMI - évaluation des politiques publiques - méthodes statistiques

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